Saint-Martin-de-Crau est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Saint-Martinois ou les Cravens.
Créée par distraction de la commune d'Arles en 1925 et dotée d'une superficie de 214,87 km2, Saint-Martin-de-Crau est la sixième commune la plus étendue de France métropolitaine, la quatrième des Bouches-du-Rhône, après Arles, Saintes-Maries-de-la-Mer et Marseille. Au référencement de 2006, la commune comptait une population de 11 321 habitants, ce qui en fait la 24e par ordre de population dans les Bouches-du-Rhône.
Au cours du XXe siècle, et particulièrement depuis les années 1970, la population de la commune s'est considérablement accrue. Le développement industriel de Saint-Martin-de-Crau et sa région en est l'explication. L'installation de l'entreprise sidérurgique Sollac, à Fos-sur-Mer, a provoqué l'arrivée d'une importante population, originaire notamment de Lorraine, sur le territoire de Saint-Martin-de-Crau. Plus récemment, le développement rapide de la principale zone industrielle de la commune, créant en quelques années plus de 1 500 emplois, a généré aussi l'arrivée de nombreuses familles. Le développement urbain de Saint-Martin se poursuit donc avec la création de plusieurs lotissements d'habitations et d'infrastructures liées à cette évolution.
La commune de Saint-Martin se situe en Crau. Cette Crau est divisée en deux, la Crau sèche et la Crau humide, où est cultivé le foin de Crau. La Crau est une zone étendue de steppe aride constituant le seul biome steppique d'Europe occidentale.
Article détaillé : Crau.La commune possède une territoire particulièrement vaste, incluant une bonne partie de la Crau au sud. Cela fait de Saint-Martin-de-Crau la sixième commune de France métropolitaine en terme de superficie.
La ville est une ville fleurie (niveau trois fleurs) par le Conseil National des villes et villages fleuries de France.
Saint-Martin-de-Crau se situe dans la partie nord de la Crau, à mi-chemin entre Salon-de-Provence et Arles. La commune dont elle est la plus proche, Mouriès, se situe à 7 kilomètres. Maussane-les-Alpilles et Paradou, au nord, se trouvent à 9 kilomètres, tandis que les Baux-de-Provence sont à 12 kilomètres du centre de Saint-Martin.
La lisière nord de la commune peut être considérée comme une partie des Alpilles, notamment le massif de Santa Fé et de Chambremont, aussi dénommé massif des Costières, qui marque la frontière entre Saint-Martin-de-Crau et les anciens marais des Baux. C'est la seule partie du territoire de Saint-Martin ne faisant pas partie de la Crau. À l'est, le Grand Brahis marque la frontière avec la commune d'Aureille.
Saint-Martin-de-Crau est accessible par l'autoroute A54, dont la gare de péage constitue la fin. De Saint-Martin-de-Crau à Arles, une voie rapide existe (route nationale 113) reliant les deux communes en quinze minutes environ. Par le nord, la chaîne des Alpilles constitue une sérieux handicap pour un accès rapide. Des routes départementales (D17, D24, D27) permettent toutefois de relier Saint-Martin en provenance des communes du piémont nord des Alpilles. En provenance du nord, l'accès le plus rapide reste le contournement des Alpilles, à l'ouest par Arles (RN113), ou à l'est par Salon-de-Provence (A54).
En provenance du sud et des communes situées sur le littoral de la Méditerranée ou de l'étang de Berre, comme Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc ou Saint-Mitre-les-Remparts, la route nationale 568 à quatre voies permet de relier Saint-Martin-de-Crau à la Méditerranée en une vingtaine de minutes.
Depuis Marseille, l'accès à Saint-Martin-de-Crau se fait, soit depuis la nationale 568, via Martigues et le sud de l'étang de Berre, soit par le nord de l'étang, via Salon-de-Provence (A55, A7, puis A54).
