Nogent-sur-Oise est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Picardie d'une population de 19 257 habitants. Appartenant à l'arrondissement de Senlis, elle constitue un canton avec la partie nord de Creil. C'est la 9e commune de la région Picardie et la 4e de l'Oise après Beauvais, Compiègne et Creil sa voisine.
Les habitants sont les Nogentais et les Nogentaises. La ville est couramment appelé « Nogent » ou « NSO ».
Nogent s'est inscrite pour être ville internet 2009.
Nogent-sur-Oise est chef-lieu de canton depuis 1973 qui regroupe les communes de Nogent, Villers-Saint-Paul et une fraction de Creil pour un total de 31 167 habitants en 2006.
Nogent-sur-Oise est située dans le sud du département à une 50 km au nord de la capitale, à 80 km d'Amiens, à 40 km de la préfecture et 45 km de Pontoise. Elle est logée dans l'aire urbaine de Creil (ou bassin Creillois) de près de 100 000 habitants qui est la plus pauvre du département.
Voici les communes qui entourent Nogent-sur-Oise :
Le climat de la commune est de type océanique dégradé en raison de sa distance avec la mer.
Voici ci-dessous les températures et précipitations de 2008 :
Voici le tableau qui donnent les records de températures :
D'après l'Insee, la ville compte 6 938 ménages en 2006, soit 194 de plus qu'en 1999.
Les Ménages en 1999
On remarque qu'il y a moins de ménages de moins de 3 personnes à Nogent que la moyenne nationale, logiquement il y en a plus de 3 personnes ou plus.
En 2006, la commune compte 7 358 logements, ce qui fait une augmentation de 138 par rapport à 1999. Ce nombre a doublé en 40 ans (3 728 en 1968). Les résidences principales représentent 94,3 % de ces logements (contre 91,9 % dans l'Oise). Parmi elles, 40,7 % sont des maisons individuelles et 58,4 % des appartements (contre 67,9 % de maisons et 31 % d'appartements dans le département).
En 2004, seulement 4,6 % des constructions neuves dataient de 1990 et après, beaucoup moins que dans l'Oise (14 %), tandis que 20 % avaient été construites avant 1949 (31,4 % dans le département).
Avec 2 269 logements HLM, soit 32,7% des résidences principales, Nogent respecte largement les normes imposées par la loi solidarité et renouvellement urbains ou « SRU » de décembre 2000. Le nombre de logements vacants est de 4,9 % ce qui est égale à l'Oise (5 %).
La plupart des logements possède 4 pièces (33 %), puis 3 (29 %), puis 5 ou plus (23,5 %). Les petits logements ou « studios » représentent 4,8 % de ces logements ce qui est une sur-représentation par rapport au département (4,2 %).
Le confort de ces habitations n'est pas homogène. 93,6 % possèdent une baignoire ou une douche ; 84 % possèdent un chauffage central et 47,2 % on un garage ou un parking.
Le nom viendrait de Novientum qui signifie « nouveau domaine » en langue gauloise. Une autre hypothèse latine serait Novigenitum, formé de novus (nouveau) et genitus (crée).
Le site a été occupé dès la préhistoire. Une grotte sépulcrale datant du néolithique a été retrouvé près du Château des Rochers.
Selon la légende, Maure et Brigide étaient deux vierges connues pour leurs miracles. Après leur assassinat près de Balagny-sur-Thérain, la reine Bathilde décide de faire transporter les restes des vierges dans son abbaye de Chelles. Les corps sont déposés sur un char mais avant de traverser l'Oise, les bœufs s'arrêtent et ne veulent plus avancer. C'est alors qu'ils se dirigent vers Nogent et la reine décide donc de déposer les corps dans le cimetière.
La région fut envahie plusieurs fois par les Normands au IXe siècle. Des fortins sont construits près des agglomérations afin de défendre la population contre les Vikings. La ville fut aussi marquée par le passage de Saint Louis en 1241 qui est venu faire un pèlerinage en l'honneur des deux vierges et construit le chœur de l'église.
Mai 1358, une rixe éclate à Saint-Leu-d'Esserent. C'est le début d'une jacquerie qui n'échappera pas à Nogent et qui se terminera mi-juin. Pendant la Guerre de Cent ans, le château de Creil était un lieu stratégique disputé entre les Anglais et les Français. Creil est prise par les Anglais en 1358 puis c'est au tout de Pont-Sainte-Maxence et Clermont en 1360. Philippe de Saveuse pille les châteaux de Creil, Pont-Sainte-Maxence et Villers-Saint-Paul en 1417. La région est reprise par les Anglais de 1420 à 1429. Creil repasse aux Anglais en 1439, après un siège de six semaines puis en 1441, après un siège de 12 jours. Clermont restera aux Anglais jusqu'en 1449.
La seigneurie apparaît à la fin du Ve siècle et va perdre peu à peu de son pouvoir dans les siècles suivants. Nogent appartenait à la chatellenie de Creil dans le comté de Clermont. Le seigneur de Nogent détenait les fiefs de Mortefontaine, Nogent-les-Vierges, Les Granges, Bouleux, L'Obier et Saulcy.
