Pornic (Pornizh en breton) est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.
La commune fait partie de la Bretagne historique, dans le pays traditionnel du Pays de Retz et dans le pays historique du Pays Nantais.
Les habitants de la commune s'appellent les Pornicais et les Pornicaises.
Pornic comptait 13 681 habitants au dernier recensement de 2006.
La commune englobe également celles de Sainte-Marie-sur-Mer (dont les habitants s'appellent les Sanmaritains et les Sanmaritaines) et du Clion-sur-Mer (dont les habitants s’appellent les Clionnais et les Clionnaises).
Pornic est situé au bord de l'océan Atlantique. La ville est connue pour son château et son vieux port. Ses principales ressources sont aujourd'hui le tourisme et les produits de la mer.
Pornic est également célèbre pour sa faïencerie, son casino, son centre de thalassothérapie, son golf 18 trous et sa fraiseraie.
Pornic est située sur la Côte de Jade, au bord de la baie de Bourgneuf, à 50 km au sud-ouest de Nantes et à 25 km au sud de Saint-Nazaire.
Les communes limitrophes sont Arthon-en-Retz, La Bernerie-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, Bourgneuf-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons, Chéméré, Chauvé, Saint-Père-en-Retz, Saint-Michel-Chef-Chef, La Plaine-sur-Mer et Préfailles.
Selon le classement établi par l’INSEE en 1999, Pornic est une commune urbaine dépourvue de banlieue et non polarisée (cf. Communes de Loire-Atlantique).
À l'origine, la commune de Pornic ne comptait que l'actuel centre-ville ; Sainte-Marie-sur-Mer constituait l'actuelle partie ouest et Le Clion-sur-Mer représentait l'essentiel des terres bocagères du nord-est, donc une grande partie de l'actuelle commune qui est une des quatre plus grandes de Loire-Atlantique.
Sa côte est découpée, rocailleuse et parsemée de criques. La ville de Pornic s'est développée autour du port, bâti au pied du château, à l'embouchure d'une rivière vaguement aménagée : le "Canal de la Haute Perche" (creusé à l'origine pour relier Pornic au réseau du Pays de Retz par l'Acheneau et le Tenu, les travaux n'ayant jamais été achevés). Le paysage de la commune est bocagé et peu vallonné dans les terres.
Le nom de Pornic vient du bas-latin porniti : “port”, qui donna Pornit au Moyen Âge, puis Pornic. Au XIIe siècle, l'Abbaye Sainte-Marie de Pornic s'intitulait Abbatia Sanctoe Marioe de Pornido ou Abbatia Sanctoe Marioe de Portu Nitido, Portu Nitido pouvant être traduit par “port coquet et accueillant”.
En breton, langue parlée dans la commune jusqu'au XIXe siècle, la ville se nomme Pornizh, le -zh tirant son origine de la finale en -t du nom latin.
L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 1 mars 2006. Pornic est la première commune de Haute-Bretagne a avoir signé la charte.
Durant l'Antiquité, Pornic fait partie de la confédération armoricaine qui règne sur l'Armorique, vaste territoire englobant les actuels Bretagne, Normandie, Maine et Anjou. Elle faisait partie d'un petit pagus, le pagus ratiatensis, « pays de Rezé », ancêtre du pays de Retz. Ses habitants étaient, soit des Ambilatres (« Ambiliati »), soit des Anagnutes.
Au IXesiècle, Pornic fera partie du comté d'Herbauges regroupant militairement, l'ensemble des paroisses et villages du bas-Poitou en lutte contre les invasions Vikings.
En 851, le roi de Bretagne, Erispoé et le roi de France, Charles le Chauve, signent le traité d'Angers qui permet aux bretons d'élargir leur territoire en occupant le pays rennais, le pays nantais et le pays de Retz.
Au Xe siècle le Duc de Bretagne Alain Barbe-Torte érige une forteresse dans la vallée de Pornic pour protéger la ville des Vikings, plus tard elle deviendra une des résidences de Gilles de Rais, personnage qui a inspiré le conte de Barbe-bleu.
L'histoire de cette ville est également liée à celle de l'abbaye de Sainte-Marie (qui donna naissance plus tard la commune de Sainte-Marie-sur-Mer).
Pendant la révolution, Pornic deviendra républicaine mais en 1793 subira plusieurs attaques des blancs (troupes royalistes) et le 23 mars de la même année elle sera prise par le marquis de la Roche-Saint-André, plus tard elle sera reprise par les républicains qui y feront d'affreux massacres, puis de nouveau le 27 mars les insurgés menés par Charette s'emparent de la ville, la pillent et y mettent le feu.
