Puteaux est une commune française sur la rive gauche de la Seine, dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France.
Située sur la rive gauche de la Seine, la ville de Puteaux est limitrophe de Neuilly-sur-Seine et de Paris (Bois de Boulogne) côté Seine, de Courbevoie au nord (la séparation se faisant sur le quartier d'affaires de La Défense, de Nanterre à l'ouest et de Suresnes au sud. Le territoire de cette commune comprend la plus grande partie de l'île de Puteaux, traversée par le pont de Puteaux et par le pont de Neuilly (pont emprunté par la ligne 1 du métro).
La commune de Puteaux est desservie par :
Le permet de relier Puteaux au quartier des Champs Elysées en un quart d'heure et au centre de Paris (Hôtel de ville) en une demi-heure. Il est accessible à partir du centre-ville de Puteaux :
Le et le relient, eux, le quartier autour de la gare Saint-Lazare et d'Opéra.
La commune est également bien reliée à plusieurs grands pôles régionaux tels que Versailles-Chantiers et Saint-Quentin-en-Yvelines par le , Issy - Val de Seine par le ou Marne-la-Vallée et Cergy-Pontoise par le , et bien connectée à ses plus proches voisines :
Enfin, la desserte locale est assurée par les bus gratuits (Buséolien 1(541a) et Buséolien 2(541b)) ainsi que par une petit train municipal pendant la saison d'été.
Depuis juillet 2009, la ville compte trois stations Vélib' dans le bas de Puteaux : une première à l'angle de la rue Jean Jaurès et du boulevard Richard Wallace, une deuxième en bas du boulevard Richard Wallace, et une troisième rue Soljenitsyne. Le conseil général des Hauts-de-Seine envisage la mise en place sur son territoire d'un système similaire.
On peut distinguer plusieurs grandes zones géographiques à Puteaux :
Le Bas de Puteaux, compris entre la ligne de chemin de fer et la Seine, est le quartier le plus anciennement urbanisé. S'y trouvent notamment un quartier ancien autour la vieille église et du Théâtre des Hauts-de-Seine (rue Henri Martin), où plusieurs immeubles anciens ont fait l'objet d'opérations de rénovation particulièrement remarquable (rue Benoît Malon, rue Voltaire et rue Gerhard notamment). Dans le Bas de Puteaux se trouve également l'hôtel de ville et une zone très commerçante aux alentours des rues Jean Jaurès, Eichenberger et Chantecoq. L'hôtel de ville a été construit en 1934, et présente une architecture typique de cette époque (voir photo). Le boulevard Richard Wallace se veut quant à lui une sorte de « Champs-Élysées » putéolien.
Le Haut de Puteaux se situe à l'ouest de la ligne de chemin de fer, sur un plateau qui a accueilli, dès le XIXe siècle siècle, un certain nombre d'usines et de manufactures. Ces dernières ayant été démantelées suite au déclin industriel de la commune, le quartier a été massivement urbanisé au XXe siècle. Ainsi se côtoient des formes architecturales variées composant un paysage urbain contrasté : maisons de ville (en régression), parc social composé de bâtiments de brique typique des années 50, résidences des années 1960-1970 et enfin copropriétés de standing édifiées après les années 1990 en lieu et place d'anciens pavillons.
La résidence Lorilleux illustre bien l'histoire de ce quartier, ayant ainsi été construite à l'emplacement des anciennes usines de fabrication d'encre éponymes. Il est possible de citer également les résidences des rosiers, Cartault, Marcellin Berthelot, Bernard Palissy qui ont été édifiées suivant un schéma similaire.
Immeuble rue MongeLe quartier de La Défense se situe au nord, séparé de Puteaux par le boulevard circulaire. Ce quartier qui constitue l'un des principaux quartiers d'affaires d'Europe, s'étend quasiment aux deux tiers sur le territoire de Puteaux (le reste étant partagé entre Courbevoie et Nanterre). Il s'est développé depuis la fin des années 1950, un peu à l'écart du reste de la ville. Il comprend des bureaux, mais aussi des habitations (Tour Défense 2000, résidence Boieldieu, Tour Ève…). Le CNIT, l'Arche de la Défense et le centre commercial des Quatre Temps se trouvent à Puteaux.
