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Pertuis est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les habitants sont les Pertuisiens.
Au coeur de la Provence, en bordure de la vallée de la Durance et aux portes du Luberon, Pertuis est située en pays d'Aigues, dont elle est la capitale. Elle se situe à une vingtaine de kilomètres au nord d'Aix-en-Provence et est entrée depuis le 1er janvier 2001 dans la Communauté du Pays d'Aix , créant ainsi une communauté de communes inter-départementale. De par sa position géographique, Pertuis ou pertus en latin qui veut dire « passage », a toujours été un carrefour de communication entre la mer et la montagne. La commune est membre du Parc naturel régional du Luberon.
Le territoire du Parc naturel régional du LuberonAux carrefours de plusieurs routes, Pertuis se trouve sur l'itinéraire de nombreux transits. La route départementale 973 pour le voyageur qui viendra d'Avignon ou de Cavaillon et qui se rendra vers les Alpes, traverse la commune sur un axe est-ouest. La départementale D119 arrivant du nord relayée par la route D956, passant par l'unique pont sur la Durance de la ville allant vers la côte méditerranéenne.
Enfin, l'autoroute A51 venant de Marseille via Aix-en-Provence et allant vers Gap et Sisteron a une sortie sur la commune voisine au sud, (Meyrargues), à quelques centaines de mètres de la limite de la ville.
Gare SNCF vers Aix-en-Provence et Marseille.
Gares TGV à Aix-TGV Arbois (30 min) ou Avignon-TGV (1 h)
En fonction des destinations plusieurs aéroports.
Distance des grandes villes françaises
L'orientation et la localisation de Pertuis par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau :
Aux allures d'un plateau aux abords de la Durance, la pente se fait plus marquée à la lisière de la ville. Pertuis est sur les contreforts du massif du Luberon comme en témoignent les collines au nord-ouest et celles venant mourir sur le village depuis la Bastidonne à l'est. Lorsque l'on arrive du sud par Aix-en-Provence, peu après Venelles, on voit Pertuis en contrebas blotti au coeur de la vallée d'Aigues, et juste derrière, en fond de décor, les pentes abruptes et toujours lumineuses (versant sud) du massif du Luberon dominées par le Mourre Nègre qui culmine à 1 125 m.
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments.
Géologiquement, l'on retrouve principalement des dépôts alluvionnaires (sols du quaternaire) dans la zone autour du lit de la Durance au sud et de celui de l'Èze. On trouve des marnes et calcaires avec des argiles sableuses sur le relief (Éocène - Oligocène) à l'est du bourg. Le reste, autour du bourg et au nord de la route départementale 973, est essentiellement composé de molasses calcaires, sables et marnes du Miocène avec tout de même, au nord-ouest, un autre relief avec des congloméras du Pliocène et du Miocène.
L'Èze traverse la commune dans le sens nord-est/sud-ouest et va se jeter dans la Durance qui passe au sud de la commune, en bordure. Ce cours d'eau d'apparence plutôt modeste a fait l'objet de nombreuses polémiques au sein de la commune et a été l'un des enjeux électoraux entre les prétendants à la mairie. En effet lors des périodes d'automne ou à la fonte des neiges, celui-ci se transformait en véritable torrent créant des inondations dévastatrices dans Pertuis. Depuis, le lit de la rivière a été « canalisé ».
Il existe de nombreux canaux d'irrigation.
Pertuis bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur. Les influences continentales se font sentir en hiver (5 °C de température moyenne en janvier). La variabilité thermique est importante en hiver et aux intersaisons, quand les dépressions des latitudes moyennes traversent la France, et faible en été, car un anticyclone stationne et garantit un temps sec et stable. Les étés sont très chauds (température moyenne de 22 °C), avec quelques orages. Les températures maximales dépassent très souvent 30 °C en été.
Source : (en) The Weather ChannelL'origine de Pertuis est fixée par quelques historiens vers l'an 94 avant Jésus-Christ quand Marius installa un comptoir massaliote sur les bords de la Durance, bien qu'en 1909 Charles Cotte découvre et fouille au lieu—dit La Loubière au pied de la colline des Trois Frères, la nécropole de l'Agniel et son ensemble de tumuli. Les plus anciennes sépultures datent du premier âge de fer (fin VIIe siècle- début VIe siècle avant J.C.). Les objets d'importation grecque ou étrusques témoignent du rôle des chefs locaux dans l'activité économique de la Basse-Provence au moment de l'arrivée des Grecs et des Etrusques. (Visibles au Musée Borelly à Marseille).