Au XIXe siècle, l'essor de Pornic en tant que station balnéaire, favorise en 1875, l'arrivée du train et l'inauguration de la gare, suite à la construction de la ligne Nantes - Sainte-Pazanne - Pornic. Cette situation amènera aussi en 1906, l'inauguration de la ligne Pornic - Paimboeuf (à voie métrique) desservant les lieux de villégiature de la Côte de Jade, service qui prendra fin en 1939. À cette époque, de nombreux artistes fréquentent Pornic : des écrivains comme Gustave Flaubert, Paul Léautaud, Michelet, Robert Browning ou Julien Gracq, De nombreux peintres ont également été inspirés par cette ville et ses alentours : Renoir, Edgar Maxence, Henri Lebasque, Charles Leduc, Henri Chouppe, Fernand Lantoine, Gustave Quenioux, Charles Fouqueray, Edouard Porquier, Armand Guillaumin, Gustave Loiseau, Raoul du Gardier, Max Ernst et Gustave Caillebotte,
La Seconde Guerre mondiale se prolongea à Pornic durant 9 mois de plus (d'août 1944 au 11 mai 1945) que dans le reste de la France : c'est l'épisode connu sous le nom de Poche de Saint-Nazaire.
Pornic annexe Le Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-Mer le juin 1973.
Le 14 avril 2000, de légers dégâts sont constatés au restaurant McDonald's de Pornic. Le dimanche 30 avril, dans le Vrai Journal (sur Canal+), Karl Zéro affirme être en possession d'un communiqué de l'ARB qui projetait une tentative d'attentat contre ce McDonald's. Six militants indépendantistes bretons furent mis en examen pour cet attentat, trois furent mis hors de cause par la suite, les trois autres furent relaxés pour cet attentat par la cour d'assises. Ce dossier pénal donne lieu à controverse : voir notamment les points 22 à 27 et 32 dans l'affaire de Plévin.
Pornic a un climat de type Csb (Méditerranéen à étés tempérés) avec comme record de chaleur 38,1°C le 4/8/2003 et comme record de froid -11,2°C le 10/2/1986. La température moyenne annuelle (1971/2000) est de 12,8°C.
Source : Le climat à Pornic (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1919)[1]La devise de Pornic : Maris Stella Sit Nobis Propitia. Signifie littéralement : Que l'étoile de mer nous soit favorable. Toutefois, Maris Stella fait aussi référence à l'Ave Maris Stella, une prière catholique dédiée à la Vierge Marie.
La devise de Sainte-Marie-sur-Mer : Ad Jesum Per Mariam.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Château fort construit au XIIe siècle sur l'ancien commune du Clion-sur-Mer, d'abord en bois, il servait de maison de quarantaine pour le port de Prigny. Reconstruit en pierre le siècle suivant, il garda son aspect médiéval jusqu'au XVIIe siècle, date à laquelle cette propriété des Princes de Condé fut rasée sous le règne de Louis XIII. Sur les caves voûtées fut reconstruit un château de plaisance de style Louis XIII.
Au XVIIIe siècle : le château est modifié et agrandi. Durant les Guerres de Vendée, il est en partie détruit, et menace de tomber en ruine.
Au XIXe siècle, il est acheté par une famille de notables locaux les Bocandé (Stanislas Louis Xavier Bocandé sera maire de Pornic au milieu du XIXe siècle). Le château est alors restauré en 1830 dans le style Clissonnais, très en vogue à cette époque dans la région.
Au XXe siècle, Yvonne Dorigny (1889-1983), fille de Léon et Thérèse Bocandé se marie avec Raymond Gallimard, frère et associé de Gaston Gallimard, l'éditeur parisien. Le château va connaitre alors une renommée internationale, et beaucoup d'écrivains y viendront comme : Antoine de Saint Exupéry ou Albert Camus. Simone, l'épouse de Claude Gallimard, la belle-fille de Gaston, continuera la vie littéraire dans cette maison, jusqu'au tragique accident de voiture survenue dans l'Yonne, le 4 janvier 1960 qui coûtera la vie à Michel Gallimard, le fils de Raymond, et à Albert Camus.
Le château tombe alors à l'abandon, jusqu'à être ruiné et pillé. En 1989, le bâtiment est restauré par une association, présidé par le conteur Éric Chartier, avec le concours des collectivités territoriales, et la ville de Pornic. Depuis, le lieu est un centre d'art et de culture, où chaque année ont lieu des pièces de théâtre, des expositions d'art, et des soirées littéraires.
Depuis 1993, la ville est animée au printemps et en été par le festival « La Déferlante ». Diverses manifestations culturelles gratuites sont organisées par l'association éponyme dans neuf stations balnéaires de Loire-Atlantique et de Vendée : Saint-Brevin-les-Pins, Pornic, Barbâtre, Notre-Dame-de-Monts, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Les Sables-d'Olonne et La Tranche-sur-Mer (du nord au sud).
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