Enfin, l'île de Puteaux, sur laquelle il n'y a pas d'habitation, à part quelques péniches, abrite de nombreuses structures sportives (terrains de tennis, de football, gymnase, piscine intérieure et extérieure chauffée). Sur cette île se situe aussi le parc Lebaudy, connu pour sa roseraie.
La ville dispose d'un habitat très disparate tant en taille qu'en qualité. On y trouve aussi bien des maisons ou des petits immeubles que de grands ensembles. L'habitat dégradé a tendance à regresser pour laisser place à des immeubles neufs généralement assez soignés. Le logement social représente 30% du total.
Les projets sont nombreux.
Outre un important programme de rénovation de son centre ancien (OPAH), la ville est engagée dans l'aménagement de plusieurs zones :
En outre, plusieurs projets concerne la zone de La Défense située sur le territoire de Puteaux, en particulier des opérations liées au recalibrage du boulevard circulaire sud.
La création de la ville date de 1148, par l'abbé Suger et qui lui a donné le nom de Putiauz. La fondation de Puteaux s'inscrit dans celle de plusieurs autres villes dans la région par l'abbé Suger, comme Carrières-sur-Seine, Vaucresson ou encore Villeneuve-la-Garenne et avait pour objectif d'attirer la population dans la région. Cet attrait était renforcé par certains privilèges accordés par l'abbé Suger.
Le nom de Putiauz viendrait du vieux français putel, qui désigne un « bourbier » ou un « marécage » et faisant certainement référence à l'état de la zone ou se trouve Puteaux avant son assainissement. Mais une autre étymologie existe, où le nom de Puteaux viendrait que latin puteoli, pluriel de puteolus qui désigne un « petit puits » ou un « point d'eau ». Le nom de Puteaux quant à lui apparaît vers le XVIe siècle ou XVIIe siècle.
La légende veut que Puteaux aie inspiré la fable de la Mouche du Coche à La Fontaine [1]
La ville a été dirigée de 1948 à 1969 par Georges Dardel (SFIO), puis de 1969 à 2004 par Charles Ceccaldi-Raynaud (UMP). En 2004, ce dernier a démissionné pour raisons de santé. Sa fille, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (UMP), 1re adjointe, a été désignée à sa place par le conseil municipal. Après avoir été la députée suppléante de Nicolas Sarkozy sur la 6e circonscription des Hauts-de-Seine (Puteaux / Neuilly-sur-Seine), Joëlle Ceccaldi-Raynaud en est devenue la titulaire aux élections législatives de juin 2007. Charles Ceccaldi-Raynaud reste conseiller général de Puteaux.
La gestion de la ville par Charles, puis par Joëlle Ceccaldi-Raynaud est considérée par certains (l'opposition et parfois certaines personnes de leur propre camp politique dans les Hauts-de-Seine) comme autoritaire. Cette critique a régulièrement des échos dans les médias (comme les quotidiens Libération, Le Monde, Le Parisien édition des Hauts-de-Seine et la magazine d'actualité L'Express qui en a fait sa couverture le 20 octobre 2005).
En septembre 2005, Charles Ceccaldi-Raynaud a annoncé son intention de redevenir maire à la place de sa fille, mais celle-ci a refusé de démissionner, ce qui a donné lieu à plusieurs « accrochages », notamment durant le Conseil municipal (relaté dans une dépêche de l'AFP du 21 novembre 2005). Charles Ceccaldi-Raynaud s'est présenté contre sa fille à l'élection municipale de mars 2008. Il a été élu conseiller municipal mais a démissionné depuis car il y avait alors trois conseillers municipaux en lien de famille direct simultanément ce qui est illégal. Vincent Franchi, fils de Joëlle Cecaldi-Raynaud est effet également conseiller municipal depuis les élections de mars 2008. Il a été désigné par sa mère maire-adjoint à l'enseignement, la jeunesse et la culture, fonction autrefois occupée par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, lorsque son père était maire.
En 1971 à Puteaux pendant la campagne municipale, un colleur d'affiches socialiste, Salah Kaced, 31 ans, est tué par un ou des partisans de Charles Ceccaldi-Raynaud, alors maire. Un procès a lieu en 1974, qui fait la une des journaux (Le Figaro, L'Aurore, Le Monde). Comme des employés de la mairie se trouvaient impliqués, Charles Ceccaldi-Raynaud est jugé au civil responsable de la fusillade et est condamné à verser plus de 200 000 francs de dommages et intérêts à la partie civile.