Les Romains franchirent la Durance après de nombreux combats victorieux contre le peuple indigène. Ils établirent des relations commerciales avec les habitants et fondèrent un comptoir cette année-là sur les bords du fleuve avec un débarcadère pour les marchandises.
Après la chute de l'Empire romain et jusqu'à l'établissement de la féodalité, s'écoulèrent cinq siècles marqués par les invasions des Burgondes, des Visigoths et Ostrogoths, des Francs, des Lombards et les razzias des Sarrasins. Les Pertuisens se convertirent au christianisme, vers le fin du IVe siècle, prêché par Saint Trophime dans Arles dès l'an 150.
Pertuis fut placé sous la domination féodale par un acte de donation établit par Charles Martel à Nébolong, fils de son frère Childebrand en 739.
À partir du Xe siècle régna la première dynastie des Comtes de Provence.
En 966 le Comte Boson fit don de la Villa Pertusum. Un prieuré de l'abbaye de Montmajour y est établi, cette donation est confirmée en 981 par son fils Guillaume II. Le nom de Pertuis est cité pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Montmajour. Un bac permettant de traverser la Durance est attesté dès le XIe siècle, et faisait partie des plus fréquentés : il éclipse même les bacs voisins du Puy et de Meyrargues au XVe siècle. Au XIIe siècle, construction d'un château seigneurial.
En 1011 les trois fils de Nivellon pillent et brulent la ville, mais en 1019 ils confirment la donation aux moines de montmajour en échange de l'usufruit viager de la moitié du castrum de Pertuis.
Au XIIe siècle la Durance devient une frontière naturelle, au Nord le Comté de Forcalquier, fief de Guillaume Ier et au sud le Comté de provence, fief de la Maison de Barcelonne. Pertuis rattaché au Comté de Forcalquier constitue avec quelques localités du Pays d'Aigues le douaire des comtesses. Pertuis occupe donc une position stratégiques a la frontière des deux comtés.
En 1246 à la mort de Guillaume de Sabran le comté de Forcalquier n'existe plus. Son fils Guillaume de Pertuis et son petit fils Bertrand des Baux conservent la seigneurie de Pertuis jusqu'à la fin du XIIe siècle. En 1294 le comte de Provence, Charles II d'Anjou voulant reconstituer le domaine comtal dans son intégralité rachète la seigneurie de Pertuis. Cela entraine un renouveau économique et Pertuis, avec son marché hebdomadaire, son établissement de change, est reputée pour la qualité de ses échanges.
Raymond VIII de TurenneMais en 1310 la seigneurie est à nouveau détachée du comté de Provence et aliénée à Bertrand de Got qui la garde jusqu'à sa mort en 1325. En 1343 Jeanne fille de Charles de Provence décédé en 1328 devient comtesse de Provence. C'est le début de la période noir en Provence. Des bandes armées dévastent la région, Pertuis est occupée de 1357 à 1362. A partir de 1384 Marie de Blois essaye de reconstituer le domaine comtal mais à Pertuis elle se heurte à Raymond VIII de Turenne et sa mère Aliénor de Comminges, qui va pendant 10 ans piller, saccager et rançonner le Comtat Venaissin. Mais la ville assiégée par les troupes du Maréchal de Boucicaut, envoyées par le Roi de France, se rend le 26 juin 1397.
En 1460, le roi René fait don de la ville à Jeanne de Laval, sa seconde femme.
Pertuis devint française le 10 décembre 1481, lors de l'union de la Provence au royaume de France, après la mort de roi René.
En 1493, rattaché à la France, Pertuis reçoit de Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier le privilège d'inaliénabilité à la Couronne et la fleur de lys sur son blason, privilège rare pour une ville.
En 1498 les Carmes négocient leur installation à Pertuis.
En 1562, Pertuis résiste au siège de Paulon de Mauvans, capitaine protestant.
En 1590, le duc d'Épernon, lieutenant général du roi de France Henri III, convoque le Parlement à Pertuis. Majoritairement ligueur, le parlement d'Aix ne se déplace pas et convoque une assemblée des communes à Marseille. Des magistrats royalistes, minoritaires, constituent cependant un parlement rival de celui d'Aix, à Pertuis. À la mort d'Henri III, le parlement de Pertuis reconnaît Henri IV, celui d'Aix le cardinal de Bourbon. Ces divisions sont l'occasion pour le comte de Savoie de pénétrer en Provence et, victorieux à Riez, de se voir confier les pouvoirs civils et militaires dans la province par le Parlement d'Aix.
