Noisy-le-Sec est une ville française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, région Île-de-France. Ses habitants se nomment les Noiséen(ne)s.
Commune décorée de la croix de guerre avec palmes au titre de la Seconde Guerre mondiale, car son centre ferroviaire a été un des lieux les plus actifs de la résistance française.
Elle compte 38587 habitants selon le recensement de janvier 2006. La ville conserve sa place au 15e rang par ordre décroissant d'importance parmi les 40 communes du département.
Du latin nucetum, localité des noyers ; la seconde partie du nom se réfère à l'aridité du sol et à l'absence de cours d'eau.
Des traces d'occupation préhistoriques ont été retrouvées à Noisy-le-Sec, notamment en 1920 sous forme d'un ensemble de pierres disposées en foyer, ainsi que de tessons de poterie et d'ossements animaux, datant de l'Âge du bronze. On a également retrouvé un biface du Paléolithique moyen.
Un ensemble de 300 pièces romaines de l'Antiquité tardive, enfouies vers 270, a été retrouvé en 1911 dans l'emprise de la gare.
Noisy est une villa attestée en 832. En 1265, Isabelle de Romainville reconnaît tenir en fief de l’abbé de Saint-Denis des vignes sises au Clos du Châtelain, et la seigneurie de l’abbaye de Saint-Denis subsistera jusqu’à la Révolution. Les abbayes de Saint-Martin des Champs et de Livry possédaient également des terres et des droits féodaux à Noisy-le-Sec.
En 1517 Etienne Cochu et Denise Thiphaisne, sa femme, curateurs des héritiers d’Etienne Damoiselet, déclarent au terrier de Jacques Charmoulue, seigneur de Noisy, leurs estables, maison, grange, bergerie, colombier, cour et jardin, enclos de murs, appelé la ferme du Cols, assis au dit Noisy au bout d’en bas, tenant d’une part à la rue quy conduit dudict bout d’en bas à la Magdeleine, aboutissant d’un bout au dit Cochu et consorts et d’autre bout à Jean David (à l’angle des rues actuelles de Saint-Denis et Denfert-Rochereau)
En 1709, le village comptait 250 "feux" (familles), puis 304 en 1788, à la veille de la Révolution.
En 1775, des édits royaux mentionnent Noisy comme l'un des lieux où peut être exercé le culte protestant.
Plusieurs moulins à vent existaient dans la commune, dont un, celui de la Petite tour, datant d'au moins 1517 (détruit en 1912) rue Jean Jaurès, près de la Gare. Un autre, au Londeau, le Moulin Hervy ou Harvy est attesté en 1618 et détruit avant 1740.
Lors de la création de la section Paris - Meaux de la ligne Paris - Strasbourg par la chemin de fer de l’Est en juillet 1849, une station est créée à Noisy-le-Sec. Noisy devient une gare de triage, aujourd'hui fermée, en 1882.
Lors du recensement de 1896, la commune comptait déjà 8 105 habitants qui habitaient 2 771 loigements dans 1 108 maisons. A cette époque, il existait déjà de nombreux immeubles, puisque 68 constructions avaient 3 étages, 50 avaient 4 étages, 32 avaient 5 étages et il y avait 1 immeuble de 7 étages. A cela, il fallait ajouter 127 locaux servant de commerces ou d'ateliers.
La gare du chemin de fer de l’Est et les différents services qui en dépendaient occupaient déjà une superficie de 75 hectares à Noisy-le-Sec, avec notamment un dépôt de locomotives et une gare de triage.
L'activité économique était, outre le Chemin de fer, constituée par Les plâtrières, situées rue du Goulet, n° 61, qui fournissent environ 50 mètres cubes de plâtre par jour et occupaient 100 ouvriers environ, ainsi que par d’importantes champignonnières occupant d’anciennes carrières.
Par ailleurs, Avenue Marceau, existait une fabrique de corsets qui employait 10 ouvrières environ, et une biscuiterie était en constrction 70 Boulevard de la République. Une fabrique de crayons Fabert, installée entre Bondy et Noisy, employait environ 30 ouvriers.
