Saint-Jean-de-Maurienne est une commune française, située dans le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes.
Les habitants de la commune se nomment les Saint-Jeannais et les Saint-Jeannaises.
Saint-Jean-de-Maurienne est située au confluent de l'Arc, rivière qui a modelé la vallée de la Maurienne, et de l'Arvan qui descend de la vallée des Arves (col de la Croix-de-Fer).
Les communes limitrophes de Saint-Jean-de-Maurienne sont Saint-Julien-Montdenis, Jarrier, Hermillon, Villargondran, Albiez-le-Jeune, Albiez-Montrond, Saint-Pancrace et Pontamafrey-Montpascal.
Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
Saint-Jean-de-Maurienne se situe sur le tracé de la future nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin. Des habitations, des entreprises, la gare SNCF et le centre de secours sont pleinement touchés par ce projet. Chargée de la phase « études », la société Lyon Turin ferroviaire (LTF) prévoit l'installation d'une nouvelle gare dans le quartier Sous-le-Bourg, desservant la ligne historique et la ligne Lyon-Turin. Les enquêtes géologiques et topographiques sont en cours. Ce chantier s'annonce encore plus complexe que celui du tunnel sous la Manche.
La ville de Saint-Jean-de-Maurienne est dotée, depuis juin 2008, d'un réseau de transports en commun baptisé Saint Jean Bus. Les bus circulent du lundi au samedi (sauf jour férié) de 7h à 20h. Il existe deux lignes de bus, la rouge (circulaire) et la bleu (transversale). Ces lignes circulent à sens unique. Les bus passent toutes les 20 minutes à chaque arrêt.
Un héliport est disponible pour l'hélicoptère de la gendarmerie dont la base est située à Modane.
La Bastille, les Chaudannes et les Clapeys sont les trois principaux quartiers.
Le nombre total de logements dans la commune est de 4 240. Parmi ces logements, 87,9 % sont des résidences principales, 5,4 % sont des résidences secondaires et 6,7 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 17,5 % des maisons individuelles, 79,3 % sont des appartements et enfin seulement 3,2 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 37,9 %. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 56,7 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 5,4 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 3,5 % sont des studios, 11,5 % sont des logements de deux pièces, 28,4 % en ont trois, 34,5 % des logements disposent de quatre pièces, et 22,1 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Localité nommée d´après saint Jean-Baptiste le Précurseur, né à Aïn-Karim, fils de Zacharie et de sainte Elisabeth, cousin de Jésus, décapité en 31 à la demande de la princesse Salomé.Nom latin : Mauriana
Saint-Jean-de-Maurienne est la capitale de la vallée de la Maurienne depuis le VIe siècle. Après que sainte Thècle rapporta d'Alexandrie (Égypte) les reliques de saint Jean le Baptiste qui sont les trois doigts représentés sur les armes de la ville, ainsi que sur les lames des couteaux Opinel, la ville a été élevée au rang d'évêché par Gontran, petit fils de Clovis.
En 753, Griffon se rend en Italie pour rejoindre le roi des Lombards, Aistolf, le plus puissant adversaire de son demi-frère, le roi des Francs, Pépin le Bref, mais il est tué à Saint-Jean-de-Maurienne par les hommes de Pépin.
La ligne de chemin de fer Aix-les-Bains—Saint-Jean-de-Maurienne est ouverte en 1857.
La ville de Saint Jean de Maurienne est une sous-préfecture de la Savoie. L'arrondissement de Saint-Jean-de-Maurienne est divisé en six cantons :
La ville de Saint-Jean-de-Maurienne fait partie de la troisième circonscription de la Savoie.
C'est également la ville la plus importante de la Communauté de communes Cœur de Maurienne.
Traditionnellement Saint-Jean-de-Maurienne a été un fief de la gauche socialiste, dès les années 1930, en raison de l'importance de son bassin d'emploi ouvrier. Ainsi, Roland Merloz en a été le maire socialiste de 1977 à 2008. Mais depuis les années 1990 et les mutations sociologiques de la Maurienne (départ des usines, multiplication des stations touristiques, diminution de la population surreprésentant les personnes âgées), le vote de droite a progressé ; un conseiller général UMP, Pierre-Marie Charvoz, est élu en 2001, Nicolas Sarkozy arrive en tête lors des deux tours de l'élection présidentielle de 2007, avec respectivement 33,5 % et 56,62 %, et, en 2008, Pierre-Marie Charvoz remporte les élections municipales.