En 1596, le château est détruit à la demande des pertuisiens suite aux nombreux sièges qu'ils ont subis.
Période 1617-1632
Chronologie d'une période très dure pour Pertuis.
Armoiries du Marquis de VitryLe 24 avril 1617, Capitaine des gardes de Louis XIII, Nicolas de L'Hospital, Marquis de Vitry, tue Concino Concini favori de la Régente Marie de Médicis ; en récompense il est promu maréchal de France. Louis XIII devient Roi de France.
En 1629 : la peste touche Aix-en-Provence. Une partie du parlement s'installe à Pertuis : Les Grands Jours de Pertuis, mais en 1630, partie de Pertuis, une sédition des parlementaires se transforme en révolte quand le Parlement réintègre Aix : c'est la Révolte des Cascavèux ou Folie aixoise.
En 1630 -1631 : la peste est dans Pertuis. Cette même année Condé arrive en Provence avec 5000 hommes. Craignant les représailles de Richelieu son ennemi personnel, le gouverneur, le Duc de Guise, se sauve en Italie.
Le 22 mars 1632 : le Maréchal de Vitry, nouveau gouverneur, fait son entrée dans Pertuis. On constatera que l'arrivée du maréchal de Vitry, nouveau gouverneur de la Provence, intervint en une période dramatique. Une réputation de « fort caractère » le précéda. Réputation que les Provençaux reconnurent par la suite non usurpée.
Extrait du registre des délibérations annonçant son arrivée :
« sera randu et fait au dit Seigneur Mareschal de Vittry touts les honneurs & et complimants que seron possible a ceste communauté. »Développement de la Ville
Du XVIe au XVIIIe siècle, les bastides se développent sur et autour de la commune en même temps que l'économie locale. C'est entre autres la culture des muriers pour les vers à soie. C'est l'époque des grandes constructions qui vont amener la ville à 4000 habitants en 1789.
En 1786, Louis XVI décréte la suppression de l'Abbaye de Montmajour, biens, droits et revenus sont dévolus à l'archevêché d'Aix.
L'hiver 1789 est très rigoureux, les blés sont gelés et le 26 mars la foule affamée pille le grenier à blé.
Depuis la Révolution
En 1790 querelle entre Apt et Pertuis pour l'attribution du chef-lieu de district. Finalement Apt est retenue.
Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
L'état de siège est maintenu à Pertuis de juin 1795 à mai 1796.
Un pont suspendu est construit en 1835 (sixième pont sur la Durance), et 1880, d'une voie de chemin de fer, puis des canaux d'irrigation peu après, mais c'est le barrage de Serre-Ponçon en 1952 qui permet de limiter ses crues et faciliter ainsi une utilisation plus importante de la partie alluvionnaire des terres qui bordent la Durance.
En octobre 1887, Gustave Lançon installe à Pertuis une usine électrique pour l'électrification des rues pertuisiennes. Pertuis devient la 6e commune française à être électrifiée.
Pertuis vient du latin pertus et désigne une trouée, un passage.
Pour d'autres, comme Alfred Maille, Pertuis vient du mot latin portus en référence au port établi par les Massaliotes sur les bord de la Durance, au début du Ier siècle av. J.-C.. Si cette étymologie n'est plus admise de nos jours, il n'en demeure pas moins que la présence d'un port est attestée depuis l'Antiquité. Le portus et les naves de Pertuis sont cités en 1050 et 1119 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor. Le port vieil est mentionné en 1248 dans la charte d'affranchissement octroyée aux Pertuisiens par Guillaume de Pertuis« Veniens a Massalia et a civitate aquensis transiens per Caminum de Fornamira per Ecclesiam Sancte Candide ubi pedagium tenebatur ».
« En considération de la bonne et ancienne fidélité de ces habitants », Charles VIII, roi de France, comte de Provence et de Forcalquier, leur accorda ces armoiries par lettre patente d'octobre 1493.
De plus en plus la ville de Pertuis est appelée Pertuis en Luberon. Autant sur les sites internet de la ville (marie, office du tourisme) que sur les panneaux d'entrée de ville. Par contre l'officialisation du changement de nom n'a pas encore eu lieu.
En provençal la ville se nomme Pertús selon la norme classique ou Pertus selon la norme mistralienne.
Pertuis est chef-lieu du canton de Pertuis faisant partie de l'arrondissement d'Apt et du département de Vaucluse.
