Rennes [ʁɛn], appelée Resnn en gallo et Roazhon en breton, est une commune française, chef-lieu du département d’Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne, ainsi que l'une des capitales historiques du duché de Bretagne. Elle se situe à l’Est de la Bretagne à la confluence de l’Ille et de la Vilaine.
Ses habitants sont appelés les Rennais et Rennaises.
En 2007, Rennes comptait 207 922 habitants intra-muros. Rennes est la onzième plus grande ville de France en nombre d'habitant. Son aire urbaine qui comprend plus de 571 754 habitants, se place au 12e rang national en termes de population.
Rennes est la huitième ville universitaire française.
À l’origine le nom celtique de la commune est Condate, ce qui signifie « confluent » et souligne l’emplacement de la ville, entre l’Ille et la Vilaine. C’est du nom du peuple gaulois, les Redones (ou Riedones), occupant cette partie de l'Armorique au IIe siècle av. J.-C., que vient le nom actuel de la ville. Le nom de ce peuple vient d'une racine celtique red signifiant « aller à cheval » ou « aller en char ».
Suivant les siècles, Rennes connut plusieurs appellations. Chronologiquement :
En langue des signes française, la ville se signe comme un renne.
La ville de Rennes est située à l’Ouest de la France à 308 km en distance orthodromique de Paris. Elle est donc excentrée par rapport à l’axe Lille-Paris-Lyon-Marseille structurant le territoire français et elle l'est plus encore par rapport à la dorsale européenne qui relie Londres à Milan. La ville cherche cependant à tirer parti de sa position centrale dans l'arc Atlantique pour affirmer son rôle de ville européenne. C'est d'ailleurs à Rennes qu’a été créée en 2000 la Conférence des villes de l’Arc Atlantique qui y a son siège.
Excentrée au niveau national et européen, la ville de Rennes l'est aussi au niveau régional. Située à moins de 50 km de la limite orientale de la Bretagne à La Gravelle, Rennes se situe à plus de 250 km de l'île d’Ouessant. En distance orthodromique, elle est ainsi plus proche de Tours (194 km) que de Brest (210 km) et plus proche de Caen (154 km) que de Quimper (180 km). Éloignée de toute frontière terrestre, la ville n'est cependant qu'à 120 km de l'île Anglo-Normande de Jersey.
Rennes est la seule ville bretonne de plus de 25 000 habitants qui ne soit pas située en bord de mer ou d'estuaire. Elle est plus proche des côtes de la Manche (64 km) que de celles de l’océan Atlantique (90 km).
La ville se trouve au centre du bassin de Rennes, formé par l’affaissement du massif armoricain au début du Cénozoïque ; il a été réinvesti par la mer au Miocène, ce qui explique l'importance des roches sédimentaires comme le schiste. Bien que globalement plat – l'altitude de la commune est comprise entre 20 et 74 mètres – le relief de la commune est marqué par les vallées creusées par l'Ille et la Vilaine.
La VilaineLe site choisi pour la fondation de la ville est celui d’un promontoire dominant le confluent de l'Ille et de la Vilaine. Le développement de la ville s'est tout d’abord fait sur les terrains hauts au nord de la Vilaine ; les terrains marécageux situés au sud du fleuve n'ont été urbanisés qu’au XVe siècle. Le relief n'a jamais constitué un frein au développement urbain. La ville s'est progressivement développée de part et d'autre des cours d'eau pour s'étendre au XXe siècle sur les hauteurs environnantes : plateau du Haut-Quineleu, au sud de la gare, hauteurs de Maurepas et de Villejean, au nord-est et au nord-ouest du centre-ville.
En raison d’un lit peu profond, la Vilaine provoque de fréquentes inondations qui ont conduit les autorités municipales à prendre de nombreuses mesures pour les limiter. Dès le XVIe siècle, des travaux de canalisation sont envisagés afin d’améliorer sa navigabilité mais, malgré de nombreux projets élaborés suite à l'incendie de 1720, il faut attendre le XIXe siècle pour que les travaux soient entrepris. Après l'achèvement des travaux de canalisation, des inondations se sont encore produites, parfois catastrophiques comme en 1966 et en 1974, conduisant la municipalité à se doter d’un large éventail d'équipements. L’état de catastrophe naturelle a été constaté suite aux inondations des 30 juin et 19 septembre 2009, consécutives à des orages exceptionnels.
La ville est sous un climat océanique relativement doux. Les hauteurs annuelles de précipitations sont inférieures à 700 mm. Il pleut en quantité (et pas en nombre de jours de pluie) davantage à Nice qu'à Rennes. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. Rennes bénéficie d'environ 1 850 heures d'ensoleillement chaque année.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour l'année 2007 :
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :
Limite communale actuelle
Cours d’eau (tracé actuel)
Enceinte du IVe siècleLimite communale actuelle
Cours d’eau (tracé actuel)
Enceinte du XVe siècleLimite communale actuelle
Cours d’eau (tracé actuel)
1782Limite communale actuelle
Cours d’eau (tracé actuel)
1827Limite communale
Cours d’eau (tracé actuel)
1877Limite communale
Cours d’eau (tracé actuel)
Voies ferrées
1919Limite communale
Cours d’eau (tracé actuel)
Voies ferrées
1942Limite communale
Cours d’eau (tracé actuel)
Voies ferrées
1962Limite communale
Cours d’eau
Voies ferrées
1983Limite communale
Cours d’eau
Voies ferrées
Rocade
2008Limite communale
Cours d’eau
Voies ferrées
Rocade
À son apogée au IIe siècle, lors de la période gallo-romaine, la ville est un centre urbain important qui s’étend sur 90 ha sur les hauteurs dominant le confluent de l’Ille et de la Vilaine. Les invasions barbares vont conduire la ville à se resserrer sur une superficie de 9 ha au sein d’une enceinte longue de 1 200 mètres.
