La Rhônelle est une rivière française du département du Nord et un affluent de l'Escaut.
La longueur de son cours d'eau est de 32 km. Elle prend sa source dans la forêt de Mormal au lieu-dit « carrefour de la Rouillie aux Equettes », à l'altitude 166 mètres, passe à Locquignol, Potelle, Villereau, Le Quesnoy, Villers-Pol, Maresches, Artres, Famars et Aulnoy-lez-Valenciennes, se jette dans l'Escaut à Valenciennes, à l'altitude 26 mètres.
Sa pente moyenne est de 5 ‰.
La Rhônelle a plusieurs affluents :
La Rhônelle et l’Escaut ont été choisis avec la Deule par l'INERIS, le CSP et des scientifiques anglais comme sites pour tester la présence d'éventuels perturbateurs endocriniens ou polluants (pesticides, dioxines…) dans l'eau et chez les poissons.Une première étude publiée en 2006 à partir d'analyses de biomarqueurs dans des échantillons prélevés en 2004 et 2005 a conclu pour des échantillons prélevés sur la Rhonelle à Artres une « Contamination d’origine agricole forte » avec présence de taux élevés de fer et de cadmium, mais cependant un « peuplement piscicole moyennement perturbée » ... « Les épinoches (Gasterosteus aculeatus L.)prélevées dans la Rhônelle mettent en évidence une exposition à des perturbateurs endocriniens et à des inducteurs de stress ».L'étude a mis en évidence chez les épinoches mâles de la Rhonelle des taux significatifs de vitellogénine (VTG), un biomarqueur révélant une exposition de l'organisme à un ou plusieurs oestrogènes mimétiques, qui ont le même effet que des hormones féminisants (idem pour l'Escaut, avec dans les deux cas des taux beaucoup plus élevés encore en 2005 qu'en 2004). De leur côté, en 2004 comme en 2005, les épinoches femelles présentaient des taux anormalement élevés de spiggin, un biomarqueur d'exposition à des androgéno-mimétiques, ce qui traduit la présence d'hormones ou pseudo-hormones masculinisantes (idem dans l'Escaut). Cette même étude a montré chez les épinoches de la Rhonelle en 2004 comme en 2005 des taux élevés de Glutathion peroxydase (environ 5 fois plus élevés que dans l'Escaut ou la Lézarde) qui indiquent un stress oxydant subi par les poissons. Une baisse corrélative du glutathion total et une Lipoperoxydation élevée dans le foie confirme le diagnostic. Des taux abaissés d'acétylcholinestérase chez les poissons de la Rhonelle, et plus encore de l'Escaut, laisse penser qu'ils ont été exposés à des pesticides insecticides (neurotoxiques pour les poissons), alors que la situation semblait meilleure et presque normale sur la Lézarde. Ces biomarqueurs indiquent la présence de produits reprotoxiques, qui peuvent expliquer la relative faiblesse de la population piscicole de la Rhônelle.
Une station hydrométrique sur la Rhonelle gérée par la DIREN Nord-Pas-de-Calais existe à Aulnoy.Aulnoy
Il n'y a pas d'atlas des zones inondables sur la Rhônelle
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