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France / Ile-de-France / Seine-Saint-Denis / Pierrefitte-sur-Seine

Pierrefitte-sur-Seine est une commune de la Seine-Saint-Denis, située entre Saint-Denis et le département du Val-d'Oise. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Plaine Commune et est le chef-lieu du canton de Pierrefitte-sur-Seine.

Les habitants de Pierrefitte-sur-Seine sont les Pierrefittoises et les Pierrefittois.

Géographie

Extrait de la carte de Cassini. Pierrefitte est au nord de Saint-Denis.

Le territoire de Pierrefitte-sur-Seine se situe au nord de Saint-Denis, à une dizaine de kilomètres de Paris, sur la RN1. Il s'étend principalement sur la Plaine de France, mais ses limites nord-ouest sont constituées par les contreforts de la Butte-Pinson.

Un ensemble de petits ruisseaux sont discernables sur les anciennes cartes, mais ont ils ont été enterrés au fil de l'histoire afin de lutter contre les risques d'inondation tout en permettant le drainage des terrains.

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968.

Communes limitrophes

  • Saint-Denis
  • Stains
  • Villetaneuse
  • Sarcelles dans le Val-d'Oise
  • Montmagny dans le Val-d'Oise

Toponymie

Pierrefitte tire son nom du latin Petra ficta (pierre figée au sol ou menhir), Petra frita ou Petra fixa, attestés dès le IXe siècle

Histoire

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle

Propriété de l’abbaye de Saint-Denis au IXe siècle, elle fut en partie détruite au XVe siècle, pendant la guerre de Cent Ans

Au XVIIIe siècle, Pierrefitte est un village d'agriculteurs et de carriers, qui exploite le gypse de la pierre à plâtre des contreforts de la Butte-Pinson.

Le XIXe siècle

En 1856, Pierrefitte est desservie par le chemin de fer de Paris à Creil, ce qui permet à la ville de devenir un lieu de petite villégiature pour des parisiens aisés. La ville est ravagée par les bombardements de la guerre franco-prussienne de 1870.

En 1896, Pierrefitte est un bourg de 2 468 habitants dont l’activité économique dépend principalement de deux entreprises, l’une de tentures murales, dite Lincrusta Walton avec 40 ouvriers, et l’autre de matériel de chemin de fer et avec 30 ouvriers, auxquelles s’ajoute une maison d’épicerie en gros. L'agriculture est consacrée à la culture maraîchère et à l’horticulture, qui ont remplacé la fabrication du vin, les plants de vigne ayant peu à peu disparu.

Le bourg compte 383 maisons (dont 51 de deux étages et cinq de trois étages et plus) constituant 717 logements, ainsi que 32 ateliers et 47 commerces.

Héraldique

Démographie

Une belle boucherie en 1909 Vue panoramique de Pierrefitte au début du XXe siècle, vers la Butte-Pinson L'activité agricole n'a cessé à Pierrefitte qu'après la Seconde Guerre mondiale Le Petit Pierrefitte est un quartier situé en limite de Saint-Denis, toujours marqué par ses ruelles perpendiculaires à la RN1

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Administration et vie politique

En 2000, la commune de Pierrefitte est membre fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune.

Après avoir ravi le siège de conseiller général du canton de Pierrefitte-sur-Seine au maire PCF Catherine Hanriot lors des cantonales de 2004, Michel Fourcade a remporté les primaires organisées lors du premier tour des municipales 2008 à la tête d'une liste de rassemblement notamment du PS, des Verts et de représentants de la société civile contre le PCF.

Au second tour, la liste du PCF a fusionné avec celle conduite par le socialiste Michel Fourcade et cette liste d'union a remporté le second tour du 16 mars 2008 par 65,9 % des exprimés face à la liste Bazeli (UMP).

Liste des maires

Transports

Pierrefitte est située près des autoroutes A 1, A 15 et A 86.

Elle est traversée par la RN 1 (plus de 50 000 véhicules/jour) et la RN 301.

