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France / Bretagne / Finistère / Quimperlé

47° 52′ N 3° 33′ W / 47.87, -3.55

Quimperlé (Kemperle en breton, prononcé localement ˈkɛ̃pɛːʁle en français, kɛmˈpɛːʁle en breton) est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne.

Géographie

Localisation de Quimperlé dans le sud-est du Finistère

Quimperlé est situé dans le sud-est du Finistère, à 19,7 km au nord-ouest de Lorient et à 44 km à l'est de Quimper. D'un point de vue historique, la ville appartient à la Cornouaille. Cependant une petite partie de son territoire, correspondant à l'ancienne trève de Saint David, qui dépendait de la paroisse de Rédéné, se rattache au Broerec.

Quimperlé, confluent

L'Isole à Quimperlé La Laïta, fleuve (ria) qui fut navigable Laveuses en 1902 sur l'Ellé près du "pont fleuri" probablement

Le nom Quimperlé vient de kemper, « confluent » en breton, et de Ellé une des rivières qui traversent la ville. La ville se situe en effet au point de confluence de l'Ellé et de l'Isole. Celles-ci se rejoignent pour donner naissance à la Laïta, une ria longue d'une quinzaine de km soumise à la marée, qui fut navigale et permis à Quimperlé d'être un port de mer. Un autre cours d'eau de moindre importance traverse la cité, le Dourdu (eau noire en breton), qui se jette directement dans la Laïta en aval des deux autres. Quimperlé était à la limite des deux évêchés de Cornouaille (dont elle faisait partie) et de Vannes, séparés par l'Ellé.

On distingue traditionnellement une "ville haute" et une "ville basse". La "ville basse" (centre aristocratique et religieux) s'est développée autour de l'église Saint-Colomban dont il ne subsiste plus qu'une façade et de l'abbaye bénédictine Sainte-Croix de Quimperlé tandis que la "ville haute" s'est développée autour de l'église Saint-Michel et de sa place (centre d'origine commerçant).

La "ville basse" occupe la zone de terrain de la presqu'île de confluence enserrée entre les cours de l'Ellé et de l'Isole, transformée en île artificielle par la création de douves joignant les deux cours d'eau peu avant leur confluence, ainsi que les rives de la Laïta. L'abbaye Sainte-Croix est à l'origine du noyau urbain initial en raison des fortifications entourant et protégeant l'abbaye à partir du XIIIème siècle, et de l'attractivité du minihy (sauveté de Clos Gurthiern. L'essor démographique nécessite d'autres extensions urbaines extra-muros: le faubourg du Gorrequer (route de Carhaix), celui de Lovigon (route de Vannes). Pour contrebalancer la puissance de Sainte-Croix, le duc Jean Ier de Bretagne fonda en 1264 sur la rive gauche, donc dans l'évêché de Vannes, le monastère des Dominicains ("abbaye blanche", surnom probablement donné à cette abbaye en hommage à Blanche de Navarre, épouse du duc fondateur Jean Ier de Bretagne, à moins que ce ne soit une allusion à la couleur de la robe des moines), à l'origine du développement du faubourg du Bourg Neuf, longtemps mal relié à la ville jusqu'à la construction tardive (car refusée jusqu'alors par l'abbaye Sainte-Croix) du Pont fleuri enjambant l'Ellé en 1643. La diminution des troubles, l'essor de l'artisanat et du commerce, facilités par l'existence d'un port d'importance notable, la Laïta étant alors remontée par des bateaux de mer de 10 à 60 tonneaux pourvus d'équipages pouvant aller jusqu'à 15 hommes, obtenant le "droit de franche loire" pour Saint-Michel, qui devient paroisse dès le XIème siècle, et le Bourg Neuf en 1434. Selon le géographe arabe Al Idrisi, "Kimberlik" était déjà en 1154 "une ville bien située, petite et animée, qui possède des marchés actifs et beaucoup d'industries".

