Saint-Cyprien (en catalan Sant Cebrià de Rosselló) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Cyprianencs.
Saint-Cyprien est l'une des sept stations balnéaires aménagées à partir des années 1960 dans le cadre de la mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon pilotée par Jean Racine et est le troisième port de plaisance d'Europe.
Saint-Cyprien est située au sud-est de Perpignan, au sud de Canet-en-Roussillon, sur la côte méditerranéenne, et les plaines du Roussilon.
La ville est bordée au nord par l'étang dit de Canet-en-Roussillon - Saint-Nazaire, étendue d'eau saumâtre (environ 3 km de long pour 2 km au point le plus large) possédant une faune et une flore assez riche (présence de nombreuses espèces d'oiseaux).
La ville se trouve au cœur de la Communauté de communes Sud Roussillon.
Elle possède 6 km de plage de sable.
La commune détient plusieurs labels touritiques : deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, le Pavillon Bleu, Qualité Tourisme et Famille plus.
L'orientation et la localisation de Saint-Cyprien par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant :
L'altitude minimale est de 0 m la maximale est 29 m soit 15 mètres de moyenne.
La mairie est à 9 mètres d'altitude.
Le court d'eau du Tech passe au sud de la commune, la Méditerranée borde la ville sur le côté est, l'étang de Canet - Saint-Nazaire se trouve au nord.
Les études de suivi des effets de la sécheresse sur les ressources en eau démontrent que le département est en situation normale contrairement aux autres du Languedoc-Roussillon qui eux sont en situation de vigilance.
Le sol est composée de dépôts sédimentaires du quaternaire.
Commune de zone 1B.
Le climat de la région de Perpignan est de type méditerranéen de zone 10. Les hivers y sont doux (quatre jours de gelées par an), les étés sont souvent chauds et secs. La tramontane (tramuntana) souffle fréquemment (un jour sur quatre, moins depuis quelques années) et amène une certaine fraîcheur en période estivale. La température moyenne annuelle sur Perpignan est de 15,9 °C. La température des mois les plus chauds atteint plus de 30 °C. La plaine du Roussillon est en effet l'une des régions les plus chaudes de France.
Le Cypobus est une navette urbaine qui dessert en autre les points de l'Église (rue Paul Eluard), Place des Évadés, Stade Village (rue Berstein), Cala Gogo, Capellans, Rapateil, Port (avenue Desnoyer), Bd Desnoyer, l'Aygual (rue Barbusse), Commercial 1 (Latour-Bas-Elne)
Ligne départementales : Saint-Cyprien—Millas ; Perpignan—Saint-Cyprien.
L'Aéroport de Perpignan-Rivesaltes se situe à 17,5 km, il est ouvert au trafic national et international commercial, régulier ou non, aux avions privés, aux IFR et aux VFR. Il propose des vols réguliers pour Paris Orly, Londres, Birmingham, Southampton, Manchester, Charleroi, Bristol.
Le port de plaisance de Saint-Cyprien Plage a le label Pavillon Bleu d'Europe depuis 1991.
Il est protégé par deux jetées et est abrité des vents dominants grâce à l'architecture en chicane, sa profondeur est de 4 m à l'avant port et 3,50 m dans le bassin et possède trois bassins abrités autour d'un plan d'eau de 15 hectares. L'avant-port donne accès à deux bassins de mouillage abrités et un bassin d'entretien.
Recensement des douze quartiers de la commune :
Son nom « Art » provient de « Arte » en catalan qui veut dire « filet ». La pêche à l'art consistait à traîner un long filet de la plage vers la haute mer, puis de le ramener vers la plage. On appelait ces pêcheurs des « artmanos ».
Saint-Cyprien n'a pas un lourd passé, la ville est assez récente, puisque le littoral méditerranéen n'a été aménagé que tardivement. Ni les Ibéro-ligures, ni les Celtes (-500), ni les Romains (-121) qui pourtant ont structuré la région n'ont laissé de traces sur la commune. Les premières remontent au temps de Charlemagne avec l'instauration du système féodal en 811. En 928 on trouve la première trace d'une chapelle qui été dédiée à St Etienne. Une deuxième église fut construite au XIIIe siècle.