Hier : les tramways

L'urbanisation de Pierrefitte a été fortement développée par la création de la gare de Pierrefitte - Stains en 1859, sur la ligne Paris - Lille, permettant aux parisiens de se rendre à Pierrefitte, dans un premier temps comme lieu de villégiature, mais également comme lieu d'habitat.

Le 11b, l'une des deux lignes de tramways qui desservaient Pierrefitte

De plus, la ville a été desservie par trois lignes de tramways au début du XXe siècle :

  • la ligne no 3 Mairie de Pierrefitte - Pont de Saint-Cloud des TMEP par le Barrage (Place du Général Leclerc) et la gare de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et les quais rive Droite, le Pont de Saint-Ouen et les quais de la Rive droite.Cette ligne a fonctionné du 27 août 1901 au 30 mai 1910
  • la ligne PC de Mairie de Pierrefitte à Porte de Clignancourt, créée par la TPDS, qui a circulé du 1er juin 1910 au 18 mai 1936. Lors de la fusion des compagnies de tramways au seint de la STCRP de 1921, cette ligne pris le no 65, et, en 1926, elle transportait 1 500 000 voyageurs par an.
  • la ligne 11b de la STCRP Gare de l'Est - Barrage de Pierrefitte, créée le 1er mai 1922, passait par Carrefour Pleyel, la Porte de Paris, l'église Saint-Denis-de l'Estrée et la place du Général Leclerc à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), transportait 4 400 000 voyageurs en 1926. En 1930 environ, il y avait 7 départs à l'heure de pointe et 3 en heure creuse pour la Porte de Clignancourt (ligne 65) et y rejoindre le métro, ainsi que la Place de la République (11b). Il fallait 34 minutes pour faire le trajet Pierrefitte - Porte de Clignancourt.

Les deux lignes de tramway ont été supprimées par la Société des transports en commun de la région parisienne le 18 mai 1936 : l'ensemble du secteur était désormais desservi par des autobus, alors considérés comme plus modernes…

Aujourd'hui

La commune est desservie essentiellement par le RER D (Pierrefitte - Stains) ainsi que par la ligne 13 du métro de Paris, à l'extrême est de la commune.

En termes de bus, sa desserte est assurée par les lignes  RATP 150 168 254 268 354 ainsi que, la nuit par le Noctilien N44

Demain, le Tramway sur pneus

La RN 1 à Pierrefitte, vue en 2007 avant le chantier d'aménagement du tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles.Elle accueillait alors plus de 50 000 véhicules/jour L'entreprise Delgobe au début du XXe siècle, dans la zone d'activité toujours existante située entre la ligne de Grande Ceinture et la ligne Paris - Lille Article détaillé : Ligne 5 du tramway d'Île-de-France.

Le chantier du Tramway sur pneus, ligne 5 du tramway d'Île-de-France dit TCSP RN1 (pour « transport en commun sur site propre de la RN 1 »), a débuté en 2009 sur l'axe principal de la ville, entre Marché-de-Saint-Denis et Gare de Garges - Sarcelles. La pose des premiers rails de guidage devrait intervenir en novembre 2010, sur Pierrefitte à hauteur des Rougemonts, et la ligne devrait être mise en service fin 2011.

Selon le projet de SDRIF rendu public le 15 novembre 2006, il pourrait être prolongé à terme à Garges-lès-Gonesse.

La Tangentielle Nord

Articles détaillés : Ligne de Grande Ceinture et Tangentielle Nord.

La ligne de Grande Ceinture traverse la commune depuis 1882. Cette ligne de chemin de fer contourne Paris et relie entre elles toutes les voies ferrées qui aboutissent à la capitale, afin de faciliter le trafic de marchandises. Elle a d'ailleurs perdu son trafic voyageur en 1939, mais conserve un rôle fret majeur pour la SNCF.

La ligne sera doublée par deux voies de tram-train en 2014, afin de relier, dans une première étape, la gare d'Épinay-sur-Seine à celle du Bourget, puis Sartrouville à Noisy-le-Sec, offrant ainsi des correspondances aisées avec toutes les lignes du RER ainsi qu'avec les lignes du Transilien du nord de l'agglomération. Une gare sera créée à Pierrefitte, au nord de la zone des Tartres, et en correspondance avec la gare du RER D de Pierrefitte - Stains.

