Rochefort (prononcer [ʁɔʃ.fɔʁ]) est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.
Rochefort est l'une des quatre sous-préfectures de la Charente-Maritime (17).
Les habitants de Rochefort sont les Rochefortais et les Rochefortaises.
Par sa population, elle est la troisième ville de Charente-Maritime, se situant après La Rochelle (76 848 habitants) et Saintes (26 401 habitants).
Rochefort est situé au centre-ouest de la côte atlantique française.
L'arrondissement de Rochefort possède quatre pays : Aunis, Rochefortais, Marennes-Oléron, Royannais.
Il gère trois îles : Oléron, Aix et Madame sur 250 km de côte.
Photo satellite de RochefortLe relief de la Charente-Maritime est constituée de plaines et de bas plateaux, dont le sous-sol calcaire est composé de couches sédimentaires calco-marneuses, datant de l’ère Jurassique supérieur et ayant émergé des eaux au Crétacé inférieur. Elles se sont créées il y a 160 millions d’années, alors que la France était submergée, caractérisent par des alternances de lits de marnes et de calcaires oolithiques, sont aujourd’hui parfaitement visibles sur les falaises qui bordent le littoral. Elles mettent en évidence d’épaisses couches de roches blanches alternant avec des couches de sable et vase très friables, s’étant formées durant les périodes glaciaires, et avec des couches contenant divers coraux, s’étant formées durant les périodes tropicales.
Le calcaire ainsi formé est largement utilisé comme matériau de construction dans les maisons traditionnelles de la région.
Le substratum rocheux du littoral charentais et du proche plateau continental est encadré par les contreforts du massif armoricain au Nord, la bordure septentrionale du bassin aquitain au Sud, et le Massif central à l’Est. Il fait la transition entre le littoral rocheux du sud de la Bretagne et celui rectiligne et sableux d’Aquitaine.
Rochefort était une partie de la ligne de défense de la côte d'Aunis et de Saintonge et de la vallée de la Charente. Le château de Rochefort, isolé dans la boucle de la Charente n'a apparemment pas joué d'autre rôle que celui de surveiller le fleuve. Le seigneur qui contrôlait tout l'accès à la rive nord de la Charente avait un pouvoir cependant limité par la présence des autres châteaux aux alentours.
À la fin du XIIIe siècle la famille de Rochefort s'éteint avec Gilbert de Rochefort. Sa tante, vend alors le domaine à Philippe le Bel, intéressé car le domaine se situe à ce moment-là sur une frontière naturelle avec les possessions du roi d’Angleterre. Rochefort passe ensuite aux main d'Édouard III d'Angleterre en 1360 via le traité de Brétigny et ce jusqu'en 1372, où Charles V le reprend. Il reste dans le domaine royal jusqu'en 1462, date à laquelle il passe ensuite aux mains des puissantes familles de Coétivy et de la Trémoille. En 1537, Rochefort repasse encore dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort à un petit seigneur, Adrien de Lauzeré, 1er valet de chambre du roi. Sa famille le conserve jusqu'en 1665.
Aux alentours de 1660, la marine française, créée par Richelieu est en mauvais état, elle ne compte plus que quelques navires capables de prendre la mer. Louis XIV charge alors Colbert de Terron de trouver un lieu sur la côte Atlantique capable d'accueillir un arsenal qui devienne un lieu de « refuge, de défense et d'approvisionnement ». Après quelques années de recherches sur la côte, le lieu fut choisi en décembre 1665, ce serait Rochefort. Plusieurs raisons ont conduit au choix de ce site :
En 1666, sur ordre de Louis XIV, les restes du château de Rochefort furent rasés, dans le but de créer un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propriétaires de deux villes préalablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir à mi-chemin entre ces deux villes, à Rochefort. L'arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le bâtiment de la Corderie Royale est alors construit.
La ville se développe alors rapidement sous l'impulsion de Colbert de Terron, puis de Michel Bégon de 1688 à 1710 où la construction navale se fait à un rythme très soutenu (près de 49 navires en 1692 et environ 350 bateaux au total). Bégon embellit la ville.
En 1677, l'eau est amenée par canalisation en bois depuis Tonnay-Charente pour les besoins de la population grandissante.
Cependant à l'usage, l'arsenal est difficile à exploiter. Les 12 miles le séparant de la rade sont une très bonne protection, mais les méandres du fleuve et sa faible profondeur, posent de gros problèmes aux plus gros navires. Il est nécessaire de décharger les vaisseaux de leur artillerie, de l'eau potable et des munitions jusqu'à la rade. Le halage se faisant à la force des bras, il faut 3 marées dans le meilleur des cas pour sortir le bateau et l'amener jusqu'à l'île d'Aix. À partir de 1766, on utilise des forçats pour ce travail.
Les canons sont ensuite chargés à l'île d'Aix, l'eau douce à Saint-Nazaire-sur-Charente (une fontaine d'eau potable est créée en 1676), l'embarquement se faisant à Port-des-Barques. L'étalement des infrastructures est générateur de retard, de surcoûts et de complications.
