| Arques | Longuenesse |
Saint-Omer est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Elle fait partie du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, et en est d'ailleurs la commune la plus peuplée, avec ses 15 004 habitants. Si la commune offre de nombreux commerces, loisirs et services, elle est fortement dépendante d'Arques et notamment de sa cristallerie Arc International, deuxième employeur privé régional. C'est également une ville d'art et d'histoire au passé riche, ayant laissé de nombreux vestiges.
Ses habitants sont appelés les Audomarois.
La ville est traversée par l'Aa. Le mont Sithieu est le point culminant de la ville.
Situé en Artois, en plein coeur du marais audomarois, Saint-Omer est à la limite de la Flandre traditionnelle et de la Flandre française. Le mont Sithieu et ses 21 mètres d'altitude constituent le point le plus haut de la ville. À son pied s'est formée l'agglomération autour de l'abbaye Saint-Bertin, et son sommet accueillait la future cathédrale Notre-Dame.
La rivière de l'Aa traverse la ville-basse du sud vers le nord, et sépare l'ancienne ville fortifiée de ses faubourgs situés au nord-est : le Haut-Pont et Lysel. Ces deux faubourgs ont longtemps parlé flamand occidental, tandis que le reste de la ville sur la rive occidentale de l'Aa parlait picard.
Saint-Omer est sous-préfecture du Pas-de-Calais, chef-lieu de l'Arrondissement de Saint-Omer, chef-lieu du canton de Saint-Omer-Nord et du canton de Saint-Omer-Sud, et ville-centre de la Communauté d'agglomération de Saint-Omer.
Saint-Omer doit son nom à Audomarus (Audomar) Omer moine de Luxeuil, né près de Coutances, évêque de Thérouanne en 637, fondateur de l'église de Saint-Bertin autour de laquelle la ville a été bâtie. Décédé le 9 septembre 667 ou 668. C'est lors du transfert des cendres du saint vers 667 de Thérouanne à l'église Notre-Dame à Sithiu que la ville pris son nom définitif.
Le faubourg du Haut-Pont aurait pour origine un pont de bois très haut sur l'Aa, sous lequel pouvaient passer les vaisseaux en provenance de la mer du Nord par l'ancien Golfe de l'Aa. Les habitants portent le nom de Haut-Ponnais.
L'origine du nom du faubourg de Lysel proviendrait des nombreux canaux séparant les parcelles agricoles en îles. Ses habitants portent le nom de Lyselards.
De nombreux canaux et lieux-dits dans le marais sur la rive orientale de l'Aa ont des noms qui ont une origine flamande : le Brockus (brouck ou marais), le Westbrouck (marais de l'ouest), le Bogarwaert, le Hongarwaert, le Stackelwaert. D'autres lieux ont un nom d'origine commune franco-flamande : la Grande Meer, la Haute Meldyck, la Basse Meldyck, tandis que certains ont un nom d'origine française : l'Île Flottante, l'Ile Sainte-Marie, le Bac.
Le territoire communal est partagé entre le quart sud-ouest du territoire, qui correspond aux derniers reliefs de l'Artois (à environ 10 à 20 mètres d'altitude), et une majorité de sols très bas (environ 3 mètres), qui font partie du marais audomarois. L'urbanisme, dominé par la cathédrale, se concentre dans la partie haute. A l'ouest, les remparts créent un dénivelé au bas duquel se trouve un espace vert ; le sol y remonte jusqu'à la limite de Saint-Martin-au-Laërt. La ville-basse est occupée par des faubourgs, et le marais reste en grande majorité agricole, avec du maraichage et de nombreux watringues qui drainent les sols.
La ville de Saint-Omer est située à la rencontre des collines de l'Artois, du marais Audomarois, et de la Flandre intérieure :
L'Aa traverse la commune du sud-ouest vers le nord-est, en direction de Gravelines pour se jeter dans la Mer du Nord. Les premiers travaux de canalisation se terminèrent vers 1165 avec le comte de Flandre Baudoin VII. Ainsi la rivière est devenue navigable depuis Saint-Omer jusqu'à la mer. Gravelines constituait au Moyen Âge l'avant-port de la cité audomaroise.
