Perpignan (Perpinyà en catalan) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Elle est la capitale de la comarque du Roussillon.
Ancienne capitale continentale du royaume de Majorque, Perpignan la Catalane / Perpinyà la Catalana fait le pont entre la péninsule Ibérique et le Sud de la France.
Les habitants de Perpignan sont appelés les Perpignanais.
Au 1er janvier 2006, la population de son aire urbaine était de 276 305 habitants. C'est la 30e ville de France métropolitaine. Elle est la troisième commune de la région Languedoc-Roussillon, mais la deuxième agglomération et la deuxième aire urbaine, après Montpellier mais devant Nîmes. Perpignan comptait 116 041 habitants intra-muros lors du recensement de 2007.
Perpignan est :
La ville est traversée par la Têt ainsi que par son affluent la Basse. Elle est traversée aussi par plusieurs canaux d'irrigation, qui alimentent la ville en eau ; en voici les principaux : au sud, par le biais de l'aqueduc des arcades (canal Las Canals provenant d'Ille-sur-Têt), au nord, par le canal de Vernet-Pia qui prend sa source dans les terres et par le ruisseau de la Llabanère, et le Réart au sud. Perpignan est une ville hostile aux inondations, en 1986, la ville connut une très grosse inondation, qui arracha une partie de l'ancienne gare routière du centre-ville à l'espace Méditerranée .
Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales est une ville de 6 807 hectares située au centre de la plaine du Roussillon. La ville est encadrée au sud par la chaîne des Pyrénées, à l’ouest par la région des Corbières, à l’est par la Méditerranée, au nord par le ruisseau de la Llabanère, tandis que le Réart lui sert de limite méridionale. La ville se situe à 13 kilomètres de la mer Méditerranée (Canet-en-Roussillon) par voie express et à 85 kilomètres du domaine skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze, 2 400 m env.). Elle est la plus méridionale des grandes villes de France métropolitaine. Perpignan se situe à 830 km de Paris, à 350 km de Bordeaux, à 450 km de Nice, à 1 125 km de Lille et à 195 km de Barcelone.
Perpignan est la trente-cinquième ville de France de par sa population et septième ville du pourtour méditerranéen français.
Perpignan est à 13 kilomètres de la mer. Son point culminant se situe au fort du Serrat d'en Vaquer (100 m) au Sud-Ouest de la ville, en outre la plus haute colline du Roussillon. Perpignan est construite sur plusieurs collines formant plusieurs niveaux, à savoir, le niveau Têt, le niveau Cassanyes, le niveau La Lunette-Champs de mars, le niveau Moulin à Vent (deuxième point le plus haut, de 80 mètres environ) et le Serrat d'en Vaquer-Porte d'Espagne (de 80 à 100 mètres environ).
La ville, qui s'est beaucoup agrandie au fil des siècles, transformant des villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu dit de La Patte d'Oie et St Gaudérique sont des exemples les plus marquants), en effet, dans ces quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un petit village (ruelles et immeubles donnant sur la rue).
Le paysage de Perpignan est surtout marqué par le pic du Canigou (Pic del Canigó) (2 784 m), situé au sud de la ville juste à la frontière espagnole (région autonome de Catalogne Sud) et visible depuis le centre-ville.
Perpignan s'étend du nord au sud sur près de 13 kilomètres et d'est en ouest sur près de 12 kilomètres.
Présentation
Nota :
L’histoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siècle. En effet, un des grands peuples de la Celtique méditerranéenne, les Sordes auraient occupé la plaine du Roussillon, vers -500 av. JC et fondèrent la capitale des Sordes, puis ce sont les Romains qui l'ont occupée vers 121 av. JC. Les Romains vinrent s'installer dans le Roussillon dans le but de s'assurer l'approvisionnement des ressources naturelles du territoire, en particulier les minerais du pic du Canigou (et non pas une conquête militaire). Les Celtes se sont ainsi acclimatés avec le peuple romain.
À cette époque, Perpignan n’existait toujours pas, mais l’oppidum de Ruscino (actuel lieu-dit du Château-Roussillon ou Castell Rosselló), situé à l’est de la ville, qui était le siège de l’administration romaine de la région. Étymologiquement, Roussillon doit son nom à Ruscino.