C'est à la fin du XVIIIe siècle que la maison commune fut transférée dans l'immeuble actuel ; c'était l'hôtel particulier de la famille de Croze, acquis par la ville en 1828.
De par sa taille la commune dispose d'un conseil municipal de 33 membres (26 conseillers de la liste majoritaire et 7 d'opposition : 5 de la liste socialiste Fabien Perez et 2 de la liste Noëlle Trinquier).
Au sein de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix la commune dispose de 7 conseillers communautaires : le maire en tant que Vice-président de la communauté et 6 conseillers (5 issus de la majorité et 1 de l'opposition).
Pertuis a un électorat plutôt de gauche localement et s'orientant à droite au niveau national. En effet depuis 1945 seuls deux maires non socialistes ont été élus : en 1982 Pierre Fructus UDF (bien qu'en 2008 il ait soutenu la liste du Parti socialiste) et Roger Pellenc UMP depuis 2008. Les conseillers généraux sont également des élus socialistes. Par contre aux législatives et aux présidentielles la ville vote à droite.
Au référendum européen sur le traité de Maastricht (scrutin du 20 septembre 1992), sur 10 071 inscrits, 7 059 ont voté, ce qui représente une participation de 70,09 %, soit une abstention de 29,81 %. Il y a eu une victoire du non avec 3 704 voix (53,92 %) contre 3 166 voix (46,08 %) qui se sont prononcées pour le oui, 189 votes (2,68 %) étant blancs ou nuls.
À l'Élection européenne de 2004, Michel Rocard (PS) est arrivé en tête avec 33,29 %, suivi par Françoise Grossetête (UMP) avec 12,86 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 12,71 %, Thierry Cornillet (UDF) avec 9,36 %, Jean-Luc Bennahmias (écologie) avec 7,84 % , Manuella Gomez (PCF) 6,58% et Patrick Louis (MPF) avec 5,56% ; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%.
Au référendum sur la constitution européenne (scrutin du 29 mai 2005), sur 12 708 inscrits, 8 634 ont voté, ce qui représente une participation de 67,94% du total, soit une abstention de 32,06%. Il y a eu une forte victoire du non avec 5 084 voix (60,02%), 3 386 voix (39,98%) s'étant prononcées contre et 164 (1,90%) étant des votes blancs ou nuls.
À l'Élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy (UMP) avec 31,22%, suivi par Ségolène Royal (PS) avec 24,26 %, François Bayrou (UDF) avec 18,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 11,81 % et Olivier Besancenot avec 4,37 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3%. Le second tour a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 55,25 % (résultat national : 53,06 %) contre 44,75 % pour Ségolène Royal (résultat national : 46,94).
À l'Élection européenne de 2009, Françoise Grossetête (UMP) est arrivée en tête avec 24,86 %, suivie par Michele Rivasi (Europe Écologie) avec 18,06 %, Vincent Peillon (PS) avec 17,26 %, Jean-Marie Le Pen (FN) avec 8,43 %, Jean-Luc Bennahmias (Modem) avec 8,13 %, Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche) 6,68% et Raoul-Marc Jennar (NPA) avec 5,48 %; aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5%. Le taux de participation a été de 36,62 %.
Le budget primitif municipal pour 2009 s'élève à 27 160 649 euros (28 826 650 euros en 2008) avec 22 476 428 euros pour le fonctionnement et 4 714 721 euros pour l'investissement contre.
Pour le fonctionnement, le principal poste de dépenses est les « charges de personnels » (12 670 000 euros) soit 47%, les deux postes suivants sont les « charges à caractère général » (5 330 027 euros) soit 20% et les « autres charges de gestion courante » (2 032 243 euros) soit 7%. Le poste de recettes principal concerne les impôts et les taxes avec 14 609 105 euros soit 54%; ce poste comprend, entre autres, les impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière, taxe professionnelle, taxe d'enlèvement des ordures ménagères) mais aussi les taxes de séjour (locations saisonnières, hôtellerie, chambres d'hôtes, etc), les taxes de parking, etc. Suivent ensuite les postes « dotations et subventions » pour 5 121 643 euros soit 19% et les « produit des services » avec 1 599 616 euros soit 6%.
Pour l'investissement, la plus grosse dépense concerne les travaux de voirie (500 000 euros), aménagement des parkings rue des Remparts (200 000 euros), étude de la création d'un gymnase (150 000 euros), extension de la zone de vidéo-surveillance (133 750 euros), les autres projets pour moins de (105 000 euros).
Pour la taxe professionnelle c'est l'intercommunalité qui la touche ; son taux est de 19.00%.