A partir de 1777, Rochefort possédait un bagne, qui faisait partie des trois "grands bagnes" du royaume avec Toulon et Brest. On y enfermait les prisonniers condamnés à vie. Il fut fermé en 1854.
L'arsenal de Rochefort en 1690En 1926, la fermeture de l'arsenal entraîne un déclin rapide de la ville. La préfecture maritime de l'Atlantique, la direction des constructions navales, l'artillerie, la justice militaire, les cartes et plans déménagent. Les bateaux qui assurent le désenvasement de la Charente partent également.
En 1982, le viaduc de la Charente n'existe pas et le bassin no 2 n'est pas dévasé. La rocade nord vient d'être mise en service mais la rocade ouest et la pénétrante sud ne sont pas encore en chantier, la zone industrielle des Sœurs Ouest est occupé à 60 %, la partie Est ne comprend qu'un bâtiment. La Prée horticole n'existe pas.
En 2000, le viaduc de la Charente est construit, le bassin no 2 est devenu port de plaisance, l'autoroute A 837, la rocade ouest et la pénétrante sud sont en service, la zone industrielle des Sœurs Ouest est saturée, la partie Est occupée à 80 %, le quartier de l'avant garde est achevé. La Prée horticole est occupée à 90 %.
Le maire actuel de Rochefort est Bernard Grasset (PS), fonction qu’il occupe depuis mars 2001, il a été réélu le 16 mars 2008. Il est également le président de la Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais (CAPR) et conseiller régional de Poitou-Charentes depuis 2004.
Le Centre de secours des sapeurs-pompiers de Rochefort est situé à l'entrée Est de la ville, dans le quartier Libération.
Il fait partie des quatre centres de secours principaux (CSP) du département.
Il est équipé d'une vingtaine de véhicules de secours : ambulances, camions citernes pour les feux de forêt, deux grandes échelles (EPA), cellule de dépollution, etc.
Un projet concernant la création d'une nouvelle caserne est en cours. Celle-ci devra être installée sur un terrain d'une superficie assez importante pour accueillir les exercices des sapeurs-pompiers. Cependant, en raison de l'absence d'un tel terrain sur la commune, des communes limitrophes se sont portées candidates, ce que refuse jusqu'à aujourd'hui la mairie de Rochefort.
La caserne de la gendarmerie nationale de Rochefort est située à 50 mètres de la Corderie Royale et est juxtaposée au Jardin de la Marine.
Elle accueille la Compagnie de Gendarmerie Nationale de Rochefort. Son commandant est le capitaine Leconte depuis le 17 septembre 2009.
Cette compagnie compte 152 hommes et femmes.
Le commissariat de police est situé dans le centre-ville de Rochefort. Il est placé sous l'autorité du commissaire Le Heup.
Ce commissariat compte une trentaine de policiers et sept véhicules.
Toutes les données suivantes datent de 2006.
En haut à gauche : « d'azur à l'étoile de cinq rais rayonnante d'or », à droite : « aussi d'or au mont de sable sommé d'une tour donjonnée du même », en bas : « aussi de sable au vaisseau équipé et habillé d'or voguant sur des ondes d'argent mouvant de la pointe. »
Un blason plus ancien est rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1883) : « D'azur, à une montagne d'or, sommée d'une fleur de lys du même en chef. »
Pendant le 1er Empire, il se blasonnait ainsi : « Coupé, au premier parti d'azur à un N d'or surmonté d'une étoile rayonnante du même, qui est des villes de seconde ordre ; et d'argent à un fort crénelé posé sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable à un navire d'argent équipé d'or, voguant sur une mer d'argent mouvant de la pointe. »
Rochefort est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge.
Elle gère le port de Rochefort et celui de Tonnay-Charente et son siège est à la Corderie royale.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, tandis que l'arsenal se transforme, le port de commerce se développe. Installé d'abord dans l'arsenal sud, le port marchand est transféré à la Cabane carrée (actuel quartier de la Libération), et sur le chenal des vivres.
Sous Napoléon III, de 1859 à 1869, est construit un nouveau port de commerce comprenant deux bassins à flot (aujourd'hui bassins de plaisance), complétés en 1890, par un troisième bassin, l'actuel port de commerce, qui connaît toujours une activité modeste mais régulière.
Ainsi, Rochefort possède deux ports : un de plaisance qui comprend deux bassins (Lapérousse et Bougainville), et un autre de commerce avec un seul bassin.
Le port de plaisance est situé sur la rive droite du fleuve Charente à 15 milles marins environ de fort Boyard ou de l’île d'Aix, au cœur de la ville. Il s'agit d'un port à écluses. Il comporte 300 places sur ponton ainsi que 40 places visiteurs.
Le port de commerce fonctionne avec le port de Tonnay-Charente et forment ainsi les ports de Rochefort / Tonnay - Charente. Ils forment le premier port départemental, le troisième port français pour l'import des sciages résineux, le sixième port français pour l'import d'engrais, le dixième port céréalier français.
Le marché de Rochefort est le plus important de la région Poitou-Charentes. Il a lieu tous les mardis matins, jeudis matins, et samedis matins de toute l'année.