Au fil des années, Ruscino se fit disputer le titre de capitale par la ville d’Elne (Illibéris), jusqu’à la chute de Rome et l’invasion pacifique (initialement) des Wisigoths en 412. Actuellement, il n'y aucune trace ou document stipulant le passage des Wisigoths à Ruscino ; en outre, les chrétiens fondèrent l'évêché d'Elne, délaissant ainsi la ville de Ruscino,.
Après l'invasion des Sarrasins, Pépin le Bref, puis par la suite Charlemagne reconquirent la région définitivement vers 811 ; c'est alors que commencent l'ère carolingienne et la construction de plusieurs villages sur la plaine du Roussillon, notamment Perpignan à quelques kilomètres de Ruscino.
La première mention de Perpignan date de 927, il s’agit de l’acte de vente d’un terrain d’un certain Aton à l’évêque d’Elne Wadale :
…de, alio latere in ipso termino de la villa Cabestagnio et le terlio 1atere in ipso termino de villa Perpignano…
En 929, Guisandus et son épouse Genta, vendent à Sisegutus et à son épouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa-Gothorum ou Malleoles (aujourd’hui Mailloles ou Malloles, au sud-ouest). Elle était sur le chemin qui va du village de Villa Perpiniani à Orle. Enfin en 961, le testament de Raymond, comte de Rouergue et marquis de Gothie, parle de l'alleu de Perpignan…
…illo alode de Perpiniani…
…qu'il lègue par tiers à l'abbaye de Saint-Pierre de Rodes (actuellement en Catalogne espagnole), et aux cathédrales de Girona et Elne. 961 est l’année où Guilabert Ier reçoit le comté du Roussillon en héritage de son père tandis que son frère reçoit celui d’Ampories (Ampourdan, actuellement en Catalogne espagnole). En 991 Guilabert s’installe à Perpignan, transformant la ville en capitale locale. À cette époque le Roussillon n'était qu'un territoire côtier.
C’est au Moyen Âge, à partir du Xe siècle, que la ville connaît son essor. Elle est en effet la capitale du comté de Roussillon dès cette époque, gagnant en importance jusqu’à attirer l’évêque, résidant normalement à Elne. On y construit le château comtal, une église et un hôpital, le tout placé sous le patronage de saint Jean. De nos jours l’église est nommé Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve à côté de la cathédrale, l’hôpital a changé de lieu, il est actuellement au nord de la ville (Haut-Vernet) mais retrouve son nom d’origine d'hôpital Saint-Jean, quant au château il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement sous le cours Maintenon, à cette époque la ville n'est pas dotée de remparts.
En 1172, elle est intégrée à la couronne d'Aragon.
En 1197, Perpignan reçoit une charte communale qui met en place son organisation communale. Ses habitants disposent de privilèges étendus, comme celui d’élire des consuls, un par « main » représentante chacune d’une classe sociale. On distingue ainsi main majeure, moyenne et mineure.
Jacques Ier d'Aragon dit « le Conquérant », fit des conquêtes vers l'Est du royaume d'Aragon, propulsant ainsi Perpignan à son apogée durant 68 années (1276-1344).
Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est alors la capitale continentale du royaume de Majorque constitué par Jacques le Conquérant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant, outre les îles Baléares, le Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Sa population et sa surface quadruplent en moins d’un siècle. C’est l’époque des grands chantiers, ceux de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.
De plus, durant cette période d'apogée Perpignan connaît un essor industriel et commercial important grâce notamment à son rôle politique ; sa structure consulaire et corporative, sa population active de pareurs de draps, teinturiers, etc.
En 1344, elle perd son statut de capitale par la réintégration du royaume de Majorque dans la couronne d’Aragon. Dès 1346 elle est durement touchée par la peste noire. La ville ne s’en remet pas pendant longtemps.
En 1463, Louis XI occupe Perpignan mais la ville se soulève contre les Français en 1473. Après un siège terrible, qui se termina le 2 février 1475, le titre de « Fidelissima villa de Perpinyà » (Fidèle ville de Perpignan) fut décerné par les rois d’Aragon.
Plus tard, en 1493, Charles VIII restitua le Roussillon et la Cerdagne aux rois catholiques, qui venaient de fonder l'unité d'Espagne, par le mariage entre la Castille et l'Aragon.
Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui suivirent devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par Philippe II, à cet égard, de puissantes fortifications.