Jusqu’au XVe siècle, la ville se développe à l’abri de cette muraille à mesure que son rôle politique et économique croît. Au début du XVe siècle, la ville de résidence des ducs de Bretagne, ne compte cependant aucun monument marquant en dehors de sa cathédrale. La ville connaît alors une période de développement démographique en raison d’une forte immigration normande suite à l’occupation anglaise au début du siècle et, surtout, d’un important exode rural. Les faubourgs se développent hors des murs : La Baudrairie, Saint-Aubin, Bourg-l’Évêque, Saint-Étienne, Toussaints… Dans sa Chronique d’Arthur de Richemont, Guillaume Gruel, écuyer d’Arthur III de Bretagne, note : « La ville qui pour lors estoit trop petite pour loger ung tel peuple comme le peuple renays, et estoient les faulxbourcs plus grans troy foiz que la Ville ».
Deux nouvelles enceintes sont donc construites au XVe siècle afin d’assurer le développement de la ville. En 1422, le duc Jean V décide de construire une enceinte à l’est qui entoure la « Ville Neuve », marquée par les commerces et les congrégations religieuses. Cette nouvelle enceinte est achevée en 1452, mais déjà une autre extension est en cours. En 1449, le duc François Ier prend la décision d’étendre les murs de la ville au sud de la Vilaine. La « Nouvelle Ville » ainsi protégée par les remparts est avant tout un ensemble de terrains malsains et inondables où s’entasse une population modeste. L’intérêt est pourtant réel d’assurer une protection efficace des deux rives du fleuve et de protéger les quartiers industrieux. En 1473, cette enceinte est à son tour achevée. La ville s’étend alors 62 ha et compte environ 13 000 habitants. C’est au cours de ce siècle que la ville s’embellit en se dotant en 1467 de son premier monument civil : la tour de l’Horloge, citée par François Rabelais dans Pantagruel.
Après la fin de l’indépendance bretonne, marquée par l’acte d’union de 1532, le rôle administratif de Rennes s’accroît. En 1561, le parlement de Bretagne se fixe dans la ville. Le palais du parlement est édifié entre 1618 et 1655. En parallèle, la ville se transforme profondément grâce aux nombreux hôtels particuliers édifiés pour les « messieurs du parlement », comme les hôtels de La Noue et Racape de La Feuillée, édifiés sur la place des Lices en 1658. La ville s’embellit ainsi au cours du XVIIe siècle mais reste enserrée dans ses remparts et les bâtiments sont pour l’essentiel construits en bois. Lors de la nuit du 23 décembre 1720, la ville s’embrase. Pendant six jours, l’incendie va ravager le centre-ville : près de 10 ha sont touchés, 945 bâtiments sont détruits. Au total, on estime que le grand incendie a coûté 9 millions de livres aux particuliers.
La reconstruction de la ville est l’occasion de mettre en application les idées des urbanistes de l’époque ; les vues doivent être dégagées et les rues plus larges. Avant tout, il s’agit à tout prix d’éviter un nouvel incendie. Pour mener à bien ce chantier, l’intendant de la ville s’adresse à Isaac Robelin, un ingénieur militaire directeur des fortifications à Brest. Cependant son projet présenté au Conseil le 27 août 1722 ne convainc pas, notamment en raison de ses vues radicales qui heurtent les nobles de la ville . En 1724, c’est l’architecte Jacques V Gabriel, plus diplomate, qui est finalement chargé de la reconstruction.
Dans les grandes lignes, le plan ambitieux de Robelin est conservé : la partie incendiée de la ville est totalement réorganisée selon un plan en damier avec des îlots carrés d’environ 65 m de côté et des voies de 10 m de large. Les immeubles sont construits en pierre (granit pour le rez-de-chaussée et étages en tuffeau) et les toits sont couverts d’ardoises. La ville s’organise autour de deux places disposées en quinconce : la place Royale où trône le parlement de Bretagne et la place Neuve dominée par la mairie, moins monumentale et obéissant à des canons moins rigoureux que sa voisine. L’aspect monumental de la place Royale avait une valeur symbolique forte. Il s’agissait de représenter la domination du pouvoir royal sur le parlement de province à la suite de la révolte du papier timbré, la place servant d’écrin à une monumentale statue de Louis XIV réalisée par Antoine Coysevox. Cependant, une des idées majeures de Robelin, la canalisation de la Vilaine, n’est pas réalisée.
Au cours du XVIIIe siècle, la ville se développe peu à peu hors de ses murs. Certes, des rues avaient été créées en dehors des remparts depuis parfois longtemps, mais il ne s’agissait alors que de faubourgs comme celui de la rue de Nantes dont il est fait état dès le XVe siècle. La promenade du Mail, prolongeant la ville vers l’ouest, est ainsi créée au cours de ce siècle.
Le XIXe siècle est marqué par un développement important des infrastructures de transport qui vont conduire à une profonde restructuration de la ville, notamment de ses quartiers sud. La canalisation de la Vilaine est entamée en 1841 et s’achève en 1861. Elle permet l’assainissement des quartiers situés au sud du fleuve, jusqu’alors sujets à de fréquentes inondations. L’arrivée du train en gare de Rennes en 1857 entraîne l’urbanisation de la plaine alluviale située au sud de la ville. Sur la base du plan d’urbanisme conçu entre 1852 et 1855 à l’initiative du maire Ange de Léon, de larges boulevards sont tracés : cours de la Gare (actuelle avenue Jean-Janvier) pour rejoindre directement le centre ville depuis la gare, boulevard de La Tour-d’Auvergne permettant de faciliter la liaison entre Saint-Malo et Bordeaux (route impériale n° 137), boulevard de la Liberté entre ces deux axes sur les douves remblayées des anciens remparts déjà démolis à l’époque. Ce plan sera globalement réalisé ; seul le Champ de Mars sera réorganisé pour permettre l’extension de la caserne du Colombier.
En parallèle à ce développement, l’urbanisation se développe aussi au nord-est de la ville : un boulevard de contournement, le boulevard de la Duchesse Anne, est créé au milieu du siècle afin de relier les faubourgs de Saint-Hélier, de Paris, de Fougères et d’Antrain ; le boulevard de Sévigné est percé en 1864. Ces axes vont permettre de structurer le développement d’un quartier marqué par des hôtels particuliers et des riches demeures. En 1880, un nouveau boulevard circulaire, situé plus à l’est (boulevards de Strasbourg et de Metz), permet une urbanisation cohérente de l’est de la ville.
