Obernai (all. Oberehnheim) est une commune alsacienne et cité médiévale de 11 200 habitants. Berceau légendaire de Sainte Odile, elle se situe à 20 minutes au Sud-Ouest de Strasbourg et de son aéroport international, mais aussi à 30 minutes du réseau autoroutier allemand reliant Francfort à Bâle .
Obernai est le chef-lieu de son canton qui est composé d'une dizaine de communes typiquement alsaciennes comme Krautergersheim (appelée la ville de la choucroute). Avec cinq autres villages, elle forme également la communauté du pays de Sainte-Odile. De plus, Obernai est la deuxième ville la plus visitée après Strasbourg, notamment pour ses belles maisons à colombages.
Ses habitants sont appelés en français les Obernois.
Située à 25 km au sud-ouest de Strasbourg, Obernai est l'une des villes de la plaine d'Alsace en bordure du Piémont des Vosges.
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Bernardswiller, Goxwiller, Krautergersheim, Meistratzheim, Niedernai , Heiligenstein, Bischoffsheim, Bœrsch et Ottrott.
Obernai est en outre arrosé par plusieurs autres petits ruisseaux.
Plusieurs bâtiments d'Obernai sont construits en style Renaissance, tels que :
Attestations anciennes:
Ehinhaim, Ehinheim (778) ; Ehenheim (1050) ; Ehenhemium (1178) ; Enheim (1196) ; Ehnheim (XIIe siècle) ; Oberhehenheim (1242) ; Einheim (1283) ; Ehenheim superior (XIIIe s.) ; Ehenheim superius (1249) ; Oberoena (1555) ; Obernehenheim (1592) ; Oberné (1693) ; Owernäh (alsacien) ; Oberehnheim (1870-1918 / 1940-1945).
La forme Obernacum est une latinisation fantaisiste, basée sur le suffixe -acum qui a donné -ach en Alsace. Le nom est d'origine germanique de ober-, au-dessus, d' Ehenheim (anciennement Ehinhaim) de heim, foyer, village, sur L'Ehn, la rivière. Il s'oppose à Niederehenheim (Niedernai), de nieder-, en bas. La forme Obernai semble être une francisation d'après l'ancien alsacien. En effet, l'accent tonique portant sur l'initiale ['o:] (caractéristique du germanique), les syllabes finales se sont simplifiées en alsacien, forme reprise en français.
La région d’Obernai, propriété des ducs d’Alsace au VIIe siècle, est connue pour être le lieu de naissance de sainte Odile, fille d'Etichon-Adalric et patronne de l'Alsace.
Obernai apparait pour la première fois dans les textes en 778 ; elle dépend des abbayes de Hohenbourg et de Niedermunster.
Les Hohenstauffen auraient fait construire un château à Obernai à la fin du XIe siècle.
Le XIIe siècle est une période de prospérité qui a laissé de nombreuses traces dans le paysage urbain : l'église romane dont il reste des vestiges (1140), la "Cour des Rathsamhausen".
Vers 1240, Obernai accède au rang de ville, et devient ville impériale vers 1280. C'est également à cette époque que les bourgeois de la ville érigent une chapelle dédiée à la Vierge, et dont le clocher sert de beffroi : le Kappelturm.
La ville prospère à cette époque. Pour se prémunir des convoitises, elle devient membre de la Décapole en 1354, ligue d’entraide de dix villes impériales d’Alsace.
En tant que ville impériale, Obernai dépend directement de l'empereur, ce dernier s'engageant à protéger la ville qui, en échange, lui assure son appui et lui fait parvenir subsides et hommes d'armes.
Obernai devient un petit état dans l'Empire : elle s'administre elle-même, se dote de statuts, lève les impôts, perçoit des taxes, posède une juridiction propre, érige un gibet.
La ville atteint son apogée au XVe et XVIe siècles. En 1562, l'empereur Ferdinand Ier du Saint-Empire se rend à Obernai.