Il est composé de deux marchés :
Une foire mensuelle a lieu tous les 2e jeudi de chaque mois sur le cours Roy-Bry de 8h00 à 18h00.
Rochefort est classée ville d'art et d'histoire. Aujourd'hui, la ville est également visitée pour ses thermes, exploités depuis 1953.
Dans l'esprit de ses fondateurs, Rochefort doit être le plus beau port de guerre de l'Europe. L'Arsenal en sera la pièce maîtresse.
La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d'arc de triomphe érigée en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l'entrée principale de l'arsenal, sous laquelle « la ville entière passait matin et soir », la majorité des hommes travaillant à l'arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se lève exactement dans son axe. C'est en la franchissant que l'on peut commencer la visite de l'arsenal voulu par Colbert.
Dès 1666, les trois parties principales de l'Arsenal sont en place :
L'ensemble des bâtiments de l'arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.
La Corderie royale est située sur les bords de la Charente.
La Corderie royale est l'un des bâtiments les plus importants de l'arsenal et ce fut l'un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L'architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans.
La réalisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situé à la bordure de la Charente, le sol est constitué d'une couche de vase épaisse de près d'une trentaine de mètres, parfois inondé d'une soixantaine de centimètres d'eau aux grandes marées. Avant la construction du bâtiment lui-même, il fallut donc surélever de quelques pieds et établir un radier constitué d'un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique.
Ce n'est qu'une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l'aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n'ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau.
Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s'acheva en juin 1669.
Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central correspondait à la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant. L'aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage. On utilisait à la Corderie du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique afin de réaliser des cordages, dont les plus grands, une fois terminés mesuraient une encablure, soit 200 mètres de long. Toutes les étapes étaient prises en charge à l'arsenal, jusqu'au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer.
En 1867, les cordiers cessent leur activité sur le site de Rochefort. Le bâtiment aura alors vocation à accueillir plusieurs institutions :
Le 10 septembre 1926 est décidée la fermeture de l'arsenal de Rochefort qui, en plus d'un grand émoi au sein de la population locale, entraîne l'abandon progressif de la Corderie.
Le déclin du bâtiment sera complet lorsque les forces d'occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le bâtiment inutilisable. Laissé à l'abandon total pendant près de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d'une flore abondante.
En 1964, l'amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l'aide d'appelés et en 1967, le bâtiment fut déclaré monument historique. La ville propriétaire décida alors en 1976 de lancer des travaux de rénovation, à l'identique pour l'extérieur, avec à l'intérieur un cloisonnement et des matériaux modernes.
Aujourd'hui, le bâtiment héberge :
Il est bordé, côté Charente, par un jardin, dit des Retours.
Les coques des navires devaient être périodiquement entretenues ou réparées. Pour éviter les délicates manœuvres d'abattage en carène des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires pénétraient, à marée haute, dans ces grandes coques, creusées dans la berge vaseuse puis maçonnées, qui se vidaient à marée basse (avec l'aide d'une machine hydraulique qui pompait le surplus d'eau de mer) : le travail de réparation pouvait alors commencer.
À Rochefort, trois formes de radoub sont encore visibles :
La vieille forme, première « forme à l'anglaise » entièrement maçonnée, fut une innovation pour l'époque. Il fallait que le dallage supporte le poids d'un navire de premier rang. Elle a été dégagée de la vase en 1985.
La forme double, dont les bassins amont et aval ont été dégagés en 1992 et 1993, est conçue par l'intendant Pierre Arnoul en 1683. Réalisée avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de réparer deux navires à la fois et présentait deux innovations : au lieu d'être lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assurée par un bateau-porte.
La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort.
Cette demeure édifiée entre l'arsenal et la ville sur les ruines de l'ancien château féodal fut la demeure de l'intendant de la Marine et, à partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois siècles, elle a subis maints remaniements. Sa porte d'entrée monumentale, de 1716, a été déplacée après l'incendie de l'édifice en 1895, rue Toufaire, pour être dans l'axe de la rue de l'Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conservé ses pavés.
La maison du Roy abrita a deux reprises l'empereur Napoléon Bonaparte : la première fois en août 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Liédot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son départ sur l'île d'Aix avant son exil sur l'île Sainte-Hélène. En vérité, sa dernière destination volontaire sur le territoire et non sur une île sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l'emmèneront sur sa terre d'exil depuis Fouras, qui est sa vraie dernière destination française mais non volontaire.
Depuis, la maison du Roy est devenue la préfecture maritime qui gère les côtes des Sables-d'Olonne jusqu'à Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes à la Marine (la préfecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite désormais le Commandement des Écoles de la gendarmerie nationale depuis 2004.
Haute de 26 mètres, elle fut longtemps la tour la plus haute de Rochefort. De plan carré, son allure est reconnaissable de loin. Elle n'est pas visitable.
L'origine de la tour des signaux date du XVIIe siècle, où le seigneur de Cheusses, protestant, fit construire un prêche. Lors de la fondation de la ville, le prêche eut besoin d'un clocher, qui fut construit en 1688. En 1880, le clocher, alors récupéré par l'armée, fut étêté, et l'on installa sur le toit plat nouvellement créé, un sémaphore assurant la communication entre l'amirauté et la rade de la Charente. Malgré les évolutions technologiques, la tour resta occupée jusqu'en 1930, en cas de panne des nouveaux systèmes de l'époque. En 2002, l'armée restitua la tour à la ville et depuis 2008 la ville y a installé un espace multimédia.