La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
Les taux d'imposition (part communale) pour la TH, la TFPB et TFPNB n'ont pas varié depuis 1998. Le seul taux ayant changé pendant cette période est la taxe d'enlèvement des ordures ménagères qui est passée progressivement de 6,80 % à 9,36 %.
Evolution démographique:Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu. Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872. Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Superficie et population:
La ville de Pertuis a une superficie de 6 623 km² et une population de 18 906 habitants, ce qui la classe :
Pertuis est jumelée avec :
Économiquement, l'agriculture et le tourisme sont les principales activités de Pertuis et ses environs.
Agriculture:
Cave vinicoleLongtemps connu comme une capitale de la pomme de terre, cette activité est maintenant en déclin. On trouve aussi des producteurs de miel, de fromage de chèvre, de melons, ou encore de cerises. On trouve également dans la région l'asperge de Pertuis.
La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues.
Mais l'agriculture est en léger déclin: entre 1988 et 2000 le nombre d'exploitations agricoles est passé de 212 à 152 pour une surface cultivée qui est passée de 2247 ha à 1841 ha. C'est surtout la surface des grandes cultures qui a diminué (186 ha au lieu de 306 ha) alors que la surface principale constituée des fruits, légumes et viticulture a augmenté de 1352 ha à 1372 ha.
Tourisme:
Le tourisme, beaucoup plus récent, s'est plus ou moins développé en même temps que celui du Luberon et continue de se développer (Office de Tourisme, hotels, camping, chambres d'hôtes, gites, etc.). Entre 2004 et 2008, si la capacité d'accueil au niveau camping est la même avec un camping 3 étoiles de 180 emplacements, l'offre hôtelière s'est accrue par transformation ; il y a toujours un hôtel 3 étoiles de 46 chambres, disparition de l'hôtel 2 étoiles de 13 chambres mais création d'un hôtel sans étoiles de 59 chambres soit une capacité hôtelière de 105 chambres au lieu de 59.
Entreprises:
Aujourd'hui Pertuis est en pleine mutation économique avec l'arrivée de nombreuses entreprises (199 créations en 2007) s'implantant sur le parc d'activités de Saint-Martin qui ne cesse de se développer entre la Durance et le centre ville, proposant des activités de hautes technologies comme l'informatique ou les techniques de recyclage automatisé (Pellenc ST). Au 31 décembre 2006, la commune comportait 1486 entreprises dont 14 de plus de 50 salariés mais 829 sans aucun salarié.
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Vaucluse.
La plus grosse entreprise de la ville est le Groupe Pellenc.
Transports:
Depuis l'adhésion de Pertuis à la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix le 01/01/2001 un réseau de transport communautaire s'est progressivement développé:
Septembre 2004 : expérimentation d'une ligne urbaine avec des minibus : Pierre Plantèe - Zac St Martin .
19 septembre 2005 : création de 3 lignes de minibus dans Pertuis :
6 mars 2008 : Tout en maintenant presque tous les arrêts existants, refonte des lignes avec création d'une 4e ligne et d'arrêts supplémentaires. Toutes ont un terminus commun : la gare SNCF.
1er septembre 2009 : le parcours des lignes C (qui devient : Notre Dame des Anges-Gare SNCF) et D ont été modifiés.
14 février 2005 : création d'une liaison Aix-Pertuis Express par l'autoroute A51. C'est la société des Cars du Pays d'Aix qui assure cette liaison avec des cars Setra de 55 places.
1er septembre 2007 : renouvellement du contrat de cette ligne. Ce sont les compagnies Sumian et Suma qui ont le marché jusque fin août 2009. La plupart des cars sont des VDL Bova de 63 places.
1er septembre 2009 : c'est Veolia Transport qui décroche le nouveau contrat. Véolia posséde également le réseau d'Aix-en-Provence Aix—en-Bus et avec les autres lignes possedées et acquises a desormais le quasi monople des transports dans la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Création de à la même date de la ligne expresse Pertuis-Les Milles (Technopole de l'Arbois).
Compétence du conseil général de Vaucluse.
Le pont de la Durance:
Le Vaucluse étant séparé des Bouches du Rhône par la Durance, il faut un pont pour relier les deux.
