Saint-Gaudens (occitan gascon : Sent Gaudenç) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est sous-préfecture, et la région Midi-Pyrénées.
Ses 11 152 habitants (26 036 pour l'aire urbaine de Saint-Gaudens) sont appelés les Saint-Gaudinois, Saint-Gaudinoises.
Blason : D'azur à la cloche d'argent, bataillée d'or.
La ville se trouve dans le Comminges, dans le piémont pyrénéen, à environ 90 km au sud-sud-ouest de Toulouse et à près de 70 km de Tarbes. Elle est installée sur la rive gauche de la Garonne, qui coule au sud d'ouest en est.
Saint-Gaudens constitue une ville-étape sur la liaison historique Toulouse-Tarbes par la route nationale 117, maintenant doublée au nord de la ville par l'autoroute A64. Elle est aussi un carrefour avec la route nationale 125 assurant la liaison Toulouse-Espagne et la ligne Toulouse - Bayonne dont la gare de Saint-Gaudens la dessert également, entre le centre ville et la Garonne.
Dans l'antiquité, une voie romaine reliant Toulouse à Dax passe à proximité du site actuel de la ville, où se trouve un domaine rural appelé Mansus. Le nom change lors de la christianisation, et devient Mas-Saint-Pierre.
En 475 le lieu accueille la sépulture d'un martyr : Gaudens, jeune garçon décapité par les Wisigoths. Une communauté religieuse se crée alors en son nom. Une église et un monastère sont construits vers le VIIIe siècle, les religieux suivant les règles de vie de saint Chrodegand.
Le bourg prend son nom actuel au IXe siècle, en raison du culte qui s'est développé autour du martyr, et au moment où ses reliques sont déposées en l'église du Mas-Saint-Pierre. Au XIe siècle, la communauté religieuse se donne le statut de chapitre collégial. L'église est reconstruite à cette époque, en s'inspirant de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse et elle devient une collégiale.
En 1160, l'hôpital des chevaliers de Saint Jean de Jérusalem est créé. Une charte de coutumes est accordée par Bernard IV, comte de Comminges aux habitants en 1202 (elle sera confirmée en 1345). En 1212 puis en 1216, la ville accueille les croisés de Simon IV de Montfort. Le XIIIe siècle est une période où la cité devient une place marchande. L'absence de fortifications se fait sentir et des défenses sont érigées (sous la forme de murailles et de fossés, avec deux portes).
Le pape Clément V, ancien évêque du Comminges, rend visite à la ville le 13 janvier 1309 et reconnaît dans une bulle du 20 janvier le caractère authentique des reliques, tout en accordant de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le XIVe et le XVe siècle sont marqués par une crise économique assez profonde en raison de guerres (guerre civile, guerre étrangère). La ville subit ensuite les outrages dus aux guerres de religion, malgré les travaux entrepris pour compléter ses défenses au XVIe siècle (une seconde enceinte munie de cinq portes est construite suite à la croissance des faubourgs hors les murs) : le 2 août 1569, la ville est prise par les huguenots menés par le comte de Montgommery. Les archives de la ville sont incendiées, l'église et le marché sont saccagés et pillés. Une partie des reliques est cependant sauvée en étant mise à l'abri dans une église voisine. L'arrivée du maréchal de Matignon permet aux catholiques de reprendre la ville peu après.
Saint-Gaudens est annexée à la France en 1607 par Henry IV. Le 30 août 1661, les reliques du saint reprennent leur place initiale à la collégiale. Cette date reste celle de la fête patronale de la cité, toujours célébrée de nos jours.
Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, le chapitre reprend de l'ampleur, jusqu'à la Révolution : il est alors supprimé et ses archives sont détruites pour l'essentiel.
Commune faisant partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne
L'agglomération compte en 2006( à périmètre identique) 13214 habitants contre 13053 habitants au recensement de 1999. Cette évolution légèrement positive est encourageante puisque le déclin était continu depuis 1975 (14707 habitants). Elle se compose de 4 communes : Saint Gaudens (11152 habitants), Valentine (821 habitants), Miramont de Comminges (851 habitants) et Estancarbon (542 habitants). L'aire urbaine (37 communes) passe quant à elle de 26036 habitants en 1999 à 27298 habitants en 2006. Il semble que le déclin industriel des trente dernières années soit désormais compensé par le dynamisme de la métropole toulousaine toute proche, grâce au désenclavement du Comminges.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Dans la dynamique de l’excellence technologique toulousaine, le Saint-Gaudinois, grâce aux atouts dont il dispose, draine les flux économiques du sud de la Haute-Garonne. Ce territoire a su attirer l’activité industrielle de grands groupes internationaux, des entreprises régionales et une sous-traitance variée et qualifiée.
Ville fleurie : deux fleurs.
Jardin du cloître de Saint-GaudensL'éducation est assurée sur la commune de Saint-Gaudens par les écoles maternelles et les écoles élémentaires, jusqu'au lycée, (Bac+2), en passant par le collège un centre de formation des apprentis agricole un centre du GRETA
Petite enfance : halte-garderie, relais assistantes maternelles, crèches, centres de loisirs
Un service d'inspection académique
Saint-Gaudens possède un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts , une maison de retraite, un office de tourisme et abrite aussi le siège de la Communauté de communes du Communauté de communes du Saint-Gaudinois une Sous-préfecture un tribunal de commerce un tribunal de grande instance des services prudhommes, Pôle emploi, DDE, douanes, office national des forêts
Centre Hospitalier, centre médico social, centre intercommunal d’action sociale
Le club de rugby à XIII les Ours de Saint-Gaudens XIII Comminges est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville de Saint-Gaudens. Il évolue actuellement en première division nationale.
Le club a un palmarès prestigieux et a notamment gagné trois coupes de France (en 1973, 1991 et 1992) et quatre championnat de France de première division nationale (en 1970, 1974, 1991 et 2004).
L'ensemble des équipes évoluent au Stade Jules Ribet.
Un club de rugby à XV Stade Saint-Gaudinois Rugby XV évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale pour saison 2006-2007.
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