Le conseil municipal de Saint-Jean-de-Maurienne compte 29 membres ; il est composé d'un maire, de sept adjoints, de quatre conseillers délégués et de dix-sept conseillers municipaux.
Roland Merloz, maire de la ville depuis 1977 annonce en 2008 sa volonté de ne pas se représenter.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Saint Jean de Maurienne :
Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation du premier tour fut de 65,46 % sachant que l'on dénombre un total de 5 310 inscrits sur toute la commune. Le nombre de votants s'est élevé à 3 476 voix dont 3 393 se sont exprimées. Lors du premier tour, la liste majorité présidentielle Ensemble pour Saint Jean avec à sa tête, Pierre-Marie Charvoz a recueilli 46,95 % des suffrages soit 1 593 voix. Suivi de la liste « Saint Jean 10 000 » menée par Hervé Bottino, ayant reçu 34,39 % des suffrages soit 1 169 voix. En troisième position, la liste « Saint Jean à venir », avec à sa tête Christine Merlin a obtenu 13,26 % des suffrages soit 450 voix. Enfin la liste « Vivons Saint Jean », menée par Florence Arnoux Le Bras obtient 5,39% des suffrages soit 183 voix.
Lors du second tour, le taux de participation fut de 68,57 %. Le nombre de votants s'est élevé à 3 642 voix dont 3 509 se sont exprimées. Lors du premier tout, la liste majorité présidentielle Ensemble pour Saint Jean avec à sa tête, Pierre-Marie Charvoz a recueilli 55,40 % des suffrages soit 1 944 voix et remporte ainsi 23 sièges. La liste « Saint Jean 10 000 » menée par Hervé Bottino, a reçu 44,60 % des suffrages soit 1 565 voix et se voit donc attribuer 6 sièges. Les autres listes n'étaient pas présentes au deuxième tour.
Voici la liste des villes ayant passé un jumelage avec la commune de Saint-Jean-de-Maurienne :
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne par date de recensement de 1793 à 2006.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Saint-Jean-de-Maurienne classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Le nombre total de ménages à Saint-Jean-de-Maurienne est de 3 729. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les Ménages
Saint-Jean-de-Maurienne est située au pied des plus grands cols alpins, du domaine " les Sybelles" et du Parc national de la Vanoise C'est une ville qui possède plus d'un atout pour séduire les amateurs de sports-nature, que ce soient les randonneurs, les cyclistes ou les skieurs. Saint-Jean-de-Maurienne permet de rejoindre les cols de la Croix-de-Fer, du Télégraphe, du Lautaret, du Grand Cucheron, de la Madeleine, du Glandon, de l'Iseran, du Mont-Cenis et du Galibier. Preuve de sa valeur sportive, la ville de Saint-Jean-de-Maurienne accueille chaque année les courses cyclistes les plus connues comme le Tour de France ou le Critérium du Dauphiné libéré.
Le taux de chômage, en 1999, pour la commune s'élève à 8,8 %, avec un nombre totale de 359 chomeurs. Le taux d'activité entre 20 et 59 ans s'établit à 84 % ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 82,2 %. On comptait 46 % d'actifs contre 19,1 % de retraités dont le nombre est légèrement supérieur à la moyenne nationale (18,2 %). Il y avait 21,9 % de jeunes scolarisés et 13 % de personnes sans activité.
Répartition des emplois par domaine d'activité
Actuellement, une importante activité de fabrication d'aluminium par électrolyse de l'alumine existe encore grâce à une usine Rio-tinto Alcan (ex-Péchiney).
Avec le tourisme qui se développe grâce aux stations de sport d'hiver et à la proximité des grands cols des Alpes et du parc national de la Vanoise, le commerce local trouve une nouvelle dynamique.
Le clos carlos et la combe sont les principaux espaces verts de la ville. Il existe également le Jardin de l'Europe et le jardin Saint Ayrald.
La commune possède plusieurs musées :
Associations culturelles notables :
Services de mobilité locale :