Sallanches est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes.
La ville occupe la partie nord du bassin de Sallanches, large plaine glaciaire traversée par l'Arve et bordée par le massif des Aravis, la chaîne du Mont Blanc et les Aiguilles de Warens. Ce vaste bassin aux versants peu raides contraste avec les hauts sommets qui l'entourent. Dédié principalement à l'agriculture et au tourisme (lacs et campings), il abrite aussi les communes de Domancy, Passy et Saint-Gervais-les-Bains.
Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
Sallanches est desservie par l'autoroute A40 Mâcon-Chamonix, permettant aux sallanchards de rejoindre Annecy ou Genève en moins de 50 minutes, et Lyon ou Grenoble en moins de deux heures. Enfin, il permet de relier Sallanches au réseau autoroutier national (liaison A40-A41, A40-A6,...). Jusqu'ici, Sallanches ne disposait que d'un demi-échangeur, empêchant la population de se rendre par l'autoroute en direction de Chamonix, source d'engorgements réguliers de la ville. Mais, depuis début septembre 2009, l'échangeur est désormais complet, permettant une liaison autoroutière directe Sallanches-Chamonix.
La ville est traversée par deux ex-routes nationales, départementalisées depuis 2006 dans le cadre du transfert de compétences du réseau routier national aux départements: la RD 1212 (ex-RN212) Sallanches-Albertville, et la RD 1205 (ex-RN205) Bonneville-Chamonix.
Le réseau cyclable sallanchard reste peu développé, en ce qu'il ne permet pas de relier les villes voisines. En revanche, au sein de la ville, il permet de rendre accessibles les établissements scolaires en vélo et à pied sans danger.
Sallanches est desservie par la gare SNCF de Sallanches-Combloux-Megève, située sur la ligne St-Gervais-Genève-Annecy. Le réseau TER permet des trajets réguliers et quotidiens en direction de St-Gervais, de Cluses-La Roche-Genève et Annecy, et des trajets (en week-end et pendant les vacances scolaires) directs vers Paris en TGV.
La ville reste peu reliée à un réseau de transports en commun, hormis le réseau ferroviaire et le réseau départemental inter-urbain (lignes locales Lihsa Sallanches-Le Fayet, Sallanches-Praz sur Arly, Sallanches-Cordon, Sallanches-Cluses,...)
Sallanches dispose d'un petit aérodrome de tourisme, à la base de loisirs des Ilettes. D'autre part, elle est située à moins de 65 km de l'aéroport international de Genève-Cointrin, à moins de 70 km de l'aéroport d'Annecy-Haute-Savoie, et enfin à moins de 200 km de l'aéroport international de Lyon St-Exupéry.
La commune est composée d'un bourg principal et de plusieurs hameaux.
On totalise, au sein de la commune de Sallanches, environ 7 450 logements. Parmi lesquels 78,9 % sont des résidences principales, 14,9 % sont des résidences secondaires et 6,2 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour 24,7 % en maisons individuelles, 71,6 % en appartements et 3,7 % sont d'un autres types de logement. Il faut également savoir que 48,9 % des habitants de la commune sont propriétaires, 44,9 % sont locataires et 6,3 % sont des personnes logées gratuitement. S'agissant du nombre de pièces, 8,4 % sont des studios, 20,1 % sont des logements de deux pièces, 24,3 % sont des logements de trois pièces, 25,2 % sont de quatre pièces et enfin 21,9 % sont des logements dont le nombre de pièces est égale ou supérieur à cinq pièces.
Sallanches est un hydronyme commun à d'autres régions alpines, il dérive vraisemblablement du terme préceltique « Salanca » et désigne un ravin où coule un ruisseau. Il a la même origine que le mot calanque, qui se rapporte à une crique rocheuse. En l'occurrence, il désigne à la fois les deux torrents — la Frasse et la Sallanche (qui prend sa source à 2 000 m dans la combe des Fours) — et la ville qui s'est organisée depuis son origine autour de leur confluent.
Rien ne permet jusqu'ici d'attester la réalité d'un site gallo-romain, et ce malgré l'antiquité de son nom. Lors de fouilles récentes (1992), deux tombes caractéristiques des Ve-VIe siècles ont été mises au jour dans le sous-sol de l'église. La présence d'une communauté chrétienne remonte donc probablement à cette période. Jusqu'à là fin du XIIIe siècle, le petit bourg se développe comme centre religieux et économique de toute la région. Dès le XIVe siècle son église, érigée en collégiale, étend son territoire juridictionnel sur de nombreuses paroisses alentour et ce jusqu'à la Révolution. La présence ecclésiastique est renforcée à Sallanches par la fondation de deux couvents : les Capucins en 1619 et les Ursulines en 1630 ; ils disparaîtront dans la tourmente de la Révolution.