Devenue place avancée de la monarchie espagnole face à la France depuis 1479, Perpignan entre dans une logique militaire, enfermée dans des remparts puissants renforcés à toutes les époques (Vauban notamment), elle n’est plus qu’un enjeu entre les deux grandes puissances. Prise par les armées de Louis XIII en 1642, elle est annexée avec le reste du Roussillon (en fait, les provinces ou comarques historiques du Roussillon, du Conflent, du Vallespir, du Capcir, de Cerdagne (Haute-Cerdagne, l'autre partie, la Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne espagnole) et celle, occitane, des Fenouillèdes) au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.
Augustin-Joseph de Mailly (5 avril 1708-25 mars 1794) est lieutenant-Général, puis commandant en chef en Roussillon, où il est l’origine de grands travaux, du renouveau de l’université et où il joue un grand rôle au sein de la franc-maçonnerie catalane.
La régénération politique du peuple roussillonnais, ainsi entreprise dès les dernières années du règne de Louis XIV, est entièrement consommée sous celui de Louis XV, par l'intervention du duc de Noailles, gouverneur général, et du comte Augustin-Joseph de Mailly, commandant de la province, qui prennent vivement à cœur, le dernier surtout, le bien-être du pays qui leur est donné en garde. Alors on voit le Roussillon purgé de tous les vagabonds et déserteurs de la Catalogne et du Languedoc, que la négligence des délégués du pouvoir avait laissés jusque-là pulluler dans ce pays dont ils étaient le fléau. Mailly fonde des hôpitaux, des manufactures et des foires.
Augustin-Joseph de MaillyAugustin-Joseph de Mailly commence, après la paix avec l'Espagne, à négocier les rectifications de frontières. Il conclut avec l'Espagne, en 1750, un traité particulier qui fixe les limites des deux royaumes. Rénovateur de l’urbanisme de la ville des rois de Majorque, Mailly fonde le premier théâtre du Roussillon dans les locaux de la Loge. Les dirigeants du théâtre donnent également de nombreux bals masqués, quatorze plus précisément au tournant de l’année 1779-1780. Il semble également que la salle de spectacle, sise à la loge de mer, soit utilisée à l’occasion de bals publics comme ce fut le cas en 1776 où les consuls informent que sur la sollicitation de M. de Chollet et de Augustin-Joseph de Mailly, tous deux francs-maçons, ils ont permis des bals publics pendant le carnaval à la salle de spectacles. Des bals publics sont également donnés dans cette salle, tous les dimanches, en juin 1779.
À l’époque des lumières, le déploiement des différents réseaux de sociabilité, relevant d’initiatives individuelles ou collectives, s’articule dans la cité, fruit du volontarisme du commandant en chef de la province, le futur maréchal de Mailly. Nombre de francs-maçons, avec en figure de proue, l’homme du Roi, le commandant en chef de la province, le maréchal de Mailly investissent l’espace des lumières à Perpignan en l’insérant dans le maillage du tissu provincial catalan et en y circulant à l’intérieur.
Les catholiques ne sont pas oubliés. Ils le remercieront pour la fondation des prix d'émulation, celle de douze places pour l'entretien des pauvres, et plusieurs autres établissements aussi utiles que glorieux, en l'an de grâce 1784. D’ailleurs une première chanoinie d'honneur héréditaire est créé pour Monseigneur le comte Augustin-Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt et ses hoirs et successeurs chefs de sa Maison, dans l'église cathédrale de Perpignan, à perpétuité. Il crée de nombreux jardins publics.
Lors des révoltes dans le midi en 1907 par toutes la profession viticole,la préfecture de Perpignan fut l'assault par des vignerons d'un incendie et de sacages. La ville est libérée par la 1re DFL (division française libre),le 19 Aôut 1944.
La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date d’un document de l’an 927 collationné par B. Alart dans le Cartulaire Roussillonnais.
C’est alors « Perpinianum » que l’on retrouve plus tard dans d’autres textes sous les formes suivantes : « Villa Perpiniano » (959) ; « Pirpinianum » au XIe siècle ; Perpiniani (1176) ; Perpenya au XIIIe siècle.
La signification du nom de Perpignan est traitée dans de nombreux ouvrages depuis plusieurs siècles. Deux hypothèses dominent.
Selon les défenseurs de cette hypothèse le cognomen (= surnom choisi par son porteur) romain Perpennius (ou parfois Perpennis), serait attesté dans le monde romain, comme lui-même dérivé d’un nom de famille romain Perpenna, lui-même attesté correctement par le fait qu’un chef d’armée romain a porté ce nom.
