Roquefort-la-Bédoule est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses plus de 5 000 habitants sont appelés les Bédoulens.
La ville de Roquefort-la-Bédoule est niché au nord de Cassis, de Ceyreste, au sud d'Aubagne, de Géménos et de Cuges-les-Pins, à l'est de Carnoux-en-Provence et à l'ouest du Castellet.
Roquefort la Bédoule bénéficie d'un relief marqué, dont l'altitude varie de 185 m à 563 m, de la plaine au sommet. Son point culminant offre une vue remarquable sur le golfe de Marseille, les calanques et les baies de Cassis et de la Ciotat, jusqu'au Cap Sicié. La commune s'étend sur 3 225 hectares dont plus de la moitié de colline couvertes de pins.
La surface de la commune de Roquefort-la-Bédoule représente 31,1 km2, soit une densité de 152,2 habitants par km².
Les coordonnées géographiques sont de 43 ° 15' de latitude Nord et 5 ° 37' de longitude Ouest
Une grande partie du territoire est constituée d'une formation géologique du Crétacé inférieur particulière qui a reçu le nom du site: le Bédoulien par son découvreur, A. Toucas en 1888. Il s'agit d'un sous étage de l'Aptien. Cela a donné lieu au développement de nombreuses activités de carrières, cimenteries et de production de chaux.
Dépendance de l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille pendant des siècles, le village de Roquefort est créé au VIIe siècle, le village se développe sur les crêtes dominant les baies de La Ciotat et Cassis. Roquefort devint le refuge de la population de l'Antique Portus Carsicis, entre le Ve et le XIIe siècle
Un ensemble complet avec les remparts d'une forteresse, une chapelle Saint-André du XIIe siècle récemment restaurée et les ruines du village sous les fortifications témoignent encore de cet établissement.
Le 4 avril 1402, à Brantes, au pied du Ventoux, en présence de son épouse Alix des Baux, Odon de Villars fit donation à son neveu Philippe de Lévis des fiefs de Brantes, Plaisians et leurs dépendances, des seigneuries de Saint-Marcel, Roquefort, le Castellet, Cassis et Port-Miou, dépendantes de la baronnie d’Aubagne, ainsi que de La Fare-les-Oliviers, et Éguilles. Son neveu, en contrepartie devait lui servir de caution vis-à-vis de Raymond de Turenne dans l’observation d’un accord passé entre le vicomte, lui et son épouse Alix. En cas de non-respect de la part d’Alix et d’Odon, ces derniers devraient payer 50 000 florins à Raymond de Turenne,.
Roquefort fit partie de la Seigneurie de la famille des Baux jusqu'en 1426, puis des évêques de Marseille (1474), enfin de la famille d'Albertas (1569).
Descendu dans la plaine et développant une activité agricole, le bourg de Roquefort vit dans l'apanage du marquis de Villeneuve de son activité agricole et viticole.
La commune est définitivement constituée par la réunion de plusieurs communautés ou fiefs parmi lesquels le territoire de Julhans (1789) et celui de La Bédoule (1837), ou résidaient les carriers.
Au XIXe siècle, au carrefour des 4 routes entre Aubagne, La Ciotat, Cuges-les-Pins et Cassis, au hameau de La Bédoule, un second centre villageois se développe. Peu à peu, un village se crée en hébergeant les ouvriers d'origine italienne travaillant dans la cimenterie de Cassis.
La population se développe et se fixe autour des " quatre chemins " au lieu dit la Bédoule notamment à cause du développement des industries de chaux et ciments (expansion due au Marquis de Villeneuve, qui avec les ingénieurs Roux et Tocchi met au point un procédé de fabrication). En 1891 débute la construction d'une église, propriété de Madame de Villeneuve, érigée en église paroissiale en 1912, l'église Sainte Roseline. La mairie, les écoles, sont transférées à la Bédoule et la Commune devient " ROQUEFORT LA BEDOULE" en 1918.
Dans les années 1930, le bourg ouvrier prend le pas sur le vieux village agricole de Roquefort et forme la commune de Roquefort-la-Bédoule.
Afin de reloger les rapatriés d'Afrique du Nord, une partie de son territoire est consacré à la création d'une ville nouvelle Carnoux-en-Provence, commune détachée de Roquefort-la-Bedoule en 1966.
Après une période d'assoupissement, le raccordement autoroutier avec Marseille et le développement intercommunal permet de donner a la ville son allure de commune d'hébergement de la métropole phocéenne.
La commune fait partie de l'arrondissement de Marseille et du canton de La Ciotat.
Elle est membre de la Communauté Marseille Provence Métropole.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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