Obernai a un Schultheiss (de) depuis 1178, mais son pouvoir est restreint puisque dès le XIVe siècle son rôle se limite à la présidence du tribunal des roturiers. Les revenus de la ville sont assurés par la perception de taxes sur le débit de vin, sur la vente du sel et du fer, par les droits de mouture, de péage, les taxes perçues aux foires annuelles, et par l'impôt sur la fortune payé par les bourgeois.
Obernai a un règlement municipal qui régit l'ordre public ; ce règlement, d'abord oral, est mis sur parchemin vers le milieu du XIVe siècle, et la ville perçoit des amendes versées par les conrevenants.
Obernai agrandit son territoire en absorbant les villages à l'entour ou en les acquérant ; il en est ainsi de Oberlinden, Finlay et Haywiller, Urnheim, Hohenburgweiler et Ingmarsheim, Bernardswiller.
La ville possède une léproserie dès le XIIIe siècle, et un hôpital est fondé au XIVe siècle ; au XIVe siècle on y trouve également trois établissements de bains.
Mur d'enceinte avec sa tour.À la fin du Moyen-Âge, Obernai est entourée d'une double enceinte qui est munie de 38 tours et de 12 portes, le tout entouré d'un fossé irrigable. Au XVIIe siècle, la Guerre de Trente Ans fait des ravages dans la ville, Obernai est prise par les troupes de Mansfeld, puis par les Suédois et les Impériaux.
En 1679, à la suite du traité de Nimègue, Obernai devient ville royale française et perd l'autonomie politique qu'elle avait au sein du Saint-Empire germanique (ie. le premier empire allemand). Mais le XVIIIe siècle est à nouveau une période de prospérité pour la ville .
La ville est reprise, comme le reste de l’Alsace, par l’Allemagne en 1871, avant d'être reannexée à la France en 1918.
Odile, fille d'Adalric duc d'Alsace, est née aveugle. Rejetée par son père, elle fut cachée dans un monastère de Bourgogne et recouvra la vue le jour de son baptême. Son fère Hugues la ramena mais, quand Adalric voulut la marier à un jeune prince, elle s'échappa. Miraculeusement, un rocher s'ouvrit devant elle. Adalric céda et fonda sur la montagne le couvent de Hohenbourg dont Odile sera la première abbesse.
Ce couvent est situé à 15 km d'Obernai et est un lieu de pèlerinage d'Alsace (où on peut visiter le tombeau de Saint-Odile, la chapelle des Larmes, la chapelle des Anges et la source miraculeuse).
La fête de Saint-Odile est le 14 décembre.
En vingt ans , la population à Obernai a quasiment doublé et la ville est devenu un important pôle d'emploi.
Les activités proposées en plus du sport :
Unités militaires ayant été en garnison à Obernai :
Sans renoncer à son riche passé et à sa vocation touristique, Obernai a su négocier le tournant économique des années 50 en créant les conditions favorables à l'implantation d'entreprises nouvelles. Avec quelques 555 établissements, Obernai concentre l'essentiel de l'activité industrielle et tertiaire du canton. Avec 7800 emplois, le bassin d'Obernai est l'un des plus importants du Bas-Rhin.Son site industriel regroupe notamment les sociétés Hager, Kronenbourg, Triumph, Stoeffler, Supra, Sobovia, CMO, Ebm Papst et Gripple. La cité bénéficie d'un taux de taxe professionnelle parmi les plus bas de France.
Ancien couvent des chanoines réguliers de Saint-Augustin (XVe siècle).Le prieuré de Truttenhausen fut fondé vers 1180 et connut un grand développement jusqu'au XVe siècle. Il fut dévasté aux XVe et XVIe siècle par les guerres et les incendies. Ses ruines furent acquises en 1648 par les Landsberg. Ells sont aujourd'hui propriété de la famille de Turckheim. Classée aux monuments historiques.
Gengenbach (Allemagne)
Pully (Suisse) La ville d'Obernai en Alsace est jumelé avec Pully en Suisse dans le canton de Vaud.
Services de mobilité locale :