La subsistance de tout ce peuple d'ouvriers et de marins à la fin du XVIIe siècle posa très vite des problèmes à l'État. Colbert proposa au roi Louis XIV de créer un « munitionnaire » chargé de régler la nourriture. Le roi créa le poste par un arrêté du 2 octobre 1669 et on décida d'élever un bâtiment : le « magasin aux Vivres » qui fut le plus vaste des monuments de ce genre possédé dès lors par la Marine. En 1671, le bâtiment fut commencé et sera achevé en 1673. C'est un édifice qui longe l'actuel bassin de plaisance.
Le bâtiment porte le cachet de l'époque. Élevé sur le même alignement nord que le premier hôpital (caserne Charente), il a 120 mètres de long. Il contenait les greniers d'approvisionnement. L'ensemble forme un vaste quadrilatère ; les 2 ailes en retour mesurant 125 mètres. À droite de la porte d'entrée se trouvait la tonnellerie.
Par la suite, le bâtiment connut pratiquement tout : magasin, hôpital de la marine, logements pour l'armée, bâtiment de la sécurité civile et peut-être maintenant un casino.
Depuis son achat par la ville, le site est prévu d'être reconverti en espace de jeux avec un casino, des restaurants et un hôtel.
Place la plus célèbre de Rochefort, c'est le centre vital de la ville. Elle est embellie en 1757 d'une belle fontaine de pierre couronnée, par Victor Bourguignon, d'une figure allégorique symbolisant la rencontre de la Charente et de l'Océan. De cette époque datent aussi les balcons rocaille ou néoclassiques qui ornent de simples maisons comme des hôtels particuliers : hôtel des Lemoyne de Sérigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l'hôtel d'Amblimont, l'actuel hôtel de ville, en face. Célèbrement connue grâce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses années, possédait un bassin carré au milieu qui a aujourd'hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu'elle était lors de sa première construction. La fontaine a été remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes croisés comme à l'origine. Une horloge de marées a été installée au centre de la place. Elle indique l'état de la marée et le nombre d'heures restant avant basse mer par une série de spots lumineux.
La traversée de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps été une nécessité, et l'augmentation continue du trafic a rendu la traversée par bac (à rame puis à moteur) obsolète. Il a donc fallu, dès le milieu du XIXe siècle, envisager une autre méthode. Le problème était en effet complexe car il fallait concilier la circulation terrestre (l'axe Bordeaux-Nantes, mais aussi la desserte d'Échillais Soubise…) à la circulation maritime (le tirant d'air des bateaux à voile qui devaient rejoindre les ports de Rochefort et Tonnay-Charente était important). Après l'étude de plusieurs projets, c'est le « système de pont à transbordeur » qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages.
Article détaillé : Le pont transbordeur
Ce pont, dont le système fut proposé par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (1845 - 1924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction.
Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 68 mètres et situés de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive à l'autre.
Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l'époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait, temps d'embarquement et débarquement compris, 40 minutes.
Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par le pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 million de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques et 1993, 7 millions de francs seront utilisés à la rénovation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activité mais de manière moins pratique et plus touristique. Il est ouvert aux piétons et aux vélos.
Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.
Un pont à travée levante fut construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été démonté en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l'eau, mais il pouvait s'élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et causait des difficultés de circulation pour les personnes souhaitant traverser la Charente.
Ce pont construit en 1991 est situé en aval du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts alignés sur la Charente à ce niveau, mais le pont central levant de 1967 a finalement été démoli. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle sont presque quotidiens.
Le viaduc permet le franchissement de la Charente en deux minutes pour se rendre vers Royan ou l'île d'Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre.
Un projet de contournement de Rochefort, par l'est, est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préféreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle.
Article détaillé : L'Hermione
Le chantier de l'Hermione en 2009Depuis 1997, une association s'est donné pour projet de reconstruire à l'identique la frégate l'Hermione à bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurgés américains au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
La version originale du navire fut construite en 11 mois grâce à la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journées de travail.
L'équipe de reconstruction du navire s'est attachée à effectuer une reconstruction à l'identique et à faire partager cela au public à l'aide de divers stands (forgeron etc.) et d'une visite guidée du chantier. Le chantier est installé dans la double forme de radoub du XVIIe siècle située à Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier.
En raison de difficultés d'approvisionnement, des bois humides, etc., l'association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l'eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d'aménagement et d'équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l'association a décidé de réaliser l'ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l'Hermione à l'eau entièrement équipée et prête à naviguer. Sa mise à l'eau n'est pas prévue avant le courant de l'année 2011.
L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables, invitant toutes les célébrités de l’époque que son immense renom l’amenait à fréquenter. Pour ses décors, il s’inspirait à la fois du passé : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions : mosquée, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd'hui.
Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création.
