Saint-Jean-de-Braye est une commune française située dans l'Agglomération Orléans Val de Loire ou AgglO, dans le département du Loiret et dans la région Centre.
La commune fait partie du périmètre du Val de Loire inscrit depuis 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en tant que paysage culturel exceptionnel. Autrefois commune rurale avec ses vergers et ses vignes, c'est aujourd'hui une petite ville de près de 19 000 habitants qui participe aux pôles de compétitivité orléanais, axés sur les cosmétiques et l'informatique. Elle se distingue par son dynamisme associatif, avec près de 130 associations culturelles et sportives.
Le nom de la commune est dérivé directement de celui de l'église paroissiale Saint Jean-Baptiste.
Braye, du gaulois braga, qui signifie « lieu marécageux » ou « lieu humide », semble faire référence à la position de l'église à proximité immédiate de la Loire. Lors de la fixation du toponyme, le cours du fleuve laissait probablement un espace marécageux ou une grève au pied de l'édifice.
Saint-Jean-de-Braye aurait été nommé également Saint Jean de Bionne avant 1150. Bionne est un ancien fief actuellement situé sur la commune de Chécy. Il a donné son nom à la rivière qui le jouxte.
La raison du choix de Saint Jean-Baptiste comme patron de l'église locale n'est pas connue. Cependant son patronage est fréquent dans la région, ainsi que le montre le cas de paroisses proches : Saint-Jean-de-la-Ruelle et Saint-Jean-le-Blanc. On évoque aussi la coutume orléanaise des feux de la Saint Jean le 24 juin comme étant l'origine du choix du patron.
La ville est située dans le Val de Loire, au point le plus septentrional de la Loire. Ce site offre une très belle vue sur le paysage ligérien et sur la cathédrale d'Orléans. Les centre-ville d'Orléans et Saint-Jean-de-Braye sont distants de 5 km environs. On peut accéder à l'autoroute A10 à 15 km et à la route nationale 20 à 11 km. Ainsi, on peut facilement rejoindre Paris, située à 137 km par l'A10 et 126 km par la RN20. Les deux ponts les plus proches sont le pont René Thinat à Orléans (à 4,5 km) et le pont de Jargeau (à 14 km).
La ville est bordée au sud par la Loire, avec 4,5 km de berges. Le canal d'Orléans traverse la commune en longeant le fleuve. Deux anciens ports mariniers subsistent : celui du bourg et celui de Saint-Loup.
À l'Est, elle est au contact d'Orléans. Le vieux bourg, avec son église, est situé dans la partie sud du territoire communal, à proximité immédiate de la Loire et en hauteur par rapport au niveau de l'eau. Le nouveau centre, qui a connu un essor au début des années 1990 avec la création du centre-bus, du lycée Jacques Monod, de la médiathèque, se situe plus au centre du territoire.
La partie nord, plus agricole, est coupée par la tangentielle, voie périphérique de l'agglomération orléanaise. Une zone industrielle est implantée au nord-ouest de la commune. elle comprend notamment un dépôt d'hydrocarbures. La partie la plus au nord de la commune est marquée par la forêt de Charbonnière, qui appartient à la ville d'Orléans, et la limite est par la petite rivière de la Bionne. Le parc technologique de Charbonnière, situé en lisière de la forêt, constitue la deuxième zone industrielle.
Le slogan de Saint-Jean-de-Braye, « la ville qui bouge entre Loire et forêt », résume donc cette situation.
La densité de la commune est de 1 296 habitants au km², 1 364 en 2006. Elle compte 7 579 logements, dont 94 % de résidences principales, 4,5 % de logements vacants et 1,5 % de logements secondaires ou occasionnels ; 50,5 % des logements sont individuels, et 49,5 % collectifs ; 54 % des habitants sont propriétaires, et 21,5 % des logements sont en HLM conformément à la loi SRU.