La Révolution française ne se fait pas trop ressentir à Nogent. Dès 1790, elle devient une commune du département de l'Oise. Elle fait partie du canton de Creil et du district de Senlis. Le premier maire du village est Jacques Gromont et a été élu en décembre 1789. L'Église fut fermée et on planta un arbre de la Liberté en 1792. Une garde nationale composée de 23 membres est instituée en mai 1793 de même qu'un comité de surveillance composé de 12 membres.
Après la fermeture de l'Église, tous les objets de culte sont transférés à Senlis. Cependant, la commune a réussi à cacher les reliques des saintes patronnes.
En 1815, Nogent est occupé par les troupes alliées et pillée par les soldats prussiens le 27 juin. L'arbre de la liberté a été déraciné le 11 février 1816 sur ordre du sous-préfet.
Nogent subit une terrible épidémie de choléra en 1832. Dès lors, des précautions sont prises : le conseil municipal distribue du chlorure de chaux, désinfecte l'école et les bâtiments publics puis recense les logements les plus malsains. Il donne aux plus vulnérables des matelas neufs, des chaussures, du pain et de la viande. La maladie fit 15 morts en trois mois et demi.
Pendant la Révolution de 1848, le maire veut protéger sa commune de toutes ces violences révolutionnaires. Le 29 mars, il constitue des ateliers pour les ouvriers des fabriques sans ouvrage. Ces ateliers existeront jusqu'en 1849. Un deuxième arbre de la liberté est planté le 19 novembre 1848.
Elle fut frappée d'une nouvelle épidémie de choléra qui fit 14 morts puis de suette miliaire qui contamine un centaine de Nogentais qui ont tous guéri.
Le village commence à s'expanser dès le milieu du XIXe siècle.
Les prussiens arrivèrent à Creil, le 15 septembre 1870 et quittèrent l'Oise en octobre 1871.
Le conseil municipal décide, le 1er juillet 1905 de changer le nom de la ville. Ainsi, par le décret ministériel du 27 septembre 1906, Nogent-les-Vierges devient Nogent-sur-Oise.
L'arrivée de l'industrie et du chemin de fer au XIXe siècle crée l'essor de la population.
Les Uhlans arrivèrent à Nogent le 2 septembre 1914 et l'occupèrent jusqu'au 10 septembre.
Au début des années 1970, plusieurs meurtres se produisirent sur la commune, à l'aube ou au crépuscule, ce qui valut au tueur en série le surnom de « tueur de l'ombre ». Le meurtrier Marcel Barbeault, résidant dans une commune voisine, fut arrêté en 1976 et condamné à la prison à vie en 1981. Nogent detient aussi une très bonne équipe de cyclisme.
Liste des maires depuis la Révolution :
Aux élections municipales de mars 2008 c'est la liste menée par Jean-François Dardenne du parti socialiste qui a été élue.
Voici l'évolution de Nogent-sur-Oise de 1793 à 2006 :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La ville était au 427e rang national en 1999, elle a perdu 27 places par rapport à 1990. Si le solde naturel a été positif pendant la période 1990-1999 (1 701 habitants), le solde migratoire a été négatif (2 087 habitants) ; ce qui a entrainé une baisse de population de 387 habitants, soit 0,2% par an.
Le village garde le même aspect qu'au Moyen Âge jusqu'à la moitié du XIXe siècle (Repère A) grâce à la création de la ligne Paris-Lille. À cette période, des industries sont crées et les employés s'installent dans des zones jusque là inhabitées. Il y a aussi un phénomène d'immigration : des Allemands, des Anglais, des Belges, des Italiens, des Luxembourgeois et des Suisses s'installent dans la commune. Après la Première Guerre mondiale (Repère B), on constate une certaine stagnation de la population qui durera jusqu'à la Deuxième Guerre Mondiale. Durant cette période, aucune industrie n'est créée mais il y a toujours de l'immigration. Après la Deuxième Guerre Mondiale (Repère C), la ville connaît un nouvel essor notamment grâce à l'immigration. L'institution de la ZUP en 1965 entraîne la construction de logements collectifs. Depuis 1990 où elle a atteint son pic de population (Repère D), celle-ci a tendance à se stabiliser.
Il y a six écoles primaires, deux collèges et un lycée dans la ville :
Les plus anciennes parties de l'église datent du début du XIIe siècle. La nef et le clocher sont de style roman et le chœur de style gothique. Le clocher carré a été bati vers 1130 et ses cloches datent de 1864. Le chœur a une forme rectangulaire et a été agrandi par Saint Louis. Les orgues et l'horloge astronomique ont été détruites par un incendie dans la nuit du 30 au 31 décembre 1983. Elle est classée monument historique depuis 1846.
Le temple protestant a été construit à partir des pierres de l'ancien temple situé aux Ageux qui a été détruit en 1938.
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