Pont de la Durance en 1900Le 14 septembre 1833, le marché pour la construction d'un pont à Pertuis est adjugé à Jules Seguin et Cie, qui se propose de construire un pont en fil de fer, moyennant la concession d'un péage pendant 48 ans et une subvention de 60 000 F accordée par l'Etat. L'ouverture du pont est effective en octobre 1835. Des vices de construction apparaissent très vite aux culées, à la pile, au tablier, si bien qu'en 1842 le concessionnaire est mis en demeure de le mettre en bon état. Quelques réparations sont faites, mais le 2 novembre 1843, une crue emporte la travée droite. Cette même crue emportait 5 autres ponts sur la Durance : les ponts des Mées, de Mirabeau, de Manosque, de Cadenet, de Rognonas. En juillet 1844, il est de nouveau ouvert à la circulation.
Conformément au cahier des charges de 1833 et à la loi du 30 Juillet 1880 sur le rachat des concessions des ponts à péage, les départements de Vaucluse et des Bouches-du-Rhône prennent possession du pont suspendu le 23 octobre 1883. Des réparations et des modifications de l'ouvrage sont aussitôt envisagées, notamment par le prolongement et l'adjonction d'une nouvelle travée de 100 mètres de portée en même temps que la réfection complète du système de suspension. Ce programme n'a pas été réalisé. Ce n'est qu'en 1901 que des travaux sont effectués. Le nouveau projet comprend la restauration de la suspension et la construction d'un guideau à la pile destiné à améliorer l'écoulement des eaux. Ces travaux ont coûté 145 000 F aux deux départements. C'est Arnodin, ingénieur-constructeur à Châteauneuf-sur-Loire, qui a été sollicité pour ce projet.
Au cours de la seconde guerre mondiale le pont de la Durance a été bombardé le 15 août 1944 à 15h15 et ce bombardement a été décidé par la 15e Air Force Army order n°598. Les avions utilisés étaient des Lockheed P-38 Lightning armés de bombes de 1000 livres. Seule la route fut détruite. Finalement des charges explosives posées par la Résistance le détruirent.
Une passerelle en bois permettait, aux seuls piétons, le franchissement du pont pour se rendre dans les Bouches-du-Rhône. Il fallut attendre 1952 pour qu'un nouveau pont soit construit.
Problèmes et projets: Comme beaucoup de villes qui ont subi une croissance rapide, Pertuis accuse de sérieux problèmes de circulation, dans le centre ville ainsi qu'aux principales entrées de la commune.
Un parking à grande capacité aménagé en contrebas du centre ville ainsi que l'instauration d'une zone limitée à 30 km/h devrait inciter les usagers à ne pas circuler dans le centre. A terme, il est question d'interdire cette zone à la circulation.
Un bureau d'études a recensé entre 20 000 et 25 000 véhicules par jour sur l'entrée sud (venant d'Aix et Marseille), entre 15 000 et 20 000 véhicules aux entrées est et ouest et plus de 5000 sur les autres axes venant des villages avoisinnants.
La toute nouvelle déviation inaugurée le 25 juillet 2007et baptisée Jean Garcin le 11 avril 2009 contournant la ville par le sud ouest sur 3 km a sensiblement amélioré la situation en centre ville.
Historique:
Au début du siècle Pertuis avait 2 établissements hospitaliers, la Charité et l'hôpital Saint-Jacques (rue de Croze du nom de son fondateur en 1705). De part et d'autres , des écoles étaient en activité. Les élus de l'époque (le maire étant Monsieur Turcan) jugeant la proximité malsaine, décidèrent le 23 décembre 1902, de réunir les 2 hôpitaux en un seul, à l'hôpital Saint Jacques, rue de Croze. Les écoles furent transférées dans les locaux de l'hospice de la charité. Une partie des locaux pour le collège et l'autre (réaménagé) pour l'école communale des garcons et l'école communale des filles. L'inauguration eu lieu en 1904 en présence de Camille Pelletan, Ministre de l'Education.
Actuellement ce vaste batiment avec ses 2 grandes cours et sa cour intermédiare abrite les actuelles écoles primaires : "Albert Camus", "Georges Brassens" ainsi que l'école de musique du Sud-Luberon.
De nos jours:
La ville est située dans l'académie d'Aix-Marseille. Elle bénéficie actuellement de: 4 écoles maternelles : "Aimée Meynard", "du Parc", "Le Clos Fleuri" et "Saint Roch".
5 écoles primaires : "Albert Camus", "Georges Brassens", "La Burlière", "Henri Crevat" et "Pierre Augier".
2 collèges : "Marcel Pagnol" et "Marie Mauron".
1 lycée : Lycée régional polyvalent "Val de Durance". Lycée d'enseignement général et technologique (Bac séries L, S , ES, et STG) avec un taux de réussite de 93% en 2008 (8e lycée vauclusien sur 31).
