Quesnoy-sur-Deûle est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Sur l'ex-route nationale 49 (devenue en 2006 la route départementale 949), Quesnoy-sur-Deûle doit son nom au passage de la Deûle qui coupe la ville en deux.
Située à 12 kilomètres de Lille, à 6 kilomètres de la frontière belge et à 4 kilomètres de la rocade Nord-Ouest, cette ville présente à la fois les attraits de la ville et de la campagne.
Quesnoy est la forme picarde équivalente du français chênaie, issue du bas latin cassinus, d'origine gauloise *cassanos ou *cassinos (quesne, chêne était d'ailleurs jadis graphié caisne), suivi du suffixe -etu(m) servant a désigner un groupe d'arbres appartenant à la même espèce, masculin à l'origine ey > ay > aie, devenu féminin en français, mais pas dans les dialectes (cf. le Quesnoy). -oy est la forme particulière prise par ce suffixe en dialecte picard.
Quesnoy-Sur-Deûle est située sur l'unique route reliant Lille à Comines, sa voisine. Jusqu'au XVIIIe siècle, Quesnoy souffre des pillages des armées françaises aux XIIIe et XVIe siècles. Quesnoy doit son essor à la Deûle où pas moins de 2400 bateaux passent par an. Dès le XIXe siècle, au village rural s'ajoutent de nombreuses industries (lin, huileries, brasseries, distilleries, sucrerie…). Elles apportent une prospérité économique. De par sa position, Quesnoy a souffert des guerres, notamment celle de 1914-1918 durant laquelle la ville est détruite à 95%. La ville, chef-lieu du canton, appartient à la communauté urbaine de Lille depuis 1966 et s'est jumelée en 1990 à Swisttal-Buschhoven en Allemagne.
Élu il y a une vingtaine d'années alors qu'il appartient au Parti socialiste, Roger Lefebvre, professeur d'histoire-géographie aujourd'hui en retraite, s'est présenté ensuite « sans étiquette ». Il a connu des mandats avec et sans opposition.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
L'église d'origine sera reconstruite au XIXe siècle par Charles Leroy, architecte lillois de la cathédrale Notre-Dame de la Treille. Cette église sera détruite durant la Grande Guerre en 1914 pour être reconstruite par la suite dans l'état où nous la connaissons actuellement.
De style néo-flamand, la mairie a été créée par l'architecte Lepercq. Le bâtiment est doté de pignons à pas de moineaux (en escaliers), fronton circulaire, clochetons, et utilisation de la brique et de la pierre. Dans le hall, se trouve la maquette d'un château construit au XVIe siècle pour protéger la cité et la campagne environnante qui a été détruit après la Révolution française. Depuis l'an 2000, un carillon situé sur la façade sonne à chaque heure les notes de "l'eau vive" de Guy Béart, en référence à la vallée de la Deûle.