Les proportions de logements selon l'époque d'achèvement montrent bien le fait que la ville s'est développée récemment, à partir de la Seconde Guerre mondiale. Seuls 9,5 % des logements datent d'avant 1945, 38 % ont été construits de 1949 à 1974, et 36 % de 1975 à 1989. 16,5 % datent de 1990 à 1999.
L'urbanisation est relativement continue entre Orléans et Saint-Jean-de-Braye, avec des hauteurs de construction modestes. Elle est plutôt résidentielle au sud. Le vieux bourg, les bords de Loire et les Hauts de Saint-Loup sont constitués de maisons individuelles groupées ou isolées, plutôt anciennes, ainsi que du vieux cimetière et du parc public des Longues-allées. On peut observer plusieurs belles demeures avec de grands terrains à proximité de la Loire. Le Pont Bordeaux, quartier sud-ouest, regroupe une partie de lotissements et une partie d'immeubles. Le centre-ville et le quartier Mondésir (juste au sud du centre-ville), construits pour l'essentiel dans les années 1980 - 1990, comportent des maisons en majorité groupées et des immeubles collectifs (jusqu'à 8 étages), et regroupent la plupart des commerces.
Au Nord (quartiers Croix de Pierre, Clocheton, Vomimbert et Godde) et à l'Est, l'urbanisation est moins dense, et principalement résidentielle. Les maisons individuelles isolées sont regroupées en lotissements. Le petit Bois et le nouveau cimetière, paysager, constituent des coupures vertes entre le centre-ville et les lotissement à l'est (quartier Picardière, Belle Allée, Frédeville, Roche, Richaudière / Diderot ou quartier de la gare).
Saint-Jean-de-Braye se situe dans la moitié sud du Bassin parisien. Ses sols sont plutôt argileux.
La topographie est globalement plane. L'altitude varie de 97 mètres au niveau de la Loire à 127 mètres au nord, au lieu-dit la Grande-Maison. Le centre-ville se situe à 103 mètres d'altitude. Les terrains à proximité immédiate de la Loire sont situés sur un bourrelet, et sont donc légèrement surélevés (105 à 110 mètres).
Le site est marqué par le lit de la Loire. La commune est en partie inondable, et a fait face à plusieurs crues exceptionnelles, notamment dans certaines parties du vieux bourg, en 1846, 1856 et 1866. En période d’étiage l’été, de larges bancs de sable occupent le lit mineur. En période de crues, les bords de Loire sont inondés, les îles sont submergées et les arbres ont souvent un ou deux mètres de tronc sous l’eau. Le débit de la Loire augmente, elle charrie des végétaux. Enfin, à une échelle plus grande, il a existé des variations du lit de la Loire dans le passé : le tracé des îles, notamment, change.
La commune est inscrite au plan de prévention des risques d'inondations (PPRI) de la vallée de la Loire, dans la section « agglomération d'Orléans », approuvée le 2 février 2001.
Le canal d'Orléans longe la Loire sur sa partie nord.
La Bionne est une petite rivière qui constitue la limite est de la commune. Elle se jette dans la Loire lorsqu'elle pénètre en limite ouest de Combleux. Le Ruet, petit ruisseau qui provient d'étangs de Marigny-les-Usages, forme un étang à l'extrémité nord de la commune, dans le parc de Charbonnières. C'est un affluent de la Bionne. Deux autres ruisseaux sont présents sur le territoire, ils sont busés : l'Égoutier, à l'ouest, en provenance de Semoy, et la Corne, au centre, qui prend sa source à la Borde.
Saint-Jean-de-Braye possède un climat tempéré de type océanique dégradé se caractérisant par des hivers doux (3 à 4°C) et pluvieux, et des étés frais (16 à 18°C) et relativement humides. La température moyenne est de 10 à 11°C sur l'année. La ville profite de la douceur caractéristique du Val de Loire, et due au fleuve. La Loire fut glacée notamment en 1790 et 1985 au cours d’hivers exceptionnellement froids.
