Rumilly est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes. C'est la capitale du pays de l'Albanais.
Le site de Rumilly se situe au confluent du Chéran et de la Néphaz. La ville se trouve naturellement limitée au nord, à l'est et à l'ouest par ses deux rivières profondément encaissées, aux falaises presque partout abruptes. Au sud, une vaste pénéplaine s'étend au-delà d'Albens.
Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
La ville de Rumilly dispose d'une gare (inaugurée dans les années 1860) qui constitue le seul arrêt systématique des trains de passagers (hors TGV) circulant entre Annecy et Aix-les-Bains.
Malgré une relance en 2007, le "réseau" de transport en commun R'bus est resté embryonnaire. Il a à nouveau été suspendu en mai 2009. Un service "à la demande" sera mis à l'essai du 1er septembre 2009 au 28 février 2010.
Le principal projet en cours de réalisation concerne la création d'un complexe culturel sur la Place d'Armes. Baptisé "Quai des Arts", il associera une médiathèque et une salle de spectacle et prendra place sur un parking souterrain. Ce projet s'inscrit dans un aménagement global de la Place d'Armes.
Un nouveau gymnase fait face à la gare.
Des aménagements résidentiels sont actuellement en cours, qui contribuent à la mise en valeur et au développement qualitatif de la ville.
L'autre aménagement d'importance concerne l'ancienne manufacture des Tabacs. Celle-ci sera prochainement détruite pour laisser place à un projet immobilier comprenant notamment une résidence pour personnes âgées. Une aile de l'actuel bâtiment sera toutefois conservée pour accueillir l'Office du tourisme, le siège de la Communauté de communes ainsi que le musée (jusqu'alors installé dans l'autre aile, promise à la destruction).
Le projet a pris du retard, dû en partie à la conjoncture économique. Les travaux devraient débuter fin 2009.
Deux possibilités sont évoquées pour expliquer la provenance du nom de la ville : d'une part la famille romaine « Romilia », peut-être à l'origine de la ville, et d'autre par « Rumilia », déesse des nourrices (au VIIe siècle sainte Agathe était la protectrice de la paroisse de Rumilly, et sainte patronne des nourrices). Au IIe siècle , les légions de Rome développe la cité de Romillia.
Précisions sur la sémantique du blasonnement :
À partir du IIe siècle , les légions de Rome s'emparent de la Savoie. Les Romains, comprenant vite l'importance stratégique du site, établissent une citadelle au confluent du Chéran et de la Néphaz et y construisent un pont. Au pied de la citadelle, se développe la cité de Romillia.
Sous l'Empire de Charlemagne, la Sapaudia est divisée en pagus, le pagus major Genevensis comporte le pagus minor Albanensis ou l'Albanais, a pour capitale Rumilly.
Dès le Xe siècle, la ville est fortifiée par les comtes de Genève, auxquels les évêques de Genève qui en sont propriétaires l'ont inféodée. Ils bâtissent un château-fort à l'emplacement de l'ancienne citadelle romaine. Au sud de la ville, un large et profond fossé est creusé.
À la suite des comtes de Genève, les comtes puis ducs de Savoie compléteront le système défensif de la ville. En 1419, le duc Amédée VIII de Savoie et son épouse sont reçus dans la ville de Rumilly.
En 1630, Louis XIII fait envahir le Duché de Savoie. Selon la "légende", inventée par Joseph Béard dans la chanson La passenaille. Los capoés, Rumilly aurait résisté à l'armée de 20 000 hommes notamment en bouchant les serrures des portes de la ville avec une pasnaille, une carotte en patois savoyard, aujourd'hui emblème de la ville. Lorsque le maréchal de Bassompierre leur annonce le 23 mai la capitulation des autres cités savoyardes, les Rumilliens assiégés répondent « E capoë ! » (« Et alors ! »). Cette interjection est devenue la devise de la ville. Le surnom des rumilliens, les passenaillus, vient de cette histoire. Les hommes du maréchal Du Hallier attaquent alors la ville retranchée derrière ses fortifications, et seule une religieuse bernardine, Mademoiselle De Pesieu de Salagine, sauve la ville de l'incendie. Les fortifications de la ville sont alors complètement démantelées et le château rasé.