La cité dépendait entièrement de l'abbé de Sainte-Croix, véritable seigneur féodal, à la fois administrateur, juge et représentant de la force publique. Sous l'autorité de l'abbé, un chambrier assurait la gestion financière, un avoué aux décisions sans appel assurait la justice, y compris le droit de haute justice (peine de mort), un voyer assurait la perception des impôts. D'autre part l'abbé disposait du "droit épiscopal" sur toutes les églises possédées par l'abbaye dans le diocèse.

Une bonne partie de la "ville basse" est facilement inondable. D'ailleurs les quais Brizeux et Surcouf sont régulièrement noyés sous les eaux de la Laïta. L'hôtel Brizeux est un indicateur visuel très pratique pour mesurer la hauteur d'eau lors d'une crue.

La "ville haute" occupe au contraire les parties hautes avec la montagne Saint-Michel.

Une agglomération de moindre importance s'est également développée sur la rive opposée à celle abritant la montagne Saint-Michel autour de l'abbaye blanche. Celle-ci a pris le nom de Bourgneuf.

La zone urbanisée s'est par la suite étendue notamment en direction de l'ouest suite la construction de la gare ferroviaire. Aujourd'hui, cette zone urbanisée déborde en direction du nord sur la commune voisine de Mellac, Stang Veil et la cité de Ty Lann constituant des faubourgs de la ville.

Quimperlé, et son territoire

Le territoire communal s'étend sur 3 173 hectares et englobe en plus de la ville des zones non urbanisées qui appartenaient avant leur rattachement à Quimperlé en 1790 à la paroisse de Lothéa et à la trève de Trélivalaire. Cet espace est occupé en partie par la forêt domaniale de Carnoët qui s'étend sur 750 ha. Cette belle futaie de chênes et de hêtres a été partiellement dévasté lors de l'ouragan de 1987. Un programme de reboisement fut alors entrepris. La voie express RN165 traverse la commune d'est en ouest. Elle franchit la vallée de la Laïta à environ 1 km au sud de la ville.

Héraldique

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Au Paléolithique, l'homme de Néanderthal a selon toute vraisemblance fréquenté les abords de Quimperlé comme en atteste un lieu de taille de l'époque Moustérienne situé à la limite même de la commune de Clohars-Carnoet, dans la forêt, avec une très belle roche locale, entre calcédoine et jaspe. En des temps plus proches de nous, correspondant à la période allant du néolithique à l'époque gallo-romaine, des traces d'un habitat épars existent dans la région mais aucune trace d'une quelconque agglomération n' a été trouvé sur le site actuel de Quimperlé. À Quimperlé même se trouve le dolmen de Keransquer, rue de Lorient et dans le voisinage des dizaines de menhirs et des allées couvertes. Un tumulus à Lothéa livra en 1843 des pointes en silex, des armes en bronze et trois chaînes de cou, l'une en bronze, l'autre en argent et la troisième en or. Des tuiles près du cimetière de la chapelle Saint-David attestent d'une présence romaine.

Moyen Âge

Sceau de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé Bataille de Quimperlé

Une première agglomération vit le jour sur le site actuel de la basse ville. Elle s'appelait villa Anaurot du nom d'un prince originaire de Grande-Bretagne ayant vécu au Ve siècle. Un de ses compatriotes, saint Gurthiern, y aurait fondé un ermitage, mais celui-ci aurait été détruit par les Normands en même temps que la ville en 868. La ville fut reconstruite et elle prit le nom que lui nous connaissons aujourd'hui. Le 14 septembre 1029 fut fondé l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé par le comte de Cornouaille Alain Canhiart. Celle-ci s'enrichit rapidement grâce à de nombreuses donations. Cette richesse ne tarda pas à susciter la convoitise des ducs de Bretagne qui réclamèrent qu'une partie des revenus leur soient reversés. Le duc Jean Ier le Roux fit édifier des remparts autour de la basse ville pour la protéger. Une douve reliant l'Ellé et l'Isole fut creusée pour la ceinturer d'eau. En 1347, durant la guerre de succession de Bretagne, le roi Édouard III d'Angleterre afferma plusieurs places fortes bretonnes à ses capitaines. Il donna Quimperlé et la région de l'Ellé à Roger Davidson, plus connu sous le nom de Davy. Celui-ci mis en coupe réglée Quimperlé et sa région jusqu'à sa mort en 1364 à la bataille d'Auray. En 1373, Du Guesclin vint assiéger en personne la place forte qui était aux mains des Anglais. Il fit passer au fil de l'épée la garnison. En 1590, durant la guerre de la ligue, la ville était aux mains des ligueurs. Le prince de Dombes s'empara de celle-ci par surprise. En août 1594, la ville abrita une garnison espagnole conduite par Don Juan d'Aguila qui peu de temps après s'en alla incendier Rosporden.