Anciennement appelé « Musée d'Art et d'Histoire », le musée Hèbre de St Clément était fermé depuis le 7 octobre 2002 et fut rouvert fin 2006 après sa restructuration. L’ancien hôtel du XVIIIe siècle a été détruit excepté les façades sur rues qui ont été conservées. Les espaces muséaux sont répartis sur cinq niveaux :
L’entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée.
Ancienne résidence des chefs d'escadre, l’hôtel de Cheusses est le grand témoin du passé maritime de Rochefort.
C'est le plus ancien hôtel de la ville. Construit à partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait à la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal déposséda de ses biens lors de la création de l'arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il servit de résidence aux chefs d'escadre, tels d'Estrées, de Tourville ou Barrin de La Galissonnière.
Transformé en musée de la Marine en 1973, l'hôtel de Cheusses, agrandi de l'hôtel contigu élevé en 1716 abrite désormais les collections historiques liées à la construction navale : modèles de navires, sculptures ornementales et objets précieux.
C'est un lieu dont les riches collections permettent des approches très diverses de l'histoire de la marine et de Rochefort, comme l'explique l'attaché de conservation du patrimoine du musée dans un court reportage de présentation .
Le Musée national de la Marine de Rochefort est aussi composé d'un second bâtiment, l'ancienne école de médecine navale, remarquable témoin de l'architecture hospitalière, et composé de collections qui servaient de supports à l'enseignement de la médecine (panneaux d'artériologie, crânes phrénologiques, caisses de chirurgie ...) .
Cette gare, au style Art déco, a été construite en 1922 par l'architecte Pierre Esquié (auteur par ailleurs de la Gare de La Rochelle-Ville). L’origine du bâtiment est clairement identifiée par la signalétique des Chemins de Fer de l’État sur la façade de la construction. Cette gare a un attrait certain, avec ses céramiques, sa verrière et ses lampadaires. Elle a également conservé une petite verrière.
Elle possède trois quais et tous les trains de voyageurs (CORAIL et TER) qui y passent s'y arrêtent. Les trains de marchandises passent très rarement à la gare de Rochefort. Cette gare fait l'objet d'une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 28 décembre 1984.
Ancienne chapelle des Capucins, l'église Saint-Louis abrite la tombe de l'intendant Bégon, ainsi qu'un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète).
Au XIIe siècle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu’un fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispersés de pêcheurs, cultivateurs et bûcherons. Le prieuré augustinien Saint-Vivien de Saintes y établit une église paroissiale sous le vocable de la Vierge. Dévastée au XVIe siècle, l’église est reconstruite au XVIIe siècle. Désaffectée lors de la Révolution et saccagée en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, grâce à une pétition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe siècle, elle est fermée pour vétusté en 1886. En 1900, le bâtiment devient la Bourse du Travail. En 1977, dans son plan de rénovation de la ville, la municipalité restaure « Notre-Dame de la Vieille Paroisse ». L’édifice abrite désormais le siège de la Société de géographie qui y a installé un musée archéologique. À l’intérieur de l’église est nettement dessinée une forme de croix latine, avec une nef à trois travées précédant un transept saillant et un chœur à deux travées droites et chevet plat. Le chœur de l’église est l’une des parties les mieux conservées de l’édifice primitif du XIIe siècle. Le style roman se retrouve dans l’appareil des murs latéraux, dans les baies encadrées de colonnettes et dans un tronçon de voûte en berceau. Le chevet plat et le voûtement en ogive sont la marque d’un remaniement ultérieur.
Le nom de ce nouveau parc conçu par Bernard Lassus évoque les grandes expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, Rochefort est alors le port de départ et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles participèrent au XVIIIe siècle François Vivès sur l'Étoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l’Isis. Au XIXe siècle, des officiers de santé prennent part, comme médecins naturalistes, à des voyages de circumnavigation : Jean René Constant Quoy sur l’Astrolabe avec Jules Dumont d'Urville (1826-1829), René-Primevère Lesson avec Louis Isidore Duperrey (1822-1825), son frère cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d'Urville (1837-1840).
Le jardin des Retours est dominé par ce qui subsiste de l'ancien « jardin du Roy », qu'on appelait aussi « jardin de l'Intendant » : Michel Bégon et ses successeurs aimaient s'y promener. Amputé par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe siècles, ce jardin fut cédé à la ville et appelé « jardin de la Marine ». Il a gardé son tracé d'origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plantée de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont été aménagés en espace d'agrément : reconstitution d'un pont de navire, maquettes de navires animées. Les essences végétales sélectionnées pour ce jardin symbolisent l'importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe siècles pour le développement de la botanique.
Ce chemin permet de longer le fleuve au plus près, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale à Port-Neuf (soit 10 km).
De nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualités paysagères remarquables : oie cendrée, cigogne, aigrette garzette, échasse blanche, héron cendré, canard, cygne… sont à découvrir sur les lagunes côtières, les vasières littorales, les roselières, les prairies humides, les marais.
Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts et en sortie de la cinquième lagune se rejette les eaux (5000 m³ en moyenne par jour) sur des parcelles en bord de Charente. Il s'agit de terrains inondables et qui n'ont qu'une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la Ligue pour la Protection des Oiseaux pour en faire un lieu d'accueil pour les oiseaux migrateurs ou pas. La LPO conçut des plans d'eau de profondeur variable afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants.