Le XIXe siècle est le siècle où la ville s’affirme dans son rôle de capitale régionale. Dans La Bretagne Contemporaine, parue en 1865, il est fait état du développement connu au cours des premières décennies du siècle : « Dans l’espace des soixante années de ce siècle, Rennes a vu sensiblement croître son importance et son commerce et son industrie. Sa population a doublé : elle atteint aujourd’hui le chiffre de 50 000 âmes. Elle a […] la physionomie d’une grande et belle cité, calme plutôt qu’active. ». Elle est cependant mal considérée par les guides touristiques du XIXe siècle La ville se dote d’équipements structurants : lycée impérial (1803), palais universitaire (1847-1855), nouvel hôpital de l’Hôtel-Dieu au Nord la ville (1855), prison (1863-1876), ainsi que de nombreuses casernes implantées en limite de la ville. Enfin, en 1897, Rennes inaugure son réseau de tramway à alimentation électrique, composé de 5 lignes principales, facilitant les déplacements urbains. Il en reste encore aujourd'hui quelques vestiges.
Le développement de la ville se poursuit au XXe siècle. Selon un mouvement déjà amorcé à la fin du siècle précédent, le développement urbain se fait de façon cohérente par le biais de lotissements qui permettent d’éviter une urbanisation linéaire sous forme de faubourgs. La loi Loucheur votée en 1928 va accélérer le développement pavillonnaire de la ville dans l’entre-deux-guerres. Ainsi des quartiers se développent au sud de la voie ferrée, notamment le quartier Sainte-Thérèse et le quartier Sacré-Cœur, et dans le prolongement des lotissements du XIXe siècle au nord-est (quartiers Jeanne-d’Arc et Maurepas). Le Foyer Rennais, premier projet d’habitations à bon marché de la ville, est initié en 1922 pour s’achever en 1933. La ville se dote en 1925 d’un premier plan d’extension, d’aménagement et d’embellissement qui permet de définir les axes de développement urbain futur.
La ville se dote de nouveaux équipements comme la piscine Saint-Georges, achevée en 1926, le Palais du commerce achevé en 1922 et la halle centrale achevée en 1926. Tous ces bâtiments sont dus à l’architecte de la ville, Emmanuel Le Ray.
L’immédiate après-guerre est marquée par la reconstruction de la ville touchée par d’importants bombardements. Dès 1944, l’architecte Lefort est chargé de mettre en place un « Projet de reconstruction et d’aménagement de la ville ». Il s’agit tout autant de reconstruire les quartiers détruits que de résorber l’habitat insalubre et de permettre d’accueillir des populations nouvelles par le développement de quartiers d’habitat collectif. L’arrivée d’Henri Fréville à la tête de la municipalité en 1953 va marquer un tournant dans la politique urbaine de la ville avec la mise en place d’une politique d’aménagement planifié et de forte maîtrise foncière. Henri Fréville justifie ainsi sa politique à propos de l’opération de rénovation urbaine du Colombier dans son autobiographie : « La rénovation urbaine étant, à la fois, une mesure d’assainissement et de modernisation, sa réalisation exigea un plan d’ensemble, d’où l’ampleur du projet initial. ». Au cours des décennies 1950 et 1960, les vastes opérations d’urbanisation vont se multiplier dans la ville :
Le développement de l’offre en logement s'accompagne aussi d’un fort développement industriel et commercial. L’objectif poursuivi par la municipalité est de « faire de Rennes le moteur du nouveau dynamisme breton et de retenir les migrants ruraux qui partent chercher du travail à Paris. ». La croissance urbaine de cette période va donc également conduire à la mise en place d’importantes zones d’activités :
D'autres activités se développent en périphérie :
Ces importantes opérations urbaines vont permettre une croissance démographique spectaculaire de la ville : en 1975, elle atteint les 200 000 habitants, soit un doublement en à peine 40 ans.
La mise en place de la rocade, à partir de 1968, permet de fixer les limites de la zone urbanisée. Aucun nouveau quartier d’habitation n’est prévu au-delà. Les opérations d’urbanisation des années 1980 vont viser à densifier le tissu urbain en urbanisant les derniers terrains vacants par le biais de ZAC de moindre envergure que les ZUP :
À la fin du XXe siècle, « la ville de Rennes s’arrête progressivement sur la limite constituée par la rocade ». Le territoire communal compris à l’intérieur de la route de contournement est presque entièrement urbanisé et il s’agit donc de reconstruire la ville sur elle-même à travers des opérations de renouvellement urbain.
Cependant, du fait de la forte croissance démographique, il est fort probable que la ville de Rennes s'agrandisse avec de nouveaux quartiers situés de l'autre côté de la rocade, notamment sur la zone de La Lande du Breil où il est d'ailleurs envisagé un prolongement de la ligne a du métro.. D'autre part, un autre grand agrandissement de la ville est prévu dans le secteur intra-rocade nord-est, pour le moment quasiment vierge.
La commune de Rennes est divisée en douze quartiers que sont :
Vers le IIe siècle avant Jésus-Christ : La ville est fondée par la tribu des Redones qui choisit le site du confluent de l'Ille et de la Vilaine pour capitale, et prend le nom de Condate (ce qui signifie « confluent » en gaulois, de même que Kemper (Quimper) en breton).
Vers le IIIe siècle, des remparts sont érigés pour protéger la ville, dans une emprise considérablement réduite, des attaques barbares, fréquentes à cette époque. La ville évangélisée dés la fin du Ie siècle va recevoir son premier évêque de Rennes en 439.
La ville, comprise dans les marches de Bretagne, est progressivement intégrée au duché de Bretagne et devient rapidement une ville ducale. Au XVe siècle, Rennes consolide l'enceinte primitive gallo-romaine. Dans ce même siècle, deux enceintes successives agrandiront la ville.
Au XVIe siècle, après le rattachement du duché de Bretagne au royaume de France en 1532 par l'édit de Vannes, la ville devient le siège du Parlement de Bretagne, et donc capitale provinciale par opposition à Nantes, capitale éphémère du duché sous le règne du duc François II. Les fortifications élevées contre les Français et les Anglais deviennent inutiles et sont lentement démantelées jusqu'au début du XXe siècle.
