Privas (Privàs en occitan vivaro-alpin) est une commune française située dans le département de l'Ardèche et la région Rhône-Alpes.
Ses habitants sont appelés les Privadois. C'est actuellement la plus petite préfecture de France avec 8 692 habitants (recensement 2008), au cœur de la communauté de communes Privas Rhône et Vallées.
Privas est avec Aubenas la capitale du marron glacé et de la crème de marrons. La Ville de Privas est partenaire du Festival national d'archéologie de Privas qui se déroule annuellement en Avril.
La ville est située au pied du plateau du Coiron dans la vallée de l'Ouvèze, au cœur de l'Ardèche, à quelques kilomètres à l'ouest du Rhône. La ville se situe à environ 40 minutes de Valence, chef-lieu de la Drôme.
Cette ville ne possède pas de gare SNCF, ce qui est unique pour une préfecture de département. Autrefois, une ligne PLM puis SNCF desservait la préfecture de l'Ardèche jusqu'au Pouzin via Chomérac. L'ancienne gare a été démolie en 2000.
Privas est récemment passée au-dessous des 10 000 habitants, ce qui en fait la plus petite préfecture de France.
Historiquement, Privas fut au cœur des guerres de religion et aujourd'hui encore les communautés catholiques et protestantes sont très vivantes et très présentes.
Les musulmans forment une minorité bien intégrée estimée par l'Association musulmane de Privas à 300 familles, soit environ 1 500 personnes. Ils disposent d'un lieu de culte installé en 2008 dans les locaux de l'ancien Foyer de l'enfance (appartenant au département de l'Ardèche), qui remplace des locaux vétustes ou des aides de la part de la paroisse catholique .
Il est possible que le nom de la ville de Privas soit originaire du gaulois briva qui signifierait un pont ou un lieu de passage.
D'argent au chêne terrassé de sinople, englandé d'or au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Devise : « Celle que la violence a détruite, sa propre énergie l'a ressuscitée. »
Les premières traces de la ville sont attestées au hameau du Lac, où des fouilles archéologiques récentes ont mis au jour une villa du début de l'empire romain ainsi qu'une nécropole du Haut Moyen-Âge. Les moules à fausse monnaies découverts au XIXe siècle sur les pentes du Mont-Toulon ne suffisent pas d'extrapoler à un premier habitat antique.
Le bourg primitif de Privas s'est développé autour de l'église Saint-Thomas (place de la République), dépendant du prieuré de Rompon et de Cluny. Le château (castri) de Privas n'est attesté qu'à partir du XIIIe siècle et se situait fit construire des remparts entourant la ville (à l'emplacement actuel du collège-couvent des Récollets). Ruiné en 1621 puis en 1629, il n'est reste rien.
Au XIIIe siècle, la ville sorti de ces deux quartiers d'origine (Bize et Clastre) pour se développer sur le plateau à l'est dans deux nouveaux quartiers : Claux et Mazel.
Au XIIe siècle, Privas dépend de la seigneurie des Poitiers-Valentinois, comtes de Valence, lesquels rendent hommage aux comtes de Toulouse. Aymar de Poitiers, en 1281 et son fils en 1309, accordèrent une charte d'affranchissement à Privas, garantissant des droits économiques, fiscaux et militaires à la ville.
Au XVIe siècle, la Réforme (mouvement religieux protestant) s'implanta profondément et rapidement à Privas. Au début, le mouvement fut populaire et un grand nombre de personnes de la noblesse et de la haute bourgeoisie vivaroise adhérèrent vite à ces idées. Privas joua un rôle de premier plan pendant les guerres de religion, devint un centre protestant important et un symbole de la résistance à la monarchie. Cela lui valut le titre de « Rempart de la Réforme ».
Une répression très dure fut organisée. Beaucoup d'habitants furent exterminés, certains fuirent à Genève. Cependant, malgré la répression, le mouvement s'étendit et pendant près de 70 ans, le culte catholique ne fut plus célébré à Privas, l'église fut même détruite en 1570. Un pasteur venu de Suisse organisa l'Église réformée de Privas. On parla alors de la ville comme de la Genève du pays. La garnison du roi fut refusée par la ville. Il n'y eut pas de massacre de la Saint-Barthélemy à Privas. Bien au contraire, dès que la nouvelle des massacres parvint à Privas, celle-ci se dressa.
En 1566, la baronnie de Privas fut divisée entre les deux filles de Diane de Poitiers, baronne de Chalencon et de Privas. C'est l'aînée qui obtint la seigneurie de Privas. Cette baronnie fut ensuite vendue à Jacques de Chambaud, chef protestant qui devint ainsi le premier seigneur huguenot de Privas.
En 1629 à la suite de la prise d’armes des protestants, la ville est assiégée par l’armée royale. Défendue par Montbrun avec 800 hommes, elle est prise et rasée.
En 1790, elle devint chef-lieu du Ardèche en alternance avec Annonay, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol et Tournon-sur-Rhône. Elle fut également érigée en chef-lieu de district mais fut très vite rattaché au district du Coiron.
La commune de Privas se trouve au cœur d'une agglomération appelée généralement le Bassin de Privas, et d'une communauté de communes dite Privas - Rhône et Vallées qui intègre également les deux vallées de l'Ouvèze et de la Payre jusqu'au Rhône.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Histogramme (élaboration graphique par Wikipédia)
Cette manifestation nationale organisée par l'association CARTA (Carte Archéologique et Recherche en Terre d'Ardèche, présidée par Jean-Claude Courtial) en partenariat avec l'Inrap et la Ville de Privas, se veut un espace de rencontre entre professionnels et amateurs autour d'un thème archéologique annuel, mais également un lieu de promotion de l'archéologie auprès du grand public.
Une série de conférences réalisées par des étudiants, amateurs ou professionnels de l'archéologie déclinent les derniers savoirs en étant associées à des animations diverses (archéologie expérimentale, posters) et à la présentation d'associations patrimoniales.
- 1er festival : 2007, avec pour thème les voies de communication - 2e festival : 2008, avec pour thème : "Le feu des hommes". - Le 3e festival s'est déroulé du 19 au 26 avril 2009, en suivant le thème étant : "L'art des mets : les archéologues dressent le couvert!" : il a décliné une archéologie de la cuisine, de l'alimentation et de la préparation des plats depuis la préhistoire à l'époque contemporaine.
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