On peut voir, de l'observatoire de la station, cohabiter de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques. Les espèces les plus communes sont l'échasse blanche, l'avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la bécassine des marais, le râle d'eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le canard morillon, la mouette pygmée, le cygne, et différentes espèces de chevaliers… Ces aménagements furent réalisés en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la matière. C'est maintenant l'un des "pôles-nature" de la Charente-Maritime que l'on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce "pôle-nature" comme des onze autres existants en Charente-Maritime est assurée par "Espace Nature" qui est installé place Colbert depuis décembre 1992 et géré conjointement par la LPO, la Ville de Rochefort, la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais et le conseil général de la Charente-Maritime.
Rochefort possède la plus grande station de lagunage de France et d'Europe : sur près de 35 hectares, sont développées les nouvelles technologies liées à l'eau douce : épuration par lagunage, accueil des oiseaux migrateurs, production d'électricité à partir du biogaz… Le tout parfaitement intégré dans l'environnement des marais.
À leur arrivée à la station de lagunage, les eaux usées font d'abord l'objet d'un prétraitement : dégrillage, désablage puis dégraissage. Ainsi débarrassées des matières les plus lourdes, les eaux usées sont ensuite allégées de leurs boues avant d'être dirigées vers le réseau des lagunes où la véritable épuration va se produire. Les boues font l'objet d'un traitement spécifique puisqu'elles sont stockées dans une grande cuve en béton appelée "digesteur". Elles vont y fermenter et produire du "bio-gaz". Celui-ci est récupéré dans un gazomètre et va servir de combustible pour alimenter un moteur thermique, lui-même alimentant une génératrice électrique, l'ensemble constituant un co-générateur (production simultanée d'électricité et de chaleur). L'énergie produite alimente la station d'épuration et lui fournit la plupart du temps tous ses besoins énergétiques. À certaines périodes la production est même supérieure aux besoins et le supplément d'énergie est vendu à Électricité de France. Quant aux boues, déshydratées après leur fermentation dans le digesteur, elles sont réutilisées par le service des espaces verts. Riches en azote et potassium, souvent mélangées avec de la tourbe, les boues constituent ainsi un apport appréciable comme substrat de culture pour le fleurissement de la ville.
La première fondation du centre hospitalier de Rochefort, anciennement appelé hôpital Saint-Charles, remonte à 1733, grâce au sieur Charles Jouvenon, supérieur de la congrégation, prêtre de la mission établie dans la ville et curé de Saint-Louis. Aux termes de nombreuses formalités administratives, il obtient des lettres patentes du roi en date du 6 mai 1733 qui furent enregistrées par le Parlement le 9 juillet 1734, donnant « l'autorisation d'établir un hôpital pour les pauvres malades de l'un et l'autre sexe… ».
Le service de santé fut, dès le départ et pour longtemps, confié aux chirurgiens de la Marine, qui apportèrent régulièrement leurs concours et compétences.
L'hôpital Saint-Charles actuel date de 1972. Depuis, un nouveau service des urgences a été construit et ouvert en 1993, ainsi que le service de surveillance continue (réanimation) en 1994.
Aujourd'hui, l'hôpital est le bâtiment le plus haut de Rochefort.
En 2003, la reconstruction de l'hôpital de Rochefort a été retenue par le Ministre de la Santé, dans le cadre du plan « Hôpital 2007 », qui concerne notamment la rénovation du patrimoine hospitalier. Les objectifs de cette reconstruction sont :
Il a été décidé d'implanter un autre hôpital pour remplacer l'actuel. Il sera implanté au nord de Rochefort, sur un vaste terrain de la zone artisanale Béligon. Les travaux doivent se terminer à la fin de l'été 2011 (retards de plus de 15 mois dus à liquidation de la société en charge de l'électricité). Quant à sa mise en service après déménagement des services de l'hôpital Saint Charles, elle n'est pas prévue avant l'hiver 2011 ou le printemps 2012, soit près de 3 ans après la date prévue en 2001 par la ville. Par la suite, l'hôpital actuel devrait être totalement détruit.
L'hôpital de la Marine remplaça le premier hôpital, trop petit. Dû à l'ingénieur Pierre Toufaire, attaché au port depuis 1774, le nouvel hôpital de Rochefort, construit entre 1783 et 1788, est le premier établissement hospitalier de structure pavillonnaire, limitant ainsi les risques de contagion. Il est désaffecté en 1985. Vendu aux enchères autour de 17 millions de francs (à la bougie) à un homme tombé amoureux du site qui décède en 2007. L'école de chirurgie, située dans l'un des pavillons, a été conservée dans son état d'origine, avec le musée, la bibliothèque et la salle des actes, où étaient donnés les cours. Depuis, il est ouvert au public afin d'admirer les collections de dessins ramenés des diverses expéditions autour du monde par les chercheurs de l'époque, embarqués à bords des navires.
Le siège de la sécurité sociale et de l'assurance maladie de Rochefort est située dans le Parc des Fourriers depuis 2007.