Journée des Barricades (13 mars 1589) qui vit le triomphe des ligueurs.
En 1720, un incendie détruit les trois quarts de la ville, la reconstruction sera l'occasion de repenser la ville selon l'urbanisme et l'esthétisme du XVIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, la ville sera également impliqué dans le commerce triangulaire.
En 1857, l'arrivée du chemin de fer au sud de la ville permet le développement urbain entre la ville « noble » située au nord de la Vilaine et la gare située au sud de la partie insalubre de la ville. En 1899, la révision de l'affaire Dreyfus a lieu à Rennes dans l'actuel lycée Émile Zola.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville est occupée à partir du 18 juin 1940 par l'armée allemande, elle subit de nombreux bombardements et sera libérée le 4 août 1944 par les troupes du général Patton.
À partir des années 1950, la ville connaît un développement important lié notamment à l'exode rural et à une industrialisation nouvelle comme l'usine Citroën implantée au sud de la ville, qui compta jusqu'à 13 000 salariés dans les années 1970.
Actuellement, la ville est reconnue pour être une ville administrative, dynamique avec de nombreux étudiants et des activités de pointe dans les télécommunications, les réseaux, image et transmissions, profitant de sa position de capitale régionale.
La plus ancienne mention connue d'un drapeau rennais (début XVIe siècle) montre l'écu municipal (palé d'argent et de sable de six pièces, au chef d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine de sable) sur un fond jaune bistre. Plus récemment, diverses variantes ont été utilisées, tant par la municipalité que d'autres organismes rennais. Le dessin ci-contre est le plus courant. Certains pensent que Morvan Marchal s'en est inspiré pour créer le Gwenn-ha-du. Un autre dessin est utilisé par le Bleuñ-Brug du Finistère et semble provenir de la marque du Cercle celtique de Rennes. Une version qui présente l'écu basculé a été reprise par le bagad de Vern-sur-Seiche. De nos jours la ville utilise un drapeau blanc semé d'hermines noires avec les armoiries de la ville au centre.
Au recensement de 2006, le dernier ayant valeur officielle, la ville comptait 209 613 habitants. L’unité urbaine de Rennes comptait 282 580 habitants (elle était alors composée de dix communes : Rennes, Bruz, Cesson-Sévigné, Chantepie, Chartres-de-Bretagne, Montgermont, Pont-Péan, Saint-Grégoire, Saint-Jacques-de-la-Lande et Vezin-le-Coquet). La ville est au centre de la 11e aire urbaine française qui accueillait 571 554 habitants en 2006. Au travers des divers recensements intermédiaires de population et le dynamisme démographique de Rennes et de son agglomération (+1,37 % de croissance entre 1999 et 2006, soit la troisième position française, après Toulouse et Montpellier), on peut estimer à plus de 300 000 les habitants de l’unité urbaine et à plus 600 000 les habitants de l’aire urbaine.
Voici ci-dessous, l’évolution démographique de la ville de Rennes classée par date de recensement de 1793 à 2007.
Évolution démographique
Voici ci-dessous, un tableau démographique sur la ville de Rennes classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Rennes, comparaison entre l’année 1999 et 1982 :
Le nombre total de ménages rennais est de 99 462. Les ménages ne comportant qu'une seule personne, sont surreprésentés à Rennes, par rapport à la moyenne nationale. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
La commune de Rennes est le chef-lieu de nombreuses collectivités locales :
Le conseil municipal de la commune de Rennes est composé de 61 membres : le maire Daniel Delaveau, ainsi que 42 conseillers municipaux et 18 adjoints. Suite aux élections municipales de mars 2008, Daniel Delaveau (PS) devient maire de Rennes et succède à Edmond Hervé (PS).
Les conseillers municipaux de la majorité sont répartis au sein de six groupes politiques et ceux de l'opposition en deux groupes politiques .
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Rennes :
En plus de l'hôtel de ville, la commune dispose de quatre mairies de quartier : Hautes Chalais, Le Blosne, Maurepas et Villejean. Elles se trouvent établies au sein des quartiers correspondants. Ces mairies de quartier, sous la tutelle de l'hôtel de ville, permettent aux usagers d'effectuer de nombreuses formalités administratives telles que demande de passeport, de carte d'identité, d'extrait ou de copie d'acte de naissance et de mariage, de copie d'acte de décès ainsi que d'autres papiers administratifs.
Liste des maires qui se sont succédé à la mairie de Rennes depuis la Libération :
Rennes est divisée en onze cantons :
La commune est partagée en quatre circonscriptions législatives :
La ville de Rennes est jumelée avec deux communes françaises :
Elle est aussi jumelée avec douze villes d’autres pays, dont sept en Europe :
Elle est engagée dans un jumelage-coopération avec :
Elle parraine aussi la commune française :
La ville de Rennes compte cinq établissements publics formant le Centre hospitalier universitaire de Rennes : l'hôpital Pontchaillou, l'hôpital Sud, l'hôtel Dieu, La Tauvrais et le centre de soins dentaires. Il est le plus gros employeur de Rennes avec 7 727 salariés. En 2006, il comptabilise environ 530 000 journées d'hospitalisation par an, 4 300 naissances et 83 000 entrées aux urgences par an.
Depuis 1987, la ville de Rennes a pour objectif de devenir une Ville-Santé en partenariat avec l'OMS. Cela signifie qu'elle s'engage à œuvrer autour de valeurs telles que la promotion d'un environnement favorable à la santé et de l'hygiène et l'équilibre alimentaire, la sensibilisation du public à la santé, la lutte contre les inégalités, la prévention des conduites à risques, la prise en charge la santé mentale, l'accompagnement du vieillissement et la défense de la santé au travail.
Rennes est le siège de nombreuses administrations (entités publiques) régionales ou inter-régionales.