Article détaillé : Abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

Temps modernes

En 1680, la plus grande partie des murailles furent abattues. En 1746, une crue catastrophique endommagea sérieusement les ponts de la ville et deux d'entre eux durent être entièrement reconstruits. Quimperlé était à l'époque un important lieu de marché et de foire. On y comptait aussi de nombreux moulins. En 1785, le papetier Georget installa un moulin à papier fabricant notamment du papier timbré. Il y avait aussi une pêcherie aux Gorrets. On y pêchait des saumons en grande quantité car ce poisson venait frayer en grand nombre dans l'Ellé et ses affluents (en 1750 le nombre de prise était de 8000/an contre 20 en 1979). En 1670, la ville comptait également treize tanneurs. Par contre, l'activité portuaire restait réduite à cause de l'ensablement de la Laïta limitant le tonnage des navires. Le port exportait essentiellement du blé en direction de Nantes et de Bordeaux. Des billes abattues dans la forêt de Carnoët étaient acheminées via la Laïta à Lorient.

Période révolutionnaire

Quimperlé fut érigé en commune en 1790. Le territoire communal nouvellement constitué engloba les paroisses de Saint-Michel, de Saint-Colomban et de Lothéa et la trève de Trélivalaire qui dépendaient de l'évêché de Quimper ainsi que la trève de Saint-David qui dépendait de l'évêché de Vannes.

Plusieurs communes appartenant historiquement au Vannétais (Arzano, Rédéné, Guilligomarc'h) furent rattachées au département du Finistère nouvellement créé pour fournir un hinterland à l'est à la ville promue au rang de chef lieu de district.

La ville fut très vite acquise aux idées révolutionnaires comme la plupart des villes de l'Ouest alors que la campagne environnante devenait hostile aux nouvelles réformes.

XIXe et XXe siècles

Le bagad de Quimperlé La rue Brémond-d'Ars dans le centre historique de la basse ville et les ruines de l'église Saint-Colomban; au fond l'abbaye Sainte-Croix Les Halles devant l'abbatiale Sainte-Croix (ville basse)

La ville devint le siège d'une sous-préfecture en 1801 jusqu'à sa suppression en 1926.

La ville connu au XIXe siècle un important essor industriel avec notamment des tanneries, des minoteries, une scierie mécanique qui compta jusqu'à 80 ouvriers. De nombreuses conserveries virent le jour au début du XXe siècle ainsi qu'une fonderie. Aujourd'hui la ville abrite les papeteries de Mauduit, le principal site agroalimentaire Bigard (abattoirs, viande hachée, produits élaborés traiteur), une usine de fabrication d'aliments pour chiens et chats (Nestlé ayant racheté Friskies et Whiskas).

La ville fut épargnée par les bombardements et les destructions durant la Seconde Guerre mondiale, à la différence de ses voisines Lorient et Hennebont. La ville sera libérée le 9 août 1944 par les F.F.I et les allemands seront ensuite tenu en respect à bonne distance de Quimperlé dans ce qui deviendra la poche de Lorient.

Quimperlé est aussi réputée pour son bagad qui a obtenu notamment deux titres de champion de Bretagne des bagadoù.

Administration

Démographie

Évolution démographique

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Évolution démographique de 1793 à 2007

Pyramide des âges

Langue bretonne

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 18 décembre 2008. La charte a été signée le 14 janvier 2009, la mairie s’engageant sur le deuxième niveau de la charte.
  • A la rentrée 2007, 2,9 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.