Néanmoins, l'activité agricole demeurait importante et occupait 319 hectares sur les 502 de la commune, avec une forte production maréchère. La viticulture occupait encore 10 hectares, et 27 hectares étaient consacrés aux fruits rouges : framboisiers, cassissiers et groseilliers
L'atelier de Noisy-le-Sec est créé à partir de 1908 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est et son importance économique transforme profondément Noisy-le-Sec, qui devient une ville cheminote. Une nouvelle gare, qui remplace celle de 1849, est construite en 1910. En 1914, les chemins de fer emploient 2.300 personnes (contre 600 en 1900).
Lors de la Première Guerre mondiale, la gare devient la plus importante gare régulatrice de France pour le transport des troupes militaires, et, lors de la première bataille de la Marne, des taxis parisiens réquisitionnés prennent en charge les unités d'infanteries de la 7e division au fur et à mesure de leur débarquement des trains pour les transporter sur le front à Nanteuil-le-Haudouin.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la région parisienne a été relativement épargnée par les destructions ; néanmoins, en 1948, 58 communes étaient déclarées sinistrées (Gennevilliers, Saint-Maur, Créteil, Maisons-Alfort…). La gare de triage de Noisy-le-Sec fut bombardée dans la nuit du 18 avril au 19 avril 1944 par des avions des forces Alliés afin de désorganiser (pour un temps seulement) et surtout ralentir la logistique allemande, en prévisions de l'Opération Overlord faisant de nombreux morts parmi la population noiséenne (464) et environs 370 blessés ; les destructions immobilières furent tout autant considérables ( environs 2000 maisons seront détruites). La commune fut déclarée sinistrée le 5 août 1944.
Le projet d'aménagement de Noisy-le-Sec était lié au plan général d'aménagement de la région parisienne, qui accordait une large place aux chantiers expérimentaux. Ce projet est pris en considération en décembre 1945, accompagné d'une déclaration d'utilité publique. Deux chantiers d'expérience étaient envisagés à Noisy-le-Sec ; l'un dans le quartier du Merlan destiné à une cité de maisons préfabriquées, et l'autre sur la place de la gare destiné à un immeuble d'État. Début 1945, sous l'impulsion de Raoul Dautry et d'Henri Quatremaire, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme avait ordonné la création d'une cité d'expérience composée d'une cinquantaine de maisons prototypes, entourées de jardinets et séparées par des clôtures basses.
La reconstruction s'effectuait alors dans des conditions difficiles : insuffisance de charbon, pénurie de matériaux de construction traditionnels (ciment, briques, tuiles, carrelage…), insuffisance de matériel, manque de main-d'œuvre spécialisée et locale ; à cela, s'ajoutaient les prix élevés de la construction et l'urgence des besoins. Le ministère de la Reconstruction souhaitait donc mettre l'accent sur l'emploi de matériaux et de procédés de construction nouveaux, nécessitant le moins de matières premières ou le moins d'énergie possible pour leur transformation. Le chantier de la cité de Noisy-le-Sec permettait à des constructeurs français et étrangers de présenter différents procédés de construction mettant en œuvre les matériaux les plus divers : bois, métal, béton, béton armé, matériaux synthétiques… À côté des industriels français, étaient présentes des entreprises des États-Unis, du Canada, de la Suisse, de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Finlande… La recherche de prototypes concernait les infrastructures, mais aussi les équipements intérieurs des maisons : cuisines, salles de bain, mobilier. Faire appel à des constructeurs étrangers a nécessité un effort d'information auprès de la population locale ; en effet, elle n'était pas habituée à vivre dans des maisons en bois, ni à cuisiner dans des cuisines américaines ouvertes sur une salle commune. Les travaux commencèrent en septembre 1945, pour s'achever en 1953, date de livraison de la dernière maison. Les prototypes étaient testés au fur et à mesure de leur réalisation. Les maisons ont été attribuées à des sinistrés de la commune par l'intermédiaire d'une Commission de relogement des sinistrés mise en place par la municipalité. Elle était composée de fonctionnaires municipaux et de représentants des services du logement créés par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme.