Les premiers services de transports urbains datent de 1973. Le point bus Léon Blum a été inauguré en 1989. Saint-Jean-de-Braye est desservie par le réseau de bus de la SEMTAO (lignes 2, 4, 9, 21, et service de transport à la demande « FilObus » pour les lignes 31, 32, 34) et le réseau de cars départemental Ulys (lignes 3, 6, 16, 17, 99). La deuxième ligne du tramway orléanais, ligne B dont le projet se nomme Cleo, est en construction et reliera Saint-Jean-de-Braye à l'est à La Chapelle-Saint-Mesmin à l'ouest. Les travaux ont débuté le 23 février 2009.
La ville compte de nombreuses venelles qui maillent les différents quartiers. La forêt de Charbonnière compte de nombreux chemins piétons et cyclistes, ainsi qu'un parcours de santé. Le chemin piéton (GR 32) longeant la Loire et le canal d'Orléans est très fréquenté par les piétons et les cyclistes. Il fait partie du projet national de la Loire à vélo, et participe à la valorisation du site du Val de Loire classé patrimoine mondial.
L’habitation de la région orléanaise commence dès l’époque gallo-romaine.
Deux voies romaines sont attestées sur la commune : Orléans (Cenabum) - Sens (Agedincum) et Orléans (Cenabum) - Autun (Augustodunum). Ces deux voies confluent à Saint-Loup. Les romains plantent les premières vignes, à proximité de la Loire ; cette activité perdurera jusqu’au XXe siècle.
Au Moyen Âge, l’agriculture progresse au dépens de la forêt, la vigne se développe et l’Orléanais est au cœur du domaine royal. Les villages s’organisent autour des églises et la navigation sur le fleuve se développe. L'église date du XIIe siècle, ainsi que le couvent de Saint-Loup, fondé en 1249 et devenu abbaye en 1640. Le 4 mai 1429, Jeanne d'Arc prend d'assaut la bastille Saint-Loup, ouvrant ainsi la voie pour la libération d'Orléans.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les vignerons représentent les deux tiers des métiers exercés. Au XVIIe siècle, le canal d’Orléans est construit. Sous la Révolution et l’Empire, le canal est la voie la plus fréquentée de France, et il résulte des embouteillages aux écluses et une vie foisonnante à Chécy et Combleux. Entre 1790 et 1794, Saint Jean de Braye s'agrandit en sa partie ouest, en absorbant « Saint Loup lez Orléans ».
En 1843, l’arrivée du chemin de fer à Orléans marque la fin de l’activité fluviale sur la Loire. De 1908 à 1921, le canal est prolongé par le canal de Loire à Saint Jean de Braye, mais il servira très peu aux transports de marchandises, au profit du train. Au début du XXe siècle, le canal n’est plus rentable et il est abandonné.
En 1893, la mairie actuelle est construite. Elle est alors au milieu des champs. En 1912, la crise du phylloxéra entraîne la destruction de deux tiers des parcelles de vigne. Le début du XXe siècle constitue une période de crise (crise économique, guerres mondiales…) et de profond changement : la vigne est remplacée par du maraîchage, l’eau et l’électricité se développent.
Après 1950, l’agriculture se modernise, les parcelles sont remembrées, les vignes et le maraîchage laissent place à de l’arboriculture (pommiers, poiriers, cerisiers) puis à des lotissements. Le village devient ville. Ceci est d’autant plus marqué à Saint-Jean-de-Braye où l’ancien bourg (avec l’église) et le nouveau centre-ville sont séparés.
Aujourd’hui, il ne reste que 200 ha d’arboriculture (poiriers, pommiers et 1 ha de vigne). Quelques champs de céréales marquent encore le paysage mais l’industrie et le tertiaire prédominent désormais.
Le centre-ville se construit à partir de 1980, avec d'abord des maisons groupées, puis des immeubles, et divers équipements publics en 1988 - 1989.