Unités ayant tenu garnison à Rennes :
Depuis les années 1950, la ville cherche à garder le contrôle de son développement urbain à travers une politique volontariste de planification et de maîtrise foncière. Ainsi, 58,5 % des 53 000 logements construits entre 1954 et 1982 l'ont été dans le cadre d’opérations planifiées. Dès 1954, un plan directeur d’urbanisme est mis à l’étude et, en 1976, le premier plan d'occupation des sols est approuvé en 1976.
Dès la fin des années 1960, la municipalité prend conscience des limites du développement possible sur la seule commune. Le développement d'une structure intercommunale apparaît comme une nécessité. Le district de Rennes, créé le 9 juillet 1970 et composé de 27 communes, va jouer un rôle majeur dans la politique de développement de l’agglomération :
Au niveau communal, ces objectifs se traduisent à travers les POS successifs. En 1989, est lancé le premier « Projet urbain » qui sera adopté en 1991. Il s’agit de « dépasser la dimension des documents d’urbanisme traditionnels et réglementaires en affirmant les choix de société et une conception de la ville de demain ». Il a été revu en 1999 et en 2004. Le « Projet urbain 2015 » correspond au projet d’aménagement et de développement durable de l’actuel Plan local d'urbanisme, approuvé le 17 mai 2004.
Rennes comptait 99 462 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 15,6 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. Concernant, les constructions antérieures à 1949, elles représentent 18,7 % du parc. 92 % des logements sont des résidences principales. Avec 22 516 logements HLM, soit 22,6 % du parc en 1999, la ville respecte les dispositions de l’article 55 de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. On peut noter en outre que le nombre de logements vacants était assez faible en 1999 avec 5,8 % du parc. La plupart des habitations possèdent quatre pièces (39 %), ou trois (23,7 %), puis deux pièces (20,2 %). Les petits logements représentent 17,1 % du parc immobilier rennais. Il faut préciser que ces logements sont bien dotés et équipés puisque 98,5 % ont le chauffage central et 52,5 % possèdent un garage, box ou parking.
Le « Projet urbain 2015 » s’organise autour de sept orientations thématiques :
Afin de mettre en application les objectifs de développement urbain, la procédure de ZAC est privilégiée : plus de trente ZAC ont été créées depuis les années 1970. En 2008, les grands projets d’aménagement sur la ville sont :
La ville compte 811 hectares d’espaces verts entretenus dont 48 % de parcs, bases de loisirs, terrains de sports, soit 15 % de la superficie de la ville. On compte notamment :
Rennes a été récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.
La région rennaise est impliqué dans la protection de l’environnement notamment sous l’impulsion de Rennes Métropole qui développe un Agenda 21 local depuis 2004 . On y trouve de nombreux organismes, dont l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME délégation Bretagne) , la maison de la consommation et de l’environnement (MCE) depuis 1983 , l’association d'initiatives locales pour l’énergie et l’environnement (Aile) , le centre d’informations sur l’énergie et l’environnement (Ciele) créée par l’ADEME en 1995, le centre local à l’énergie (Clé) , la ligue pour la protection des oiseaux - Ille-et-Vilaine depuis 1988 ainsi que l’écocentre de la Taupinais .
L’association étudiante Ar Vuez organise depuis 2004 la Semaine de l'Environnement en lien avec les acteurs locaux comme l’école des métiers de l'environnement.
Les plans et cours d’eau sont envahies par des espèces invasives comme Jussie rampante, la renouée du Japon,.
Le revenu moyen par ménage rennais est de 15 940 € par an, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Concernant la fiscalité, on dénombre 1 331 rennais redevables de l'impôt sur la fortune (ISF). L'impôt moyen sur la fortune à Rennes est de 6 270 €/an contre 5 683 €/an pour la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables rennais de l'ISF est estimé à environ 1 567 906 € pour l'année de référence.
Selon l’INSEE, les principaux employeurs de l’unité urbaine rennaise sont :
En 2000, Rennes Métropole comptait sur son territoire 1 201 exploitations agricoles d'une superficie moyenne de 29 ha. Sur l'agglomération, le nombre d'exploitations agricoles a été divisé par 2,5 entre 1980 et 2000, mais la superficie moyenne des exploitations a été multiplié par deux.
Rennes est le siège de nombreuses directions régionales et interrégionales administratives (voir le paragraphe consacré à l’administration) ou économiques :
Elle est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Bretagne.
Rennes est le siège de nombreuses administrations (entités publiques) régionales ou inter-régionales.
La ville de Rennes est classée Villes et Pays d'Art et d'Histoire. Plus de quatre-vingts édifices ou parties d'édifice sont classés au titre des Monuments historiques, notamment les façades des bâtiments de la vieille ville.
Le patrimoine religieux rennais est très riche ; parmi les principaux édifices rennais, on compte la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, l'une des neufs cathédrales historiques de Bretagne. De style néoclassique, elle est le siège de l’archevêché de Rennes et est située en centre ville, sur la rue de la monnaie.
Toujours dans le centre ville, la basilique Saint-Sauveur de Rennes célèbre Notre-Dame des Miracles et Vertus, protectrice de la ville de Rennes. La place Saint-Anne abrite le couvent des Jacobins. L'ancienne chapelle gothique de l'hôpital Saint-Yves, située rue Saint-Yves, est désormais aménagée en musée sur l'évolution de Rennes, et abrite l'office de tourisme de Rennes.
L'église Notre-Dame-en-Saint-Melaine est une pro-cathédrale, c'est-à-dire qu'elle fut utilisée comme siège provisoire de l'évêché de Rennes. Bordée par le jardin du Thabor, elle a gardé la tour et le transept de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint Melaine du XIe siècle et possède des arcades gothiques du XIVe siècle et un clocher coiffé d’une vierge dorée.
L'église Sainte-Thérèse, chef-d'œuvre d'art déco, construite entre 1932 et 1936 par l'architecte Hyacinthe Perrin et ornée de mosaïques d'Isidore Odorico. L'église a été ravagée par un incendie le 23 septembre 2001 et a été entièrement restaurée pour rouvrir le 12 décembre 2004. Suite à cette restauration, la place de l'église, alors propriété de l'association diocésaine tout comme l'église, a été réaménagée par la ville et porte désormais le nom de l'architecte du bâtiment ; elle a été inaugurée le 30 juin 2007.