Les premières glaciations provoquent, depuis Lamanon, la survenue d'un delta qui s'étend jusqu'à Arles et Fos-sur-Mer. Dans le même temps, des roches venues des Alpes sont déposées par la Durance sur la Crau,. L'ouverture d'une faille entre les Alpilles et le Luberon lors de la glaciation du Würm permet l'évacuation des eaux de la Crau. La Durance va faire son lit plus au nord, sur son emplacement actuel. Il reste, aujourd'hui encore, 50 centimètres de galets de la Durance à la surface du sol de la Crau, donnant au territoire de Saint-Martin-de-Crau une originalité sans équivalent. La couleur rouge du sol provient de la ferrugination de ces terres non calcaires. Passés ces 50 centimètres de galets apparaît sur plusieurs mètres une couche de poudingue (ou taparas), cimentée par les écoulements calcaires. Cette couche est quasi imperméable et les racines de végétaux ne peuvent généralement la passer, ce qui explique la présence d'une steppe aride en surface, malgré l'abondance des nappes phréatiques peu profondes alimentées par les eaux d'irrigation des prairies de foin de Crau.
Saint-Martin-de-Crau est situé sur une zone à tendance marécageuse. De ce fait, même si l'urbanisation a permis de gagner sur les marais, de nombreuses surfaces aquatiques demeurent, dont la plus étendue est le marais de l'Étang-Redon, qui s'étend sur plusieurs kilomètres au sud-ouest du territoire de la commune, le long du canal d'Arles au port de Fos. Plus près de la ville, l'étang des Aulnes est le plus réputé, ainsi que l'étang de la Dynamite. Tous deux sont situés au sud de la commune.
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la periode 1971-2000 :
Le climat de Saint-Martin-de-Crau est typique du climat de la Basse-Provence arlésienne, avec des précipitations plus abondantes que dans le reste de la Provence. Pourtant, si Arles, à vingt kilomètres, compte en moyenne 50 jours de sécheresse estivale, comme Tarascon, Châteaurenard et Graveson, Saint-Martin en compte 95, soit près du double. On peut donc parler d'un climat propre à la Crau.
La flore de la plaine de la Crau se rapproche de celle des étendues steppiques que l'on observe en Afrique du Nord et dans les montagnes d'Espagne, dont le climat et surtout les conditions de pâturage sont assez similaires. Les plantes les plus caractéristiques sont l'asphodèle (Asphodelus ayardii) et la stipe (Stipa capillata) qui s'associent harmonieusement. est très bien développée et constitue en Crau sèche une association particulière appelé l'asphodeletum fistulosi.
Article détaillé : Réserve naturelle nationale des Coussouls de Crau.L'ensemble de la flore cravine associée à son sol est dénommé « coussoul ». On note des variations de flore entre le nord de la Crau (limite méridionale de Saint-Martin-de-Crau), plus humide, et le sud, plus sec et aride. Les plantes annuelles y sont très présentes (50% de plantes à graines).
Dans les zones où le sol n'est pas constitué de poudingue affleurant, le chêne vert est caractéristique du paysage saint-martinois. Il abonde d'autant plus qu'il a quasiment cessé d'être utilisé comme bois de chauffage.
La première citation du nom de Saint-Martin remonte à mars 1052 où une église du terroir de la Crau est dénommée Sanctus Martinus de palude majori (« Saint-Martin des grands marais »), dont le nom évoque les étendues marécageuses qui s'étendent alors en Crau. La forme francisée « Saint-Martin-de-Palud » sera la plus communément usitée pour désigner le bourg qui s'y développe. Cette forme se retrouve jusqu'au début du XIXe siècle. Au cours du XVIIIe siècle, la forme « Saint-Martin-de-Crau » apparaît et s'impose dans la seconde partie du XIXe siècle. Elle est consacrée par la création de la commune et l'adoption officielle de son nom en 1925.
