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Ollioules (en occitan provençal : Oliulas [uˈliwlɔ] selon la norme classique ou Ouliéulo [uˈliwlɔ] selon la norme mistralienne) est une commune française, située juste à l'ouest de Toulon dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Ollioulais.
Le territoire d'Ollioules est fréquenté par l'homme depuis la Préhistoire, en particulier durant la période néolithique. Plus tard, ce terroir est occupé par la tribu celto-ligure des Camatulici, qui appartiennent à la confédération des Salyens (Salluvii). Ils construisent sur la colline de la Courtine un vaste oppidum, dont subsistent d'importants vestiges partiellement fouillés, et entretiennent des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (Le Brusc, commune de Six-Fours-les-Plages). Il n'y a pas de ville gallo-romaine, mais des fermes et villas dispersées sur le terroir agricole.
C'est au Moyen Âge qu'Ollioules apparaît à proprement parler. À partir de la fin du Xe siècle, elle fait partie des possessions des vicomtes de Marseille, qui ne tarderont pas à y établir un château féodal autour duquel se constituera le castrum initial. Aux XIIIe et XIVe siècles, la ville construit des remparts et développe son commerce, le bourg agricole devenant progressivement une opulente ville marchande favorisée par les franchises obtenues des comtes de Provence. C'est également au XIVe siècle que la ville passe en coseigneurie aux Vintimille et aux Simiane, deux puissantes familles de la noblesse provençale.
L'âge d'or d'Ollioules se situe entre le XVe siècle et la fin du règne de Louis XIV. Durant cette période, la superficie de la ville triple et une riche bourgeoisie se développe, ce qui se traduit aujourd'hui encore dans l'architecture du centre ancien. En 1520, les habitants rachètent pour une somme importante l'essentiel des droits seigneuriaux. On y cultive l'olivier, les agrumes (citronniers et orangers), les fruits et légumes, mais aussi le safran, le câprier et déjà les fleurs.
Durement éprouvée par les aléas climatiques et la peste de Marseille, délaissée par ses élites au profit de Toulon et d'Aix-en-Provence, privée de son port par la séparation en 1688 de Saint-Nazaire (aujourd'hui Sanary-sur-Mer), la ville est le théâtre en 1793 de violents combats entre coalisés et troupes républicaines venues assiéger Toulon. La ville est occupée et l'état-major républicain s'y installe en septembre, sous le commandement de Jean-François Carteaux. Par un heureux concours de circonstances, le jeune Napoléon Bonaparte est appelé à diriger l'artillerie et fera à Ollioules la démonstration de son talent militaire.
Au XIXe siècle, une nouvelle période de prospérité apparaît avec la culture de la fleur. Considéré un temps comme la capitale des fleurs. D'abord essentiellement constituée d'immortelle commune, la production se diversifie bientôt et, grâce à l'arrivée du chemin de fer sous le Second Empire, les fleurs sont expédiées dans toute l'Europe.
Aujourd'hui, Ollioules est une petite ville de plus de 13 000 habitants qui a su préserver son caractère provençal. Les labels « village fleuri » (3 fleurs), « ville de métiers d'arts » et « plus beaux détours » lui ont été décernés.
Les anches pour les instruments à vent sont réputées comme les meilleures par les plus grands musiciens mondiaux.
À la mort de Pierre-François-Hyacinte en 1727 , le titre revient à sa soeur Anne.
À sa mort ses titre revinrent à son fils Simon-Joseph de Raousset-Vintimille (Marquis de Seillion baron d'Olioules et de Saint-Nazaire) jusqu'en 1752 date à laquelle un arrêt de Paris met fin à cette succession, et remet les titres des dites terre d'Ollioules aux membres de la branche du Luc de la maison Vintimille ( en la personne de Jean-Baptiste-Félix-Hubert de Vintimille du Luc, marquis du Luc et des Arcs, petit cousin au 5e degré d'Anne).
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Bâti sur du basalte noir, Ollioules l'exploita dès 1 100 ans av. J.-C. en fabriquant meules, mortiers et auges. Vers le XIe siècle, le village tire sa richesse de la culture de l'olivier (d'où son nom), ainsi que du raisin, de l'amande, des figues. Au XIXe siècle, elle se spécialise dans la culture florale qu'elle expédie dans toute l'Europe. Elle devient la capitale de l'immortelle jaune. La petite ville vit encore de la culture florale aujourd'hui.
Ces armes ont été enregistrées au Grand Armorial de France sous Louis XIV. On ignore à quelle époque elles remontent, mais il semble qu'elles étaient déjà en usage au XVe siècle. Ce sont des armes parlantes issues du nom latin de la ville, Oliva.
Dans le Var à 7 km à l'ouest de Toulon et à l'est de Sanary (5 km) et de Marseille (57 km).
Comme les a peintes Hubert Robert au XVIIIe siècle (voir musée des Beaux-Arts de Nice) et les a décrites avec enthousiasme Victor Hugo, les gorges sont arides, sinueuses, déchirées ; la Reppe y a creusé une profonde faille avant de se jeter dans la baie de Sanary-sur-Mer.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Ollioules / Cet article est sous CC-BY-SA
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