Dans les faits, la résistance des Rumiliens fut très limitée. La capitulation de la ville a été négociée assez rapidement avec les troupes françaises. Celles-ci acceptèrent que les Rumiliens défilent en armes pour « sauver l'honneur ».
En 1690, la ville de Rumilly oppose une nouvelle fois une résistance aux troupes de Louis XIV, sous les ordres du général Saint-Ruth. Une dizaine d'habitants trouvent la mort dans les combats du 15 août 1690.
En 1742, lors de la Guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), la Savoie est envahie par les troupes espagnoles. Un détachement se présente à Rumilly mais le gardien de la Porte de Chambéry, Marcoz d’Ecle, un bourgeois de la ville, leur refuse l'entrée. Sommé de rendre ses armes, il aurait répondu : « Sont-t-lié voûtrè ? » (« sont-elles à vous ? »). Il se fit tuer sur place.
Au XIXe siècle l'implantation d'une gare - rapprochant la ville d'Annecy -, celle de l'École normale de Filles (pour les deux départements de la Savoie) à partir de 1860 et des premières industries donnent un nouvel avenir au bourg rural. L'Albanais est alors le grenier à blé des Savoie, et un passage obligatoire entre Annecy et Chambéry.
Une manufacture de tabacs est construite et emploie de nombreux ouvriers.
Entre novembre 1987 et juillet 1988, un gang secret, de huit jeunes rumilliens dont deux majeurs, a semé la terreur dans l'agglomération, comme un remake locale du film Orange mécanique. Causant ses méfaits la nuit, la bande cagoulée et armée s'en prenait aux personnes seules et sans défense, à l'extérieur ou chez elles, pour les agresser physiquement, les martyriser et les voler. En quelques mois ils ont été responsables de la mort de trois personnes et ont dérobé près de 50 000 euros .
Rumilly est traditionnellement positionné clairement à droite lors des différents scrutins locaux et nationaux. Le vote Front National, a connu un net recul en 2007 après l'épisode de 2002 et celui de 1995 où J.M. Le Pen était déjà arrivé en tête au premier tour. Il ne s'est par ailleurs jamais traduit sur le plan local, l'extrême droite n'ayant jamais présenté de liste aux municipales. La croissance démographique de la ville et l'évolution sociologique qui l'accompagne (installation de populations "anneciennes" attirées par un foncier relativement moins onéreux) peuvent expliquer que Rumilly ait été la seule commune de Haute-Savoie à placer Ségolène Royal en deuxième position du premier tour en 2007. Cependant, la gauche locale n'a pas tiré profit de ce changement et a vu aux élections de 2008 sa place au sein du conseil municipal fortement réduite, notamment au profit d'une liste divers droite d'opposition.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Rumilly :
(+): mort en fonction / (d): démissionnaire
Rumilly dépend du tribunal d'instance et de grande instance d'Annecy et de la Cour d'Appel de Chambéry. Un conciliateur de justice assure une permanence dans la commune deux fois par semaine. Depuis 4 ans, la municipalité a mis en place un réseau de médiateurs bénévoles.
Depuis 2007, Rumilly est une des six Villes-portes du Parc naturel régional des Bauges (avec Annecy, Chambéry, Aix-les-Bains, Albertville et Ugine).
Rumilly compte trois fleurs au concours national de fleurissement, respectivement obtenues en 1994, 1997 et 2003. Candidate à l'obtention d'une quatrième fleur en 2007, le jury régional a jugé cette attribution prématurée.
Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.