Dans les années 1990, l'archéologue Otello Badan s'est livré à une prospection systématique de la plaine de la Crau et y a découvert un nombre impressionnant de vestiges indiquant une présence humaine remontant au moins au Ier siècle . Cette découverte se situe au voisinage de l'actuelle Saint-Martin, à Entressen, qui semble avoir joué le rôle de mutatio aux temps des Romains. Mais il faut faire remonter à plus loin encore les premières traces d'une apparition humaine dans la région. L'étang des Aulnes, sur le territoire de la commune, a attiré des habitats dès la Préhistoire (Néolithique et Chalcolithique). Dans son état naturel, la Crau était alors couverte d'une steppe herbagère, où poussaient péniblement du thym et du chiendent, sauf dans les zones humides, comme l'étang, où poussaient des bosquets de chênes kermés, de chênes verts et d'oléastres.
Il faut attendre ensuite le Ier siècle pour retrouver des traces humaines, encore sur l'étang des Aulnes. On y a trouvé un abondant numéraire de Marseille, de Nîmes, et de tout l'Empire, jusqu'au Ve siècle. On voit aujourd'hui les traces d'un parcellaire, aussi visible en Crau et au pied des Alpilles.
Le village de Saint-Martin-de-Crau n'apparaît vraiment dans l'Histoire qu'au XIIe siècle. Cette époque coïncide avec un prodigieux essor démographique en Provence qui se caractérise sur le terroir d'Arles par la multiplication d'églises ou plus généralement d'édifices religieux et d'habitats groupés. Un texte rédigé à Arles au début du XIIIe siècle, intitulé De castris et villis communis, cite nommément quatre habitats groupés dans la Crau : Vaquières, Aureille, Saint-Hippolyte et Saint-Martin.
On suppose que le bourg est entouré d'une enceinte, qu'il compte plusieurs rues et une maison seigneuriale importante (incluant plusieurs pièces, un cellier, plusieurs greniers et même une prison). Difficile en revanche d'avancer un nombre d'habitants. Une enquête menée en 1293 laisserait entendre qu'une vague de peuplement y avait eu lieu dans les années précédentes. Les nouveaux habitants venaient alors des terres au nord de la Crau, notamment Orgon, Eyguières, Lambesc, Lançon et Pélissanne. En revanche, en 1302, plusieurs habitants de Saint-Martin quittèrent leur village pour s'établir à Arles. En 1316, il y avait un barbier dans la localité, alors qu'auparavant, celui-ci venait des Baux pour raser les Martinois. Une hypothèse raisonnable envisagerait environ 40 à 50 feux aux alentours de 1300.
Les événements auront raison de Saint-Martin. Deux événements en particulier : en 1348, la terrible peste noire dévaste le village et, en 1355, l'invasion de la Camargue par le comte de Toulouse, Raimond VII, achève de pousser tous les habitants à l'exil. Tant et si bien que pendant près d'un siècle, il n'y a plus âme qui vive à Saint-Martin, hormis des animaux sauvages. Toute la Crau est alors dans la même situation, Vaquières, Saint-Hippolyte et Aureille compris.
Il faut attendre les années 1430-1440 pour assister à un retour de la population. Selon Louis Stouff, de l'Université de Provence, la renaissance de Saint-Martin daterait de 1438. Cette année, les chanoines donnent à mettre en culture par des fachiers cent à cent-vingt sétérées de terre. Les fachiers pourront loger dans la tour que le chapitre possède en ce lieu, ou s'installer dans les tours des moulins abandonnés au siècle précédent qu'ils devront tenir closes et couvertes. Le repeuplement, pourtant, est lent. En 1469, Saint-Martin compte seulement cinq maisons, un four pour la fabrication de tuiles et une enceinte (infra clausum Sancti-Martini). On estime alors globalement la population à un huitième, peut-être même à un dixième, de celle de 1340.
Du 1er au 8 août 1793, après un séjour à Arles, Napoléon rejoint le général Jean-François Carteaux à Saint-Martin-de-Crau, avant de partir pour Avignon.
Saint-Martin-de-Crau est une commune récente, créée par distraction de la commune d'Arles en mars 1925, à l'instigation de César Bernaudon, qui en fut le premier maire à partir de mai 1925, suite à la première élection municipale . Cependant le nom de Saint-Martin-de-Crau apparait en 1258 sur un parchemin extrait de la Cour des comptes de Provence.
