Pierrelatte (Pierlata en provençal classique et Peiro Lato dans la norme mistralienne), est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes. Ses habitants sont les Pierrelattins.
Pierrelatte est situé à l'extréme sud-ouest de la Drôme (Drôme provençale), dans la vallée du Rhône à respectivement 70 km et 25 km au sud de Valence et de Montélimar, ainsi qu'à 60 km au nord d'Avignon. Pierrelatte est limitrophe des départements de l'Ardèche à l'ouest et du Vaucluse au sud.
Les communes les plus proches sont Bourg-Saint-Andéol, La Garde-Adhémar, Donzère, Lapalud, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Saint-Marcel-d'Ardèche.
Entourée de palissades montagneuses, recouvertes d'immenses forêts verdoyantes et giboyeuses, la plaine tricastine débouche au sud du Robinet. À l'ouest, c'est une vaste étendue marécageuse, arrosée largement par le Rhône impétueux.
Là est née PetraLatta, Pierrelatte, pierre retirée de la chaussure de Gargantua, comme le dit si joliment la légende. Ligures, Celtes, apportent avec l'Empire romain la civilisation. Il faut attendre le Moyen Âge pour qu'enfin s'installe un régime féodal, avec seigneurs, coseigneurs et plus tard consuls. Une forteresse est construite sur le Rocher. Au début du XIVe siècle, les Templiers développent et rénovent l'agriculture. Au-delà des remparts, une deuxième muraille de protection permet de lutter contre les brigands et les pillards. La « charte d'affranchissement » permet aux habitants de désigner leurs représentants, aux pouvoirs limités toutefois : la commune est née.
Dès le début du XVe siècle, le Dauphin, futur Louis XI, réunit la seigneurie de Pierrelatte au Dauphiné puis au domaine royal.
François Ier doit d'abord louer Pierrelatte à de Reymond, puis la vendre au baron de La Garde. Les Guerres de religion ensanglantent toute la plaine. L'insuffisance des ressources pour nourrir les soldats en garnison se fait sentir. En 1562, la ville est prise et pillée par le baron des Adrets, et ses défenseurs massacrés.
Mais en 1599, Pierrelatte rachetée par les habitants est de nouveau donnée au roi. Le cardinal de Richelieu fait détruire la forteresse. Par besoin financier, Louis XIII impose la communauté sous la forme de « rachat » et une fois encore les habitants de Pierrelatte interviennent et offrent la seigneurie au Prince de Conti, neveu de Mazarin. En 1789 les sociétés populaires sont créées. Les terres sont vendues aux citoyens. La première mairie est mise en place.
En 1814, la seigneurie est redonnée au futur Louis XVIII et en 1852 la voie ferrée marque le début de la prospérité. Dans le courant des années 1920, le Rocher est racheté par la municipalité et, après la Libération, la renommée de Pierrelatte est étroitement liée à la construction du canal de Donzère–Mondragon et à l'installation du site nucléaire du Tricastin.
Pierrelatte dispose d'une gare SNCF desservie par de nombreux trains TER avec des dessertes cadencées dont des trains directs Avignon - Lyon donnant correspondance en gare de Valence-Ville avec des trains Valence - Annecy ou Valence - Genève desservant tous les deux gares de Grenoble, Grenoble et Grenoble-Universités-Gières, cette dernière donnant un accès direct aux Universités pour les Etudiants de la région de Pierrelatte.
Pierrelatte est située sur la route nationale 7 (Lyon-Valence / Avignon-Aix) et par l'autoroute A7. La commune est également desservie par des autocars départementaux.
Deux périodes ont marqué l'évolution industrielle de Pierrelatte :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
En 1475, le roi Louis XI avait fait édifier sur le rocher de Pierrelatte, un château fort avec une église dédiée à Saint Michel. Celle-ci disparut au moment des guerres de religion ; quant à la forteresse, elle fut rasée par le baron de Gordes, gouverneur du Dauphiné depuis 1562.
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