Les chantiers expérimentaux ont été la pièce maîtresse de la politique d'industrialisation du bâtiment menée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Fierté du ministère, des visites y étaient organisées. À Noisy-le-Sec, élus, architectes français et étrangers, étudiants, professeurs d'enseignement ménager, assistantes sociales… se sont succédé pour voir ces maisons, prototypes de préfabrication. À partir de 1948, le ministère entreprend de grands chantiers pour des ensembles plus vastes de logements, fort des premières tentatives des chantiers expérimentaux.
En 1958 sont livrés les 662 logements de La Pierre-Feuillère. Cette cité de l'office public d'H.L.M. de la Seine est conçu par les architectes Henri Bodecher, Robert Genermont, Julien Heulot, Yves Thibault.
En 1961, la Municipalité engage la rénovation du centre-ville, et la SEMINO (Société d'économie mixte de Noisy le Sec) est créé le 18 juin 1962 à l'initiative de la municipalité et du Ministère de l'équipement pour mener à bien ce projet. La SEMINO livrera ses premiers logements, rue Béthisy, le 1er mai 1966.
En 1944, le quartier de la gare a été détruit par les bombardements alliés, et les sinistrés à reloger se comptent par centaines.Mais le défi est également technique. On fait appel à des architectes étrangers, le chantier est une étude comparée des différents matériaux et techniques de construction, ainsi qu'une vitrine. Jusqu'en 1951, les habitants ont l'obligation d'ouvrir leur maison aux visiteurs deux demi-journées par semaine.A Merlan on utilisera de l'amiante, du bois, du ciment, de l'aluminium...En pleine pénurie de matériaux de construction, le préfabriqué est la solution idéale, certaines maison arriveront même en kit. Ces maisons étaient très légères, les murs "sonnaient creux" et il y avait un jardin et un poulailler rapporte un des premiers habitants.Désormais ces pavillons sont classés monuments historiques, mais aujourd'hui coincées entre les tours, les maisons Merlan ne reçoivent plus beaucoup de visites. Pimpantes, délabrées ou carrément inoccupées, elles auront connu finalement des destinées différentes
La ville de Noisy-le-Sec est située dans le département de la Seine-Saint-Denis, à 5 km de Paris par la route, à 9 km de Paris gare de l'Est par le train. Le territoire communal s'est développé à partir des versants du plateau de Montreuil jusqu'au canal de l'Ourcq, à 4 km de la porte de Pantin. Elle compte 5 communes limitrophes : Bobigny, Bondy, Montreuil, Romainville et Rosny-sous-Bois.
Si, autrefois, un ruisseau prenait naissance au Goulet (l'ancien chemin du Goulet reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d'Arc, à l'église de Romainville), aucun cours d'eau naturel n'arrose plus Noisy-le-Sec.
Les travaux du canal de l'Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en août 1813 entre Paris et Claye-Souilly. Le canal est propriété de la ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune sur 1226 mètres.
L’aqueduc de la Dhuis traverse la commune dans sa partie Sud. Cet ouvrage a été construit par la Ville de Paris en 1862, pour la dérivation des sources situées dans les vallées de la Dhuis, du Verdon, du Surmelin, etc.
Une fontaine s'élevait au XIXe siècle sur la place Jeanne-d’Arc, près de la mairie, au milieu d’un refuge carré, avec un cippe circulaire en pierre, décoré, à sa base, d’un mufle de lion par lequel l’eau s’échappait.
Des inscriptions rappelaient que la fontaine avait été érigée en 1849, sur les dessins de M. l’architecte Lequeux, M. Berger étant préfet de la Seine et M. Durin, maire de Noisy-le-Sec... Une statue de Jeanne d'Arc en Bronze ornera la fontaine en 1910.
Avec les autoroutes A86 et A3, ainsi que la RN3 qui mène à Paris (Porte de Pantin), elle jouit d'un important nœud routier et d'une excellente desserte.