L’histoire de l’est orléanais est vieille de plus de 2000 ans, et un siècle a suffi pour chambouler toutes les activités. L’impact paysager est fort. Les vignes étaient partout, et elles ont disparu.
« Les vergers étaient partout, et ils sont encore, inclus dans toutes les mailles du tissu urbain : [...] il en reste dans Saint-Jean-de-Braye et ailleurs. Il en reste surtout rive sud. […] En attendant leur disparition, ils contribuent indirectement à l’image de marque des établissements, pour peu que ceux-ci acceptent encore leur voisinage, comme c’est le cas dans la banlieue est, autour de Dior ou de la caisse régionale du crédit régional mutuel. »— Orléans, 1995
Alors que l'orléanais est plutôt de droite, la ville est plutôt ancrée à gauche, hormis un passage à droite de la municipalité de 2001 à 2008.
Six comités de quartier sont constitués depuis novembre 2008. Ils fonctionnent selon un régime associatif établi dans une charte, avec un bureau élu pour deux ans. Il existe également des ateliers de travail urbain et des États généraux sur des questions thématiques (par exemple l'éducation, États généraux achevés en janvier 2009). Les citoyens sont par ailleurs autorisés à assister à tous les conseils municipaux.
Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) de l'agglomération orléanaise a été approuvé en décembre 2008. C'est un document avec lequel le PLU, et donc la politique de la ville, devront être en cohérence. Ses objectifs concernant Saint-Jean-de-Braye pour les années à venir sont principalement les suivants (extraits) :
La commune possède un plan local d'urbanisme (PLU) approuvé.
La salle des fêtes, datant de 1937, a été rénovée durant le mandat de l'ancien maire, Jacques Chevalier. La rue de la mairie a été requalifiée au cours de ce projet, avec un aménagement paysager évoquant les anciens vergers de la commune.
Une halle a été construite face à la médiathèque, avec une estrade et un carillon réalisé par la fonderie de cloches Bollée.
Plusieurs aménagements sont réalisés progressivement au bord de la Loire, notamment un amphithéâtre végétal, une pierre marquant le point septentrional de la Loire, plusieurs belvédères.
Le principal projet actuel est celui de la deuxième ligne de tramway.
La ville souhaite également réaliser un éco-quartier au clos de Malvoisine, situé entre la Loire et le centre-ville. Elle a voté l'acquisition de ce terrain de six hectares.
Elle va également réaliser un terrain d'accueil de 20 emplacements pour les gens du voyage sur le terrain dit des « Dépendances de la Borde ».
L'association « Amitiés abraysiennes sans frontières » a été créée en 1985, elle coordonne les échanges entre Saint-Jean-de-Braye et les villes étrangères ayant établi des liens d'amitié (Roumanie, Québec, Maroc) ou de jumelage.
Par sa population (recensement de 1999), la ville est la quatrième en importance de l'agglomération orléanaise et du Loiret. En 1999, on dénombrait 8 616 hommes et 9 141 femmes.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Hormis une forte croissance de la population en 1841 (doublement de la population pendant 10 ans, repère A, puis effondrement), la population croit doucement (environ 10 habitants par an) jusqu'à la sortie de la IIe Guerre mondiale. La commune commence à se développer à la sortie de la guerre, et la population connait plusieurs croissances démographiques très rapides, au début des années 1960 (repère B), dans les années 1970 (quasi doublement de la population entre 1968 et 1975, de 7 601 hab. à 12 120 hab., repère C) et à la fin des années 1980 (repère D). Depuis le début des années 1990, le rythme est redevenu moins fort et plus régulier, mais néanmoins toujours important, d'environ 100 habitants par an.
Anciennement viticole, puis maraîchère, son économie est désormais essentiellement tertiaire. Saint-Jean-de-Braye compte environ 10 000 employés.
Les industries sont réparties en trois parcs d'activité et zones industrielles.
Par ailleurs, le centre-ville comporte de nombreux commerces et services de proximité (notamment plusieurs banques). Plusieurs hôtels sont implantés en centre-ville et dans le parc technologique de Charbonnière.