La ville de Saint-Omer est desservie par l'autoroute A26 et les routes départementales RD942/RD642 (ex RN42) et RD943 (ex RN43), qui la situent en voiture à 50 kilomètres de Calais, de Béthune et d'Ypres, à 55 kilomètres de Boulogne-sur-Mer, à 65 kilomètres de Lille, et à 90 kilomètres d'Arras.
La ligne à grande vitesse TGV Nord-Europe dessert la gare de Saint-Omer, et met la ville à deux heures de Paris, par 1 aller-retour TGV direct. Saint-Omer est aussi desservie par le TER Arras-Calais et Lille-Boulogne-sur-Mer.
Un réseau de bus mis en place par la CASO (communauté d'agglomération de Saint-Omer) dessert la ville et la relie notamment à Arques et à l'entreprise de la cristallerie.
Le climat, de type océanique, subit les influences continentales de l'est : les précipitations, plus faibles qu'en façade maritime, sont de l'ordre de 550 à 600 mm par an. La température annuelle moyenne est d'environ 10°C, avec des gelées plus précoces et plus tardives que dans d'autres secteurs de la région.
Saint-Omer apparaît dans les écritures de chroniqueurs au cours du VIIe siècle sous le nom de Sithiu (Sithieu ou Sitdiu), autour de l'abbaye Saint-Bertin fondée sous l'impulsion d'Audomar (Audomarus, Odemaars ou Omer). L'abbaye doit son nom à Bertin qui travailla comme compagnon d'Audomar. C'est au cours du Xe siècle que l'endroit a pris son nom actuel. À l'époque de Charlemagne, lors de la dernière invasion marine due à une période de réchauffement climatique, Saint-Omer est un port, alors que l'actuelle Flandre maritime est encore sous les eaux de la mer du Nord ainsi qu'une partie du Calaisis.
Avec le pagus d'Artois, la ville entra en 932 dans la possession des comtes de Flandre, et au cours des XIIe et XIIIe siècles, l'industrie du tissu y fut florissante. Au cours de sa période de plus grande prospérité, la ville fut en Occident une des premières à bénéficier d'institutions communales, peut-être au début des années 1070. Ces institutions prennent la suite d'institutions d'entraide de voisinage, formalisées sous forme de confrérie, qui évolue ensuite en guilde marchande, qui a donné naissance à la commune. Cette commune est un soutien pour le comte de Flandre qui lui a accordé ces libertés. Par la suite, elle dut céder à Bruges la première place pour le tissage. L'Aa est canalisé dès 1165 jusqu'à Gravelines, qui constituera jusqu'à son ensablement l'avant-port de la cité audomaroise.
Saint-Omer fut perdue par le comté de Flandre au traité de Pont-à-Vendin du 25 février 1212 et devint une des principales places du comté d'Artois qui venait de se créer. Ferrand de Flandre essaya de reprendre la ville mais il fut vaincu à la bataille de Bouvines. Dès lors la francisation commença et les documents officiels furent écrits en français ; le flamand n'en resta pas moins la langue courante dans la population et, au XIIIe siècle, le chroniqueur Guillaume d'Andres nous affirme que, de son temps, les affaires se plaidaient en flamand. Encore en 1507 la coutume de Saint-Omer précise dans son article 7 que « ses majeurs et eschevins ont accoustumé faire raidigier leurs dictes sentences criminelles en langaige flamang ». La ville resta d'ailleurs dans une large mesure au sein du réseau économique des Pays-Bas dont elle était officiellement séparée. Vers l'an 1300 la ville compta près de quarante mille habitants.
En 1384, Saint-Omer revint aux ducs de Bourgogne, mais la paix de Nimègue (1678) la céda définitivement à la France. Les épidémies firent chuter le nombre d'habitants à quinze mille au XVe siècle. De 1559 à 1790 la ville fut le siège du diocèse de Saint-Omer qui fut réuni en 1801 au diocèse d'Arras.
Siège et bataille de Saint-Omer le 26 juillet 1340.