En 77 av. J.-C., ce Perpenna est venu avec son armée renforcer, en Hispanie, les troupes de Sertorius homme d’État et général romain. Plus tard, en -72, Perpenna a assassiné Sertorius puis a été exécuté pour ce crime.
Ainsi le nom d’origine serait Perpennianum, le suffixe -anum laissant supposer que le lieu était la propriété d’un homme nommé Perpennius ou Perpennis. Mais il a même été écrit que le Perpenna, cité plus haut, serait revenu comme vétéran (gradé de l’armée retraité) sur un lieu connu par lui lors de sa campagne hispanique.
Une autre hypothèse attribue l'origine du nom de la ville aux origines arabo-andalouses et au nom arabe "بئر البنيان" (bir al bognane) dont la signification littérale est le puits des constructions.
Devise ancienne
REGI ET DEO SEMPER FIDELISSIMA (Toujours fidèle au roi et à Dieu)
La devise, doit être considérée comme apocryphe, elle a peut-être été composée à l'époque où la ville demanda le renouvellement des armoiries, jamais elle n'a été portée.
Le 21 janvier 1474, le roi d'Aragon, Jean II, pour récompenser la ville de l'héroïque résistance qu'elle opposait aux troupes de Louis XI, lui accorda le titre de FIDELISSIMA, très fidèle, qu'elle a toujours gardé depuis. Ce seul mot pourrait, avec juste raison, être pris comme devise historique par la ville de Perpignan.
Devise récente
FIDELISSIMA VILA DE PERPINYÀ (Fidèle ville de Perpignan)
Évolution démographique
Tableau démographique
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Perpignan, comparaison entre l'année 1999 et 1990.
Perpignan est la ville centre de la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée, qui regroupe 24 communes et 233 865 habitants en 2007.
Perpignan est divisée en 9 cantons :
Perpignan Méditerranée (CAPM) est une communauté d'agglomération comprenant 24 communes et représentant plus de 60% de la population des habitants des Pyrénées-Orientales ;
La CAPM en chiffres
En avril 2009, suite à l'affaire dite de « la chaussette », le Conseil d'État confirme la décision du tribunal administratif de Montpellier d'annuler les élections municipales de 2008. Par conséquent, Bernard Bacou, président de la délégation spéciale, assure l'intérim jusqu'à la réélection de Jean-Paul Alduy, en juillet 2009.
Résultats élection municipale partielle de 2009 et répartition des sièges :
Le 15 octobre 2009, Jean-Paul Alduy a annoncé sa démission en tant que maire de Perpignan. Il souhaite s'investir plus dans l'agglo, laissant ainsi le siège de maire à son premier adjoint Jean-Marc Pujol, et lui devenant premier adjoint (officialisation le 22 octobre 2009 lors du conseil municipal).
Candidats ayant obtenu plus de 5 % des suffrages exprimés :
Les activités économiques de Perpignan sont l'agro-alimentaire et la métallurgie. Perpignan est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales. Elle gère le port de Port-Vendres et l’aéroport de Perpignan.
Depuis quelques années, un certain nombre de zones économiques ont vu le jour à la périphérie de la ville :
La ville, bien quelle ne soit pas très industrialisée, possède (ou a possédé) quelques usines. La ville est surtout connue pour ses poupées Bella fabriquées à Perpignan même, jusqu'en 1984 , date de fermeture de l'usine, aujourd'hui seul subsiste un musée de ces poupées, les anciennes installations ayant été rasées .
De nos jours la ville possède trois principales usines de confiseries et chocolaterie, tels la Confiserie Du Tech (zone Mas Guérido-Cabestany), l'usine Cémoi - Cantalou (Chocolaterie) et la biscuiterie Lor
Il faut aussi savoir que plusieurs usines se trouvent dans les secteurs d'activité comme Torremila (Astral (siège français)…), Grand Saint-Charles, etc.
Le Pôle Economique Saint Charles est la 1re plateforme de fruits et légumes d'Europe. Situé au sud-est de Perpignan, elle s'étale sur près de 900 hectares, où sont implantées près de 560 entreprises offrant 8 500 emplois directs. C'est le premier bassin d’emploi des Pyrénées-Orientales avec un chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros sur cinq secteurs d’activités principaux, répartis sur 300 000 m2 d'entrepôts.
Près de 1,5 million tonnes de fruits et légumes transitent ainsi chaque année.
