Sarreguemines est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-est.
Sarreguemines est située à la frontière allemande, au confluent de la Sarre et de la Blies. Cette configuration est confirmée par l’étymologie du lieu, le mot allemand gemund signifiant confluence se retrouve dans le nom allemand de la ville, Saargemünd. Elle fait partie de l’eurodistrict de Sarrebruck-Forbach qui avoisine les 700 000 habitants.
Son agglomération s’étend de part et d’autre de la frontière. L’aire urbaine compte 42 077 habitants pour sa partie française.
Le tram-train reliant Sarreguemines à SarrebruckIl s’agit après Metz, Thionville, Montigny-lès-Metz et Forbach de la cinquième commune la plus peuplée du département de la Moselle. D’après le dernier recensement, sa population repasse derrière celle de Forbach.
Depuis 1999, la population des ménages a diminué de 1 646 personnes, soit une baisse de 7,4 %. Depuis 1999, la commune compte 84 ménages supplémentaires, soit une augmentation de 0,9 %. Enfin, la commune compte 217 logements de plus qu’en 1999, ce qui représente une augmentation de 2,1 %.
La part des ménages disposant au moins d’une voiture est de 76 % au 1er juillet 2005 et de 78 % en 1999
Depuis 1997, Sarreguemines est desservie par le Saarbahn (tram-train) de Sarrebruck.
Sarreguemines présenterait un taux anormalement élevé de maisons hantées.
En 1297, Sarreguemines passa du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine, lequel revint à la France en 1766 en vertu du Traité de Vienne de 1735/1738. La ville était le chef-lieu du bailliage d’Allemagne, les habitants parlant un dialectique germanique (le platt).
Intégrée à l’Empire allemand en 1871, dans le Reichland Elsaß-Lothringen, la ville repassa à la France en 1918. Son annexion de fait par l’Allemagne nazie en juillet 1940, ne suscita qu’une tardive et molle réaction de la part du gouvernement de l’État français. Redevenue Française en 1944, la ville, aujourd’hui, se veut Européenne…
La réputation de la faïence de Sarreguemines n’est plus à faire. En deux siècles, la petite industrie familiale née à la Révolution a fait du chemin. De nombreux amateurs de ces pièces gaies et colorées sont disséminés un peu partout dans le monde. Paul Utzschneider et Paul de Geiger, véritables hommes-orchestre, ont propulsé la petite ville au tout premier rang de l’industrie faïencière : dès le XIXe siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…
L’activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place…
Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. Le jeune homme, inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.
En 1836, Utzchneider confie la direction de la manufacture à son gendre, Alexandre de Geiger. Ce dernier fait édifier de nouvelles constructions en respectant l’harmonie du paysage. Le Moulin de la Blies est édifié en 1841 dans cet esprit. En 1838, Alexandre de Geiger s’était rapproché de Villeroy & Boch. Cet accord a contribué à la croissance de l’activité. La révolution industrielle bat son plein, une architecture nouvelle apparaît, avec l’apparition de toits en sheds et de hautes cheminées à section ronde évitant la retombée des fumées sur les habitations voisines. Les nouvelles usines construites en 1853 et 1860 fonctionnent ainsi uniquement à la vapeur. Dans les ateliers, la modernisation porte essentiellement sur les énergies nécessaires aux machines.
En 1871, suite à l’annexion de la Moselle à l’Allemagne, Alexandre de Geiger quitte Sarreguemines et se retire à Paris. Son fils, Paul de Geiger, assure alors la direction. Deux nouvelles usines sont construites à Digoin et à Vitry-le-François… Paul de Geiger meurt en 1913, année où Utzschneider & Cie est scindée en deux sociétés, l’une gérant l’établissement de Sarreguemines, l’autre les usines françaises. En 1919, après la première guerre mondiale, l’unité se reconstitue sous le nom de Sarreguemines-Digoin-Vitry-le-François et est administrée par la famille Cazal. Durant la Seconde Guerre mondiale, la faïencerie fut mise sous séquestre et sa gestion confiée de 1942 à 1945 à Villeroy & Boch.
En 1978, suite à une OPA, la manufacture est rachetée par le groupe Lunéville-Badonviller-St-Clément. C’est le tournant décisif de l’histoire de la faïence à Sarreguemines : la fabrication de vaisselle est abandonnée en 1979 et l’usine se concentre sur celle de carrelage, murs et sols. Le site du moulin de la Blies est abandonné. En 1982, la faïencerie prend le nom de Sarreguemines Bâtiment.
En 2002, suite à un plan de reprise de 19 salariés et cadres devenus actionnaires, l’entreprise prend le nom de Céramiques de Sarreguemines. Il reste 130 ouvriers qui essayent de maintenir l’outil de production. En 2005, l’entreprise est placée en liquidation judiciaire. La production continue avec une soixantaine d’ouvriers. Le 9 janvier 2007, le tribunal ordonne la liquidation et la fin de l’activité au 1er février 2007. La faïencerie de Sarreguemines n’existe plus.
La manufacture de Lunéville-St Clément continue à produire certains modèles qui en avaient fait la renommée.
Sarreguemines a absorbé quelques communes voisines au cours de son histoire : Neunkirch-lès-Sarreguemines et Welferding en 1964, et Folpersviller en 1971.
Sarreguemines est chef-lieu de deux cantons :
Sarreguemines accueille un Institut de Formation en Soins Infirmiers et une antenne de l’Institut Universitaire Technologique de Metz, département Gestion Logistique et Transport. De plus, un département Droit a été créé, et une licence professionnelle « Assistant en Gestion et Logistique Transfrontalière » permet d’acquérir une formation supérieure très spécifique.
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