Ville économiquement prospère, Saint-Omer paraît également avoir été à la fin du Moyen Âge, entre la Flandre et l'Artois et Amiens, un centre artistique relativement important. Les chantiers de construction de la puissante abbaye Saint-Bertin et de la collégiale voient intervenir dès le XIIIe siècle des équipes d'artistes en provenance de la Picardie et d'Île-de-France. Le portail sud de la collégiale (vers 1270) offre un témoignage très intéressant de cette sculpture monumentale dans le nord de la France, d'autant plus remarquable que sa composition paraît avoir été directement inspirée de la miniature de pleine page d'un manuscrit des commentaires de la Bible, probablement audomarois, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris. Mais c'est au XVe siècle surtout, quand la région du Haut-Pays rentre en "terre de promission bourguigonne", que l'activité artistique y connaît ses plus belles heures. Entre 1454 et 1459, le célèbre Simon Marmion, originaire d'Amiens, y est de passage avant de rejoindre Valenciennes; il peint, à la commande du puissant abbé Guillaume Fillastre, les volets du retable de l'abbaye Saint-Bertin, aujourd'hui à Berlin et à Londres, dont la huche orfévrée avait été réalisée par les Steclin, orfèvres valenciennois d'origine rhénane. Son implantation provisoire à Saint-Omer, longtemps discutée, est accréditée par l'existence d'autres oeuvres de provenance audomaroise avérée et de style nettement marmionesque, ainsi notamment d'un panneau, aujourd'hui au Louvre, qui appartenait à un polyptyque à l'origine à Saint-Bertin, illustrant le double épisode de l'Invention et de la Vérification de la Croix.
La ville fut l'objet de nombreux conflits entre la France et les Pays-Bas de 1477 à 1677.
L'empreinte religieuse sur l'urbanisme de la cité audomaroise fut multipliée lors de la Contre-Réforme catholique au XVIe siècle. Saint-Omer accueillit alors de nombreux collèges et séminaires britanniques et wallons. La chapelle des jésuites wallons est construite de 1615 à 1640.
En 1466 Jacques de Pardieu, échevin de la ville devenu lépreux et très affaibli par quatorze ou quinze ans d'exercice ne peut plus remplir aucune charge et cède sa place d'échevin à Guilbert d'Ausque ( originaire de Montreuil).
Valentin de Pardieu, né en 1520 ou 1521, à St Omer, seigneur de la Motte,seigneur d'Esquelbecq, mayeur de Saint Omer puis gouverneur de Gravelines décédé le 16 juillet 1595 lors de la bataille de Doullens fit bâtir en 1578 dans la ville de Saint-Omer un local qu'il donne en propriété aux soeurs de Sainte-Catherine. En 1580, ces religieuses prirent possession des lieux et y firent construire une église consacrée en 1595 par l'évêque de Saint-Omer, Jean Six. À la Révolution, les soeurs de Sainte-Catherine furent dispersées. En 1791, elles étaient trente religieuses de choeur et cinq converses. Les révolutionnaires prirent possession du couvent et y établirent une fonderie. Ce sont dans ses creusets que finirent la plupart des cloches de la ville, transformées en pièces de monnaie, sonnantes et trébuchantes.
L'un et l'autre exigent que l'échevinage montre les privilèges anciennement octroyés aux habitants de Saint-Omer par les comtes d'Artois, comme si la Charte communale eût été violée par "Messieurs de la ville," et, pour première satisfaction, ils veulent que le conseiller pensionnaire de la ville, Guilbert d'Ausque, envoyé l'année précédente de Montreuil à Saint-Omer pour remplacer Jacques de Pardieu, "devenu lépreux et très pauvre après quatorze ou quinze ans d'exercice" ne puisse plus remplir aucune charge.
Depuis l'abdication de Charles Quint (comte de Flandre et roi d'Espagne), la ville et son bailliage passent sous la domination de l'Espagne. Il en va de même pour les autres comtés et duchés des Pays-Bas méridionaux. L'Artois, la Flandre, le Hainaut, le Brabant et le Luxembourg font dès lors partie des Pays-Bas espagnols.