En 1970, l’établissement thermal accueillait 1 089 curistes, 4 052 en 1982 et 12 000 en 2002.
En 1973, le conseil municipal de Rochefort approuve la construction d’une piscine thermale, qui allait par la suite permettre de dynamiser et de développer le site. En décembre 1979 est inauguré l’hôtel des Remparts, situé juste à côté des thermes.
L’établissement appartient à la société thermale de Rochefort filiale d’Eurothermes depuis le 11 juin 1982. La ville reste le propriétaire de la source et garde la responsabilité de la production d’eau thermale. L’usage de l’eau revient à l’exploitant Eurothermes. Les thermes ont bénéficié d'une extension à la fin des années 1990.
Depuis le début des années 2000, la ville a lancé plusieurs projets de construction autour du port de plaisance Bougainville situé à quelques dizaines de mètres des thermes. La Maison des curistes et d’autres studios thermaux furent construits devant l’aile ouest des thermes (tout proche de l’ancienne caserne Charente). Ces constructions ont permis d'augmenter la capacité en hébergement.
Ces eaux, salines et ferrugineuses jaillissent des profondeurs de la terre (800 mètres et 960 m³ d'eau par jour). Supposées antalgiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes, ces eaux sont utilisées dans le traitement des rhumatismes et des maladies des veines et de la peau. Les thermes accueillent près de 13 000 curistes par an depuis 2005.. Rochefort est la 9e ville thermale de France.
À Rochefort, environ 4 000 personnes (militaires et civils) travaillent pour la défense nationale. L'amiral Henri Rieunier (1833-1918), grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire, ministre de la marine (1893) fut commandant en chef et Préfet maritime de Rochefort (1889), puis député républicain de Rochefort (1898-1902), défenseur acharné de l'arsenal de Rochefort, il obtint non sans mal, le lancement du dernier vaisseau important dans ce port "Le Dupleix", croiseur cuirassé, construit sur les plans de Louis, Émile Bertin. À l'invitation de Madame Julien Viaud - née Blanche Franc de Ferrière - les trois filles de l'amiral Henri Rieunier, Préfet maritime et commandant en chef de Rochefort, assisteront à la fête arabe donnée par Pierre Loti, le 9 novembre 1889. L'amiral Rieunier a eu sous son commandement hiérarchique Pierre Loti : à Saigon (1885), Nagasaki (1886), Rochefort (1889), Formidable (1891) vaisseau-amiral de l'amiral Rieunier alors commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée Occidentale et du Levant et de son escadre de réserve, commandant en chef la 1re Armée navale (1891-1892), après avoir occupé le poste de commandant en chef et Préfet maritime de Toulon (1890). C'est à l'amiral Henri Rieunier que l'on doit l'emplacement du Port de la Pallice à la Rochelle en 1868. Cette idée a été reprise après 1870.
En 1932, l'école des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air ouvre ses portes à Rochefort.
Initialement installée sur le terrain de Soubise, elle regroupe progressivement les formations de toutes les spécialités techniques des sous-officiers de l'armée de l'air.
En 1979, elle se déplace à Saint-Agnant et étend son champ d'activité en accueillant successivement le centre pédagogique en 1984, l'école de gestion et d'administration en 1993 et enfin en 1996, l'école de formation initiale des sous-officiers.
Depuis 2002, elle accueille aussi la formation des mécaniciens de l'aéronautique navale, jusqu'alors dispensée au centre de l'aéronautique navale de Rochefort dissous en juin de la même année.
En septembre 1998, elle prend le nom d'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air. L'EFSOAA devient ainsi le pôle de formation des sous-officiers de l'armée de l'air. Elle est commandée par un officier général, commandant de la place d'armes de Rochefort.
La base aérienne 721 est commandée par un officier supérieur, chef de corps. Elle est chargée de supporter l'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air dans les fonctions administration, infrastructure, logistique, restauration, hébergement et protection. Le site occupe une superficie de 162 hectares, répartis sur trois communes : Saint-Agnant, Soubise et Échillais. Plus importante unité militaire de la région Poitou-Charentes, le site est une véritable cité autonome, qui nourrit, héberge, fait vivre et instruit quelques 1920 élèves et stagiaires dont 50 marins, en présence simultanée, répartis au sein de quatre divisions de la direction des formations, ainsi que 1587 cadres permanents dont 87 personnels de la marine nationale et 191 personnels civils.
Placé sous le commandement du général de division Denis Macagno jusqu'en 2006, c'est à partir de Rochefort que sont dirigés les sept écoles (quatre ont fermé en septembre 2009) et les six centres de formation spécialisée de la Gendarmerie nationale situés sur l'ensemble du territoire national.
Après avoir quitté Maisons-Alfort où il était précédemment installé, le commandement des écoles de la Gendarmerie nationale a marqué son installation officielle sous la présidence de Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, le 7 octobre 2004 lors d'une prise d'armes organisée Place Colbert, suivi d'un défilé rue Touffaire qui regroupait six cent militaires de l'armée. Cette cérémonie à laquelle les Rochefortais se sont largement associés, a montré que la Gendarmerie a bien pris le relais de la Royale sur le site de l'ancien Hôtel de la Marine.