Économie

La commune a été moins marquée que les autres villes de Plaine Commune par la présence de la grande industrie depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à la désindustrialisation de l'Île-de-France. D'importantes entreprises ont néanmoins eu un rôle économique à Pierrefitte.

En 2007-2008 on y dénombre 423 entreprises. Les principales sont les Cartonnages Guillaume (95 emplois, fabrication de coffrets pour l'industrie du luxe), Delage Aéro (90 salariés, construction de pièces pour moteurs d'avions) et le CDIF (80 salariés, éco-entreprise : centre de tri).

Elle dispose également de plusieurs équipements importants de santé, avec l'hôpital Victor Hugo (psychiatrie), dépendant du Centre hospitalier de Saint-Denis, la Maison de l'Alisier (foyer d’accueil pour les traumatisés crâniens), la clinique Clinalliance, qui a ouvert en 2008, ainsi que le centre municipal de santé Jean-Aimé Dolidier.

Plaine Commune aménage deux zones d'activité le long de la future RD 28 prolongée, la ZAE Jules-Valles et la ZAE de la Gare militaire, dont le promoteur est Icade.

La zone des Tartres

La zone des Tartres est un secteur longtemps délaissé situé aux confins de Pierrefitte-sur-Seine, Stains et Saint-Denis, occupé notamment par des maraîchers et des jardins ouvriers. Elle est desservie par le Pavé d'Amiens qui sera restructuré prochainement par le Conseil Général dans le cadre du projet de prolongement de la RD 28.

Son aménagement était envisagé de longue date par le syndicat intercommunal des Tartres, qui a été dissout lorsque Stains a intégré Plaine Commune en 2004. Cet EPCI a désormais la compétence de l'aménagement de l'ensemble de ce territoire.

Les objectifs d'aménagement de cet espace de près de 110 hectares sont les suivants :

  • accompagner les projets existants : l’extension de l’université Paris 8 (équipements sportifs), l’implantation des Archives nationales (cf. § Architecture contemporaine, ci-après), les projets de RD 28 et du futur pôle gare de la Tangentielle Nord
  • valoriser l’activité économique en recherchant les meilleures localisations au regard des besoins locaux, notamment l’accueil de PME/PMI et d’entreprises artisanales, et de l’offre foncière disponible.
  • conforter l’habitat dans un souci de diversification de l’offre et d’accompagnement des opérations de restructuration lourde du patrimoine.
  • développer une dimension environnementale et paysagère du secteur dans un réseau d’échanges à l’échelle de Plaine-Commune et du Département.

Patrimoine et environnement

Les contreforts de la Butte-Pinson se trouvent au nord-ouest de la Commune.

Revenu la ville de son enfance, Maurice Utrillo y croqua le Café "le Chat sans Queue" (actuelle rue Lénine) ou La Guinguette. En 2010, son testamentaire Jean Fabris - qui a rompu avec le Musée Utrillo-Valadon de Sannois - y inaugurera l'Espace Utrillo, au sein du centre culturel, comprenant une quinzaine de tableaux, 15 000 photographies et de nombreux documents.

Architecture moderne

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais au tout début du XXe siècle
L’hôtel de Ville

L’hôtel de Ville, agrandi durant l’Entre-deux-guerres puis à nouveau en 2009, a remplacé la mairie édifiée en 1849 sous l'administration de M. Lejeune, qui était édifiée à l’angle des rues de Paris et Briais

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais

L’église Saint-Gervais-Saint-Protais, construite sur les plans de l'architecte Lequeux, a été consacrée le 21 octobre 1857. Toutefois, les fonts baptismaux des XIIe et XIIIe siècles proviennent de l’église précédente. La cloche a été offerte par l’impératrice Eugénie.L'église était décrite comme suit en 1879 :