La ville de Rumilly est jumelée avec :
La ville est aussi jumelée avec la 4e compagnie du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins d'Annecy
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Rumilly classés par date de recensement de 1793 à 2006.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Rumilly classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Rumilly, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Le nombre total de ménages rumilliens est de 4 250. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les Ménages
Rumilly dispose d'établissements scolaires publics et privés de la maternelle jusqu'au lycée. Le plus récent est le Lycée de l'Albanais, ouvert en 1996. Par ailleurs, un nouveau groupe scolaire (maternelle et primaire) public devrait ouvrir ses portes dans les prochaines années. Un deuxième collège public est également en projet, afin de faire face à la croissance démographique et afin de diminuer les effectifs du collège le Clergeon. Mais aucune décision n'a encore été prise, notamment quant à son emplacement (sur la commune ou aux alentours).
Établissements publics :
Établissements privés :
La commune de Rumilly dispose d'un hôpital de 98 places. Doté d'un service d'urgence, il est spécialisé dans les soins de suite et la rééducation. À ce pôle situé en centre-ville, s'ajoutent quatre autres sites :
La construction d'un nouvel hôpital, d'une capacité de 120 lits, en périphérie de la ville, à proximité des autres structures, est prévue pour 2012. Il portera le nom de Gabriel Déplante (1910-1980), chirurgien rumillien qui s'est notamment illustré au sein de la Résistance et à la tête du club de rugby. La municipalité a déjà acquis et réservé les terrains. Ce nouvel établissement fera de l'hôpital l'un des plus gros employeurs de la commune.
Cœur du bassin d'emplois de l'Albanais, la ville totalise près de 6000 emplois. Elle a un important passé économique : tanneries, Manufactures de tabac et industries laitières (Lait Mont Blanc). La ville compte environ 147 Rmistes en 2006. L’emploi se caractérise par la prépondérance du secteur secondaire, conséquence de la présence de grandes entreprises (39.2% des actifs sont ouvriers, 17 % sont des employés de bureaux, commerces, catégorie C de la fonction publique, 4% des cadres).
Rumilly vit presque exclusivement de deux importants groupes industriels : Tefal (2147 salariés) et CPF (Nestlé) (265 salariés). Parmi les autres entreprises on peut citer Vulli (49 salariés), le fabricant du célèbre jouet « Sophie la girafe » et une usine du groupe Salomon.
Une nouvelle zone industrielle a vu le jour à la fin des années 1990, le groupe Système U y a installé une plateforme logistique en 2005 (150 salariés), le groupe autrichien Blum y installera son siège français sur 15 000 m². Le groupe de distribution Provencia et La Poste projettent également d'y installer un atelier de transformation et une plateforme interrégionale de tri.
Le 10 janvier 2008, le groupe Salomon annonce la fin de la fabrication des skis à Rumilly en Haute-Savoie avec comme conséquence la suppression de 400 postes de travail dont 284 en France (250 à Rumilly, 43 à Annecy). Lors des dix dernières années, le marché mondial des paires de skis s'est réduit de 30 %. Le site de Rumilly ne fabriquait déjà plus que 100 000 paires de skis sur les 450 000 portant la marque Salomon. Le site pourrait être reconverti dans la fabrication d'autres articles comme les roues de vélo, en sous-traitance de Mavic, une autre marque du groupe. Cette fermeture constitue pour la commune une perte sèche de 1 millions d'euros, soit 12% du montant global de la taxe professionnelle. Le site Salomon sera bientôt occupé par une entreprise spécialisée dans les maisons à ossature bois.
Peu a peu la commune rurale s'est transformée en s'urbanisant, le centre-ville est dynamique, il regroupe 250 commerces et artisans, de nombreuses grandes surfaces se sont implantées, Intermarché, Bricomarché, Brico pro, Ed, Aldi, la halle aux chaussures... Un hypermarché Hyper u de 4800 m² avec une galerie marchande de 3000 m² a ouvert ses portes en octobre 2007.
Le Restaurant "La Boîte à Sel" : une fourchette au Michelin ("Modeste restaurant d'une rue commerçante proposant une cuisine traditionnelle façon bistrot. Trompe-l'œil paysager en toile de fond et aimable accueil").
Depuis 2006, un salon des vins et de la gastronomie est organisé à la fin du mois d'octobre.
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