Il n'existe plus de port sur le Canal de l'Ourcq à Noisy-le-Sec, mais des projets d'éco-ZAC devraient amener à recréer un trafic fluvial de fret dans le secteur de la Folie, aux limites de Bobigny, Noisy-le-Sec et Pantin.
Devenue trop étroite, elle est remplacée par une nouvelle gare en 1910 (qui sera détruite pendant la seconde guerre mondiale). En 1913, cette gare accueillait 1.557.637 voyageurs (contre 884.517 en 1902).
La commune est desservie par un réseau de transports performant :
Activités économiques :
Ces entreprises sont principalement localisées dans les quatre zones d'activité de la commune : ZI du Parc, Parc d'activités Le Terminal / Groux, Parc Sous les Plâtres, ZAC des Guillaumes.
Ville ayant reçu en 2002 et 2003, 2004, le label « Ville internet » puis en 2005 le label internet 4 @@@@, la plaçant dans le groupe des 10 meilleurs sites du territoire. En décembre 2006, la Ville est à nouveau récompensée avec le label Ville-internet 4 @@@@ et obtient la mention Ville-libre pour son utilisation et son développement de logiciels libres. En décembre 2007, la ville est confirmée dans sa place de leader des villes-internet avec à nouveau 4 @@@@, le jury a particulièrement été sensible aux efforts de la municipalité pour l'installation d'internet dans les écoles élémentaires de la ville .
SOURCE :
Noisy-le-Sec bénéficie d'un Contrat de ville depuis 1994. Ce premier contrat de ville concernait également Bagnolet, Montreuil-sous-Bois et Rosny-sous-Bois.
Un second contrat de ville a été signé pour la période 2000-2006, concernant essentiellement des actions de redynamisation en direction des habitants des quartiers du Londeau, de la Boissière et de la Sablière.
Un Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS), remplaçant des contrats de ville, a été négocié en 2007. Il vise l'amélioration de la situation des quartiers en difficulté et concerne principalement les quartiers ou cités Renardière, Boissière, 140 rue de Paris et Londeau, c'est-à-dire ceux classés en ZUS, mais aussi le centre-ville, Langevin, Stéphenson, les Aviateurs...
Un Projet de renouvellement urbain est en cours de négociation avec l'ANRU afin de restructurer le quartier du Londeau.
Ce projet devrait prévoir :
En 2010, la commune de Noisy-le-Sec a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ ».
D'importantes réflexions ont été menées depuis les élections municipales de 2008 en vue de la création d'une communauté d'agglomération entre les villes de Bagnolet, de Bobigny, de Bondy, des Lilas, de Montreuil, de Noisy-le-Sec, du Pré-Saint-Gervais, de Pantin, de Romainville, regroupant ainsi plus de 400 000 habitants.
Ces réflexions ont abouti a une conference de presse commune aux neufs Maires, a l'hotel de ville de Romainville le 10 avril 2009, et a la création, au 1er juin suivant, de l'Association de préfiguration de l'Intercommunalité de l'Est Parisien (APIEP 93).
Suite a la concertation et aux délibérations positives des neufs conseils municipaux, la plus ample intercommunalité d'Île-de-France sera créée au 1er janvier 2010 entre ces villes par le Préfet de Seine-Saint-Denis.
Pour les échéances électorales de 2007, Noisy-le-Sec a fait partie des 82 communes de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. L'expérience aura été de courte durée. En effet, les machines à voter n'ont été utilisées que pour le 1er tour de scrutin présidentiel.
En janvier 2007, la Ville de Noisy-le-Sec a voté au Conseil municipal, le principe de gratuité des cantines scolaires de ses écoles élémentaires. La nouvelle majorité de gauche y met fin sans débat dès son arrivée aux affaires.
Depuis la rentrée 2008-2009 le lycée Olympe de Gouges accueille une classe préparatoire aux concours des écoles de commerce voie économique, parrainée par la fondation égalité des chances d'HEC.
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