Saint-Julien-en-Genevois est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
Sous-préfecture du nord de la Haute-Savoie (région Rhône-Alpes), Saint-Julien-en-Genevois, ville frontière avec le canton de Genève, se trouve dans le genevois savoyard entre Vuache (1100 m) et Mont Salève (1357 m). St-Julien se situe à 10 km de Genève, 35 km d'Annecy, 15 km d'Annemasse, 47 km de Thonon, 82 km de Chambéry, 135 km de Grenoble, 140 km de Lyon et 530 km de Paris, 90 km de Chamonix, 74 km de Lausanne, 205 km de Dijon et 286 km de Turin. Plusieurs villages font partie de cette commune : Thairy, Crâche, Thérens, Norcier, Ternier, Lathoy.
La commune dispose d'une station climatique située à une altitude de 460 mètres. Celle-ci collecte des informations sur une superficie d’environ 1 500 hectares. Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
Traversée par la D1206 reliant Bellegarde sur Valserine à Annemasse et la D1201 reliant annecy à Genève ainsi que les autoroutes A40 et A41
Le réseau cyclable sur la commune est peu développé et se limite à quelques bandes cyclables entre la Gare et le centre-ville. Cependant de nombreuses voies secondaires permettent de se déplacer aisément à vélo sur la plaine du Genevois. Le territoire Suisse tout proche propose également de nombreux aménagements cyclables.
La gare SNCF de Saint-Julien-en-Genevois est desservie par les TER Rhône-Alpes à destination de Lyon, Bellegarde-sur-Valserine, Évian-les-Bains et Saint-Gervais-les-Bains via Annemasse. Elle est située sur la Ligne Longeray - Évian-les-Bains.
Outre la desserte des trains, la commune est desservie par la ligne de bus D des TPG. Elle relie, sur un premier tronçon, la Place Bel-Air de Genève à St Julien Centre via la Jonction, le Bachet-de-Pesay, Plan-les-Ouates et Perly puis continue sur un second tronçon jusqu'à Valleiry via La Côte, Viry, Essertet, Germagny et La Boutique. La fréquence est d'une quinzaine de minutes en heures de pointe sur sa première partie et d'environ 1 heure dans la seconde.
La commune de Saint Julien ne dispose d'aucun moyen de transport aérien, mais différent complexe en sont proche, tels que, l'aéroport de Genève(10km), l'aérodrome d'Annemasse(15km) et d'Annecy (31km,22min) pour l'aviation générale (Annecy étant IFR) ou encore Skycam Helicopters à Archamps(5km) qui est un héliport.
La commune compte de nombreux hameaux en raison notamment de la fusion des communes de Thairy et Saint-Julien-en-Genevois opérée en 1965 : « Le 16 février 1965, d'un commun accord, Thairy et Saint-Julien, dont les caractéristiques sont d'être zoniennes et proches du canton de Genève, ont décidé d'unir leur destin pour répondre avec plus d'efficacité et d'harmonie à l'expansion de l'agglomération. Désormais, la fusion est totale ; Saint-Julien accueille avec joie sa sœur voisine et Thairy riche de son passé avec ses hameaux (Crache, Norcier, Therens) apporte un nouveau fleuron à la capitale du Genevois ».
Au sein de la commune, on trouve le hameau dénommé Crache. Il est situé entre Thairy en France et Soral en Suisse, à une altitude de 465 m. Les habitants de Crache sont appelés des Crachois. Le hameau est entouré de champs et de vignes. Crache abrite une réserve d'eau très importante, alimentant en priorité Genève.
Frontalière avec la Suisse, la commune est surtout une commune résidentielle pour des centaines de frontaliers.
La ville tire son nom d'un martyr chrétien du IIIe siècle, Saint Julien de Brioude, l'évangélisation du secteur étant attestée par la découverte d'une basilique funéraire au lieu-dit Saint Martin, dont les fouilles ont mis en évidence une occupation du Ve au VIIe siècles.
Saint-Julien a retrouvé des restes de l'époque des Burgondes. L’histoire de Saint-Julien, qui a subi pendant des siècles les retombées des conflits entre Genève et la Savoie du fait de sa situation géographique, reste dominée par la signature, le 21 juillet 1603, du Traité de Saint-Julien, traité de paix qui mit fin aux guerres entre Genève et la Savoie.
Saint-Julien fusionne avec la commune de Thairy en 1965.
Dans la situation politique actuelle Saint-Julien-en-Genevois est une commune sociologiquement à droite, dont le maire, Jean-Michel Thénard, est pourtant un homme de gauche.
Sous-préfecture, elle accueille de nombreuses administrations : sous-préfecture, trésorerie générale, mairie, poste centrale, douanes, tribunal d'instance.
La ville de Saint-Julien-en-Genevois est jumelée avec :
Depuis la Première Guerre mondiale, la population de St-Julien s'accroît régulièrement : 1 340 habitants en 1911, 2 053 en 1954. Cet accroissement s'intensifie à partir des années 1960 avec l'arrivée en nombre de nouveaux résidents attirés par le dynamisme économique de la région et la possibilité de travailler en Suisse. Ainsi, de 3 210 habitants en 1962, St-Julien passe à 6 347 en 1975, à 6 795 en 1982, 7 922 en 1990, 9 140 en 1999. Les résultats du recensement complémentaire réalisé à l'automne 2002 donnent une population de 11 021 habitants. Les prévisions démographiques annoncent la poursuite de cette hausse continue.
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Saint-Julien-en-Genevois classée par date de recensement de 1793 à 2006.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Saint-Julien-en-Genevois classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Saint-Julien-en-Genevois, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
La ville compte deux collèges publiques, le collège Arthur Rimbaud et le collège Jean-Jacques Rousseau.
Il existe de nombreuses association sportive sur la commune permettant d'exercer plusieurs disciplines dont notamment le football, ainsi que le rugby ou l'athlétisme.
Saint-Julien n'est pas en soi une destination touristique cependant elle peut servir de point de départ pour de nombreuses visites dont celle de la ville de Genève.
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