Ce fait-divers a inspiré le cinéaste Pierre Granier-Deferre pour son film Adieu poulet (1975) avec Lino Ventura et Patrick Dewaere et André Cayatte pour Il n'y a pas de fumée sans feu (1973) avec Annie Girardot.
En 2004, la mairie de Puteaux a porté plainte pour diffamation contre Christophe Grébert, un Putéolien auteur d'un blog critique sur la gestion municipale. En mars 2006, après deux ans de procédure, le blogueur a été relaxé par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui juge les affaires de Presse. La mairie a fait appel et un nouveau procès a eu lieu le 25 avril 2007 devant la 11e chambre de la cour d'appel de Paris. L'arrêt du 6 juin 2007 a confirmé la relaxe en se fondant sur la bonne foi du blogueur. Cette affaire a été très commentée sur la blogosphère, ainsi que par les médias traditionnels, popularisant en France le phénomène des blogs locaux ou blogs dits citoyens.
En septembre 2006, Joëlle Ceccaldi-Raynaud et Charles Ceccaldi-Raynaud ont par ailleurs été condamnés par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour diffamation contre Christophe Grébert, pour avoir insinué sur le site officiel de la municipalité que le blogueur avait des « penchants pédophiles ». Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud devront payer chacun 2 500 euros d'amende et solidairement 3 000 euros de dommages et intérêts au blogueur. Ils ont par ailleurs été condamnés à faire paraître un communiqué judiciaire sur le site municipal, ainsi que dans Le Parisien. Cette condamnation a été confirmée par un arrêt de la Cour d'appel de Versailles, le 26 avril 2007. Enfin, le 26 mars 2008, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi de Charles et Joëlle Ceccaldi-Raynaud.
En 2006, Puteaux a reçu le label « Ville Internet @@ » .
Les différents maires de Puteaux depuis 1789 :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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Puteaux est située dans l'académie de Versailles.
La ville administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.
Le département gère xx collèges et la région Île-de-France xx lycées :
La ville de Puteaux a un long passé industriel, en particulier dans les domaines de l'automobile (De Dion-Bouton, mais aussi Unic, Saurer et Daimler-Benz), de l'aéronautique (Zodiac), de l'armement (les Ateliers de Puteaux étaient désignées par les initiales APX), des encres (Charles Lorilleux), des parfums (Coty), etc.
Mais la ville s'est aujourd'hui reconvertie et son économie dépend essentiellement du secteur des services, en particulier avec le quartier d'affaires de La Défense situé pour les 2/3 sur le territoire de la commune. Aux sièges sociaux s'ajoutent les centres commerciaux Les Quatre Temps et le Centre des nouvelles industries et technologies, tous deux situés sur le territoire de Puteaux.
Cette activité, et les rentrées de taxe professionnelle qu'elle suscite (la taxe professionnelle provenant des entreprises du quartier d'affaires de La Défense et situées sur le territoire communal lui rapporte une trentaine de millions d'euros par an), contribuent à faire de Puteaux une des communes les plus riches de France en termes de budget municipal rapporté au nombre d'habitants : le budget de la ville prévu pour 2008 s'élève à 155 millions d'euros (budgte de fonctionnement) pour seulement 42 000 habitants. En cela, la situation de la commune est proche de celle d'autres communes telles que Courbevoie, Gennevilliers, Roissy-en-France ou Rungis qui perçoivent également d'importantes rentrées de taxe professionnelle. Cette manne a permis à la ville de ne pas s'endetter, et même de constituer des réserves dont le montant est estimé à plus de 100 millions d'euros (elles avaient même atteint jusqu'à 228 millions d'euros). Faisant partie des 83 communes les plus favorisées fiscalement de la Région, la commune contribue au FSRIF (le Fonds de solidarité de la région Ile-de-France), créé en 1991. En 2007, ces communes ont versé 185 millions d'euros aux 147 communes dont le niveau de vie de la population est le plus faible. Puteaux a versé 17 millions. A titre de comparaison, Paris a versé 103 millions d'euros et Courbevoie 14 millions.
Services de mobilité locale :