Saint-Martin-de-Crau a connu plusieurs vagues d'immigration. Dès la fin du XIXe siècle, une arrivée importante de travailleurs italiens et, dans une moindre mesure, espagnols, a permis l'exploitation de l'usine dite de la Dynamite, au sud du village. Dans les années 1950, une vague de melonniers est arrivée de Cavaillon sur la commune, pour exploiter le melon de Crau. Une autre vague est arrivée dans les années 1975 avec les Lorrains pour l'industrie de Sollac (sidérurgie), à Fos-sur-Mer. Malgré les 35 kilomètres qui séparent Saint-Martin-de-Crau de Fos-sur-Mer, ces Lorrains, des cadres et des ouvriers spécialisés pour la plupart, ont préféré s'installer à Saint-Martin où les prix du foncier étaient bien supérieurs. Cette dernière vague a entraîné la construction d'habitations résidentielles et une explosion du nombre d'habitants dans la commune. On estime que dans cette période, 60 % de l'accroissement de la population a été provoqué par la venue des Lorrains.
Le 7 août 2009, une fuite sur oléoduc en provenance de Fos-sur-Mer provoque le déversement de milliers de m3 en Crau, sur une zone de 2 hectares appartenant au territoire de la commune de Saint-Martin, causant un désastre écologique. La commune dépose une plainte deux jours plus tard.
Lors de l'élection présidentielle de 2007, les électeurs de Saint-Martin-de-Crau se sont prononcés à 56,76 % en faveur de Nicolas Sarkozy, contre 43,24 % pour Ségolène Royal, alors que l'ensemble du département créditait le candidat élu de 58,03 %. Saint-Martin-de-Crau a donc voté d'une façon similaire aux habitants des Bouches-du-Rhône.
Cinq ans plus tôt, lors de l'élection présidentielle de 2002, 75,29 % des voix d'électeurs de Saint-Martin-de-Crau avaient choisi Jacques Chirac, contre 24,71 % en faveur de Jean-Marie Le Pen, ce qui correspond approximativement aux votes exprimés dans l'ensemble du département.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal de Saint-Martin-de-Crau :
La commune de Saint-Martin-de-Crau a signé un accord de jumelage avec deux communes :
Le jumelage avec Markgröningen a été signé le 12 novembre 1989 sur l'initiative des maires des deux communes. Les échanges sont de divers ordres : rencontres sportives, expositions, voyages de collégiens. Le jumelage avec Maghama est plus récent. Il remonte à 2001. L'association « Jumelage coopération Saint-Martin-de-Crau / Maghama » a pour but d'entretenir les liens de jumelage entre ces deux villes et d'orienter l'action de l'association vers les enfants des écoles primaires. Après que Maghama eût été inondée en septembre 2007, la commune de Saint-Martin-de-Crau lui est venue en aide en fournissant tables et bancs d'école pour les enfants mauritaniens.
La population de Saint-Martin-de-Crau a connu une très forte progression entre les années 1970 et les années 1990. En 1999, la commune comptait 11 026 habitants, ce qui la plaçait au 761e rang national. Une grande partie des nouveaux habitants de Saint-Martin-de-Crau sont venus de l'extérieur du département. La vague de peuplement durant les années 1970 a notamment été provoquée par l'arrivée massive d'ouvriers spécialisés et de cadres de Lorraine qui venaient travailler à la nouvelle usine Sollac de Fos-sur-Mer.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Les données antérieures à 1926 ne sont pas officielles, car Saint-Martin-de-Crau appartient alors à la commune d'Arles. Les données partielles du recensement permettent toutefois d'établir les chiffres suivants :
Comparaison de l'évolution de la pyramide des âges à Saint-Martin-de-Crau entre l'année 2006 et l'année 1999 :
La ville possède quatre groupes scolaires et une école privée catholique. Un collège, le collège Charloun-Rieu (820 élèves), est implanté dans la ville depuis les années 1980. Près de 1 200 enfants sont scolarisés en primaire.
