Oyonnax (/ojona/) est une ville de taille moyenne du centre-est de la France. Administrativement, la commune est située dans le département de l'Ain et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Oyonnaxiens et les Oyonnaxiennes. C'est la seconde commune la plus peuplée du département.
La ville a été décorée de la médaille de la Résistance le 16 juin 1947.
Oyonnax se situe au nord du département de l'Ain, à la limite nord du Haut Bugey, dans une région de lacs, de forêts et de rivières entre les agglomérations de Lyon et Genève. La commune est délimitée par les celles de Dortan, Arbent, Échallon, Charix, Apremont, Bellignat, Géovreisset et Samognat. Les localités de Geilles, Bouvent, Massiat, Chatonnax, Mons et Veyziat font également partie de la commune d'Oyonnax. La ville est située dans le massif du Jura, à la porte du Parc naturel du Haut-Jura.
Le climat y est de type semi-continental, avec des hivers froids, des étés chauds, et des précipitations tombant majoritairement en été..
Voici un aperçu, dans le tableau ci-dessous, pour l'année 2007 :
La commune est desservie par l'A404 :
Tous les ménages oyonnaxiens ne possèdent pas une voiture. On sait que 18,6 % en sont dépourvus alors que 55 % en possèdent une et 26,4 % des ménages ont en leur possession deux voitures ou plus.
La commune est située le long de la ligne Andelot - La Cluse. Une gare TER y est implantée.
La section Oyonnax - Brion est neutralisée depuis le 25 août 2005 car la ligne du Haut-Bugey est en cours de rénovation pour permettre la liaison TGV entre les gares de Bourg-en-Bresse et Bellegarde-sur-Valserine.
Oyonnax et ses communes limitrophes sont équipées d'un réseau de transport en commun nommé Duobus. Il existe quatre lignes permanentes empruntées par des bus.
On trouve pour la commune l'aérodrome d'Oyonnax - Arbent et son aéroclub Jean Coutty.
Le territoire communal est assez étendu. La morphologie de la commune est fortement influencée par le relief :
À l'ouest, les plis des monts du Berthiand. C'est le territoire des communes associées "Veyziat" et "Bouvent", petits villages à flanc de colline, où se développent les lotissements pour une population aisée.
À l'est, le massif du Jura. C'est une zone forestière, dont les monts dépassent 1000 m d'altitude. À l'extrême sud-est de la commune, à 831 m d'altitude se trouve le lac Genin, d'une superficie de 8 ha et 17 m de profondeur (partagé entre Oyonnax, Échallon et Charix).
Au centre, la vallée du Lange et de la Sarsouille, les deux rivières formant une presqu'île. C'est ici que la ville s'est construite, d'abord à flanc de montagne (600-700 m d'altitude) entre les cours d'eau, pour ensuite se développer dans la plaine (500 m d'altitude) en canalisant les rivières et en asséchant les terres marécageuses.
On constatera aussi la présence de nombreux logements HLM et immeubles à bas loyers.
Le nombre total de logements dans la commune est de 10 139. Parmi ces logements, 92,6 % sont des résidences principales, 1,6 % sont des résidences secondaires et 5,8 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 27,3 % des maisons individuelles, 69,5 % sont d'autres part des appartements et enfin seulement 3,3 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 32,2 %. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 64,8 % sur l'ensemble des logements qui est inversement supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 3 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 6,5 % sont des studios, 16,2 % sont des logements de deux pièces, 28 % en ont trois, 28,8 % des logements disposent de quatre pièces, et 20,5 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Le nom de la ville signifierait « presqu'île des brebis » (Oyo Naxos en romain), selon l'historien Bacon Tacon. Mais des recherches plus récentes apportent une autre théorie : le nom de la ville prendrait son origine au XIIe siècle, quand le sire de Thoire et Villars autorise l'établissement de constructions et de pâturages sur ses oyenna, c'est-à-dire ses propriétés. Oyenna se transformera alors en Oyennax, puis en Oyonnax, nom actuel de la ville. Aujourd'hui, elle est surnommée « cité du plastique », « cité des peignes » ou encore « Oyo ». Certains affirment que la lettre X à la fin du nom de la ville doit être prononcée… Cette prononciation est effectivement appliquée par une partie de la population locale. Linguistiquement, la présence de cette dernière lettre servirait à faire tomber l'accent tonique sur la dernière voyelle du nom. D'ailleurs on retrouve des graphies anciennes aux archives départementales telles que Oyonnas ou Oyonna. Pourtant, il n'y a pas de vérité absolue en terme linguistique. En effet, si par exemple la prononciation Outriaz (Ain) rencontre tout comme Oyonnax deux écoles tout à fait légitimes, on constate dans d'autres départements tel que la Haute-Savoie, des communes comme La Forclaz ou La Vernaz, dont le "az" tantôt se prononce, tantôt disparaît littéralement ! Bien malin celui qui dit la vérité quant au prononcé du "X" de Oyonnax, de Sonthonnax (Ain), de Mentonnex (Savoie)… La boutade locale concernant Oyonnax veut que l'on prononce le "x" en début de semaine lorsque les porte-monnaies sont pleins et qu'on le taise en fin de semaine jusqu'au prochain lundi de paie.