Économie

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

Quimperlé est une ville de tourisme et d'industries florissantes encore aujourd'hui.

La ville est le siège du groupe Bigard qui y a implanté son principal établissement qui emploie plus de 1200 personnes ainsi que des papeteries de Mauduit.

À noter que la ville dispose de nombreuses zones d'activités commerciales et/ou industrielles en périphérie des deux centre-ville (Kervidanou, Kergoaler, Kerisole, Kergostiou, La Villeneuve Braouic, etc.). La ville, dont l'industrie est en souffrance, se tourne aujourd'hui vers une économie de plus en plus orientée vers les services, ainsi de nombreux investissements sont en cours pour créer/agrandir la zone commerciale de Kergoaler en direction de Mellac (Kervidanou). De nouveaux magasins y sont déjà ouverts : Gifi, Intersport, Picard, Gamm'Vert, La Halle, Distri-center, etc.).

Le poids économique de la ville lui permet de se situer au 4e rang du département du Finistère.

La ville est également pourvu d'un centre hospitalier général. Cet établissement subit au cours du second semestre 2007 une profonde restructuration. En effet la fermeture de la Maternité fut décidé ainsi que l'arrêt des interventions de chirurgie viscérale en juillet puis en novembre le bloc opératoire fut définitivement fermé. Suite à des négociations menées par le Directeur Etienne Morel, le Centre Hospitalier obtenu le maintien d'une envelopppe budgétaire permettant l'ouverture de nouvelles activités pour maintenir un niveau de performance élevé pour ce secteur du territoire de santé. En février 2008 six lits d'unité d'hospitalisation de courte durée ont ouvert, suite par un service de géronto-psychiatrie de 20 lits et 5 places. Au printemps 2009 une première partie de l'unité de Soins de Suite pneumologique fut également ouverte.

Le secteur Hébergement qui représente plus de la moitié de la capacité de l'établissement connait également de profonds changements avec l'ouverture de la Maison de Retraite de Moelan sur Mer en 2005, la signature de la convention tripartite en décembre 2007 et le démarrage des travaux de reconstruction de la résidence de Bois Joly (vaste chantier qui durera jusqu'en 2015).

Transports

Paris-Montparnasse à 4h de Quimperlé avec le TGV Atlantique

Quimperlé est largement desservie au niveau des transports et équipée en voies de communication. La gare de Quimperlé est un arrêt du TGV Atlantique. Ce dernier met la ville de Quimperlé à seulement 4 heures de Paris avec 3 allers-retours quotidiens. Deux échangeurs routiers (trois dans le sens Paris-Quimper) situés aux issues de la ville permettent de rejoindre rapidement la RN 165, un axe rapide à 2×2 voies qui relie les grandes villes du littoral atlantique breton.