Situé au Nord de Perpignan sur près de 200 hectares, l’Espace Polygone compte aujourd'hui plus de 425 entreprises et près de 3 000 emplois. Après une période de déclin, liée à son passé de zone industrielle, l’Espace Polygone connaît depuis 1998 ans un nouvel élan grâce à d’importants travaux de rénovation. Cet embellissement en a fait un site en plein développement économique avec un réseau de PME / PMI de plus en plus dense.
Avec l'arrivée d'enseignes nationales telles que E.Leclerc, Botanic, BUT, Intersport, Hertz, King Jouet… c'est un espace commercial de plus en plus fréquenté, de par son dynamisme et sa situation géographique. L’Espace Polygone dispose à proximité d’infrastructures nombreuses et performantes, qui favorisent le développement national et international des entreprises : autoroute, future ligne TGV, aéroport international, liaisons maritimes, parcs d’activités spécialisés. En 2008, ce quartier de vie en pleine mutation urbaine s'enrichit grâce à la construction du nouvel hôpital de Perpignan, de l'espace aquatique du Haut-Vernet et des opérations de l'Agence nationale de rénovation urbaine. L'espace Polygone se situe au nord de la ville et s'est développé le long de l'ancienne N9.
Preuve de cette vitalité nouvelle, la crèche interentreprises Les Petits Chaperons Rouges a vu le jour en janvier 2009. Cette réalisation s'est faite en partenariat avec l'association des entreprises. Elle permet aux salariés travaillant sur l'espace Polygone Nord de bénéficier d'un cadre de qualité pour la garde et l'éveil de leurs enfants.
Tecnosud est une zone d'activité économique située au sud de Perpignan, à côté du Mas Balande et au sud du Moulin à Vent. C'est une zone qui accueille Le Pôle DERBI ainsi que des entreprises de haute technologie, un laboratoire de recherche (PROMES) ainsi que des entreprises aux activités tertiaires (publicité par exemple).
Ce nouveau parc d’activités, en cours de construction, s’inscrit dans le cadre du développement de la filière santé et soins à la personne, situé dans le Nord de Perpignan entre l'aéroport et l'Espace Polygone. Elle accueillera à terme des activités de services et des établissements sanitaires et sociaux.
Perpignan, scolarise près de 9 000 élèves de 2 à 12 ans répartis dans les 64 écoles maternelles et élémentaires de la Ville.
Perpignan possède près de huit collèges publics ainsi que de quatre privés. La ville dispose aussi de six lycées publics ainsi que de cinq privés.
Liste des collèges et lycées de la villeL'université de Perpignan (1760-1763)
L'université de Perpignan au XVIIIe siècle.En bon franc-maçon du XVIIIe siècle, vecteur de la pensée des Lumières, Augustin-Joseph de Mailly rénove l'université, entre 1760 et 1763, fait bâtir de nouveaux bâtiments à Perpignan pour pallier la ruine de l'ancienne.
Le 31 mars 1759, une déclaration du roi Louis XV précise les principes et les modalités de réalisation de la rénovation de l’université. Puis, une ordonnance du 7 septembre 1759 énumère les dispositions matérielles décidées pour financer les travaux. Enfin, la même année, la construction d’un nouveau bâtiment est décidée.
La façade du bâtiment, réalisée par un maître d'œuvre franc-maçon, est construite sur le modèle d'un temple maçonnique. Les travaux sont entièrement financés par le maréchal qui trouve là un bon moyen de s'attirer la sympathie des étudiants. Cet établissement est doté d'un jardin des plantes (bastion des Capucins), d'un jardin des arbustes (bastion de France), d'un cabinet d'histoire naturelle, cabinet de physique, d'un amphithéâtre d'anatomie et d'une bibliothèque publique. Car, par la même occasion il convertit l'ancienne bibliothèque en Bibliothèque de l'école centrale. Elle est d'ailleurs en partie alimentée grâce au don du maréchal, qui lui lègue tous ses livres. Elle s’enrichit de 3 000 ouvrages dons particuliers d'Augustin-Joseph de Mailly, qui obtint en outre en sa faveur, un exemplaire de tous les ouvrages qui s’imprimaient au Louvre soit acheminé et déposé dans ce lieu. Le franc-maçon Augustin-Joseph de Mailly d’Haucourt, omnipotent et omniprésent, a certes donné l’impulsion nécessaire pour concrétiser de nouveaux foyers de sociabilité n’hésitant pas à contribuer de ses propres deniers pour faciliter leur exécution. Le recteur Louis Marigo-Vaquer exprime le 2 juillet 1786, devant l'assemblée générale de l'université réunie pour l'inauguration du buste Augustin-Joseph de Mailly, la reconnaissance de l'institution à l'égard de son bienfaiteur et sa fierté de détenir d'importantes collections d'objets naturels, vifs ou conservés.