Le taux de chômage était de 8,7% en 1999, contre 12,8% en France à la même date. L'arche abraysienne (maison de l'économie, de l'emploi et de la formation) offre un accompagnement aux demandeurs d'emploi, et travaille également avec les entreprises.
On recensait, en 1999, 8 321 actifs ayant un emploi, dont 4 236 hommes et 4 085 femmes. Parmi eux, 2 629 travaillaient dans Saint Jean de Braye même (soit 31,6%), 4593 dans la même aire urbaine, 5326 ailleurs dans le département et 366 dans des départements différents.
Saint-Jean-de-Braye est située dans l'académie d'Orléans-Tours et dans la circonscription d'Orléans-Est. La commune possède huit écoles maternelles, six écoles primaires, deux collèges et deux lycées.
Un centre aéré ou centre de loisir sans hébergement (CLSH), la Godde, construit en 1969, ainsi que plusieurs centres sociaux, proposent des activités péri-scolaires. Une crèche est présente depuis 1972 en ce qui concerne la petite enfance.
Saint-Jean-de-Braye a vu régulièrement des sportifs monter au niveau national en judo, gymnastique, badminton ou volley-ball. En gymnastique artistique féminine, l'AS Tamaris a été le premier club de Région Centre à atteindre l'élite nationale (Division Nationale 1). L'Entente Orléanaise Loiret, club de basket-ball professionnel créé en 1993, réunit les villes de Saint Jean de Braye, Fleury les Aubrais et Orléans, et évolue depuis plusieurs années au plus haut niveau national. La commune dispose d'une halle des sports, de trois complexes sportifs associés aux deux collèges et au lycée, d'un terrain de football, d'une piscine, de courts de tennis et de terrains de pétanque. Par ailleurs, plusieurs écoles sont également associées à des équipements sportifs (dojo, terrain extérieur multisport, complexe sportif avec mur d'escalade et salle de boxe). La ville compte de nombreuses associations sportives, notamment la société municipale omnisports culturelle (SMOC), créée en 1972, qui compte 4 100 adhérents répartis en 23 sections et associations (gymnastique volontaire, football, judo, randonnée pédestre, natation…).
La polyclinique privée des longues-allées, ouverte en 1986, est implantée sur la commune, et est spécialisée dans la chirurgie de la main. Plusieurs pharmacies et cabinets médicaux sont également implantés, ainsi qu'un centre de planification (planning familial). Une maison de retraite a été ouverte en 1983. Un centre pour handicapés trisomiques accueille notamment des personnes en fin de vie.
Un temple et une église sont présents sur la commune, ainsi qu'une aumônerie catholique. Une communauté musulmane est également présente.
Les habitants de l'agglomération apprécient les richesses écologiques et paysagères du territoire et fréquentent assidument les différents milieux naturels.
La Loire est marquée dans cette région par la migration d’oiseaux (sternes naines, pierregarains, etc.) qui s’y reproduisent, et de poissons (saumons, anguilles, aloses…) qui remontent le courant pour se reproduire dans les eaux claires de la haute Loire. Le lit de la Loire est aussi riche en végétaux : l’étiage permet le développement de plantes annuelles (carex, roseaux). Les bords de Loire sont également un lieu de développement privilégié d’arbres tels que saules, peupliers, ormes, frênes, chênes. Le canal contribue à cette richesse écologique.
La Loire est protégée ou inscrite dans différents classements et règlementations à Saint Jean de Braye. Le site est situé dans le périmètre du « Val de Loire de Chalonnes à Sully-sur-Loire » (85 394 ha), classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO (Organisation des Nations-Unies pour l'éducation, la science et la culture) en 2000. Il est doublement classé au niveau européen, il appartient d'une part depuis 2002 à la zone spéciale de conservation « vallée de la Loire de Tavers à Belleville-sur-Loire », d'une surface de 7 120 hectares, dans la directive Habitat de Natura 2000, pour les espèces et milieux liés à la dynamique du fleuve et est d'autre part classé zone de protection spéciale en directive oiseaux de Natura 2000 depuis 2003 au sein d'une zone géographique assez similaire. Cette zone, de 7 684 ha, s'intitule « Vallée de la Loire et du Loiret ». Enfin, le site est classé au niveau national par un arrêté de 1988 au titre de la loi du 2 mai 1930 au sein du « site de Combleux », d'une superficie de 285 hectares, pour la qualité de ses paysages.