Un important marché hebdomadaire draine les produits agricoles des communautés rurales des environs et leur offre les produits manufacturés par les artisans de la cité. En 1310, leurs premières franchises sont accordées à ses habitants. Ce code communal est à l'origine de la prospérité de la ville et de l'installation de familles nobles qui y bâtissent châteaux et maisons-fortes. Durant toute cette période, le sort de Sallanches est lié à celui de la province du Faucigny, dépendance depuis 1355 de la famille de Savoie, comtes puis ducs, à l'origine du royaume de Piémont-Sardaigne (1718).
Après la période de l’occupation française pendant la Révolution et le Premier Empire, de 1792 à 1814, la monarchie sarde est restaurée jusqu’au rattachement définitif de la Savoie à la France, en 1860.
D'anciennes communes sont absorbées au profit de Sallanches :
Au début du XIXe siècle, le rayonnement religieux de la ville régresse. Elle poursuit son essor économique avec les foires et marchés, le commerce varié et quelques fabriques (filatures, brasserie, chocolaterie). Les premiers touristes en route vers les « glacières » de Chamonix, font halte dans ses auberges.
Au cours des siècles, la ville connaît plusieurs épreuves dévastatrices : épidémies, crues torrentielles et incendies (1519, 1669, 1840). 1840 est la date la plus marquante de son histoire : un incendie la détruit presque entièrement. Dans cette catastrophe, son passé architectural est anéanti. Le roi Charles-Albert de Savoie-Carignan consacre alors des crédits exceptionnels à la reconstruction. On édifie une ville neuve, dont le plan en damier sarde est dessiné par l’ingénieur François Justin. Ce dernier dessine son plan en articulant la cité autour des deux torrents qui traversent la cité, c'est ce plan qui forme toujours le squelette urbain du centre-ville.
L'architecture des bâtiments reconstruits est de style néo-classique sarde, à savoir des bâtiments très symétriques avec des balcons donnant sur la rue et des arrière-cours dissimulées au regard direct. L'hôtel de ville est achevé en 1844, dans ce style caractérisé par de nombreuses colonnades et des peintures en trompe-l'œil.
Le voyageur Francis Wey commente ainsi ce désastre en 1860 : « Si Sallanches avait pu conserver ses rues, ses monuments et la physionomie que tant de siècles lui avaient imprimés, elle offrirait le double attrait d'une ville gothique des Flandres, étalée au milieu d'un des sites les plus splendides qui soient au monde. » On fait place nette et on édifie une ville neuve selon un plan orthogonal de l'ingénieur Justin sur le modèle turinois, celui que l'on découvre aujourd'hui dans le cœur historique. »
Nouveau plan de SallanchesL’impulsion est donnée, et, la fin du XIXe siècle est le témoin de grands travaux : construction des quais (1863), aménagement de la place Saint Jacques (1886), ouverture de la route nationale 202 Cluses-Saint-Gervais (1886), réalisation d'un réseau d'eau potable (1889), arrivée du train (1889). La ville entre dans l'ère moderne en 1901, avec la première ampoule électrique.
Au plan économique, si certaines activités traditionnelles stagnent ou disparaissent, l'horlogerie fait son apparition vers 1880, annonciatrice de l'essor futur du décolletage. En 1921, Sallanches est décrétée « station de tourisme ».
Parallèlement au développement des industries de transformation, sa fonction commerciale (banques, assurances, distribution alimentaire) au service des stations voisines se confirme et s'amplifie. L'activité économique soutenue qui règne dans la ville après la Seconde Guerre mondiale engendre un appel de population et l'expansion du domaine bâti hors du plan à damier de 1840. Au cours des années 1970, la commune fusionne avec celle de Saint-Roch (1972) et celle de Saint-Martin (1977).
Après plus de quinze ans de développement industriel intensif (industrie du décolletage et les skis Dynastar) et le regain d'activité touristique et commerciale, favorisée par l'ouverture du tunnel du Mont-Blanc (1965), le rôle de Sallanches comme capitale de la région du Mont-Blanc s'affirme et perdure, et son cadre somptueux, ouvert sur la chaîne du Mont Blanc, un environnement préservé, sont les atouts « nature » de Sallanches, la Ville au Pays du Mont Blanc.
La ville de Sallanches, en raison de son explosion démographique (la ville attire en proposant des coûts de vie et de logement plus bas que ceux en vigueur dans les stations environnantes), est confrontée à un manque accru de logements, et en particulier de logements sociaux (la ville se situe bien en deçà de la limite minimum de 20% fixée par la loi LRU, puisqu'elle affiche actuellement un taux de 11% de logements sociaux).
De nombreux projets municipaux actuels ont pour objectif une reconversion et une totale réorganisation du cœur de ville sallanchard. La ville croît en effet aujourd'hui avant tout par sa périphérie et ses coteaux, mais peu par son centre. De plus, il est d'actualité de réfléchir à un contournement routier de la ville, très régulièrement victime d'embouteillages importants en centre-ville.
Quelques évènements non-exhaustifs depuis 2000:
La commune est un chef-lieu de canton (Canton de Sallanches.