Les quatre groupes scolaires publiques de la commune sont :
L'école du Sacré-Cœur, à enseignement privé, accueillait 84 élèves en 2008-2009.
Au début du XXe siècle, Saint-Martin-de-Crau ne compte qu'une école communale dans le centre du village et accueillait 36 garçons. L'école de Caphan, construite dans les années 1880 était mixte et accueillait 29 garçons et 21 filles, dont les classes étaient séparées.
La commune de Saint-Martin-de-Crau propose à ses habitants et à ses visiteurs des animations régulières. La fête votive a lieu le dernier week-end de juillet et consiste en une fête foraine associée à des concours divers, balltrap, aïoli, concours de manades, feux d'artifice, toros et thons à la broche dans les rues. Le dernier week-end de septembre a lieu la fête de la Saint-Michel, au hameau de Caphan cette fois-ci. Pour l'occasion, une aïoli populaire est organisée ainsi que des animations diverses et un gala avec un artiste de renom. En octobre, la foire d'automne rassemble les commerçants pour des animations et des déballages. Toujours en octobre, la Semaine du goût propose des animations culinaires à l'intention des scolaires principalement.
La foire de la Saint-Valentin (deuxième mercredi de février) a été créée à Saint-Martin-de-Crau en 1982. Elle marque la sortie des troupeaux des regains de prés de la Crau. Elle est aussi l'occasion d'assister au concours de la race mérinos d'Arles, au cours duquel se font des transactions d'ovins. Avec le temps, d'autres animaux se sont mêlés à la foire, comme les ânes de Provence. Puis, les 6 et 22 mai, à la foire de Bel-Air, se préparent les départs en transhumance. À cette occasion des bergers sont embauchés et des entreprises de transport sont contactées pour mettre au point le trajet qui conduira les troupeaux dans les Alpes. Le mois de mai marquant le départ en transhumance, les troupeaux de la commune défilent sur le cours principal à l'occasion de la fête du printemps. Pour l'occasion, Saint-Martin devient un marché à ciel ouvert pendant quelques jours : bourse toutes collections, salon de l'automobile, troc-puces, défilé de groupes folkloriques, repas champêtre, sortie de la Carreto ramado, défilé des gardians, déballage des commerçants... Ce fort attachement de la commune de Saint-Martin-de-Crau à sa foire n'est pas nouveau. Le nom donné à une rue, l'avenue du Foirail, en témoigne. C'est d'ailleurs la seule rue de Provence à porter ce nom.
Durant la saison d'hivernage, un marché ovin se tient à Saint-Martin-de-Crau tous les lundis. Il en est venu à supplanter le marché de Tarascon au fil des années. Il permet d'acheter des bêtes et les négociants y sont nombreux. Le dernier dimanche de janvier, la traditionnelle messe des bergers est célébrée en l'église Saint-Martin.
Comme dans de nombreuses communes du pays d'Arles, Saint-Martin-de-Crau a une culture bovine très marquée. En dehors des importants troupeaux élevés dans des manades locales, la commune a inauguré récemment de nouvelles arènes, sur l'avenue du Foirail. Les activités taurines sont généralement organisées par le club taurin Paul-Ricard, en activité à Saint-Martin-de-Crau depuis 1960,. Ses activités ne se cantonnent pas aux arènes et l'on mène parfois les bêtes dans les rues du centre à l'occasion de fêtes communales. En avril se tient la féria de la Crau organisée par la UNICA, dont le programme consiste en bodega, soirée espagnole, cabestria, corrida de toros, concours d'élevages. De même, au mois d'octobre, la finale du trophée San Juan a lieu jusqu'en 2009. Elle consiste en une course camarguaise réalisée sous l'égide de la Fédération Française de Course Camarguaise dans les arènes. Le mois suivant, la Patate d'or est une course camarguaise festive avec des raseteurs amateurs organisé depuis 1998. L'été, en juillet ou en août, sont organisées des séances de taureau piscine aux arènes.