C'était précisément le souhait de Bernard Grasset qui, alors député, n'avait pas ménagé ses efforts ni sa volonté pour que ce transfert devienne réalité. Avec les 69 gendarmes affectés au commandement des écoles, soit avec les familles près de 200 nouveaux Rochefortais, ce sont maintenant 866 militaires, officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints de la Gendarmerie nationale et officiers et sous-officiers du corps de soutien technique qui vivent et consomment à Rochefort, soit l'équivalent d'une grosse entreprise.
Cette école est destinée prioritairement à la formation des cadres et a vu passer, en 2003, plus de 7 000 stagiaires ou élèves.
Elle comprend :
- un état-major
- un centre national de formation au commandement (CNFC) qui organise cinq types de stages :
- le centre national de formation aux langues et à l'international (CNFLIG)
- le Centre national de formation du Corps de soutien techniques et administratif de la gendarmerie nationale (CNF/CSTAGN)
- le Centre national d'assistance aux utilisateurs (CCNAU).
Les unités ou services de la marine implantés sur la ville de Rochefort jusqu'à la fin des années 1970 étaient les suivants :
Cet ensemble imposant représentait environ 2 500 personnes.
Depuis 2002, la Marine nationale a entièrement quitté Rochefort. Il ne reste que quelques marins à l'école des mécaniciens de l'armée de l'air de Rochefort.
Une section du Service historique de la Défense, département de la Marine, est en charge de la conservation et de la mise à la disposition du public des archives du port militaire, des origines à la fin des versements (2000). Elle est située dans l'ancienne caserne du Martrou.
La ville de Rochefort est dotée de nombreux équipements pour satisfaires les passionnés, sportifs de loisirs ou pratiquants de haut niveau et que ce soit en plein air ou en salle, libre ou encadré.
En 2004, la commune a reçu le label « Ville Internet M »
Depuis le 2 juillet 2007, le centre-ville rochefortais est devenu ce que l'on nomme « zone calme » ou « zone 30 », où la vitesse autorisée est limitée à 30 km/h. Les vélos peuvent y circuler en sens interdit (comme à Bordeaux)
D'ici fin 2011, un nouvel hôpital, en construction sur la zone Béligon, succédera à l'hôpital Saint-Charles tout près du centre-ville rochefortais et devenu trop vétuste.
Le nouveau centre de soins sera moderne et d'un accès routier aisé ; il aura une capacité d'accueil de 278 lits.
Le projet retenu a pour point fort d'être modulable et de pouvoir s'adapter aux évolutions médicales et chirurgicales de demain. Il a été élaboré avec le souci de consulter le personnel de l'hôpital, de façon à privilégier tous les aspects fonctionnels.
L'architecture compacte, mais pas uniforme, les façades sombres soulignées de blancs, les parvis des différentes entrées, les aires paysagées, devraient favoriser une intégration harmonieuse dans l'environnement. La Région Poitou-Charentes a pris l’engagement de financer la construction d’un nouvel institut de soins infirmiers sur le site de l’hôpital.
De plus, deux grands chantiers complémentaires vont s’ouvrir autour du thème de l'hôpital :
Durant l’année 2009, la zone commerciale Quatre Ânes, située au nord de la ville, a été réaménagé. L’ensemble de la partie commerciale du magasin Intermarché a été refaite pendant le premier semestre 2009.
De juillet à septembre 2009, un rond-point à deux mini giratoires a été réalisé entre le giratoire du Bois Bernard et le passage à niveau.
De fin octobre et à fin novembre 2009, un nouveau rond-point à deux mini giratoires a été réalisé entre le giratoire du Brillouet et celui du Bois Bernard (avenue d’Aunis). La chaussée et les abords de l’avenue d’Aunis ont été refait par la ville.
Concernant le stationnement sur le parking Intermarché, les travaux ont été divisés en trois parties : la partie nord avec la construction d’un bassin d’eaux usés et un parking au-dessus avec une nouvelle entrée pour le magasin et sa galerie marchande. A l’ouest et au sud, le parking a été entièrement refait (nouvel enrobé, éclairage et sens de circulation). L’enseigne publicitaire extérieure a entièrement été refait.
La Ville a accueilli le 3 novembre 1983, le Président de la République François Mitterrand.
Quelques mois après son élection, le Président de la République Jacques Chirac vint à Rochefort le 10 juillet 1995. Par la suite, il revint à Rochefort le 18 juillet 2005 pour fêter le 30ème anniversaire du Conservatoire du Littoral, établissement public qu'il a créé en 1975.
Le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin est également venu à plusieurs reprises dans la ville, et notamment en tant que Président du Conseil Régional de Poitou-Charentes. Il visita la Corderie Royale en avril 1995.
Madame Vigdís Finnbogadóttir, Présidente de la République d'Islande fut l'hôte de la Maison de Pierre Loti le 24 septembre 1987.
D'autres premiers ministres français ont été accueilli à Rochefort comme Raymond Barre en février 1988, Lionel Jospin le 11 août 1999, Michel Debré, Michel Rocard, Édith Cresson et Édouard Balladur.