Monuments

Le choeur surélevé de l'église abbatiale Sainte-Croix Abbaye Sainte-Croix:Le retable du XVIème siècle La "mise au tombeau" du XVIème siècle, église abbatiale Sainte-Croix L'église abbatiale Sainte-Croix Maison à pans de bois dite maison des archers
  • L'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé: fondée au XIème siècle par le comte de Cornouaille Alain Canhiart, c'est, avec l'église de Lanleff dans les Côtes d'Armor, la seule église de Bretagne à avoir un plan circulaire, calqué sur l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Elle a la forme d'une croix grecque. Le choeur des moines est un chef d'oeuvre de l'art roman (rare en Bretagne); sa crypte du XIème siècle est très bien conservée et contient deux gisants, dont celui de saint Gurthiern, le fondateur de la première abbaye; la mise au tombeau, en calcaire de Saintonge, sculptée aux environs de 1500 est remarquable même si elle a totalement perdu ses peintures d'origine car elle fut malencontreusement entreposée de manière précaire dans le jardin de l'abbaye pendant plusieurs décennies; le retable du XVIème siècle a été récemment restauré; une belle chaire du XVIIème siècle est également visible.
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption est l'ancienne chapelle de la communauté des bourgeois de la ville: sa nef date du XIIIème siècle et est d'un style gothique primitif. L'église a été ruinée en 1373 par Bertrand Duguesclin pendant la guerre de succession de Bretagne, mais reconstruite grâce aux dons du duc de Bretagne Jean V, en style gothique flamboyant (la tour, le choeur et les deux porches nord et sud datent de cette époque). La tour était surmontée d'un clocher en bois recouvert de plomb, mais cette flèche fut détruite lors d'un orage. Les sablières, sculptées vers 1430, sont parmi les plus anciennes de Bretagne. L'église est classée par les Monuments historiques possède aussi une statuaire intéressante dont une "Vierge à l'enfant" de la seconde moitié du XIVème siècle et "Notre-Dame de Bonne Nouvelle" du début XVIème siècle.
  • L'église Saint-Michel (ancienne église de la paroisse Saint-Michel), qui était située sur la place Saint-Michel, a été détruite en 1765.
  • L'abbaye blanche (ancien couvent des Dominicains) fondée en 1265 parle duc Jean Ier, a fermé et subi des destructions pendant la Révolution française, l'égise est détruite et les bâtiments conventuels défigurés. Des soeurs s'y installent au XIXème siècle et, depuis 1960, l'ordre des Filles de Jésus de Kermaria. La chapelle Saint-Joseph y est construite entre 1932 et 1935 et décorée de vitraux d'A.Bouler.
  • Le perron, unique vestige de l'ancien présidial construit en 1683 qui servait de siège à la sénéchaussée de Quimperlé.
  • La « maison des archers » (une belle maison à pans de bois du XVIe siècle qui a été restaurée). Haute de trois étages, elle possède de remarquables poutres en bois et cheminées en granite. Elle fut longtemps résidence de notables (plusieurs notaires s'y succédèrent de père en fils au XVIIème siècle). Elle est désormais propriété de la ville de Quimperlé qui y organise des expositions temporaires.
  • Les vestiges de l'église Saint-Colomban (porche roman du IXe siècle surmonté d'une fenêtre gothique du XIIIe siècle). C'est à cet emplacement que saint Gurthiern aurait créé la première abbaye, qui aurait suivi la règle de saint Colomban, d'origine irlandaise, et aurait été détruite par les Vikings en 878.
  • L'hôpital Frémeur est le dernier hôpital médiéval encore existant dans l'ouest de la France. Il est depuis 2002 inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques. Le bâtiment principal en pierres de taille est une longère construite sur les bords du Dourdu. Au sous-sol se trouvaient les réserves et la cuisine, au rez-de-chaussée le dortoir des femmes, au premier étage celui des hommes et au deuxième étage les chambres du personnel et des malades contagieux. La chapelle de l'hôpital, dite chapelle Saint-Eutrope, est petite mais très haute afin de permettre aux malades d'entendre la messe depuis leur lit. Elle possède un mobilier pour partie d'avant la Révolution, pour partie du XIXème siècle.
  • Le présidial, édifié en 1683, a pour l'essentiel disparu. Seul a été conservé le double escalier qui donnait accès à l'étage de cet ancien palais de justice.
  • Le pont Lovignon (XVIIe siècle)
  • Le viaduc ferroviaire qui franchit la Laïta (1862)

A travers la ville

Établissements scolaires

  • École Bisson (maternelle)
  • École Brizeux (maternelle et primaire)
  • École du Lézardeau (maternelle et primaire)
  • École de Kersquine (maternelle et primaire)
  • École Thiers (primaire)
  • Sainte-Croix (maternelle, primaire et collège)
  • Notre-Dame de Kerbertrand (de la maternelle au lycée général et technologique)
  • École Diwan bilingue (maternelle et primaire)
  • Collège de La Villemarqué
  • Collège Jules Ferry
  • Lycée Polyvalent de Kerneuzec
  • Lycée professionnel de Roz Glas

