Saint-Yrieix-la-Perche (Sent Iriès en occitan) est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.
Saint Yrieix est la 6e ville de Haute-Vienne en population.
C'est l'une des cinq villes-portes du Parc naturel régional Périgord Limousin.
Saint-Yrieix a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.
Au centre d'une région d'élevage, la ville doit à ses foires une part importante de son activité ; mais la chaussure, l’imprimerie (l’unique imprimerie emploie 470 personnes) et la porcelaine (encore six entreprises) y connaissent aussi une réputation soutenue. C'est à Saint-Yrieix-la-Perche que Limoges doit d'être la capitale de la porcelaine en France, grâce à la découverte, au XVIIIe siècle, de gisements de kaolin.
Deux biscuiteries industrielles sont implantées sur la commune :
La Loue prend sa source vers 420 mètres d'altitude, au lieu-dit Gabillou au nord de la commune. Elle se jette dans l’Isle.
Saint Arède d'Atane naquit entre 510 et 516, à Limoges. Il fonde un monastère à proximité de la villa de sa mère, au lieu-dit Atane, où il est enseveli. La réputation de sainteté d’Arédius attira de nombreux pèlerins à Attane, autour du monastère une ville se développa. Vers l’an 900, le monastère se transforma en collège de chanoines. Au cours du XIIe siècle, la ville s’agrandit et déborda des remparts qui entouraient l’abbaye. Des artisanats se créèrent, des moulins et des tanneries se développèrent.
À la mort de l’abbé Bernard de Comborn, en 1183, le château de Saint-Yrieix (la Tour du Plô) passe aux mains du vicomte de Limoges, ainsi dans la cité, il y eut deux « seigneurs », le chapitre et le vicomte. Dans les faubourgs, des foires se tiennent deux fois par an : le jour de la Pentecôte et à la date anniversaire de la mort de saint Yrieix, le 24 août. En août 1307, le chapitre et le Philippe IV le Bel établissent un contrat de pariage qui confie les fonctions de justice à des officiers royaux choisis par le roi et le chapitre. Le blason de la ville témoigne de ce contrat : des fleurs de lys à gauche et une crosse à droite.
En 1565, le roi Charles IX accorde aux bourgeois de la ville de créer un échevinage ou municipalité. Ainsi cinq échevins étaient élus tous les ans, cependant les viguiers du roi gardaient leurs prérogatives de justice. Quatre ans plus tard, Henri IV séjourne près de la collégiale avant de partir pour la bataille de La Roche-l'Abeille. Au cours du XVIIe siècle, deux couvents s’installèrent extra-muros : les récollets et les clarisses ; des Pénitents Bleus s’établirent eux aussi à Saint-Yrieix. En 1750, un édit du roi ordonne l’installation d’une sénéchaussée à Saint-Yrieix, mais le tribunal de commun pariage est du même coup supprimé. La justice de Saint-Yrieix s'étendait alors jusqu'à Payzac.
Entre temps, un chirurgien de la ville nommé Darnet signale à un apothicaire l’existence de terre utilisée par sa femme pour faire sa lessive. L’analyse révèle la pureté du kaolin ; en 1771, Darnet est chargé, au nom du roi, d’en diriger l’extraction. Depuis 1774, une fabrique de porcelaine est installée à la Seynie près de la ville.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.
En 1793, les chanoines refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé, ils sont alors arrêtés et emprisonnés à Limoges, un d’entre eux meurt à la prison. Les chanoines seront emmenés aux pontons de Rochefort où huit d’entre eux mourront.
C’est aussi à Saint-Yrieix, que fut exploitée la dernière mine d’or de la Communauté européenne. La mine du Bourneix employait 85 personnes et produisait plus de 2 tonnes par an. Elle ferma ses portes en 2001, après 100 ans d’activité et des millénaires d’activités aurifères dans le Limousin.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le trésor de la collégiale abrite le chef-reliquaire de saint Yrieix et une châsse en émail champlevé médiéval du Limousin.
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