De nombreux autres édifices, essentiellement de tradition catholique, forment le patrimoine religieux rennais : églises Saint-Étienne, Saint-Hélier, basilique Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, chapelle des Carmes…
Les constructions de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle représentent un patrimoine immobilier riche. Le passé industriel de la ville est toutefois moins important que d'autres villes d'Ille-et-Vilaine, telles que Fougères, car Rennes, de par sa position centrale dans le département, était plutôt une plaque tournante commerciale.
De nombreuses halles ont été construites durant cette époque comme les halles Martenot, édifiées de 1868 à 1871 par Jean-Baptiste Martenot, qui accueillent le marché des Lices tous les samedis matin. Les halles centrales, marché couvert de 1922, furent criée municipale puis reconverties en partie en galerie d'art contemporain. Les deux halles d'imprimerie Oberthür, construites par Martenot entre 1870 et 1895 en fonte, brique et schiste, sont quant à elles devenues une zone d'entreprises après le rachat par la ville.
On peut aussi citer les anciens locaux de Ouest-Éclair, puis de Ouest-France dont la façade de briques rouges et roses, est restaurée et occupée maintenant par un hôtel Mercure. L'entrée du porche est agrémenté par une marquise en fer forgé de style Art nouveau..
Les aménagements sur la Vilaine permettent la création de moulins tels les moulins d'Apigné construit au cours du XIXe siècle à la frontière avec Le Rheu, ou encore les grands moulins, construits de chaque côté du bras Sud de la Vilaine en 1895 et 1902.
L'ancienne brasserie Graff, construite en 1927 par l'architecte Georges-Robert Lefort, est en partie détruite par les bombardements durant la Seconde guerre mondiale. La salle de brassage comprend encore trois cuves en cuivre qui date de sa création, ainsi qu'un filtre à moût de la moitié du XXe siècle. La brasserie, rachetée par Kronenbourg, a été fermée en 2003 . En cours de démentellement, le site devrait donner le jour en 2010 à un ensemble immobilier .
D'autres édifices de la période industrielle du début du XXe siècle se trouvent sur la commune, comme des tanneries ou des laiteries industrielles.
Les portes Mordelaises, un châtelet à deux tours et pont-levis, bordent les restes des anciennes fortifications médiévales du IIIe siècle, jusqu’à la tour Jehan Duchesne du XVe siècle, rue Nantaise, et les remparts du XVe siècle à l'est des fortifications gallo-romaines, place Rallier-du-Baty.
Les maisons à pans de bois aussi nommées maisons à colombage dessinent les limites du vieux Rennes et de ses faubourgs. Rescapées de l'incendie de 1720, elles sont situées principalement dans le quartier Centre, à l'est de l'hôtel de ville : elles sont typiquement présentes dans les rues autour des places du Champ-Jacquet, Sainte-Anne et des Lices. La rue Saint-Georges a gardé de nombreuses maisons du XVIIe siècle. Au sud de la Vilaine, on rencontre quelques maisons à pans de bois sur la rue Vasselot. De nombreuses façades sont colorées ou sculptées tels les bustes polychromes en bois du XVIe siècle, en façade du 20, rue du Chapitre. Au XVIIIe siècle, ce type de maison n'était plus à la mode, et nombre de façades furent enduites. Des travaux de restauration entrepris par la ville au début des années 1980 ont permis de retrouver l'aspect originel de bon nombre de façades.
Le palais du parlement de Bretagne, qui donna à Rennes son rôle de capitale de la province de Bretagne, fut longtemps l'un des rares bâtiments de pierres de la ville. Épargné par le grand incendie de 1720, il fut en partie détruit par les flammes plus de deux cents ans plus tard en 1994. La restauration dura dix ans et coûta 53 millions d'euros.
Le grand incendie de 1720 eut pour conséquence positive la réorganisation de la ville. De nombreux aménagements de style classique ont été bâtis, comme la mairie, réalisée en 1730 par Jacques V Gabriel. Le modèle architectural du parlement de Bretagne est repris à cette époque, avec la construction de bâtiments au rez-de-chaussé de granite et aux étages de pierre blanche. L'hôtel de Blossac qui accueille la Direction régionale des Affaires culturelles est construit sur ce modèle.
Le théâtre de la ville est inauguré en 1836 ; son concepteur, l'architecte Charles Millardet, reprit l'idée de la partie incurvée de l'hôtel de ville pour dessiner un bâtiment convexe. Le plafond peint par Jean-Julien Lemordant en 1913 représente une danse bretonne. À la même époque, le Palais du commerce, situé sur la place de la République, est édifié de 1885 à 1911 par les architectes communaux Jean-Baptiste Martenot, puis Emmanuel Le Ray, et décoré par Isidore Odorico. Ce bâtiment est actuellement utilisé par La Poste.
Au début du XXe siècle, la piscine municipale et bains publics Saint-Georges (1923-1926) est construite par l'architecte Emmanuel Le Ray et décorée par le mosaïste Isidore Odorico et par Gentil & Bourdet pour les décors de grès flammé. Il s'agit d’une des premières piscines chauffées de France.
L'architecture contemporaine est aussi bien représentée à Rennes, avec dès 1968, l'édification du théâtre national de Bretagne ou TNB par les architectes Jacques Carlu, Michel Joly et Patrick Coué. Après trois ans de travaux de rénovation confié à l’architecte Antoine Stinco, il rouvre en février 2008.
Bon nombre de bâtiments à l'architecture récente se trouve autour de l'esplanade Charles-de-Gaulle, dans le quartier du Colombier :
On trouve de nombreux immeubles de grande hauteur à Rennes, principalement dans les secteurs urbains programmés dans les Trente Glorieuses : quartier de Cleunay (opération lancée en 1954), quartier de Bourg-l'Évêque (1959), quartier du Colombier (1962). On en trouve également dans les ZUP de Maurepas (construite entre 1956 et 1966), de Villejean (1962-1970) et du Blosne (1965-1983). Les immeubles de grande hauteur les plus remarquables de la ville sont :
Musique classique : Orchestre de Bretagne
Cercle Celtique de Rennes.De nombreux artistes musicaux sont originaires de Rennes, ville souvent considérée comme un laboratoire du rock. Parmi ces artistes, on retrouve Billy ze kick, Psykick Lyrikah, X Makeena, Étienne Daho, DJ Zebra, Marquis de Sade, Frank Darcel, Dominique Sonic, Niagara, Shane Cough, Candie Prune, Percubaba ou encore Monsieur Roux. Enfin, Pascal Obispo est rennais depuis ses 13 ans.