Au XVIIIe siècle, l'Université de Perpignan étant tombée dans un état complet de décadence, le Maréchal de Mailly, commandant de la Province, entreprend de la relever. Il décide alors la construction d'une nouvelle université dans la rue du Musée. L'université cesse de fonctionner en 1794. Après avoir accueilli la bibliothèque communale, le musée des Beaux-arts, l'édifice est affecté depuis 1980 aux Archives Communales.
Aujourd'hui et depuis 1979, Perpignan est dotée d'une université, l'Université Perpignan Via Domitia, située près du moulin à vent. Près de 11 000 étudiants sont inscrits, dont 30% d'étrangers venant d'Asie et d'Afrique principalement. Elle propose un « pôle de compétitivité » sur le thème des énergies renouvelables (Pôle DERBI), énergies très présentes dans le département (vent et soleil). L'UPVD, membre du réseau des Universités catalanes Joan Lluis Vivès et est membre d'Agropolis International.
Source : Les écoles privées hors contrat en Languedoc-Roussillon
La ville est dotée d'une étoile ferroviaire à vocation internationale avec la ligne Narbonne - Port-Bou et la future Ligne Perpignan - Figueres (Ligne à grande vitesse mixte avec FRET), qui devrait être opérationnelle en 2009. L'arrière-pays est relié à la ville par la ligne Perpignan - Villefranche-de-Conflent qui se prolonge par la ligne de Cerdagne vers Mont-Louis.Des TGV, surtout des TGV Duplex, relient quotidiennement Perpignan à Paris et à Bruxelles-Midi directement, via Lyon et Lille-Europe.Des TER relient de nombreuses fois par jour Narbonne, Carcassonne, Toulouse et Montpellier, ainsi que Marseille.Les trains Corail et Corail Téoz qui effectuent les liaisons quotidiennes Cerbère-Paris (Austerlitz)/Marseille passent obligatoirement par Perpignan.Selon le Plan de Déplacement Urbain (PDU) de la Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée, une augmentation du service TER sur ce réseau est prévue, avec entre autres l'instauration de nouvelles haltes ferroviaires (Tecnosud-Université au sud de Perpignan) et de navettes cadencées Villefranche-de-Conflent - Elne toutes les 40 minutes aux heures de pointe.
L'aéroport de Perpignan-Rivesaltes, la Llabanère assure des vols nationaux et internationaux. Il y a ainsi des vols quotidiens avec les villes de Paris, Manchester, Londres, Southampton, Charleroi, Birmingham et Bristol, favorisant le développement économique de la ville.
Au niveau routier, la ville est reliée à Narbonne au nord et Barcelone en Catalogne espagnole au sud par l'autoroute A9, qui constitue l'épine dorsale du réseau régional et international. De plus, un réseau de voies rapides relie Perpignan à Rivesaltes et Le Barcarès au nord, Canet-en-Roussillon à l'est, la Côte Vermeille au sud et Ille-sur-Têt à l'ouest (route d'Andorre).La première tranche du nouveau contournement de la ville est actuellement en construction. Devant être achevée d'ici 2011, ce tronçon reliera alors l'actuelle pénétrante nord à la voie sur berge sans passer par le Pont Arago. Dans un deuxième temps, cette nouvelle voie express à deux fois deux voies sera ensuite prolongée jusqu'à l'échangeur 42 (Perpignan Sud) de l'autoroute A9 (tronçon déclaré d'utilité publique), puis, dans un troisième temps, jusqu'à la RD 914 (voie express vers Elne et la Côte Vermeille).
Lignes de Bus de la CTPM
Logo de la CTPMLe réseau de bus de l'Agglomération de Perpignan est exploité par la Compagnie de Transport Perpignan Méditerranée CTPM, elle-même régie par la Compagnie Française de Transports (CFT).La compagnie a opté il y a quelques année pour un réseau organisé « en étoile », où presque toutes les lignes convergent vers le centre-ville.