La population sallancharde a tendance à se prononcer majoritairement, tant aux élections nationales que locales, en faveur des partis de droite. La gauche (et encore moins l'extrême- gauche) n'est que peu implantée dans la vie politique locale (cf. résultats municipaux ci-dessous)
En mars 2008, les élections municipales sallanchardes voient se confronter 3 listes concurrentes: deux listes classées à droite, "Sallanches, Ensemble Agissons" (conduite par le maire sortant, Georges Morand),et "Sallanches 2008, un autre avenir" (conduite par un adjoint de la majorité sortante, René Chesney) et une liste de gauche, "Démocratie et progrès" (conduite par une conseillère municipale d'opposition sortante, Marie-Pierre Gourichon). Le 9 mars 2008, Georges Morand a été réélu au premier tour, avec environ 66,5% des voix, contre 18,9% pour Marie-Pierre Gourichon et 14,5% pour René Chesney.
Sallanches dispose du greffe détaché du tribunal d'instance de Bonneville, située dans les locaux de l'Hôtel de la Ville, d'une brigade de gendarmerie et de police municipale. Les administrations les plus importantes disposent toutes d'antennes à Sallanches : Sécurité Sociale, ANPE (nouvellement installée dans la zone industrielle), Trésor Public, Hôtel des Impôts...
La ville de Sallanches est jumelée avec une autre ville étrangère. Il faut rappeler que le jumelage est une relation établie entre deux villes de pays différents qui se concrétise par des échanges socio-culturels.
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Sallanches classés par date de recensement de 1793 à 2006.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Sallanches classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Sallanches, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Sallanches compte 8 écoles publiques (Saint-Martin, Boccard, J.Ferry, Vouilloux, Les Marmottes, Blancheville, La Provence, La Pierre), un collège public (Le Verney) ainsi que deux groupes scolaires privés: Saint-Roch (Maternelle-Primaire-Collège) et Saint-Joseph (Collège-Lycée).
Le FJEP, centre culturel de la commune, propose une programmation culturelle annuelle relativement fournie. D'autre part, il organise chaque année aux mois de mai-juin le festival Oh! les Beaux Jours, rencontres amateurs.
Sallanches dispose d'un centre hospitalier intercommunal (Hôpitaux du Mont-Blanc) sur son territoire, récemment rénové, qui compte 271 lits.
Sallanches compte trois gymnases municipaux (Cayenne, Rosay, Vouilloux), ainsi que deux stades de football (dont l'un est équipé d'une pelouse synthétique) et d'un stade de rugby. L'OMS (Office Municipal des Sports), qui fédère l'ensemble des associations sportives sallanchardes, organise annuellement une "fête des sports".
Le taux de chômage reste bas à Sallanches, comparativement aux moyennes régionale et nationale. L'emploi sallanchard est stimulé par l'activité industrielle (décolletage,...) et le secteur des services (commerce, tourisme,...), mais aussi grâce à l'emploi saisonnier. Le taux de chômage de la ville s'élève actuellement à environ 7,06 % de la population active.
C'est à Sallanches qu'a été fondée l'entreprise de production de ski Dynastar, où son siège est d'ailleurs toujours installé. Le logo de l'entreprise, la "Moustache" célèbre chez les passionnés de ski, a été créé en faisant pivoter de 180 degrés le blason de la ville.
Le groupe de négoce industriel Descours & Cabaud y possède également un important centre de stockage.
Sallanches fait partie des « Plus beaux détours de France ».
Parmi les monuments remarquables de Sallanches, le vieux Pont de Saint-Martin et la Collégiale Saint-Jacques sont classés Monuments historiques. L'église originelle, très ancienne a été érigée en collégiale en 1389. L'église actuelle a été reconstruite sous sa forme actuelle entre 1680 et 1688. Le tabernacle est médiéval. Elle est à ossature et façade baroques avec un cadran solaire de 1848 au sud — corrigé en 2000. Elle possède un mobilier et une décoration intérieurs réalisés par des peintres et sculpteurs Piémontais du XIXe siècle ainsi qu’un trésor d’art sacré. L'orgue de Callinet date de 1850.La tour abrite 13 cloches (qui ont pour notes sib2-ré3-mib3-fa3-sol3-lab3-la3-sib3-do4-ré4-mib4-fa4-sol4) servant à un carillon électrifié; dont un bourdon de 2.7T fondu par Paccard, et dont certaines servent à sonner la vollée. On peut aussi citer l'église St Martin, beaucoup plus modeste cependant que sa collègue, et plusieurs chapelles de hameaux. Images: [1]
La ville est relativement bien agrémentée en espaces verts aménagés : la Place Charles Albert en est l'un des meilleurs exemples, au même titre que le pré de Foire, les abords de la Sallanche. Elle est d'ailleurs, depuis quelques années, récompensée de « 3 fleurs » par le Comité National des Villes Fleuries.
La population peut profiter, sur le territoire communal, de la base de loisirs des Ilettes, formées de 3 lacs, et, sur la commune limitrophe de Passy, d'un vaste lac de baignade.
La cuisine savoyarde traditionnelle fait partie des spécialités présentes sur les tables de Sallanches. La fondue, comme la polenta, y est présente.
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