Un tournoi national de football pour les poussins est organisé le 1er mai, avec plus de douze équipes réunies. De plus, un autre tournoi international de football pour les benjamins, se tient à la Pentecôte, avec plus de vingt équipes françaises et européennes.
Concernant la musique, Saint-Martin-de-Crau est réputée pour le festival « Le Temps des Aulnes » qui se tient fin juillet ou début août et qui accueille des solistes, des chefs d'orchestres et des orchestres de renommée internationale. Cette manifestation est organisée par le festival de Musique classique de La Roque-d'Anthéron. À la même période de l'année, les « Vendredis au jardin » proposent au jardin public des concerts gratuits de musiques d'influences diverses.
Saint-Martin-de-Crau compte près de 120 associations, liées à la culture, au sport ou à divers autres domaines. Pour permettre le bon fonction de ces associations et les faire connaître, a été créée une maison des associations, située sur la place Léon-Michaud, permettant la réservation de salles, le prêt de matériel ou assurant une fonction de conseil ou de formation.
Parallèlement à la présence de la maison des associations, une fête des associations, la « Fiest’Assos », a lieu chaque année au sortir de l'été. Elle consiste en de nombreuses animations organisées par les associations locales sur le stade des Alpilles, la Halle des sports et le Foirail.
Les associations sportives de Saint-Martin-de-Crau sont présentes dans de nombreux domaines. Plusieurs équipes de sport collectif y ont été fondées, comme le Saint-Martin XIII (club de rugby à XIII), le Hand-Ball Club Saint-Martinois (handball), le Sporting Club Saint-Martinois (football), le Crau Basket Club (basket-ball) ou encore le Volley Club (volley-ball).
D'autres sports y sont aussi pratiqués, comme l'escrime (Amicale Crau-Alpilles Escrime), le golf (Golf Club Saint-Martinois), le cyclisme (Cyclo Sport Craven, Rayon d'Or de la Crau), etc.
Il est également possible de pratiquer la pêche, à environ deux kilomètres à l'ouest du centre-ville, au parcours de la Chapelette. La bonne oxygénation des eaux permet la prise de nombreuses truites farios et arc-en-ciel, mais aussi de carpes et de goujons.
Saint-Martin-de-Crau a l'avantage de se trouver à un carrefour idéal entre l'Espagne et l'Italie, sur la voie rapide 113, ainsi qu'entre l'Europe du Nord et la Méditerranée (passage de l'A7 à Salon-de-Provence). De plus, le territoire de la commune étant très étendu, de nombreux terrains sont disponibles pour un développement économique. L'implantation de plusieurs entreprises en zone industrielles a débuté à la fin des années 1990, permettant, en une dizaine d'années, de faire passer le nombre d'emplois dans ces zones d'une vingtaine à plus de 1 500.
La zone industrielle est dénommée « zone du Bois-de-Leuze ». La zone d'artisanat du Salat et de la Chapellette est en voie d'achèvement.
En 2010, la commune de Saint-Martin-de-Crau a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».
Le revenu fiscal médian par ménage à Saint-Martin-de-Crau est de 17 281 €, ce qui classe la commune au 9 926e rang sur les 30 687 communes de France.
En 2006, Saint-Martin-de-Crau comptait 455 entreprises, se décomposant comme suit : 54 dans le secteur de l'industrie, 53 dans celui de la construction, 141 commerces et 207 sociétés de service.
Les principales entreprises liées à l'industrie implantées à Saint-Martin-de-Crau sont des plateformes logistiques d'entreposage. Mais on y trouve d'autres industries, comme une station de recompression du réseau de gaz naturel et une entreprise de fabrication d'explosif (quartier de La Dynamite, usine nitrochimie, implantée à Saint-Martin-de-Crau depuis la fin du XIXe siècle).
La ville comptait en 2006 deux campings, proposant un total de 250 places. Il existait aussi cette année-là deux hôtels pour un total de 18 chambres.
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Entre steppe et oasis : Saint-Martin-de-Crau, sous la dir. de Félix Laffé, éd. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, 1995.
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