Un service de Bus Terravision existe entre l'aéroport de Gerone et Perpignan.
Depuis le mercredi 27 février 2008, 15 stations de vélo BIP! rassemblant environ 150 vélos, mises en place à l'instigation de la municipalité de Perpignan, sont en service dans toute la ville.
Perpignan est une ville qui s'est organisée au début sur le site de Castell Rosselló (Château Roussillon en français) un oppidum romain, à l'Est de la ville et traversé par la Via Domitia. Puis plus tard, elle se déplaça vers les terres (actuellement) et s'y développa. Vue du ciel la ville a une forme de croix et s'étale du nord au sud sur 13 kilomètres environ, et de l'ouest à l'est sur 12 kilomètres environ soit environ 68 km². De ce fait, la superficie de Perpignan est plus importante que celle de Bordeaux, Lyon ou Montpellier.
Depuis quelques mois la ville de Perpignan est organisée en cinq arrondissements, avec un maire à la tête de chaque circonscription. Les compétences de ces derniers ont été définies récemment.
Perpignan est une ville fleurie , elle abrite plusieurs parcs :
Perpignan étant une ancienne ville forteresse, son hyper-centre est très étendu. Il est composé pour la majeure partie de maisons de l'époque typique catalane de trois à cinq étages par endroits, et peintes avec un enduit lisse aux couleurs chaudes, orange, jaune ou bordeaux… Les toits sont constitués essentiellement de tuiles rouge typiques de la région, hormis pour certains bâtiments de style haussmannien, fréquents dans la « nouvelle-ville » (boulevard Clemenceau et quartier de la gare). Les quartiers proches de la gare sont en voie de réhabilitation, notamment grâce à l'arrivée du TGV.
Vue panoramique de la place de la République, le 29 juillet 2008.C'est une place piétonne située au cœur de la vieille ville. À droite, on aperçoit le théâtre municipal. Fontaine de la Place Bardou Job située en centre-villeLe Vernet (El Vernet en catalan) est le quartier Nord de la ville (au-dessus de la Têt). L'avenue Maréchal Joffre, sa principale artère (ancienne N9) est par son style, le prolongement du centre-ville (grand boulevard et immeubles hauts). De nombreuses maisons et appartements ont vu le jour autour de cet axe.
Perpignan est une « ville d'art et d'histoire ».
« Perpignan 2008 Capitale de la culture Catalane »
Le logo Perpignan 2008 Capitale de la culture CatalanePerpignan est devenue le 1er janvier 2008 la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance aura un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales. Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvriront tous les champs de la création : du 12 janvier au 16 mars à la galerie « À cent mètres du centre du Monde » douze artistes nord catalans déclinent leur vision du « Centre du Monde » ; du 14 juin au 20 août Jean Capdeville accrochera au Couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans après la déclaration de Pau i Treva de Déu (la trêve de Dieu promulguée à Toulouges, suspension de l’activité guerrière durant certaines périodes de l’année) « Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fêtera Sant Joan Festa Major et la fête de tous les pays catalans… Pendant toute l'année la culture catalane sera célébrée au sein des quatre cent spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposées par les associations et les institutions diverses. »
L’Institut Jean Vigo, centre cinématographique d’animation et de recherche et centre de ressources sur l’histoire du cinéma et l’histoire des sociétés, organise le festival annuel « Confrontation », des colloques, des expositions et des actions d’éducation à l’image. Avec ses collections film et non-film l'Institut organise des activités pour la valorisation et la diffusion de son patrimoine cinématographique. Il publie également Les Cahiers de la Cinémathèque.
Par ailleurs, de nombreux cinéastes sont venus tourner à Perpignan ou dans sa région pour des films aussi originaux que Leur morale… et la nôtre de Florence Quentin (comédie produite par F comme Films et Gaumont avec France 2 et tournée pendant 6 semaines à Perpignan dans le quartier du Moyen Vernet), film dont les rôles principaux sont tenus par Victoria Abril et André Dussolier.
Depuis 1416, la confrérie de la Sanch fait revivre lors du Vendredi saint, la passion du Christ dans les rues de Perpignan.
La cuisine de la région de Perpignan est évidemment catalane.
Perpignan est un lieu unique où l'architecture française côtoie l'architecture espagnole et catalane.
