48°37′14″N 02°29′17″E / 48.62056, 2.48806
Saint-Germain-lès-Corbeil (prononcé [sɛ̃ ʒɛʁmɛ̃ lɛ kɔʁbɛj] ) est une commune française située à vingt-huit kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Germain-lès-Corbeil.
Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois.
Sur la rive droite de la Seine, dans une région géographique communément appelée Brie française, Saint-Germain-lès-Corbeil est située à la limite de ce plateau et de la vallée de la Seine.
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !Saint-Germain-lès-Corbeil, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale à 6,4 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2 °C le juillet 1952 et -19,6 °C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002,.L'origine du nom du lieu est peu connue. Durant la Révolution, la commune fut appelée Vieux-Corbeil et fut créée en 1793 sous son nom actuel.
L'Abbé Lebeuf, auteur de l'histoire de la Ville et du Diocèse de Paris écrivait dans les années 1883 / 1893, que Saint-Germain-lès-Corbeil existait dès le VIe siècle. En 800, on l'appelait Corboilus ou Corboilum qui devint veteri Corboïlo (« Le Vieux Corbeil») lorsqu'un « nouveau » Corbeil (junius Corboïlum) fut bâti de l'autre côté de la Seine. Plus tard, le village prit le nom de Sanctus Germanus Veteris Corbolu, en référence à saint Germain (494-576), évêque de Paris, qui y posséda des terres. La forme usuelle de Saint-Germain-lès-Corbeil résulte des évolutions de Saint-Germain-le-Vieil-Corbeil, Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil, et plus récemment, Saint-Germain-lez-Corbeil.
Le premier château connu date de 1312, et fut construit par Geoffroy Coquatrix, riche et important bourgeois de Paris, échanson du roi Philippe-le-bel. Le château subit, au cours des décennies, plusieurs réparations et transformations jusqu'à sa destruction en 1590. En effet, pendant les guerres de Religion, lors du siège de Corbeil, Alexandre Farnèse, duc de Parme, occupe le château et en se retirant, le brûle... Il est reconstruit en 1620 par Nicolas Thibeuf, nouveau seigneur du Val-Coquatrix. Son fils et petit-fils le conserveront. Au cours du XVIIIe siècle, il deviendra propriété de la famille de Brétignières. Au XIXe siècle, le domaine est acheté par Aymé-Stanislas Darblay, industriel de Corbeil et député. En 1846, le nouveau propriétaire construit le château actuel, resté dans la famille jusqu'à nos jours.
L'église constitue la principale richesse patrimoniale de la commune.
Au VIe siècle, Saint Germain, évêque de Paris, édifia un lieu de culte, aujourd'hui disparu, dédié à Saint Vincent, martyr espagnol. Au XIIe siècle, l'église actuelle est construite, dans un style de transition fin roman/début gothique. Elle prend le nom de Saint Germain - Saint Vincent. Son imposant clocher de 60 mètres de haut s'écroule en 1793 ; en 1835, un modeste clocheton est installé sur le pignon de la façade. L'église est entièrement restaurée à la fin du XIXe siècle par la famille Darblay. En particulier, la façade, au-dessus du portail du XIIe siècle, ornée de statues modelées par Élias Robert et couronnée par le campanile actuel, est presque entièrement reconstruite.
L'ensemble des vitraux du XIIIe siècle de l'abside centrale constitue le trésor de l'église.
Ces vitraux sont classés aux Monuments historiques depuis 1908. Le vitrail le plus important, celui du centre, représente les principaux épisodes de la Passion du Christ ; la verrière de gauche illustre l'Arbre de Jessé (généalogie du Christ), celle de droite est relative à la vie de Saint Germain.
Au sommet, la rosace représente l'Agneau pascal entouré de six médaillons dédiés à plusieurs saints martyrs.
Les pierres tombales, relevées et scellées sur les murs des bas-côtés, forment un ensemble d'un grand intérêt historique puisqu'elles concernent des anciens notables ou curés de la paroisse.
Jusqu'à la fin des années soixante, Saint-Germain-lès-Corbeil est resté un village essentiellement rural. Dépourvue de liaison ferroviaire sur son territoire, la commune n'a pas été concernée par le développement industriel de sa voisine Corbeil, ni même par l'émergence des lotissements pavillonnaires (type pavillon loi Loucheur) du début du XXe siècle dans bon nombre de communes de la banlieue parisienne, et de l'Essonne (Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Ris-Orangis, Quincy-sous-Sénart, Brunoy...). La population s'est stabilisée autour de 600 habitants pendant plusieurs décennies.
À partir de 1970, sous l'impulsion du Maire Stanislas Darblay (élu en 1968), la commune se métamorphose. De nombreuses surfaces agricoles sont vendues pour y réaliser des lotissements pavillonnaires standardisés à l'américaine. C'est l'époque de l'avènement de l'automobile et de la propriété privée: La qualité de la desserte ferroviaire n'est plus un impératif de développement urbain dans la mesure où la plupart des foyers possèdent une, voire deux voitures. Par ailleurs, les habitants cherchent de plus en plus la présence de grands espaces. Les villes n'ont plus la côte (en témoignent les pertes spectaculaires d'habitants entre 1968 et 1982 des communes de Paris, Lyon, Marseille, ... et même de certaines villes de banlieue, anciennement urbanisées). Les français aspirent désormais à posséder un pavillon et un jardin, loin des désagréments de la ville.
La commune intégre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973 (elle en sortira en 1983). Les quartiers du Pré Saint Germain (promoteur: Kaufman & Broad), du Val fleuri, de Champ Clair ou encore du Domaine de Rochefort sortent de terre à cette époque. La commune se dote alors d'un véritable appareil commercial avec la réalisation du centre commercial de la croix verte, ainsi que d'un collège et de deux écoles supplémentaires (l'ancienne école est par ailleurs déplacée et agrandie pour permettre l'accueil des nouveaux écoliers). Ainsi, entre les recensements de 1968 et 1975, la commune voit sa population multiplier par sept, passant de 600 habitants à plus de 4000, sept ans plus tard.
L'Insee attribue à la commune le code 91 2 32 553.
Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :
Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :
Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :
Élections référendaires :
Les élèves de Saint-Germain-lès-Corbeil sont rattachés à l'académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire des écoles primaires de la Croix Verte, des Prés Hauts et du Champ Dolent.
La paroisse catholique de Saint-Germain-lès-Corbeil est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Essonnes et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Germain.
L'hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales. La commune est en outre dans le bassin d'émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, IDF1 et Téléssonne intégré à Télif.
En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 898 €, ce qui plaçait la commune au 228e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au vingt-et-unième rang départemental.
Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saint-Germain-lès-Corbeil :
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