L’église « est située dans la Grand’Rue du village, et sa façade, légèrement en retrait, se compose, au premier plan, d'un avant-corps accusant la grande nef et, au deuxième plan, des façades des bas-côtés qui sont moins élevées et ajourées, chacune, par une fenêtre plein-cintre.L’avant-corps présente, en son milieu, une grande tour carrée dont le soubassement est percé d'une porte plein-cintre, décorée de moulures et surmontée d'une croix. Elle est encadrée de deux pilastres composites, supportant un entablement dont l'architrave est interrompue par un tableau qui porte cette inscription : « NON EST HIC ALIUD NISI DOMUS DEI ET PORTA COELI. GEN., XXVIII, XVII ».Au-dessus de cet entablement s'élève la tour proprement dite, décorée de refends et de bossages, interrompus par un cadran d'horloge. Elle est flanquée de contreforts peu saillants sur lesquels s'appuie le beffroi ajouré de fenêtres géminées garnies d'abat-sons et surmonté d'une flèche octogonale dont les pans, aux angles de la tour, sont flanqués de pyramidions. […] À l'intérieur l'église présente une nef s'ouvrant sur les bas-côtés par cinq travées séparées par des colonnes qui supportent la retombée de voûtes plein-cintre. Au-dessus, des antes très plats, terminés par des consoles, reçoivent les poutres ornées de culs-de-lampe qui soutiennent le plafond à compartiments. Cette nef se termine, en avant de l'hémicycle du maître-autel, par un arc triomphal décoré de fresques et de sculptures. Cet hémicycle est lui-même recouvert par une demi-coupole.Une frise peinte contourne la nef et sépare l'étage des arcades du rez-de-chaussée de celui des fenêtres circulaires placées au-dessus de chacune d'elles.Les bas-côtés sont ajourés de cinq fenêtres plein-cintre, munies également de verrières. Ils se terminent par deux chapelles dédiées, celle de gauche à Sainte Geneviève, celle de droite à la Vierge »

Architecture contemporaine

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles

L’église Sainte-Thérèse des Joncherolles a été construite en 1960 par l'architecte Paul-Marie Vilmont

Le quartier des Poètes

Le quartier des Poètes regroupe environ 900 logements sociaux réalisés entre 1973 et 1994 en au moyen de la ZAC du Barrage dont les premières études remontent à 1963. La partie ouest de l’opération, l’ensemble Georges-Brassens d’Yves et Luc Euvremer (1978–1983 en collaboration avec Jean Renaudie) et l’ensemble Robert-Desnos de Mila et Geronimo Padron-Lopez (dont la construction subit de multiples atermoiements et voit sa livraison reportée en 1994) constituent 440 logements. Leur conception, aux antipodes des archétypes des grands ensembles bâtis depuis la Reconstruction (tours et immeubles répétitifs selon un plan de chemin de grue, zoning, etc.) présente une architecture novatrice qui s’inscrit dans la lignée de l’« école gradins-jardins ». Les logements en duplex et triplex étagés à l’intérieur d’une structure pyramidale disposent chacun d’une terrasse cultivable avec un traitement naturel de l’eau de pluie, restituant ainsi le sol naturel aux habitants. L’espace se veut propice à la convivialité, au niveau de la desserte des logements, avec une grande halle couverte par une verrière ; l’aménagement extérieur s’effectue autour de deux cours piétonnes où sont installés quelques commerces ou des équipements de proximité — les habitants disposant d’un accès direct vers le garage souterrain. Les bâtiments prennent le parti de tourner le dos à la route nationale 1 dont les nuisances sonores ont fait l’objet d’un traitement acoustique approprié. L’esthétique brutaliste du béton polychrome contraste avec la présence végétale — bien que partiellement développée.

La mixité sociale particulièrement faible dès l’attribution des logements, s’est encore amoindrie au cours des deux décennies suivantes, Les Poètes concentrant une population de plus en plus pauvre, très touchée par le chômage avec une composante d’immigration très forte. Tandis que l’état des bâtiments se dégrade, l’entretien est très insuffisant. Le quartier fait l'objet de plusieurs études de requalification urbaines, en vain.