Mais ce sont aussi des prouesses architecturales : Castillet, Palais des rois de Majorque, Palais des congrès, future gare TGV abritant la ligne Paris-Barcelone, futur Théâtre de l'Archipel (signé Jean Nouvel)… L'un des plus beaux bâtiments de Perpignan est les « Dames de France » qui abrite aujourd'hui la FNAC ainsi que d'autres commerces de tous types, mais qui abritait auparavant la très chic enseigne française « Aux Dames de France » fermée en 1989.
Enfin, il ne faut pas oublier le « quartier Saint Jacques » qui accueille une communauté de gitans catalans et espagnols majoritairement et qui est doué d'une architecture atypique (rues et bâtiments très étroits, reliefs irréguliers, linge étendu au-dessus de nos têtes)
France 3 Sud et Perpignan TV, qui émet sur le réseau Numéricâble à Perpignan, sont deux chaînes de télévision qui sont présentes à Perpignan. Depuis le mois d'octobre 2007, la télévision transfrontalière TSF émet de part et d'autre des Pyrénées catalanes via le satellite espagnol Hispasat, des programmes en quatre langues, français, catalan, espagnol et anglais. Une production quotidienne d'émissions plateau et jeux interactifs de six heures. Le 23 mai 2008 a eu lieu à Perpignan, l'inauguration de la chaîne eurorégionale TSF Pyrénées Méditerranée.
L'Indépendant est le quotidien le plus connu localement. Perpignan accueille également plusieurs stations de radio locales comme France Bleu Roussillon.
Plusieurs lieux de cultes catholique sont à nommer à Perpignan, certains étant devenus des lieux d'expositions(*) :
La ville compte 14 mosquées et salles de prière. Une grande mosquée a été inaugurée à Perpignan en 2006, elle a été construite à l'entrée nord de la ville sur un terrain de 17 500 m². D'une superficie de 1 000 m², elle peut accueillir de 1 000 à 1 200 fidèles (900 hommes en rez-de-chaussée, 300 femmes à l'étage). Elle constitue aujourd'hui la troisième mosquée de France en termes de capacité cultuelle, derrière les mosquées de Paris et de Lyon.
Perpignan est le lieu de naissance de :
Perpignan a également accueilli :
Perpignan a vu s'éteindre :
Perpignan possède un grand complexe hospitalier centre hospitalier Maréchal Joffre dans le lequel le nouvel hôpital Hôpital Saint-Jean recevra plus de patients à terme.
Fondé en 1116 par Arnaud Gaufred, Comte de Roussillon, l' hôpital Saint-Jean compte parmi les établissement hospitaliers les plus anciens de la Catalogne et du Midi de la France. À l'origine en centre-ville, au début à proximité de la Cathédrale (d'où son nom), puis à l'hôpital militaire et actuellement au Haut-Vernet vers 1914. Il est alors construit suivant un modèle classique pour l'époque, c'est-à-dire composé de pavillons individuels disposés en cercle. Dans les années 1960 l'hôpital change de nom, de « Hôpital St Jean », il devient « Hôpital Joffre ». Vieillissant en ce début du XXIe siècle, les pavillons sont actuellement remplacés par un très grand complexe qui a été partiellement inauguré en 2008.
Hôpitaux et Cliniques proches de la ville :
Liste des gymnases
L'académie militaire des Haras (1751)
Une académie militaire, à l’initiative du futur maréchal de Mailly, agissant pour le roi, est créé pour former de jeunes nobles au service du roi le 15 juin 1751. Elle doit former douze jeunes gentilshommes aux exercices convenables à leur naissance. Elle est bâtie dans le local d'une fonderie qu'on supprime. Il s’agit en effet d’une école militaire, où les jeunes nobles roussillonnais reçoivent une éducation militaire afin d’entrer au service du roi. L’élite nobiliaire de la province est formée dans cette académie. La formation dispensée au vu de la diversité des cours enseignés dans l'école des Haras démontre la volonté d'obtenir à la fois des soldats fidèles au roi mais aussi des hommes cultivés, éclairés et formés pour diriger. Selon d'autres sources, elles ne forment que huit cadets et les candidats sont rares. L’école militaire apparaît bien être un des espaces des lumières les plus fermés à l’intérieur de la ville, même aux yeux des francs-maçons. Mais cela semble être un choix délibéré du futur maréchal de France.
53e régiment d'infanterie
La ville de Perpignan est jumelée avec :
Région partenaire :
Villes partenaires :
Services de mobilité locale :