Le parc de Charbonnière (180 ha) constitue le deuxième lieu de richesses écologiques, avec la présence de nombreux animaux. Plus de 80 espèces d’oiseaux ont été recensées dans ce parc : pics, mésanges, fauvettes, chouettes, bondrées… Les grands mammifères sont également présents : cerfs, sangliers. Dans la forêt ou la grande prairie du parc, de nombreux végétaux se développent : Orchidées protégées, charmes, chênes, châtaigniers, noisetiers, pins sylvestres, lierre, millepertuis, muguet… Des végétaux plus spécifiques à la Sologne sont également présents : fougères, bruyères, callunes. La mise en valeur du patrimoine naturel du parc de Charbonnière est, de même que pour la Loire, une préoccupation des pouvoirs publics. Elle se traduit par une exploitation du bois qui privilégie la diversité et par une réglementation de la localisation des entreprises : les entreprises les plus importantes doivent se localiser dans les clairières, avec un renforcement des lisières de bois. De plus, les pouvoirs publics ont replanté 10 ha de chênes et veillent à ne pas empêcher le passage des grands animaux,.
Le conservatoire national du Chrysanthème Paul Lemaire se situe à Saint Jean de Braye. Il a été fondé en 1990. Le Conservatoire a pour mission de collecter des variétés anciennes, rares et d’assurer la préservation et la valorisation de ce patrimoine végétal rarissime. Il est spécialisé dans les chrysanthèmes uniflores, dont la collection compte plus de 300 espèce.
Une déchèterie est présente dans la zone industrielle de la commune, au nord-ouest. L'AgglO gère la collecte des ordures ménagères et du tri sélectif. Elle a également mis en place un système pour encourager le compostage dans les jardins individuels (don de composteurs et formation des habitants).
La ville est Ville fleurie avec deux fleurs, attribuées par le Concours des villes et villages fleuris en 2007 . En plus de ses espaces naturels (Loire et forêt de Charbonière), différents parcs, jardins publics et aires de jeux verdissent la ville pour une surface totale d'espaces verts d'environ 65 hectares. En 2010, une gestion différenciée de ces espaces est mise en place progressivement.
Le Parc des longues allées, associé au Château des longues allées, a été ouvert au public en 1978. Il est composé de massifs horticoles et d'allées sableuses à l'avant du château, dans un environnement forestier. Cela constitue la première entrée. La deuxième entrée se fait par l'école de musique, et permet d'accéder à une aire de jeux pour enfant et à des zones semi-naturelles à l'arrière. Sur le côté de l'aire de jeu, un grand arbre, qui devait être abattu, a été sculpté par un sculpteur burkinabé, pour symboliser l'amitié liée au jumelage avec Boussouma.
Le jardin de la mairie relie la Médiathèque, la mairie, et les commerces du centre-ville. Il se compose de plusieurs bassins d'eau, d'une pelouse et d'une promenade sous les rosiers. Il est agrémenté par plusieurs œuvres d'art (mur de céramiques égyptiennes, sculpture de vitraux…) réalisées par les écoles de Saint Jean de Braye avec l'association l'Atelier.
Le nouveau cimetière, nommé cimetière de Frédeville, est paysager. On y retrouve des ambiances forestières ainsi qu'un jardin asiatique pour la dispersion des cendres.
Parmi les plantations d'arbres d'alignement, on peut noter la présence d'une dizaine de Ginkgo Biloba sur la place du marché.
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