Redon (Rdon en gallo et Redon en breton) est une commune française, sous-préfecture du département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.
Sa devise est Redon, petite ville grand renom, est inscrite en breton sur le fronton de la mairie depuis 1908 sous la forme kêr vihan brud vras.
Redon est le centre de la Communauté de communes du Pays de Redon et du Pays de Redon et Vilaine.
Redon est située au confluent de l'Oust et de la Vilaine, à 60 km au sud-ouest de Rennes, 50 km à l'est de Vannes et 60 km au nord-ouest de Nantes.
Selon le classement établi par l'INSEE, Redon est une commune urbaine, la commune-centre d'une unité urbaine dont la banlieue inclut quatre communes (Saint-Nicolas, Rieux, Saint-Jean-le-Poterie, Allaire). Cette unité urbaine est le pôle de l'aire urbaine de Redon, qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Communes de Loire-Atlantique).
Il existe peu de sources sur ce secteur avant 832. Toutefois, il semblerait que s'y développa le vicus des Redones. Le nom de Redon est issu du gaulois roto- (la roue) et est sans rapport avec celui de Rennes et des Redones.
La ville devrait son nom au mot Roton qui se transforma en Rodon, mot d’origine celtique désignant un gué, hypothèse qui correspond à la configuration des lieux. La ville est fondée en 832 par Conwoïon. Découvrant le confluent de la Vilaine et de l’Oust du haut d’une colline, l’archidiacre du diocèse de Vannes, et ses disciples constatent alors tout l’intérêt du lieu: un site protégé des invasions et calme, idéal pour la méditation. Ce dernier obtient de Ratvili, seigneur du lieu, la donation d’un espace suffisant pour installer le monastère. En 832, un modeste ermitage fait de planches et de branches voit le jour. Nominoë, alors gouverneur de Bretagne, soutient cette fondation pour renforcer son pouvoir Entre 842 et 853, une première église en pierres est construite remplaçant ainsi la première bâtisse.. Conwoïon y décède le 5 janvier 868. Il subsiste encore aujourd'hui le cartulaire de cette abbaye qui recense 391 actes en latin. Ce document, propriété de l'archevêché de Rennes, est d'une importance majeure pour les historiens.
Le fils de Nominoë, Erispoë, bat les Francs à Bains-sur-Oust, au lieu-dit Ballon, en 851.
Une population s’installe peu à peu autour des bâtiments conventuels, le territoire monastique s’agrandit et donne naissance à une paroisse. Après l’an mil, l’église devient trop petite. La construction d’un édifice plus grand est envisagée.
La ville va se développer autour de ce centre religieux jusqu'à former une petite bourgade rurale et industrielle de près de 10000 habitants dans les années 1960. Une des industries locales fut la fonderie Pierre Chevalier fondée en 1864.
Au Moyen Âge, Redon va bénéficier du commerce maritime grâce à sa situation sur la Vilaine. Il subsiste aujourd'hui d'anciennes maisons d'armateurs et un bassin.
Rue du Plessis.Au 14e siècle, est entreprise la construction de l'enceinte fortifiée de la ville, sous l'égide de l'Abbé Jean de Tréal. Elle comporte 3 portes, 3 poternes et 13 tours. De ces remparts, on peut voir aujourd'hui le flanc nord du transept de l'église, la chapelle des Ducs et les remparts au-dessus du quai St Jacques. Les travaux réalisés au centre-ville ont mis à jour d'autres vestiges des remparts, notamment un bastion en face de l'hôtel de Ville, deux tours (14e) et un autre bastion (16e) place de la République ainsi que des éléments de remparts.
Redon fut l'une des 42 villes de Bretagne qui envoyaient des Députés au Parlement de Bretagne (États de la Province). Les États se réunirent d'ailleurs 5 fois à Redon, aux 15e et 17e siècles
En 1449, le duc François Ier obtint du pape Eugène IV l'érection de Redon en évêché par bulle pontificale le 10 juin 1449. Le duc aimait Redon, et le fait qu'il voulait y être enterré expliquerait qu'il ait voulu récompenser l'abbaye de ses services. Mais les protestations des évêques voisins de Rennes, Vannes et Nantes, sur les territoires desquels le nouveau diocèse devait prendre son assise, firent avorter l'initiative. La bulle de suppression fut signé le 20 décembre 1449 par le même souverain pontife. Pendant la minorité de la Duchesse Anne de Bretagne, la cour ducale s'établit pendant quelques temps à Redon, à la fin de 1488. Autour de l'abbaye, les activités artisanales et commerciales se sont développées.
