Cité dite du "Sacré-Cœur", Paray-le-Monial est un chef-lieu de canton du département de Saône-et-Loire (région Bourgogne / France)
Ses habitants sont appelés les Parodiens, voire parfois les Cacous (en référence à leur ancêtre légendaire, Jean-Marie Cacou )
Paray-le-Monial se situe dans la partie Sud-Ouest de la Saône et Loire, au coeur du Charolais, dans une plaine que forment au Nord-Ouest des monts du Brionnais, la Loire, l'Arroux et la Bourbince.
La ville est traversée par la Bourbince et le Canal du centre.
L’accès se fait:
La gare SNCF de Paray-le-Monial est un carrefour ferroviaire secondaire à l'écart de la liaison Lyon-Nantes ; elle est située sur :
Paray-le-Monial est desservi par plusieurs lignes du réseau Buscéphale, sous la responsabilité du conseil général de Saône-et-Loire:
On trouve aussi deux lignes de cars TER:
Depuis septembre 2008, un service de transports urbains nommé PLM dessert les différents quartiers et pôles d'activité de la ville, à raison d'un bus par heure de 7h à 19h.
Selon toute vraisemblance, Paray le Monial trouve ses origines dans la construction au sommet d'une colline (l'actuel quartier de Survaux), dans une vallée broussailleuse alors appelée Val d'Or, d'un prieuré et d'une église consacrée en 977. Cette construction avait été envisagée vers 971 par le Comte Lambert, premier comte héréditaire de Châlon sur Saône, fils de Robert, Vicomte d'Autun et fidèle du Roi Charles le Simple, en accord avec Saint Maïeul, Abbé de Cluny jusqu'en 994, en "reconnaissance des bienfaits de Dieu à son égard".
Son fils Hugues Ier de Chalon, Chanoine d'Autun, devenu Comte de Châlon sur Saône en 988, fit don de cette Fondation à l'Abbaye de Cluny en 999 lorsqu'il fut sacré Evêque d'Auxerre.
Par la suite, Saint Odilon, qui fut Abbé de Cluny jusqu'en 1049, établit les moines sur les bords de la Bourbince où ils construisirent une nouvelle église. Son successeur, Hugues de Semur, Abbé de Cluny de 1049 à 1109, qui avait fait édifier une nouvelle abbatiale à Cluny (Cluny III), la jugeant alors insufisante, la fit transformer par les bâtisseurs de Cluny III en une Basilique qui est celle que nous pouvons admirer de nos jours.
Il y a fort à parier que les chantiers initiés par les moines à cette époque attirèrent les populations des collines alentours et que le regroupement de ces deux communautés fut à l'origine de l'agglomération parodienne.
Blasonnement : d'or au paon rouant d'azur, l'aigrette de sable, le regard allumé du même, becqué et membré de gueules
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Paray-le-Monial est classée ville d'art et d'histoire. C'est aussi une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs.
Au XVIIe siècle, le Christ apparut à une religieuse, sainte Marguerite-Marie, née dans un village environnant et religieuse dans le monastère de la Visitation. Au cours de trois grandes apparitions, il lui présenta son cœur « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en échange que des ingratitudes de ceux qui lui sont consacrés ». Très vite, Marguerite-Marie reçut le soutien et les conseils spirituels d'un jésuite saint Claude La Colombière. De Paray-le-Monial, naquit une dévotion gigantesque, appelée le culte du Sacré-Cœur. Des pèlerinages naquirent à Paray-Le-Monial et des sanctuaires furent construits aux quatre coins du monde, le plus célèbre (en France) étant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Aujourd'hui, ce pèlerinage, qui avait semblé tomber dans un relatif oubli, connaît un grand succès. Le renouveau charismatique y fit sa première session en 1975 qui fut poursuivie par de nombreuses rencontres animées par la communauté de l'Emmanuel. Le pape Jean-Paul II y vint en pèlerinage le 5 octobre 1986. Depuis 1986, l'évêque d'Autun a confié l'animation de ce lieu à la Communauté de l'Emmanuel. Le nombre de pèlerins ne cesse de grandir et des rassemblements se succèdent au cours de l'été mais aussi toute l'année.
Deuxième en ville en France après Blanquefort à être fonisée. Depuis juin 2007 la ville installe des points Wi-Fi dans les bâtiments municipaux ainsi que les bâtiments partenaires équipés d'une connexion internet. Ce qui permet de se connecter gratuitement à partir d'un ordinateur portable, d'un smartphone ou d'une console de jeux portable. De plus, la ville s'est équipée en juin 2008 d'un télescope électronique dernière génération permettant au public de venir observer la voûte céleste par temps clair. D'ailleurs Hubert Reeves a loué les mérites de la municipalité suite à cet initiative.
Village natal de Gertrude, cuisinière de madame Moreau, dans la Vie mode d'emploi, de Georges Perec : La cuisinière de madame Moreau, une robuste Bourguignonne native de Paray-le-Monial répondant au prénom de Gertrude, ne se laissa pas prendre à ces grossiers artifices, et prévint tout de suite sa maîtresse qu'elle ne ferait jamais rien cuire dans une cuisine pareille où rien n'était à sa place et où rien ne marchait comme elle savait. (Chapitre LXV.)
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