À la fin du mois de mars 1677 commence le siège de Saint-Omer par les armées françaises dirigées par Philippe d'Orléans, frère cadet de Louis XIV. Le 5 avril, les armées de la coalition néerlandaise et espagnole, dirigées par le Stadhouder Guillaume d'Orange, sont à Ypres. Les Français partent à leur rencontre. La bataille a lieu les 10 et 11 avril 1677 dans la vallée de la Peene, entre les villages de Noordpeene, Zuytpeene et Bavinchove. Philippe d'Orléans remporte la bataille de la Peene. Ses armées sont à nouveau devant Saint-Omer le 14 avril. Mal informés, espérant des renforts - qui bien sûr ne viendront pas - les Audomarois résistent encore 6 jours! Finalement, le 20 avril 1677, la ville de Sait-Omer tombe. Un an plus tard, en 1678, les traités de Nimègue valident les conséquences de la bataille de la Peene; Saint-Omer et le nord de l'Artois, ainsi que les châtellenies flamandes de Cassel et Bailleul deviennent définitivement françaises.
Les fortifications de la ville furent remaniées par Vauban dès 1678. Le commissaire général des fortifications de Louis XIV superposa à l'enceinte, déjà renforcée par Charles Quint au XVIe siècle, son propre système de défense. Des ouvrages avancés, de nouveaux bastions, et de nouvelles plates-formes sont créés pour accueillir l'artillerie.
De 1787 à 1795 quelques milliers de patriotes des Pays-Bas du Nord se réfugièrent à Saint-Omer ou dans les villes voisines de Béthune, Watten, Bergues, Gravelines et Dunkerque.
En 1800 Saint-Omer était encore la ville la plus peuplée du département.
Le XIXe siècle fut une période de développement urbain et économique, avec l'arrivée du chemin de fer en 1848. Mais la ville fut peu marquée par la Révolution industrielle. La Grand' Place fut conçue selon des plans de l'architecte Lefranc, un nouvel hôtel de ville associé à un théâtre à l'italienne fut construit avec les pierres de l'ancienne abbaye Saint-Bertin, ainsi qu'une école de musique, une école des beaux arts, et une bibliothèque. Les fortifications furent en parties rasées pour faire place à des boulevards. Il ne subsiste plus des fortifications que le jardin public de vingt hectares avec arborétum, kiosque à musique, et parterre à la française, qui fut créé en 1894 au pied de la cathédrale.
La gare actuelle fut construite en 1904 par l'architecte Clément Ligny, en remplacement de la première gare jugée trop petite. La partie centrale de la gare équipée d'un clocheton et d'ouvrages en fer forgé fut endommagée lors de la Seconde Guerre mondiale.
Lors des deux guerres mondiales, la ville fut gravement endommagée. Dans la région de Saint-Omer furent construit par l'armée de l'Allemagne nazie le blockhaus d'Eperlecques en 1942, et la Coupole d'Helfaut en 1943. Ces équipements, qui devaient à l'origine servir de bases de lancement des fusées V2, furent bombardés par l'armée alliée et n'entrèrent jamais en service.
La vie économique de Saint-Omer et de ses alentours s'est développée autour de l'eau. L'aménagement du marais audomarois a permis le développement d'activités d'élevage et de maraîchage importantes (culture du chou-fleur) ; c'est devenu aujourd'hui un pôle touristique remarquable. Il y a également une activité fluviale autour de l'Aa et du canal de Neufossé avec un port fluvial que gère la Chambre de commerce et d'industrie. Saint-Omer accueille aussi une brasserie industrielle qui produit la bière de Saint-Omer, et une brasserie locale, la brasserie audomaroise, qui produit différents types de bières (à la chicorée, à la rhubarbe...).
La région de Saint-Omer comprend le deuxième employeur privé de la Région Nord-Pas-de-Calais, la cristallerie Arc International, située sur le territoire de la commune d'Arques. À proximité se situe l'usine Bonduelle de Renescure, Bonduelle étant la première entreprise de la conserve en Europe et le quatrième employeur privé du Nord-Pas-de-Calais.
Saint-Omer est également un centre tertiaire et juridique important : cour d'assises du Pas-de-Calais (où s'est notamment tenu le procès d'Outreau), tribunal de grande instance, tribunal de commerce. Le centre-ville est composé de nombreuses boutiques commerciales, et d'un nombre conséquent de restaurants, brasseries et friteries. La clientèle est enrichie par les touristes anglais.
Saint-Omer possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Grand Lille.
Saint-Omer est une sous-préfecture du département du Pas-de-Calais.