Dès le 16e siècle, la Vilaine est canalisée, favorisant ainsi le développement portuaire. En effet, les navires de mer peuvent remonter jusqu'à Redon, alors avant-port de Rennes. Accostés au port de Vilaine, soumis alors à la marée, les navires peuvent décharger leurs cargaisons à terre ou bien transborder les marchandises sur des barges et bateaux fluviaux qui remontent ensuite la rivière jusqu'à Rennes. Sur le quai Dugay-Trouin, les demeures d'armateurs ou de négociants (17e et 18e) témoignent de cette activité maritime florissante.
Les Greniers à Sel, rue du Port, la Tour Richelieu (17e), le Château du Mail (17e), tous deux situés rue du Plessis, l'Hôtel Carmoy (17e) rue du port, ainsi que le Monastère des Calvairiennes (17e), rue St Michel et les maisons à pans de bois (16e, 17e et 18e siècles) de la Grande-Rue complètent le riche patrimoine architectural de la cité.
En lien avec la construction du canal de Nantes à Brest, le creusement du bassin à flot débute en 1836. Pendant de nombreuses décennies, il devait être le coeur même de la vie redonnaise par son activité portuaire et par le développement des industries au 19e siècle.
C'est à Redon que le canal de Nantes à Brest coupe la liaison Rance-Vilaine reliant la Manche à l'Océan. Il fut terminé au milieu de 19e siècle faisant de Redon le carrefour des voies navigables de l'Ouest. Très peu de temps après, Redon devient également carrefour ferroviaire. La gare fut inaugurée en 1862. Elle est située sur la ligne Nantes-Rennes et Paris-Quimper.
Au début du XXe siècle, l'activité industrielle soutenait fortement l'économie locale. Les industries liées à la mécanique ou au textile y étaient très présentes jusqu'au début des années 1980.
La ville embauchait de nombreux ouvriers et employés de l'ensemble du pays de Redon. L'usine de construction mécanique Garnier y fabriquait des machines agricoles depuis la fin du XIXe siècle. Une crise économique profonde déclencha des troubles sociaux graves à la fin des années 1960 et qui se prolongèrent jusqu'au début des années 1980 se soldant par la fermeture définitive de l'usine Garnier.
Le Pays de Redon et Vilaine se caractérise par une industrie très présente dans trois principaux domaines : la cosmétique végétale (groupe Yves ROCHER), l'électronique (TES, ASTEEL) et les équipementiers automobiles (Faurécia, AFC). 36 % des salariés du territoire sont employés dans l'industrie (350 entreprises industrielles). Le pôle économique de Redon est le plus important du territoire avec notamment les entreprises suivantes :
L'économie de services se développe deux fois plus vite qu'en Bretagne bien qu'étant encore sous-représentée. Un parc tertiaire va se créer autour de la gare TGV de Redon, plateforme ferroviaire de Bretagne-sud.
Le centre hospitalier de Redon emploie entre 400 et 499 personnes.
La ville de Redon bénéficie d'un pôle de formation développé en enseignement secondaire comme en formations post-bac.
Lors des élections municipales de mars 2008, le maire sortant, Vincent Bourguet, tête de la liste "Unis pour Redon et le pays de Redon", a été élu avec une majorité absolue de 50.59% soit 2 074 voix contre 49.41% 2 026 voix pour Jean-René Marsac, tête de la liste "Redon cœur de pays"
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Redon
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Localement, on a parlé breton au début du moyen âge, Redon étant alors à la limite de l'aire bretonnante, mais le breton y a disparu dès le moyen âge. Le parler local est depuis le gallo, qui fait partie du groupe des langues d'oïl.
Six monuments sont classés ou inscrits au registre des Monuments historiques dans la ville.
Elle est placée au cœur des voies navigables de l'Ouest et à proximité de l'océan avec, notamment, un port maritime et fluvial abrité des tempêtes hivernales.
En ce qui concerne les liaisons ferroviaires, Redon est située au carrefour des lignes TER pour Rennes, Quimper et Nantes. Grâce à cette situation, une offre touristique complémentaire de l'offre littorale fait de cette cité historique de Bretagne une étape incontournable en terres gallèses.
Avec la gare de Redon, la ville dispose d'un nœud ferroviaire à équidistance des gares de Rennes, Vannes et Nantes.
Redon est un arrêt du TGV Atlantique. Ce dernier met la ville de Redon à seulement 2h45 de Paris avec 3,5 allers-retours.
Voir aussi les Annales de l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique Redonnais [APPHR].
Services de mobilité locale :