Saint-Chamas (en occitan provençal: Sanch Amàs selon la norme classique ou Sant Chamas selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle fait partie de la communauté Agglopole Provence (Canton de Berre-l'Étang).
La petite ville est située au bord de l’étang de Berre, à 15 kilomètres au sud de Salon-de-Provence et à 50 km au nord-ouest de Marseille, dans un secteur qui n’a pas été touché par l’industrialisation. Sa superficie est de 2 671 hectares. Le point culminant de la commune est Le Verdon qui atteint l’altitude de 121 m.
Deux sites naturels, propriété du Conservatoire du littoral, ont un intérêt ornithologique : Les Palous, zone humide formée de roselières, prairies inondables et ripisylve à l'embouchure de la Touloubre, affluent de l'étang de Berre et la Poudrerie, ripisylve entre falaises, marais et étang.
En 1946 la population du village n’était que de 3 440 habitants, il a été recensé 6 661 Saint-Chamassens en 1999.
La voie de chemin de fer de Paris à Marseille traverse la commune, depuis 1847, qui possède un arrêt SNCF pour les trains TER Provence-Alpes-Côte d'Azur à la gare de Saint-Chamas
Le site de Saint-Chamas était déjà occupé à l’époque paléolithique comme l’ont prouvé les fouilles effectuées dans l’abri sous roche du Collet du Verdon. Les vestiges mis au jour sont conservés au musée communal. À l’âge du fer le site fut exploité par les Ligures, qui y avait construit un oppidum (un village fortifié), puis par les Celtes.
Le village doit en fait son nom à Sanctus Amantius (saint Amans, évêque de Rodez) en l’honneur duquel une chapelle fut construite au VIIe siècle. Mais l’endroit était déjà très fréquenté à l’époque romaine comme en témoigne le vieux pont Flavien construit à l’époque de l’empereur Auguste, peu avant le début de notre ère, pour permettre à la route d’Arles à Marseille de traverser la Touloubre. Il aurait été financé par Flavius, un riche citoyen romain.
Le village initial s’est construit sur le Baou, une colline calcaire qui domine l’étang de Berre facile à défendre et d’où la région pouvait être surveillée. Des fortifications ont été construites dès le haut Moyen Âge puisqu’en 969, Boson, comte de Provence cédait à Ithier l’archevêque d’Arles, le castrum en ruine de Sanctus Amantius. En 1347, la Peste noire, arrivée par Marseille, ravage la Provence. En 1564 le château était suffisamment confortable pour accueillir la régente Catherine de Médicis et le roi de France Charles IX alors âgé de 14 ans.
Le XVIIe siècle est celui de la construction de la ville moderne. Le vieux village, qui se trouvait trop à l’étroit, sur la colline du Baou est abandonné au fur et à mesure que se construisent les nouveaux quartiers du Perthuis et d’au Delà. Un hôtel de ville est édifié (depuis 1959 il abrite le musée local devenu Paul Lafran en 2000). Le port est aménagé, l’église paroissiale Saint-Léger est construite de 1660 à 1668 mais le clocher, construit sur pilotis à côté de l’église, ne fut terminé qu’en 1740. L’église abrite actuellement le retable Sainte-Anne datant du XVIe siècle. En 1690 débuta la construction de la Poudrerie royale qui se développa au fil des siècles pour s’étaler sur plus de 100ha. Elle est restée pendant longtemps la principale entreprise de la commune et a cessé toute activité en 1974. Devenue propriété du Conservatoire du littoral, c'est un site à forte valeur écologique dont l'accès est soumis à réglementation.
Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu. Pendant quelques années durant la Révolution, le village a été rebaptisé Port-Chamas.
Les deux principaux quartiers du village, qui s’étaient développés, autour de la mairie pour l’un et à proximité du port pour l’autre, étaient réunis par un tunnel appelé la Goule. En 1863 celui-ci s’effondre ; la municipalité décide alors de la construction de l’aqueduc du Plan ou Pont de l’Horloge. À l’heure actuelle, Saint-Chamas est devenu un gros bourg résidentiel et touristique qui a su conserver quelques industries et préserver son patrimoine et son apparence de village provençal où il fait bon vivre.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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