Bourgade agricole depuis des siècles (52 habitants en 1601), Oyonnax va connaître un développement rapide à partir du XVIIe siècle, attirant des étrangers, d'abord grâce à l'artisanat, puis à l'industrie au XIXe siècle : en 1850, certaines entreprises vendent leurs produits dans toute l'Europe. De village, puis bourg, Oyonnax devient une ville et ne cesse de se construire.
En 1889, Oyonnax est la première ville de France à recevoir un transport d'électricité dit « longue distance », ouvrage de l'ingénieur Raclet. 100 ans plus tard, en octobre 1989, Oyonnax est alimentée en gaz naturel.
Oyonnax a été durant la Seconde Guerre mondiale le théâtre d'un fait marquant : les maquisards de la région ont défilé dans ses rues le 11 novembre 1943 malgré la présence toute proche de l'occupant, afin de signifier aux Alliés la détermination de la résistance. Oyonnax est, notamment grâce à ce fait, une des rares villes de France à arborer la médaille de la résistance.
Au milieu des années 50, une crise du logement conduit la ville d'Oyonnax, toujours en pleine croissance, à quasiment doubler le nombre de logements, grâce à la construction des quartiers de la Plaine et la Forge, une nouvelle ville « juxtaposée » à l'ancienne. En moins de 20 ans, le nombre d'habitants double également.
En 1973, la commune d'Oyonnax fusionne avec la commune de Bouvent (fusion simple) et avec la commune de Veyziat (fusion association).
Oyonnax est chef-lieu du canton d'Oyonnax-Nord et du canton d'Oyonnax-Sud qui comprennent chacun cinq communes.
La commune d'Oyonnax a pour tendance politique, celle de droite. Si entre 1977 et 1983, le maire de la commune, Guy Chavanne, fut membre du PCF, par la suite il n'en sera pas de même. En effet, depuis les élections municipales de 1983, la commune a vu se succéder des conseils municipaux issus de mouvements politiques de droite. De 1983 à 2001, Lucien Guichon fut un maire membre du RPR. Puis de 2001 à 2008, c'est un membre de l'UMP, Jacques Gobet, qui prend la tête du conseil municipal avant de laisser sa place, depuis 2008 à l'actuel maire, Michel Perraud, qui fut élu sous l'étiquette de divers droite.
Le conseil municipal élu en 2008 compte 35 membres.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Oyonnax :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville d'Oyonnax classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville d'Oyonnax, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Oyonnax possède 4 collèges et 2 lycées dont:
Elle possède aussi 19 écoles maternelles et primaires. Il y a également 2 écoles supérieures, le site de plasturgie de l'INSA de Lyon (formation GMPP) et l'Institut de formation d'Aides Soignantes.
La commune est dotée d'un centre hospitalier (CH) qui est un établissement public de santé. Le centre hospitalier du Haut-Bugey a été ouvert en 2007 et a permis le regroupement des hôpitaux d'Oyonnax et de Nantua qui dataient de l'avant-guerre, mais également une mise aux normes de leurs infrastructures.
Oyonnax est une ville sportive. L'équipe de rugby à XV évolue en Pro D2 (Voir US Oyonnax rugby). Un aéroclub a été créé en 1933 (Voir Aéroclub Jean Coutty). Le centre omnisports est voué à l'accueil des sports collectifs tels que le basket-ball, le volley-ball, le handball ainsi que toutes les disciplines individuelles : gymnastique, boxe, judo, escrime. La ville compte de nombreux autres clubs, les plus anciens étant ceux de cyclisme et de gymnastique. Le centre nautique présente un équipement complet : pataugeoire, bassin d'apprentissage, toboggan couvert, bassin de 25m familial, piscine olympique (qui sert quelquefois de bassin d'entraînement à Laure Manaudou). Depuis 1980, le club de canoë-kayak emmène chaque année une dizaine de jeunes aux championnats de France et a déjà obtenu plus de 100 titres nationaux ,une médaille d'argent aux jeux olympiques en Espagne en 1992 (Sylvain Curinier)et une médaille de bronze aux JO de Sydney en 2000 (Anne Lyse Bardet). Le footballeur Steed Malbranque qui joue à Sunderland en Angleterre, a passé une partie de son enfance à Oyonnax.
Le journal le Progrès propose une édition locale aux communes du Haut-Bugey. Il parait du lundi au dimanche et traite des faits divers, des évènement sportifs et culturels au niveau locale, national, et international. La chaîne France 3 Rhône Alpes Auvergne est disponible dans la région.
Personnalités classées par ordre chronologique de naissance :
En 2004, les revenus moyens par ménages oyonnaxiens est d'environ 15 104 €/an contre 15 027 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le nombre de redevables de l'impôt sur la fortune est de 122 pour la commune. L'impôt moyen sur la fortune est de 9 117 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables de l'ISF à Oyonnax est estimé à près de 1 957 644 €/an.
