Noyon est une commune du département de l'Oise, chef-lieu de canton dans la région Picardie, en France.
Ses habitants sont les Noyonnais. Le nom jeté est les Friands d'Noyon.
Autrefois, certains auteurs ont placé à Noyon, la Noviodunum Suessionum, oppidum principal des Suessions, où Jules César établit son camp avant de se tourner vers les Bellovaques (La Guerre des Gaules, II, 12). Mais cette hypothèse a été abandonnée depuis longtemps.
Son nom antique est en réalité Noviomagus. Cette ville a été fondée à l'époque romaine. Elle faisait partie de la cité des Viromanduens. C'était une petite ville qui bénéficiait de sa position à proximité de la vallée de l'Oise.
Au Bas-Empire, la ville est protégée par une fortification. Elle est le siège d'un commandement militaire (préfecture des lètes de Condren, cf. la Notitia Dignitatum).
En 531, saint Médard y déplace le siège de l’évêché de la civitas Viromanduorum.
À l'époque mérovingienne, l'évêché de Noyon bénéficie de sa proximité avec Soissons, qui fut l'une des capitales du royaume franc et des palais voisins.
Né en Limousin vers 588, l’orfèvre Éloi devint monétaire de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d’être élu évêque de Noyon (641). Fondateur de monastères à Solignac et à Paris, il accueillit sainte Godeberthe comme moniale à Noyon. Il meurt en 659/660.
Jusqu'à la Guerre de Cent Ans, le comté ecclésiastique de Noyon a un rôle stratégique entre le domaine royal (l'Île de France), les terres des comtes de Vermandois et des seigneurs de Boves-Coucy. La ville bénéficie d’institutions communales dès 1108 : la charte lui est concédée par l’évêque et confirmée plus tard par le roi.
Au début du XIVe siècle, Jean de Meudon est chanoine de Noyon.
En 1363, Noyon est transmis comme apanage à la maison de Bourgogne et restera composante du duché jusqu'à Charles Quint.
Traité de Noyon du 13 août 1516 entre François et Charles Quint (la France obtient le Milanais mais abandonne Naples). L'empereur restitue finalement le duché de Bourgogne à la France en 1544 au traité de Crépy-en-Laonnois.
La ville est définitivement rendue à la France après le traité du Cateau-Cambrésis en 1559.
En 1592 Henri IV prit la ville.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
La ville est prise dès septembre 1914 lors de l'offensive allemande passant par la Belgique et se rabattant sur Paris.
Septembre/octobre 1914, après la bataille sur la Marne et lors de la course à la mer, le front se stabilise dans la vallée de l'Oise en aval de Noyon.
Mars 1917 : L'Armée allemande réduit son front entre Arras et Soissons et évacue Noyon.
Le 26 mars 1918, Noyon est à nouveau prise par les forces allemandes (bataille de Noyon du 23 au 25 mars). Les violents combats à proximité (du Mont-Renaud du 26 au 30 avril) entraîneront sa destruction par bombardement par les Français eux-mêmes afin de limiter les capacités logistiques allemandes. Une photo d'archive montre fin août 1918 la colline du Mont-Renaud totalement dénudée, ne laissant paraître que restes d'arbres dont ne restent que les troncs noircis, totalement démunis de leurs feuilles et branches. Le 57e régiment d'infanterie de ligne s'est illustré dans cette zone.
Le 30 août 1918 : Noyon sera définitivement libérée lors de l'offensive de libération alliée de l'été 1918 partie du Matz le 10 août.
De cette époque, François Flameng, peintre officiel de l'armée, nous a laissé de nombreux croquis et dessins de ces lieux. Ils parurent dans la revue L'Illustration à l'article "Le Récit en mars 1917".
Été 1940 : Combats le long du Canal du Nord.
Libération en septembre 1944, par la 3e armée américaine de George Patton après quelques combats retardateurs au Mont-Renaud.
Le régiment de marche du Tchad (RMT) y est en garnison.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
etc.
Ville fleurie : Noyon a obtenu 3 fleurs, attribuées en 2007 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris.
Services de mobilité locale :