Finalement, une convention PRU (programme de rénovation urbaine) est signée le 3 juillet 2007, en partenariat entre la Ville de Pierrefitte-sur-Seine, l’ANRU, l’État, la communauté d'agglomération Plaine Commune et les quatre bailleurs sociaux, : la décision est prise de démolir 442 logements sociaux (saccagés et abandonnés) et d’en réhabiliter quelque 420 logements. Ce projet prévoit aussi la destruction-reconstruction et la réhabilitation d’équipements publics (gymnase, groupe scolaire Varlin). Quatre cent cinquante nouveaux logements sociaux sont programmés pour assurer le relogement des habitants conformément à la règle appliquée par l’ANRU qui impose la création d’autant de logements neufs que de logements détruits. Pour la diversification du site, seuls 133 logements sociaux sont reconstruits sur place (les 317 restants devant l’être au centre-ville, ou dans le secteur des Tartres, etc.). Le coût global du projet, c’est-à-dire qui comprend non seulement toutes les démolitions (logements équipements publics, etc.) mais aussi les constructions neuves (équipements, logements sociaux sur et hors site), la réalisation de tous les aménagements (espaces publics, espaces verts, etc.) est estimé à 156 millions d’euros. En novembre 2009, environ 220 ménages de l’ensemble Desnos sont ainsi relogés conformément à la charte de relogement (laquelle porte notamment sur le nombre de propositions, la surface du logement, le niveau de loyer, le taux d'effort, la localisation, etc.) permettant l’ouverture des travaux de démolition.

Cependant, les habitants expriment leur contestation face à cette démolition annoncée à travers une pétition qui recueille 800 signatures, soit la quasi-totalité des locataires encore présents en 2004 avant leur expulsion-relogement. Par ailleurs de nombreux architectes, émus par le sort de cet habitat social des années 1980 qu’ils considèrent comme une œuvre architecturale et urbaine majeure, prennent publiquement position contre, par le biais d’une pétition (environ 200 signataires), à travers l’action de l’association Docomomo France qui saisit la Justice et soutient la procédure de protection auprès de la direction de l’Architecture et du Patrimoine,. Cette association estime la réhabilitation complète des 440 logements à moins de 40 millions d’euros. Le 30 novembre 2009, le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil rend une décision qui suspend en urgence le permis de démolir, reconnaissant aux bâtiments « leur intérêt architectural et leurs qualités techniques qui constituent un témoignage important du patrimoine bâti »,.

L’ordonnance de référé est aussitôt contestée devant le Conseil d'État par la ville et le bailleur OPH Plaine Commune Habitat tandis que la Ville lance également une campagne de pétition en faveur de la reprise immédiate du chantier sur son site internet et dans les quartiers. Dans un communiqué daté du 4 décembre 2009, le bailleur social déclare que « la démolition du programme immobilier Desnos a été décidée pour ouvrir le quartier sur la ville, mettre fin à des problèmes récurrents sur le bâti et elle a été engagée après le relogement, avec leur consentement, de toutes les familles. Elle est la résultante d’un programme immobilier mal conçu, mal construit et dont de nombreux logements se sont révélés inhabitables dès le début ».

Le nouveau centre des archives nationales

En mars 2004, le président de la République Jacques Chirac a annoncé que le nouveau complexe des centre des archives nationales françaises serait construit dans la zone des Tartres, marquant ainsi la volonté de l’État de construire au cœur de la cité un grand établissement culturel, dans un territoire en devenir, aux portes de Paris.

Cet emplacement a été retenu en raison de sa proximité immédiate de la station de métro de Saint-Denis - Université sur la Ligne 13 du métro de Paris, de l’université de Paris VIII à Saint-Denis et de l’université de Paris XIII à Villetaneuse, ainsi que de la disponibilité foncière du secteur des Tartres.

Le bâtiment, conçu par l'architecte Massimiliano Fuksas, d'une superficie de 84 293 m2, d'une capacité de stockage de 320 kilomètres linéaires, haut de 42 m et long de 180 mètres, accueillera 400 personnes environ (chercheurs, enseignants, étudiants, généalogistes…). Il est destiné aux archives postérieures à 1790.