Au Xe siècle, le lieu était identifié par le nom de Villa Sallix, transformé en Villa Saulx, qui a donné par la suite Villa de la Saussaie, du nom d'une villa romaine qui s'y trouvait. Le nombre d'églises a augmenté avec l'arrivée des Carolingiens en 915, et le lieu fut alors consacré à Saint-Cyprien. Son nom ne changera plus, contrairement aux autres villages des alentours.
Un réseau d'agouilles, de canaux et d'aqueducs a été construit sur les marécages et terres, pour gagner du terrain, mais aussi pour les assainir et éviter les inondables. La vie agricole est tournée vers l'élevage avec le pacage de bétail dans les prairies, la culture de céréales, le commerce maritime et la pêche constituant un revenu secondaire.
Le port de Saint-Cyprien a été construit pour pouvoir embarquer et débarquer en toute sécurité, pour accéder en bateaux à la cité d'Elne. De là la population s'est développée et le l'endroit fut peu à peu cultivé.
Il apparaît une forte expansion du commerce maritime (morue, huile, charbon, fer du Canigou), au milieu du XVIIIème , l'activité d'échanges vers Elne du port est relancée. Mais la lutte contre les inondations devient la priorité, pour les éviter et assurer l'écoulement des eaux, on aménager le quartier l'Aygual, en y renvoyant les eaux vers l'étang de Canet - Saint-Nazaire.
Un canal à l'étang pour évacuer les eaux vers la mer est creusé en 1761. L'entretien de ces canaux est renforcé car le hameaux est à un niveau inférieur à celui de l'étang.
165 enfants sont recensés dans la commune en 1891, on y construit donc le groupe scolaire est ainsi que la mairie. En 1926, la ville contient 1154 habitants, installés sur trois hameaux. Un autour de la vieille église au village, « L'Aygual » situé le long de la côte et « Las Routas » disparus suite à la 2e guerre mondiale.
À Saint-Cyprien existait de 1939 jusqu'à 1940 un camp d'internement, officiellement appelé « camp de concentration de Saint-Cyprien ». À peu près 90 000 personnes y étaient internées, le plupart des réfugiés de la guerre civile d'Espagne (1936-1939). Beaucoup des internés fut ensuite transporté à Gurs et à Drancy, et plus tard au camp de concentration d'Auschwitz.
Aux archives départementales des Pyrénées-Orientales existent les fameuses « Listes de Saint-Cyprien » (152 pages). Elles ont été établies entre le 4 et le 7 octobre 1940 par le Lieutenant Colonel Leclerc
Rade du port(commandant du camp de Saint-Cyprien) et étaient adressées au préfet des Pyrénées-Orientales à Perpignan. La plupart des internés restant à Saint-Cyprien à ces dates étaient arrivés au courant des mois de mai et juin 1940. La majorité des internés avaient été arrêtés par les autorités belges à partir du 10 mai 1940 rassemblés puis déportés via des camps de transit vers St Cyprien. Leurs possessions avaient été confisquées et les inventaires permettent d’évaluer les spoliations.
D'autres camps de ce genre existaient à Agde, Argelès-sur-mer et d'autres communes du sud de la France.
Les bases de la station balnéaire actuelle provient des nombreux lotissements construits, en 1947, pour reloger les pécheurs. C'est en 1962, qu'un programme d'aménagement du littoral est lancé, pour devenir une grande station balnéaire. Des service comme la poste, la gendarmerie, des campings y sont installés.
Aujourd'hui, 2 200 bateaux de plaisance stationnent au port, ce qui en fait le 3ème port de plaisance d'Europe. La population en 2006 est de 10274 habitants.
Dans les années 2000, l'histoire de la commune est mouvementée au niveau politique: l'ancien maire Jacques Bouille est placé en détention préventive pour des soupçons de corruption et prise illégale d'intérêts (selon le quotidien régional Midi Libre). Le 24 mai 2009, l'ancien maire se suicide en prison par désespoir après 6 mois de détention provisoire. Son successeur désigné est son premier adjoint, M. Pierre Fontvieille. Mais ce dernier est également arrêté, puis placé en garde à vue (toujours selon le quotidien d'information Midi-Libre, daté du 9 juin 2009) dans les locaux de la Police Judiciaire de Perpignan. Selon les informations produites par le journal Midi-Libre, l'arrestation de Pierre Fontvieille serait liée à des « malversations touchant le fonctionnement de [la] mairie » de Saint-Cyprien. Il est libéré le 3 juillet 2009.