La presse écrite locale est dominée par le quotidien régional Ouest-France, fondé en 1944 sur les cendres de l'Ouest-Éclair qui avait été interdit de parution à la Libération pour collaboration. On compte aujourd'hui deux éditions consacrés à Rennes : Rennes 1 (Rennes et son agglomération), Rennes 2 (Rennes et le pays de Rennes).
La municipalité édite deux mensuels officiels gratuits et distribués dans les boites aux lettres ainsi qu’en libre service dans les stations de métro : Le Rennais et L’Info Métropole.
Plusieurs radios sont installées à Rennes en plus des stations nationales et de la radio publique régional France Bleu Armorique.
L'agglomération de Rennes compte 8 cinémas. Le centre de la ville est investi par 4 cinémas dont deux à vocation Art et Essai, l'Arvor et le CinéTNB, ce dernier est rattaché au Théâtre National de Bretagne. Rennes abrite en son centre deux autres cinémas d'offre plus généraliste le Gaumont et le Cinéville Colombier.
Galette au blé noir et Crêpe au froment : celles-ci étant des spécialités bretonnes, de nombreuses crêperies ornent les rues de Rennes, en particulier son centre historique.
La galette saucisse et le parlementin de Rennes sont notamment des spécialités locales.
Bien que la ville soit située historiquement dans un territoire gallophone, la langue bretonne prend de plus en plus d'importance à Rennes. Ce regain d'intérêt culturel, qui s'inscrit dans une stratégie touristique dynamique, peut notamment s'observer par le développement de signalétiques en langue bretonne pour certaines rues ou monuments du centre-ville, et a fortiori sur celles à l'entrée de la ville où un panneau Roazhon apparaît sous celui de Rennes (à l'instar de la ville de Nantes. Il s'exerce également par l'essor de l'enseignement bilingue français/breton, recoupant parfois des clivages socio-culturels (attirance notable des classes moyennes supérieures pour l'enseignement privé bretonnant par rapport à l'enseignement public). Ainsi, à la rentrée 2007, 2,8% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.
Un comité consultatif à l'identité bretonne est créé en septembre 1996, et rassemble des élus, des représentants associatifs et des personnes qualifiées pour tenter de définir et d'enrichir l'identité de Rennes, préfecture de la Bretagne, à travers des réflexions, propositions et actions qui prétendent valoriser la culture bretonne. Il est présidé par Martial Gabillard, conseiller municipal délégué aux cultures bretonnes. Lena Louarn, Michel Génin en sont membres. Le 24 janvier 2008 Rennes adhère à la charte Ya d’ar brezhoneg.
Cette liste n’est pas exhaustive :
Siège métropole de la province ecclésiastique catholique Bretagne-Pays de Loire (neuf diocèses), archevêché et diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo.
Le territoire des communes de Rennes et Saint-Jacques-de-la-Lande est divisé en quinze paroisses regroupées en six doyennés.
Sans être une place forte de la Réforme, la Bretagne a connu quelques foyers protestants à partir de 1558, suite à l'action de François de Coligny d'Andelot qui a fondé l'église calviniste de Vitré. Des familles de bourgeois et d'artisans fondent une église protestante à Rennes au cours du XVIe siècle. Cependant, le protestantisme breton est fortement affaibli par l'action du duc de Mercœur, gouverneur ligueur de la province de 1585 à 1597. Malgré la signature de l'édit de Nantes, la pratique protestante décline tout au long du XVIIe siècle. À Rennes, la communauté, qui se réunit au temple de Cleusné, est particulièrement persécutée : en 1613, 1654, 1661 et 1675, le temple est incendié par la fureur populaire. En 1685, l'édit de Fontainebleau porte le coup de grâce au protestantisme breton même s'il n'y a pas eu de dragonnades dans la province.
Le protestantisme fait sa réapparition dans la région au XIXe siècle ; Rennes est ainsi un des principaux foyers de réimplantation du protestantisme en Bretagne. Une nouvelle paroisse est créée grâce à l'aide de la Société évangélique et un temple est construit boulevard de la Liberté en 1872. Ce temple, dépendant de l'église réformée de France, aurait dû être cédé à la commune aux termes de la loi de 1905 mais est restée propriété de la Fédération protestante.
D'autres églises protestantes se sont implantées à Rennes au cours du XXe siècle. Ainsi, sept lieux de culte protestant évangélique y sont recensés. La ville compte également une église adventiste.
Depuis janvier 2002, la ville de Rennes a une synagogue, le centre culturel israélite Edmond-Safra, située dans le quartier des Gayeulles.
Un réseau dense et très fréquenté de transports urbains et péri-urbains, géré par le réseau STAR, par bus et métro automatique (souterrain et aérien), facilite les déplacements quotidiens (avec la carte RFID KorriGo depuis 2006). Il a permis de résoudre l'engorgement du trafic en centre-ville, tout en étendant le domaine piétonnier.
Un parc de vélos permet d'emprunter, pour une durée maximale de deux heures, l'un des 200 vélos répartis sur 25 stations disséminées dans la ville (service fournis par une compagnie publicitaire). Lors de sa mise en place en juin 1998, ce service appelé Vélo à la carte était la seconde du genre en France, après La Rochelle en… 1974. Aujourd'hui, ce service devient fréquent dans les grandes agglomérations, et connaît généralement un grand succès (voir les expériences à Lyon et Paris, respectivement avec le « Vélo'V » et le « Vélib' »). Depuis le 22 Juin 2009 le service a changé de nom et d'opérateur. il s'appelle désormais Le vélo STAR et comporte 80 stations pour plus de 900 vélos.