Personnalités liées à Quimperlé

  • Claude Lancelot (1615-1695), janséniste et grammairien, décédé à Quimperlé.
  • Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois (1693-1750), Bénédictin, né à Quimperlé.
  • Charles Louis du Couëdic, (1739-1779), officier de marine, né à Quimperlé.
  • Pierre Hersart de La Villemarqué (1775-1843), député, sous-préfet de Quimperlé, mort à Quimperlé.
  • Mathurin Furic, dit Matilin an dall (Mathurin l'Aveugle), célèbre joueur de bombarde aveugle, né à Quimperlé en 1789 et mort en 1859.
  • Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895), né et mort à Quimperlé, auteur du Barzaz-Breiz.
  • Sarah Bernhardt (1844-1923), comédienne de théâtre, a passé sa première enfance à Quimperlé.
  • Adolphe Beaufrère, peintre et graveur français, né à Quimperlé le 24 mars 1876.
  • Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, lieutenant de gendarmerie, résistant, arrêté à Bubry, fusillé à Pluméliau.
  • Pierre Mourisset, originaire de Saint-Laurent-Médoc, gendarme, résistant, arrêté à Bubry, fusillé à Bieuzy.
  • Xavier Krebs, peintre et céramiste, né à Quimperlé en 1923.
  • Georges Rocher (1927-1984), artiste peintre, mort à Quimperlé.
  • Xavier Grall (1930-1981), journaliste, poète et écrivain, mort à Quimperlé.
  • Louis Cardiet, footballeur, né en 1943 à Quimperlé.
  • Alain Le Beuze, poète, né en 1958 à Quimperlé.

Bibliographie

  • Le pays de Quimperlé dans l'Antiquité de EVEILLARD Jean-Yves ; GALLIOU Patrick, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2901737412].
  • La ville de Quimperlé du XIIe au début du XIVe siècle de LEGUAY Jean-Pierre, Centre de Recherche Bretonne et Celtique.Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2901737412].
  • La communauté de ville de Quimperlé au XVIIe siècle de SAUPIN Guy, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, Association des Amis de l'Abbaye de Sainte-Croix, 1999 [ISBN 2901737412].
  • Marcel Kervran, D'Anaurot à Quimperlé, 1500 ans d'histoire, Société d'histoire du pays de Kemperlé, 1983, 422  (OCLC 10931407) 
  • La passionnante histoire d'un lycée de Bretagne : Quimperlé 1681-2001 de LE GREVELLEC Agathe ; LE LEANNEC Marie-Line ; LE BECHENNEC Sonia ; COCOUAL Chantal ; MIOSSEC Sébastien ; PENNEC Alain ; OFFRET Laure ; PENNEC Tangui, ÉDITEUR: C.D.D.P. Finistère [ISBN 2866343638].
  • Le p'tit train de Quimperlé à Concarneau, fantastique épopée sociale et économique de PICOL Daniel, Arhemus, 2 000 [ISBN 2913511082].
  • La Bretagne aimée des peintres. Quimperlé, Pont-Aven, Concarneau 1880-1920 de THERSIQUEL Michel ; YONNET Daniel, Editions Le Télégramme, 2001 [ISBN 2914552262].

Liens externes

  • Site de la commune
  • Office de tourisme ***
  • Inventaire du patrimoine
  • Site de la Communauté de Communes du Pays de Quimperlé
  • Site de l'association C du Vent

Notes et références

  1. ↑ [1]
  2. ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
  3. ↑ () Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  4. ↑ http://www.quimperle.com/index.php/bienvenue-a-quimperle-menu-gauche-50/le-patrimoine-menu-gauche-73.html?layout=category
  5. ↑ http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29000481
  6. ↑ http://www.quimperle.com/index.php/bienvenue-a-quimperle-menu-gauche-50/le-patrimoine-menu-gauche-73.html?layout=category
  7. ↑ http://www.infobretagne.com/quimperle.htm
  8. ↑ "L'hôpital de Quimperlé des origines à la Révolution" de BELLANCOURT Armelle, 1993
  9. ↑ http://www.quimperle.com/index.php/bienvenue-a-quimperle-menu-gauche-50/le-patrimoine-menu-gauche-73.html?layout=category
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