Les pertuisiens peuvent bénéficier des équipements et services d'un centre de loisirs Multisports, complexe Verdun, d'un boulodrome, de courts de tennis, d'un skate park, de l'école Municipale des Sports, de la piscine communautaire, des Gymnases du Tourrier et de Saint-Roch.
Les nombreuses associations sportives, en majorité regroupées au sein du Club Sportif Pertuisien (CSP), utilisent ses équipements qui permettent de pratiquer des sports tels que : aquagym, athlétisme, badminton, basket-ball, canoé, chasse, course à pied, cyclisme, danse classique, danse de compétition, équitation, escalade, football, gymnastique, handball, kayak, marche, moto-cross, musculation, natation, pêche, pétanque, polo, rugby, tennis, tennis de table, tir, tir à l'arc, trampoline, vol, voile, volley-ball, yoga, water-polo et arts martiaux (dont le sambo partiqué chez Tony Albiol double champion du monde).
Voir ci-dessus pour la fusion en 1902 des 2 hôpitaux de la ville.
En 2008:
La ville comporte aussi 3 services d'ambulances privées.
Le marché paysan chaque mercredi et samedi (Place Garcin) et le traditionnel marché provençal le vendredi (partie haute du Cours de la République, Rue Danton, places Mirabeau , Jean Jaurés et du 4 Septembre) permettent de profiter des produits du terroir.
Pertuis est une commune possédant un gros tissus associatif, en 2009 on recense pas moins de 177 associations :
55 associations sportives.
60 associations culturelles : Langage (4), Connaissances (14), Jeux de société et d'esprit (5), Activités manuelles et Arts plastiques (11), Patrimoine-traditions (5) échanges culturels (13], Théâtre-spectacle (8)
13 associations musicales
33 associations humanitaires et sociales
5 associations petite enfance
4 associations Anciens combattants
7 associations de quartier
Culte catholique :
Église Saint-Nicolas .
Pertuis est le siège de la doyenné de Pertuis regroupant 21 communes
Culte protestant :
Temple rue Marceau . c'est un ancien lavoir construit en 1882 et qui a été transformé en temple en 1966.
Centre évangélique protestant : 123 chemin des prés.
Eglise évangélique Tzigane : Chemin de la dourdoille.
Culte musulman : Salle de prières rue Bonne
Ecologie et recyclage:
L'ancienne municipalité a voulu faire de Pertuis une ville pilote au sein de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix (C.P.A.) le tri et le recyclage. Chaque foyer ou ensemble dans certains endroits béneficient en plus du conteneur d'ordures ménagères un bac ou conteneur (jaune) pour les plastiques et papiers. De plus sont installés en de nombreux endroits des points d'apport volontaires avec conteneur a verres, papiers, plastiques et en quelques points chifons/vetements.
Une décheterie sélective intercommunale est installée quartier Goure d'Aure. Elle est de la compétence de la C.P.A.
Après une expérience concluante, en 2008, quartier Saint-Sépulcre, la commune a décidée d'étendre la distribution (à ceux qui le désirent) des composteurs a végétaux.
Animations:
Janvier : Salon Des Antiquaires
Avril – Mai : Foire aux fleurs, Fête du livre
Juin : Corso fleuri, fête foraine
Juillet : Foire à la Brocante
Août : Pertuis en fête, Concours de boules, Festival du Big Band
Septembre : Journée des Associations
Novembre : Marathon de Provence Luberon, Foire de la Toussaint, Dionysies Festival de théâtre Amateur
Pour facilité le recouvrement de la taille levée, le conseil de ville décide en 1362 de diviser la ville en quartier :
Le quartier Saint Nicolas délimité par la rue Grande et la rue Durance , s'étend autour de la place du Marché. Il doit son nom à l'église paroissiale qui se trouve en son centre.
Le quartier Vinory délimité par les rues Durance et Saint-Jacques et engloble l'ancien hôpital Saint-Jacques. L'origine de son nom est inconnue.
Le quartier Rougère s'appelait primitivement quartier du seigneur Boniface (premier estimateur en 1318) par contre personne ne connait monsieur Royère qui a laissé son nom au quartier. Le quartier regroupé autour de la place de l'Ange est délimité par les rues de l'Ange, Saint-Antoine et Saint-Jacques.
Le quartier Beaujeu doit son mon à Jacobus de Beljoco (Jacques de Beaujeu) estimateur en 1317, qualifié de primus internobilis. Il est délimité par les rues de l'Ange, Grande, Beaujeu et Vinory.