La coût de ce centre est estimée à 194 millions d’euros, et le chantier, devrait débuter en juin 2009 et durer 31 mois sera normalement livré, par l'entreprise Bouygues Bâtiment Île-de-France Ouvrages publics, en 2012.

Tourisme et cadre de vie

Pierrefitte-sur-Seine a reçu une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2007.

Jumelages

  •  Rüdersdorf bei Berlin (Allemagne) depuis 1966Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent.
  •  Braintree (Royaume-Uni) depuis 1967.

La ville a également conclu deux conventions de coopération décentralisée avec

  • la commune de  Koussané (Mali) depuis 2003
  • et le  camp de réfugié de Kalandja (Palestine) depuis 2004.

Personnalités liées à la commune

L'acteur Frédérick Lemaître caricaturé par Gill (1867).

Pierrefitte accueillit d'illustres personnages comme le Général Baron d'Empire Moulin ou le peintre Maurice Utrillo. La ville inspira d'ailleurs l'artiste qui immortalisa, dans ses premières œuvres les vignes, l'église et les rues de Pierrefitte.

  • Frédérick Lemaître avait une résidence à Pierrefitte, devenu parc public et conservatoire municipal de musique et de danse.
  • Alcide Dessalines d'Orbigny
  • Maurice Utrillo et sa mère, Suzanne Valadon, demeurèrent à Pierrefitte chez la mère de Valadon à la Villa Auchat
  • Jean-François Moulin, baron et général d’Empire

Anecdotes

La course cycliste Paris-Roubaix eut longtemps son départ devant un café de la RN1, à l'entrée de Pierrefitte.

