Port-de-Bouc est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Port de Boucains (ou aussi buciportains).
Port-de-Bouc est située à l'embouchure du canal de Caronte qui relie l'étang de Berre au golfe de Fos et à la Méditerranée.
Le 2 septembre 1866, Port-de-Bouc est devenue une commune.
Embrassant la mer, la ville affirme sa vocation industrielle et maritime, elle devient terre marine. L’art des bateaux, de la transformation des énergies issues de la mer a trouvé son port d’attache.
En 1850 pour le développement du port de commerce, ainsi que des activités industrielles telles que les salins, l’usine à plomb, nous sommes en 1876 pour l’installation de la sècherie de morues Cabissol de la Lèque, nous sommes en 1894 pour l’ouverture de la raffinerie de pétrole “La Phocéenne”.
En 1899, à la porte du XXe siècle les chantiers et ateliers de Provence, spécialisés dans la construction navale s’implantent à Port-de-Bouc. Quelques années plus tard, deux usines de produits chimiques, Saint-Gobain et Kuhlman, choisissent elles aussi Port-de-Bouc.
En été 1947, un évènement marque à tout jamais la ville de Port-de-Bouc: 4 500 passagers de l’Exodus, survivants de la Shoah, restent parqués pendant trois semaines à bord de trois bateaux cages de la marine britannique dans la rade de Port-au-Bouc. Bras de fer entre deux nations, la France et l’Angleterre, une chaîne de solidarité est organisée par les Port de Boucains autour des réfugiés et la France refuse de forcer les passagers rescapés des camps de concentration de la 2nde guerre mondiale à descendre des bateaux, passagers qui devaient à la base rejoindre la terre de Palestine. Ses réfugiés furent transférés par les Anglais de nouveau dans des camps de déportés en Allemagne! Ce n'est qu'en 1948, après l'établissement de l'État d'Israël, qu'une première partie des passagers de l'Exodus parvint en Palestine.
Ancien site de Saint Gobain.En fond le quartier des Aigues douces, représentatif de l'essor de la population dans les années 60.Durant cette période, la population augmente et se diversifie. Elle acquiert là son statut de ville hospitalière. En 1966, la ville enregistre 14 000 habitants de tous horizons : français, espagnols, maltais, italiens, grecs...
Première fracture, survenue en 1966, les chantiers naval qui ont forgé l’identité de la cité, dont les rues aujourd’hui encore portent des traces indélébiles, ferment leurs portes. Un évènement économique majeur qui déstabilise toute la ville. Deux mille emplois disparaissent alors.
Dans les années 70 toute la région vit dans la perspective du gigantesque complexe industriel de Fos-sur-Mer. On s’attend à la création de milliers d’emplois, des sidérurgistes lorrains arrivent dans la région, décidés à contribuer au développement promis.
Port-de-Bouc dispose de réserves foncières, et poussé par les autorités nationales fait face à l’arrivée de 7 500 nouveaux habitants en construisant des infrastructures d’accueil. Cet espoir-là pour la ville et pour l’ensemble des familles n’aura duré que quelques années.
La désillusion survient en 1975 avec l’arrêt du développement de la Z.I. de Fos, suivi de près par la crise de la sidérurgie qui frappe aussitôt les unités de Solmer et d’Ugine Acier.
Le "Port Renaissance", port de plaisance qui marque l'orientation vers les activités tertiaires de la ville.Unique Criée publique de toute la région PACA pour la vente du poisson, ses deux ports de pêche accueillent une importante flotte de chalutiers. D’autant que la ville a introduit l’implantation de sociétés de transformation des produits de la mer.
Voisine des activités liées à la pêche, la plaisance ; le port abrite des bateaux venus de toute l’Europe.
La requalification urbaine entreprise depuis une dizaine d’années a donné un nouveau visage à Port de Bouc.Tout en améliorant le cadre de vie des Port de Boucains, l’attractivité de la ville s’est renforcée.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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