Le quartier Lambert ancien quartier Monet de Belioc, est délimité par les rues Notre-Dame, Vinory, Beaujeu et la place Mirabeau.
Le quartier Saint-Pierre, appelé à l'origine quartier du Four des Moines, doit son nom à la première église paroissiale, construite au XIe siècle par les moines de Montmajour.
De nombreux monuments pertuisiens sont classés monument historique :
L'Église Saint-Nicolas (XVe siècle - XVIe siècle) classée depuis le 14 octobre 1911. Quand l'église Saint-Pierre menace de s'écrouler, son mobilier est déplacé à l'église Saint-Nicolas qui devient église paroissiale le 25 janvier 1398. Une nef à trois travées, voutée d'ogive, étayée de puissants contreforts extérieurs, tel est l'aspect de la nouvelle église à la fin du XIVe siècle. Au XVIe siècle l'église est agrandie. En 1514, l'abbé de Montmajour, prieur de Pertuis, fait construire une quatrième travée de nef à l'ouest des trois déjà existantes. Au XVIIe siècle, avec la construction des chapelles méridionales (chapelle saint-Venture, du rosaire, Saint-Honorat et Saint-Antoine, Saint-Raymond) l'église prend sa physionomie actuelle. Le tremblement de terre de 1909 endommage les voûtes et la toiture.
La Tour Saint-Jacques du XIVe siècle classée depuis le 5 avril 1930.
La façade de la maison dite de la Reine Jeanne (Rue de Beaujeu) (propriété privée) depuis le 12 janvier 1931. Mais un mystère demeure : de quelle reine Jeanne s'agit-il? Jeanne Ire, comtesse de provence, reine de Naples, assassinée en 1382, ou de Jeanne de Laval, qui épouse le roi René le 10 septembre 1454.
Le Beffroi du XIIe siècle devenu l'office de tourisme depuis le 21 décembre 1984.
La chapelle de la Charité (ancien hôpital de la charité - cadastrèe K1246) (début du XVIIe siècle) classée monument historique depuis le 11 octobre 1984.
La Bastide de la Loubière aux Iscles de la Loubière depuis le 16 novembre 1989, datant de la fin du XVIe siècle est une propriété privée et ne se visite pas.
Pigeonnier (cadastre I 1404) situé à Pertuis du Château de la Reine Laure sis à Villelaure depuis le 21 août 1992.
L'ancien Couvent des Carmes depuis le 7 septembre 1997. À l'origine Couvent de Grands Carmes fondé à Pertuis à l'extrême fin du XVe siècle. Après la destruction de la première église par une tornade en 1515, on rebâtit l'édifice actuel de 1521 à 1535. Le campanile a été ajouté en 1559. Le bâtiment a très peu évolué jusqu'à la fin du 18e siècle. Vendue comme bien national sous la Révolution, l'église est devenue un théâtre, puis à la fin du XIXe siècle, un magasin de quincaillerie jusqu'à sa fermeture et son classement monument historique, avant de devenir 2012 ? un pole multimédia, construit par la Communauté d'Agglomération du pays d'Aix).
Autres monuments
Pertuis possède d'autres lieux plus ou moins bien en états:
Monument aux morts Fontaine de la DianeL'hôtel Mirabeau situé sur la place du marché, demeure noble, avait toutes les caractéristiques d'un hôtel particulier aixois. C'est dans cette demeure que sont nés Victor, Joseph et Alexandre-Louis de Riqueti de Mirabeau. Il n'en reste plus rien de nos jours car en 1928 les frères Gustave et Henri Roux vendirent le portail aux américains en kit.
L'hôtel Cornarel (24 rue de la Tour) possède une magnifique cage d'escalier avec sa rampe en fer forgé du XVIIe siècle, gypseries, peintures murales et boiseries d'époque Louis XV.
Fontaines des XVIe et XIXe siècles
Le monument aux morts des guerres de 1914-1918, 1939-1945 et d'Afrique du Nord (AFN) (sur la photo la plaque AFN a été rajoutée au-dessus de la guerre 1939-1945), situé avenue de la Liberté. Une particularité de ce monument est que la liste des morts de 1914-1918 est sur une stèle dans une chapelle de l'Église Saint-Nicolas.
Personnalités liées à la commune
2008 : Mademoiselle Chambon de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure Atika, Jean-Marc Thibault. (Sortie en salle le 14 octobre 2009).
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