En termes de transports routiers, la ville est facilement accessible car elle se situe au carrefour d'un réseau de voies rapides :
La ville est également desservie par deux routes structurantes en cours de mise à 2×2 voies :
Toutes ces routes se connectent à la rocade de Rennes qui assure un contournement autoroutier complet de la ville de Rennes depuis son achèvement en 1999.
Rennes est desservie par un réseau de chemins de fer; la gare de Rennes est à 2h03 (sens Paris-Rennes) ou 2h05 (sens Rennes-Paris) de Paris et environ 1h10 du Mans en TGV. Rennes est également accessible en 2h45 depuis l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (gare TGV), 4h15 depuis Lyon (la Part-Dieu) et 3h50 depuis Lille (Europe). Une ligne de métro permet de se déplacer rapidement (110 000 voyageurs/jour). La gare a une forte activité avec de fréquents arrêts TGV ou TER. Elle est également un nœud de transport multimodal avec la connexion du réseau de bus et le métro (dont une deuxième ligne est à l'étude pour 2015/2018). En 2013, Rennes sera à 1h27 de Paris grâce au prolongement de la ligne grande vitesse Le Mans - Rennes à l'horizon 2013 au mieux. À cette occasion, il est prévu un quartier type EuraLille nommé EuraRennes avec une nouvelle gare TER ainsi que la construction de plus de 120 000 m2 de bureaux.
Il existe également deux plus petites gares sur le territoire communal :
Avec la Vilaine et le canal d'Ille-et-Rance, Rennes dispose d'axes fluviaux relativement importants mais peu exploités. Le réseau fluvial n'est exploité qu'à l'occasion de livraison de grosses marchandises, ou de façon touristique durant la période estivale avec la location de petits bateaux. Ce mode de transport n'est pas pris en compte dans le plan de déplacements urbains développé par Rennes Métropole.
Rennes dispose également de l'aéroport de Rennes - Saint-Jacques, situé à 7 kilomètres du centre-ville, au sud-ouest sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande. L'aéroport ouvre à la commune de Rennes des dessertes nationales et internationales. Avec 536 841 passagers transportés, l'aéroport de Rennes se situe au 18e rang français (hors Paris), et au 9e rang en termes de fret (toujours hors Paris) avec 12 542 tonnes de marchandises transportées.
Rennes relève de l’académie de Rennes. Celle-ci évolue sous la supervision de l’inspection départementale de l’Éducation nationale. L’Inspection académique d’Ille-et-Vilaine se situe sur la commune.
Huitième ville universitaire de France par son nombre d'étudiants, 60 000 étudiants ont choisi Rennes pour suivre leurs études (59 220 étudiants au cours de l’année universitaire 2004-2005 et 56 200 en 2005-2006). En outre, Rennes a acquis une position stratégique dans les télécommunications grâce à la présence de la 1re technopole européenne dans le domaine, Rennes Atalante. Ville étudiante, Rennes est dotée de deux universités et d’écoles supérieures (25 au total) réparties sur plusieurs campus. Des 31 villes universitaires majeures, Rennes est généralement bien classée (6e en 2007, 11ème en 2009).
À l'est se trouve le campus de Beaulieu, le plus important en nombre d'étudiants. Il est notamment composé de l'université de Rennes I et regroupe des établissements d'enseignement supérieur, essentiellement en sciences et technologies (INSA, Supélec, Télécom Bretagne) et jouxte la zone Atalante Est, qui s'étend sur les communes de Cesson-Sévigné et Chantepie.
À l'ouest, le campus de Villejean, second campus en termes (d')étudiants, est composé principalement de l'université de Rennes II. Il est essentiellement orienté vers le domaine des lettres, sciences humaines, sciences sociales, sports mais comprend également le campus santé (médecine, pharmacie, odontologie) de l'université de Rennes I. Rennes II est aussi connue comme point de départ de nombreux mouvements sociaux et manifestations nationales. Le siège de l’école des hautes études en santé publique (EHESP) est dans ce secteur.
On notera également la présence d'autres campus, comme celui de la Harpe, au nord de Villejean (dépendant de Rennes-II), ainsi que dans le centre, principalement spécialisé en sciences économiques et en droit et rattaché à l'université de Rennes I.
Situé aussi à l'Ouest sur la route de Saint-Brieuc, se trouve le campus de l'Institut supérieur des sciences agronomiques, agroalimentaires, horticoles et du paysage, Agrocampus Ouest.
Au Nord se trouve l'École supérieure de commerce de Rennes. Excentré au Sud-Ouest de la ville de Rennes, à Bruz, se trouve le campus de Ker Lann. Il comprend principalement des établissements d'enseignement supérieur privés.
D'autres écoles sont toutefois installées en centre-ville, telle
De plus, la ville compte un grand nombre de collèges et lycées et d'écoles préparatoires, drainant chaque jour des élèves et étudiants de toute l'agglomération, grâce au système de transport public intégré et dense. C'est une des villes comptant le plus d'étudiants et de scolaires par habitant.
La ville de Rennes abrite une équipe de football professionnelle évoluant en Ligue 1, le Stade rennais.
Le Stade de la Route de Lorient qui accueille principalement l'équipe du Stade RennaisMais aussi une équipe professionnelle de volleyball masculin évoluant en Pro A, le Rennes Volley 35 (REC).
Elle accueille plusieurs équipes amateurs de haut niveau :
Autres clubs:
Les principaux évènements sportifs qui se déroulent à Rennes :
Dame de Coëtlogon, épouse d'un gouverneur de la ville de Rennes, meurt en 1677 et est enterrée dans la chapelle des Carmes qui est démolie en 1798. Le corps de la dame est donc transféré au cimetière du Nord, le cimetière de l'Espérance. Or, au moment de l'inhumer pour la seconde fois, on s'aperçoit que le corps est intact. Aujourd'hui encore, quelques pèlerins viennent pour apaiser toutes sortes de maladies et notamment pour guérir de la fièvre. Pour cela, le malade remplit un sachet (un pochon) de terre de la sépulture et le porte pendant neuf jours. Ensuite, le pochon est accroché autour de la croix.
Sur les autres projets Wikimedia :
Services de mobilité locale :