Pontivy (Pondi en breton et Pondivi en gallo), est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Ses habitants sont appelés les Pontivyens.
Pontivy est située au confluent des deux principaux canaux du centre Bretagne, le canal du Blavet (fleuve canalisé) et le canal de Nantes à Brest (Blavet supérieur et Doré, intégré au canal de jonction entre Oust et Blavet).
localisation de Pontivy dans le MorbihanStival est une ancienne commune, aujourd'hui paroisse de Pontivy. Elle a été annexée à Pontivy par Bonaparte, en 1804 ou en 1805.
Le moine Ivy fonde Pontivy au VIIe siècle. Il fait construire un pont sur le Blavet qui donnera à la ville son nom Pond Ivy (pond étant le mot breton pour pont).
Tour du châteauLe château actuel a été construit par Jean II de Rohan entre 1479 et 1485 à l'emplacement approximatif d'un ancien château. Lorsque les vicomtes de Rohan ont embrassé la foi réformée (protestante), la chapelle du château est devenu un des rares lieux de culte réformés de Bretagne. Le château a brièvement été occupé par des troupes espagnoles à la fin du XVIe siècle, le gouverneur de Bretagne (duc de Mercœur, membre de la famille des Guise) ayant refusé de reconnaître le protestant Henri IV comme roi de France et fait appel au soutien du roi d'Espagne. La chapelle réformée est redevenue catholique lorsque les Rohan ont cessé d'être protestants (avec le mariage de la duchesse Marguerite, protestante, et du sieur de Chabot, catholique). Suite aux restaurations du XXe siècle, cette chapelle a été rendue en 1972 au culte réformé (Église réformée de France). Un culte y a lieu tous les ans en septembre.
Pontivy est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.
Pendant la Révolution la ville était un îlot républicain cernée par des campagnes et des bourgs acquis aux Chouans (avec notamment le chef chouan Pierre Guillemot, surnommé le roi de Bignan). Des exécutions capitales ont eu lieu pendant la période, la guillotine étant installée sur la place du Martray.
À partir du 18 brumaire an XII (9 novembre 1804) le nom est changé en Napoléonville pour en transformer la cité de 3 000 habitants « dans la paix, le centre d'un grand commerce, et dans la guerre, un centre militaire important ». La commune, très peu étendue, est agrandie par l'annexion de Stival et de parties des communes limitophes. Beaucoup de rues recevront le nom de faits marquants ou de personnages de l'Empire. La ville demandera (sans l'obtenir) à s'appeler Bourbonville sous la première Restauration (1814-1815). Elle reprendra le nom de Napoléonville pendant les Cent-Jours (1815), Pontivy après le retour de Louis XVIII, puis de nouveau Napoléonville sous Napoléon III. Depuis 1870 la ville a retrouvé son nom originel.
Un attentat a endommagé dans les années 1930 le monument de la Fédération bretonne-angevine, qui célébrait la réunion de délégués révolutionnaires des deux provinces en 1790. L'attentat a été revendiqué par le groupe clandestin autonomiste breton Gwenn-ha-du (Blanc et noir, couleurs de la Bretagne), qui a aussi détruit une statue devant la mairie de Rennes et perturbé une visite du président de la République en posant une bombe sur la voie de chemin de fer où devait passer son train. C'est une phrase figurant dans le texte gravé sur le monument, et qui disait « reconnaissant que nous ne sommes ni Bretons, ni Angevins, mais Français », qui a provoqué l'ire des nationalistes. Le monument a été restauré, contrairement à la statue rennaise, il est vrai quelque peu insultante pour la Bretagne (la Bretagne représentée par une femme humble et à genoux devant la France, représentée par une femme en majesté, le tout devant symboliser l'union des deux pays en 1532).
Enfin, c'est à Pontivy qu'est apparu pour la première fois, le 2 octobre 1963, le sigle FLB (Front de libération de la Bretagne), inscrit en signature d'inscriptions autonomistes sur la chaussée.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Pontivy est aux dires de ses habitants une ville plutôt calme et agréable. On y trouve, outre plusieurs monuments historiques divers, un cinéma, une salle des fêtes, une discothèque, un bowling, une bibliothèque et bien d'autres lieux culturels. De plus, chaque année ont lieu plusieurs festivals de musique. Mais on peut tout aussi bien préférer à ces activités diverses une promenade paisible, le long des rives du Blavet.
L'été, la ville s'ouvre aux touristes, intéressés par le château médiéval de la fin du XVe siècle, partiellement restauré, abritant chaque année une exposition estivale, et tout au long de l'année une œuvre d'un artiste japonais, Koki Watanabe, œuvre d'art contemporain qui s'inscrit dans le cadre du festival de L'Art dans les chapelles.
L'architecture de Pontivy est caractérisée par deux époques : la place du Martray, la rue du Fil et la rue du Pont sont au cœur de l'axe médiéval, où l'on pourra découvrir, le long de ruelles pavées, quelques maisons à colombages datant du Moyen Âge, contrastant fortement avec la ville construite sous l'Empire. Le second style purement napoléonien, avec ses rues tracées au cordeau et ses bâtiments institutionnels, tels que la caserne, le lycée Joseph Loth (1803), la mairie et le tribunal, qui tous deux se font face de part et d'autre de la place d'armes (actuellement la place Aristide-Briand, appelée couramment la Plaine), reflète une architecture rationaliste et fonctionnaliste.
La ville se trouve au centre du principal axe routier nord-sud de la Bretagne, reliant les zones côtières du Morbihan à celles des Côtes-d'Armor.
Une importante industrie agro-alimentaire s'est développée autour des villes de Pontivy et Loudéac.
Pontivy est en outre un pôle administratif et commercial.
A noter enfin l'importance des établissements d'enseignement secondaire, ainsi que des établissements d'enseignement supérieur.
La ville dispose d'une délégation de la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan.
Dans la chapelle de Stival, une fresque du XVe siècle donne le mode d'emploi de l'objet qu'elle garde avec ferveur : une cloche en cuivre appelée le bonnet de Saint Mériadec. On secoue la cloche au-dessus de la tête du fidèle pour le guérir de sa surdité ou améliorer l'audition.
Listes des unités militaires ayant tenu garnison à Pontivy:
Services de mobilité locale :