La population active totale d'Oyonnax s'élève à 11 895 personnes. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 86 %, ce qui place la commune dans la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On dénombre 1 329 chômeurs, ce qui en 1999 donna un taux de chômage de 11,2 %. Cependant en 2005, ce même taux diminue pour atteindre les 8,2 %. En tout et pour tout, la population comprend 49,2 % d'actifs, 14,9 % de retraités, 25,1 % de jeunes scolarisées et 10,9 % de personnes sans activités.
Répartition des emplois par domaine d'activité
L'artisanat, notamment le tournage d'articles en bois ou en corne fut initialement un moyen de s'affranchir des difficultés des paysans, dues à la rudesse du climat et à la relative pauvreté de la terre. Les cours d'eau environnants permettaient aux artisans d'utiliser des moulins à eau.
La ville s'est spécialisée vers la fin du XVIIIe siècle dans la fabrication de peignes en bois puis en corne tout en suivant de près les évolutions technologiques. Cette production s'est industrialisée à la fin du XIXe siècle, avant de subir une révolution : l'arrivée du plastique, avec le celluloïd en 1880 puis la galalithe en 1918, le rhodoïd en 1930 et enfin à partir de 1935 le polystyrène et d'autres matières plus adaptées aux techniques de moulage.
Oyonnax ne cessera alors de se développer dans le domaine de la plasturgie, avec la création de centaines d'entreprises couvrant toutes les composantes du secteur, et un éventail de produits très variés allant de la lunette aux meubles de jardin en passant par les jouets. L'industrie d'Oyonnax a été marquée par Gilac, Grosfillex, Bollé ou encore Berchet.
Oyonnax est aujourd'hui au centre de la Plastics Vallée, qui a été reconnue en 2005 comme pôle de compétitivité pour la plasturgie. Le bassin regroupe 660 entreprises dans le secteur de la plasturgie, sur 14 parcs industriels. Le pôle européen de la plasturgie, inauguré en 1989, est un centre de compétences doté de moyens scientifiques et techniques performants.
Le centre-ville de la commune comprend de nombreux petits commerces de proximité.
Ce monument a été renommé, la "Grande Vapeur" désignant à l'origine un autre bâtiment plus ancien qui fournissait de l'énergie grâce à la vapeur. Cette première Grande Vapeur a ensuite changé d'usage plusieurs fois jusqu'à devenir un cinéma avant sa destruction en 2001. L'actuelle Grande Vapeur est un bâtiment construit en 1905, par l'architecte Auguste Chanard. À l'époque c'est une usine d'une nouvelle génération : elle est composée de cabines individuelles, louées par les ouvriers, appelés « piéçards » car payés à la pièce. Ceux-ci sont donc totalement indépendants, hormis le fait qu'ils sont sous l'autorité de l'Union électrique (ancien nom d'EDF) propriétaire des lieux et fournisseur de l'énergie nécessaire aux machines. L'usine fonctionne ainsi un demi-siècle, avant l'invention de la presse à injecter. En 1967, la ville d'Oyonnax rachète le bâtiment à EDF, qui n'en a plus aucune utilité. Il est classé monument historique en 1988, et est actuellement en cours de réhabilitation afin d'accueillir le musée du peigne et des matières plastiques.
Ancienne Mairie construite au XVIIe siècle. Actuellement "Maison de la Sécurité".
Cette place se situe au coeur d'un quartier (en plein réaménagement) qui porte le même nom. Ce sont les industriels lyonnais lors de leurs collaborations avec leurs homologues oyonnaxiens qui ont souligné par ce surnom la ressemblance géographique avec la Croix-Rousse lyonnaise : une forte présence industrielle dans un quartier en pente et accessible par des montées très raides, rue du 8 mai 1945, rue du Muret et rue du Château. La place ne constitue qu'une terrasse puisque la rue de la Paix, également très pentue, amène aux quartiers supérieurs de la ville (place des Déportés de 1944, lycée Paul-Painlevé). Pour la différencier de la lyonnaise, la Croix-Rousse oyonnaxienne a longtemps porté un "s" final (Croix-Rousses), désormais abandonné.
Église Saint-LégerOyonnax est une ville fleurie avec deux fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris On trouve au sein de la commune de nombreux espaces verts et de promenades, tels que :
Dans le quartier de "la Plaine" se situe le centre culturel Aragon qui abrite entre autres deux théâtres (640 et 100 places), l'École nationale de musique et de danse, et le musée du Peigne et de la Plasturgie. Ce musée sera à terme déplacé dans la « Grande Vapeur ». On peut y voir des collections de peignes ornementaux, des robes en plastique du couturier Paco Rabanne et l'histoire de la plasturgie.
Hormis les associations sportives, la commune dispose d'un tissu associatif de plus de 50 associations.
46°15′22″N 5°39′20″E / 46.25611, 5.65556
Services de mobilité locale :