Notes et références

  1. ↑ Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  2. a et b Présentation historique de Pierrefitte sur le site officiel de la ville. Consulté le 20 Décembre 2009
  3. ↑ SOURCE : Monographie de 1896 mentionnée en bibliographie
  4. ↑ Notice communale de Pierrefitte-sur-Seine sur le site Cassini du LDH de l’EHESS
  5. ↑ Données légales du recensement 2006, Insee
  6. ↑ Résultats des élections municipales 2008 - 2de tourVotants 50,2 %Exprimés 48,4 %Liste Fourcade (PS) - 65,9 % des exprimés - 29 siègesListe Bazeli (UMP) - 34,1 % des exprimés - 6 siègesSource Le Parisien.
  7. ↑ SOURCE : CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9)
  8. ↑ Les guinguettes de la Butte-Pinson étaient fréquentées tant par les habitants du secteur que par les parisiens. Des services de bus spéciaux leur facilitaient l'accès
  9. ↑ La Compagnie des Tramways Mécaniques des Environs de Paris (TMEP), de manière générale en très grande difficulté financière, et qui venait de subir les désastreuses inondations de la Seine de janvier 1910, fut absorbée par la compagnie des Tramways de Paris et du Département de la Seine (TPDS) le 1er juin 1910. La TDPS coupa dès cette date la ligne en trois , avec :
    • la ligne BA (Saint-Cloud - Asnières-sur-Seine
    • la ligne AsD (Asnières-sur-Seine - Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
    • la ligne PC (Pierrefitte - Porte de Clignancourt)
  10. ↑ SOURCE : Notice sur le projet d'aménagement de la Commune de Villetaneuse (lois de 1919-1924), déclaré d'utilité publique par décret du 22 mai 1933.
  11. ↑ Source : Revue Chemins de fer régionaux et urbains no 306, juin 2004, éditée par la Fédération des amis des chemins de fer (FACS) Gare de l’Est, Paris
  12. ↑ « Le guide des collectivités locales », dans "Bienvenue ! La Seine-Saint-Denis", édité par le Comité d'expansion (COMEX) de la Seine-Saint-Denis, Mai 2008 
  13. ↑ Mairam Guissé, « Pierrefitte-sur-Seine : Une nouvelle clinique de 7 000 m² », dans Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis, 18 septembre 2008 
  14. a et b Maurice Utrillo de retour à Pierrefitte, le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 3 octobre 2009, page 1.
  15. a et b Service des Beaux-Arts du Département de la Seine, Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, vol. 1 : Arrondissement de Saint-Denis, Chaix et Cie, 1879 
  16. ↑ Notice no 059inv010 de l’atlas du patrimoine de la Seine-Saint-Denis, inventaire du 1er septembre 2005. Descriptif, localisation de la ZAC des Poètes, divers plans historiques, bibliographie.
  17. ↑ Le chantier a été suspendu pendant un an avant 1981, avec échelonnement des financements de la Datar. Avant même l’achèvement de la construction, l’état de l’édifice souffre de dégradations dont se plaignent les habitants dès l'origine.
  18. ↑ Cette mouvance architecturale, développée après les derniers CIAM a été initiée par Jean Renaudie et Renée Gailhoustet.
  19. ↑ Les équipements mis au point par le compositeur Pierre Mariétan associé au bureau d’études acoustiques n’ont cependant pas été réalisés.
  20. ↑ Analyse de l’imposition de la popupation de Pierrefitte et du quartier des Poètes 1999–2006, SIG du secrétariat du Comité interministériel des villes
  21. ANRU, « Convention de mise en œuvre du projet de rénovation urbaine » sur www.anru.fr, 3 juillet 2007. Consulté le 20 décembre 2009
  22. ↑ Présentation du PRU sur le site internet municipal. Ce projet a été présenté lors d'une réunion publique aux résidents qui l'ont approuvé dans leur grande majorité.
  23. ↑ Les PRU de Seine-Saint-Denis
  24. ↑ « Le quartier des Poètes — objet : patrimoine – habitat social – XXe siècle – en danger construit en 1981 à Pierrefite, Seine-Saint-Denis » sur le site de l’association de défense du patrimoine architectural moderne Docomomo France.
  25. ↑ Il faut sauver la cité des Poètes de Jeanne Broyon sur LaTeleLibre.fr. Dans ce reportage, un support de communication de l’ANRU, où on peut lire « L’appartement c’était très mal foutu. À quoi il pensait l’architecte ? », affiché sur le lieu de l’opération, est décrit comme un procédé de « dénigrement » de l’architecte (0'06).
  26. ↑ « En outre, la ville de Pierrefitte annonce un budget de démolition et reconstruction s’élevant à 190 millions d’euros avec moins de logements sociaux contre moins de 40 millions d’euros pour réhabiliter cet ensemble social remarquable, à cela s’ajoutent les investissements sur fonds publics de départ pour construire ces logements. » [pdf] Docomomo, communiqué de presse du 30 novembre 2009
  27. ↑ Ibidem. Cette décision provisoire, dans l’attente du jugement au fond du tribunal administratif sur la légalité de ce permis de démolir, constitue une première en France
  28. ↑ Élodie Soulié, « Le chantier de la cité des Poètes suspendu », dans Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, 1er décembre 2009, p. 1 
  29. ↑ La pétition sur le site de la ville
  30. ↑ Déclaration du président de l’OPH Plaine Commune Habitat [pdf] Stéphane Peu, « Coup d’arrêt brutal du projet de rénovation urbaine du quartier des poètes à Pierrefitte-sur-Seine », 4 décembre 2009. Consulté le 20 décembre 2009
  31. ↑ Surface en SHON source Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 p. 17.
  32. ↑ Le Moniteur no 5513 du 24 juillet 2009 page 17
  33. Nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine sur le site Archives de France. Consulté le 10 avril 2009
  34. Palmarès du concours Villes et villages fleuris - Seine Saint Denis. Consulté le 18 juin 2008. Site internet du Conseil national des villes et villages fleuris de France.

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Pierrefitte-sur-Seine, sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)

Articles connexes

  • Butte-Pinson
  • Gare de Pierrefitte - Stains
  • Communauté d'agglomération Plaine Commune
  • Liste des maires de la Seine-Saint-Denis
  • Liste des communes de la Seine-Saint-Denis

Liens externes

  • (fr) site web de la mairie de Pierrefitte-sur-Seine

Bibliographie

  • Pierrefitte-sur-Seine : Notice historique et renseignements administratifs , Impr. de l'école d'Alembert (Montévrain), coll. « État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle », Paris, 1896, 63 p. 
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