Saint-Maximin-la-Sainte-Baume (en occitan provençal : Sant Maissemin de la Santa Bauma selon la norme classique ou Sant Meissemin de la Santo Baumo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département du Var et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Saint-Maximinois, Saint-Maximinoises.
Située dans un petit bassin (fond d'un ancien lac) près des sources de l'Argens, dans une région que cernent au Nord des collines boisées, entrecoupées de vignobles, et au Sud les assises du massif de la Sainte-Baume. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume se signale à l'attention par sa basilique admirable (abritant, d'autre part, un orgue lui aussi exceptionnel).
Le climat est méditerranéen : chaud l'été, ensoleillé et frais l'hiver, doux en demi-saison. La ville est relativement protégée du mistral grâce au massif de la Sainte-Baume.
L'été est chaud et sec, l'hiver est sec. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume compte 300 jours de soleil par an. Les températures moyennes oscillent de 5°C en janvier à 23°C en juillet. Il arrive qu'elles soient négatives en hiver (-8,5 °C et -12 °C) et extrêmement élevées (> 40°C) l'été. En automne, des orages violents peuvent avoir lieu. La campagne y connaît des microclimats variés, plus humides et ventés ou protégés selon les endroits.
Le lycée agricole de la commune dispose depuis octobre 2009 de 650 m² de modules photovoltaïques sur toiture, qui devraient produire 105 MWh/an.
Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie Madeleine.
Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l'équivalent provençal de « grotte ».
Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d'Anjou qui, sur l'emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d'Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d'abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Les Ligures avait construit un oppidum sur la colline du Deffends au sud de Saint-Maximin. Après la victoire des légions de Caius Marius en 102 av. J.-C. les romains s'installent dans la plaine, autour de plusieurs fermes dispersées. L'une d'elle, la Villalatta, située sur l'actuelle place Malherbe servait de centre d'échange et de regroupement.
Au Ve siècle, la ville accueille un monastère cassianite. La crypte de la basilique et le baptistère au sud de celle-ci témoigne de l'importance de cette première implantation chrétienne.
Le 9 décembre 1279, sur l'initiative du futur roi Charles II, est entreprise l'excavation d'un mausolée familial romain contenant quatresarcophages en marbre que l'on attribue à sainte Marie Madeleine, saint Maximin et saint Sidoine. Cette découverte constitue à ce jour la plus ancienne entreprise de fouille archéologique en Provence.
D'or à quatre pals de gueules, une fleur de lis d'argent brochant sur le tout au point d'honneur.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
La ville de Saint-Maximin est traversée par la RD7n (ex-RN7) et desservie par l'autoroute A8 (sortie 34) et par les routes départementales RD560, RD3, RD64, RD423.
La ville est située à 45 km de Marseille, 35 km de Aix-en-Provence, 50 km de Toulon, 80 km de Fréjus et à environ 50 km du golfe de Saint-Tropez.
Saint-Maximin dispose sur son territoire de 3 zones d'activités :
Ces zones d'activités sont définies, aménagées et gérées par la communauté de communes Sainte-Baume Mont-Aurélien.
Saint-Maximin regorge de grands espaces agricoles en particulier viticole sur toute sa périphérie. Même si depuis quelques années cela tend à disparaître avec l'expansion démographique, la commune conserve son patrimoine agricole.
1295-1316 (abside et choeur) : construite sur l'emplacement d'une vieille église mérovingienne, sur les plans de Pierre d'Angicourt, architecte des rois de Naples (dont le Château-Neuf à Naples), comtes de Provence, les travaux furent entrepris et interrompus pendant près d'un siècle.
1404 : la crypte de l'ancienne église fut nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique.
1508-1532 : les travaux furent portés en l'état où ils se trouvent aujourd'hui.
À l'extérieur, l'aspect trapu de la basilique est dû à l'absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s'élevant très haut, les murs de la nef. Il n'y a ni déambulatoire ni transept.
L'intérieur comprend une nef, un choeur et deux bas-côtés aux lignes sobres et pures. C'est le plus important exemple de style gothique en Provence.
Le Couvent Royal, commencé au XIIIe siècle, en même temps que la basilique à laquelle il s'adosse, fut achevé au XVe siècle. Administré par les Dominicains, il est aujourd'hui converti en hôtel. Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas.
Les travaux de la construction de l'hôtel de ville ont débuté en 1750. Les plans ont été dessinés par Jean-Baptiste Franque, architecte de la cour de France en remplacement d'un édifice vétuste.
Vendu comme bien national à la Révolution française, l'immeuble fut acheté pour pouvoir installer la mairie.
La construction du grand orgue par le facteur d'orgue Jean-Esprit Isnard aidé de son neveu, Joseph dura de 1772 à 1774.
EN 1793 l'organiste Fourcade sauva l'orgue de la destruction en y jouant la Marseillaise en présence des conventionnels Barras et Fréron.
La transmission mécanique ainsi que la soufflerie ont été refaites à neuf par François Mader vers 1880. La poursuite de ces travaux, en 1924-1925 et 1926-1927, n'ayant jamais donné satisfaction, elle eut pour seul avantage de surseoir à l'intervention sur la partie vulnérable de l'instrument, la tuyauterie.
En 1954, Norbert Dufourq, alors rapporteur de la Commission des monuments historiques, élabore un important projet de modernisation et de reconstruction de l'orgue. Il prévoit notamment la suppression de plusieurs jeux et de repousser d'un demi-ton tous les claviers afin d'obtenir le diapason actuel. Plusieurs spécialistes et organistes de renom s'opposèrent à un tel massacre et le projet fut finalement abandonné. Pierre Chéron a joué le premier rôle dans ce sauvetage par l'étude minutieuse de l'instrument qui lui permit d'analyser et de faire comprendre la technique employée par le frère Isnard. La même année 1954 les concerts d'André Marchal dans la basilique montrèrent que l'orgue n'avait nul besoin d'être modifié pour attirer les mélomanes.
Sous l'impulsion de Pierre Cochereau et de Pierre Rochas, médecin et organologue, l'année 1962 vit naître la première Académie de l'orgue classique français qui assura un rayonnement international à l'orgue.
L'orgue a finalement subi une restauration méticuleuse par Yves Cabourdin entre 1986 et 1991.
En 2007 Jiri Zurek, membre de l'Institut pour les études classiques de l'Académie des sciences tchèque, et son équipe, ont numérisé le son de chaque tuyau de l'orgue de la basilique. Cet enregistrement a été archivé dans le cadre du projet européen « Somus paradisi ».
Il se compose d'un double buffet, de 4 claviers, 43 jeux et 2 960 tuyaux, tous d'origine. Il est surtout apprécié pour l'enregistrement des compositeurs de l'école française d'orgue, mais les sonorités complexes de ses trompettes et de ses jeux d'anches lui permettent d'aborder tout type de répertoire.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Saint-Maximin-la-Sainte-Baume / Cet article est sous CC-BY-SA
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