Saint-Cyprien siège la communauté de communes Sud Roussillon de 15 116 habitants, crée le 15 décembre 1992.
Elle œuvre aujourd’hui dans de nombreux domaines comme la gestion de l’eau et de l’assainissement, la gestion du service collecte et le traitement des déchets, le développement économique et la création de structures pour les entreprises et artisans, la création de sentiers de randonnée, la gestion de la piscine intercommunale, la protection et la mise en valeur de l’environnement, la création d’une gendarmerie intercommunale, la gestion des services de fourrière animale et fourrière automobile.
Saint-Cyprien est le chef-lieu du canton de la côte Radieuse de 19 436 habitants, composée des communes de Saleilles, Alénya et Latour-Bas-Elne
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La ville de Saint-Cyprien a une superficie de 15.8 km² et une population de 10 274 habitants, ce qui la classe :
On constate dans la commune que population est plus âgés que dans le reste de l'hexagone.
En effet en 1999 les plus de 75 ans représentent 12.2% de la population cyprianencs soit 3.5% de plus que la moyenne nationale. Au contraire la part des jeunes de 0 à 19 ans n'est que de 19.4% pour 24.6% dans le reste de la France.
La classe majoritaire est celle des 40 - 59 ans présent à 23.6%.
Saint-Cyprien dépend des tribunaux de :
C'est le tourisme qui fait fait vivre la ville, la commune passe à 100 000 habitants l'été, avec ses cinq campings, ses hôtels de la Lagune et en bord de plage, les restaurants…
PlageSaint-Cyprien est équipée d'une déchèterie et d'une station de transit des ordures ménagères, elle est l'une des quatre communes des Pyrénées-Orientales possédant une plate-forme de compostage pour déchets verts, et des 5 communes ayant une plate-forme de co-compostage de déchets verts et boues des stations d'épurations.
La ville a obtenue le label ville fleurie : deux fleurs.
Jardin des plantes des Capellans:
Le Jardin compte aujourd’hui une belle collection de [persistants], de résineux, d’arbres caducs et de bambous avec la bambouseraie
Il possède aussi un lac artificiel permettant la plantation de plantes subaquatiques comme des espèces de Nymphéa avec des feuilles d’1.5 mètres de diamètre
La roseraie retrace l’évolution des roses depuis l’antiquité.
Saint-Cyprien possède une des plus belles collections de France en Palmier avec de nombreuses espèces comme des Jubaea du Chili ou un Serenoa repens des États-Unis.
La commune est dans l'académie de Montpellier.
Deux cimetières situés dans le quartier Las Hortes à l'ouest de la ville.
Les hôpitaux et cliniques se trouvent dans les communes voisines :
On trouve dans la commune le quotidien qui est le plus connu localement L'Indépendant du groupe Midi libre tiré à 67 000 exemplaires.
La zone du Grand port et la zone marine des Capellans sont sous couverture wifi, plusieurs tarifs sont proposés pour une durée de temps variable. Le code de sécurité est disponible sur quelque point dans la commune comme à la Quincaillerie du Port, au Nautilus, Centre Commercial du Port des Sables et au SCIB.
Six radios émettent des décrochages à destination de la ville :
France 3 Sud et Perpignan TV, qui émet sur le réseau Numéricâble, sont deux chaînes de télévision qui diffusent leurs programmes sur la région perpignanaise. Depuis octobre 2007, la télévision transfrontalière TSF émet de part et d'autre des Pyrénées catalanes via le satellite espagnol Hispasat, des programmes en quatre langues, français, catalan, espagnol et anglais. Une production quotidienne d'émissions plateau et jeux interactifs de six heures. Le 23 mai 2008 a eu lieu à Perpignan, l'inauguration de la chaîne eurorégionale TSF Pyrénées Méditerranée.
Services de mobilité locale :