Saint-Omer fait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Omer qui regroupe 19 communes, soit 65 000 habitants. L'arrondissement, qui comporte 8 cantons (liste), compte 153 523 habitants, dont 15 785 habitants pour le canton nord et 24 039 habitants pour le canton sud.
En 2007, il y avait 10277 électeurs inscrits. Les résultats des élections présidentielles 2007 sont conformes aux résultats nationaux: sur 7543 votes exprimés, Nicolas Sarkozy obtient 4006 voix (53,11 %) et Ségolène Royal 3537 voix (46,89 %). Lors des élections législatives de 2007, pour 5683 votes exprimés, Michel Lefait (PS) est élu au premier tour avec 2539 voix (44,68 %), devant Marie-Pascale Bataille (UMP) avec 2304 voix (40,54 %).
Saint-Omer fait partie du Syndicat mixte Lys-Audomarois (SMLA) pour la rédaction du schéma de cohérence territoriale avec l'Agence d'urbanisme et de développement de la région de Saint-Omer. La ville fait partie du Pays de Saint-Omer.
La taxe d'habitation s'élevait en 2006 à 25,07 %, à laquelle s'ajoute un taux départemental de 9,29 %. La taxe foncière est de 26,45 % en 2006 sur les propriétés bâties (à laquelle s'ajoute 11,50 % pour le département et 3,70 % pour la région), et de 48,06 % sur les propriétés non-bâties (à laquelle s'ajoute 33,36 % pour le département et 12,56 % pour la région).
La ville de Saint-Omer est jumelée avec :
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Saint-Omer depuis cette date :
Évolution démographique
Évolution démographique de 1793 à 2006Après avoir perdu 3771 habitants entre 1968 et 1990, Saint-Omer a vu sa population augmenter de 1313 habitants entre 1990 et 1999 grâce à un solde migratoire redevenu positif. La natalité est en légère hausse sur la période 1990-1999 (0,73% contre 0,64% pour la période 1982-1990), mais globalement plus faible que celle de la période 1968-1975 avec 1,34%.
Répartition par tranche d'âge
En 1999 Saint-Omer comptait 6709 résidences principales et 76 résidences secondaires. Le nombre total de logements augmente de 13,9% entre 1990 et 1999, pour faire face au solde démographique positif. Le nombre de logements vacants s'est réduit de 23,8% entre 1990 et 1999, mais il restait encore 521 logements vacants en 1999.
Le niveau d'étude montre une scolarisation de la population totale de 24,2% de niveau primaire, 32,5% de niveau collège, 13,7% de niveau BAC, et de 16,2% de niveau études supérieures.
Les centres hospitaliers les plus proches sont le centre hospitalier de la région de Saint-Omer à Helfaut, à 8 km au sud, et la clinique privée de Longuenesse. De nombreux professionnels de la santé (médecins, spécialistes, dentistes) et équipements (pharmacies) sont présents sur la commune. Les personnes âgées peuvent être accueillies au sein de la maison de retraite Saint-Jean (capacité d'accueil de 14 personnes), ou de la résidence « arpage », qui accueille des résidents atteints de la maladie de Parkinson (70 lits).
Un cinéma de 8 salles projette des films tous les jours et réalise des avant-premières. Le centre culturel « La comédie de l'Aa » propose des pièces de théâtre et une programmation musicale.
Différents évènement marquent le calendrier annuel local :
Le tri sélectif est en place sur la commune. Le marais Audomarois situé en grande partie sur le commune de Saint-Omer accueille de nombreuses espèces animales et végétales remarquables. La réserve naturelle nationale du Romelaëre est un bel exemple, on y découvre le Blongios nain (petit héron), une grande colonie de Grands cormorans, de belles stations de stratiotes...
Saint-Omer est classée ville d'art et d'histoire.
La tour-clocher de l'église Saint-Denis Vue des ruines de l'église de Saint Bertin à Saint omer, en 1850 (lithographie) Vue de ces mêmes ruines aujourd'hui La façade de la chapelle de l'ancien collège des jésuitesNon loin de Saint-Omer se trouvent :
Il y a, à Saint-Omer, 25 monuments historiques :
Annales 1868, du Comité flamand de France, Lille, page 310
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