Sceaux est une commune française, du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud de Paris, et fait partie de la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre créée en 2002.
Sceaux est une ville des Hauts de Seine de la banlieue sud de Paris située dans le Hurepoix, à 9,8 kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Sceaux est traversée par la Coulée verte du sud parisien qui reprend une partie de la via Turonensis, l'une des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le climat de Sceaux est de type océanique dégradé. Les stations d'observation les plus utilisées pour la météorologie à Sceaux sont celles d'Orly et de Paris-Montsouris,, communes situées près d'Antony. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. La moyenne des précipitations est de l'ordre de 650 millimètres par an étalés sur 111 jours de pluie en moyenne, dont 16 jours de fortes précipitations (plus de 10 mm). Les températures y sont douces, le mois le plus froid étant janvier avec une moyenne de températures de 4,7 °C et les mois les plus chauds juillet et août qui présentent une température moyenne de 20 °C. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune d'Antony avec celui de quelques grandes villes françaises :
Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly recueillies sur la période 1961 - 1990 :
Sceaux est traversé par un axe majeur est-ouest : l'axe D60 commence à l'est à la place de la Libération situé à la limite est de la ville avec Bourg-la-Reine. De là, il longe le Lycée Lakanal sous le nom Avenue du Président Franklin Roosevelt jusqu'au carrefour avec la rue Lakanal (la moitié de la rue, côté Nord, appartient à la commune de Bourg-la-Reine jusqu'au portail du Lycée Lakanal sous le nom de rue Victor Hugo). La rue passe également au-dessus de la ligne du RER B à moins de 500 mètres de la gare de Bourg-la-Reine. Au carrefour, cet axe continue en direction du centre ville sous le nom de Boulevard Colbert jusqu'au rond-point avec l'avenue de Verdun ensuite il continue sous le nom avenue Camberwell jusqu'au rond-point Fontenay-Houdan, puis jusqu'à la gare de Robinson RER sous le nom de rue Houdan. Il se prolonge dans la commune du Plessis-Robinson sous le nom Avenue Robinson. Un autre axe D74 également est-ouest, commençant au carrefour de l'avenue Georges Clemenceau jusqu'au carrefour avec la rue de Fontenay passant par le rond-point des Blagis longe la limite nord de la commune sous les noms (d'est en ouest)Avenue de Bourg-La-Reine Avenue Jean Perrin.
Il n'existe qu'un seul axe nord-sud traversant totalement Sceaux, le côté nord-est étant bloqué par le RER B et le côté Sud par le Parc de Sceaux : la D67 partant depuis le carrefour avec la D74 au nord jusqu'au rond-point le long du Parc du Sceaux à la hauteur de la Grande Voie des vignes au sud. Elle coupe Sceaux par le rond-point Fontenay-Houdan puis par la place du Général de Gaulle. Du nord au sud, elle se nomme Rue de Fontenay (rond point Fontenay-Houdan), Rue Voltaire, Avenue Cauchy, Avenue Alphonse Cherrier. Il existe également deux autres axes nord-sud, mais ne traversant pas totalement la commune : la D77 partant depuis le carrefour avec l'avenue Franklin Roosevelt partant vers le sud, coincée entre le côté est du Parc et le Lycée Lakanal(avenue claude Perrault)et partant en direction d'Antony (Avenue Le Nôtre) traversant une zone résidentielle très calme jusqu'à La Croix de Berny RER situé à Antony, et L'avenue Georges Clemenceau partant du coin nord-est de la commune puis passant par la Gare RER de Sceaux (Avenue Raymond Poincarré au nord et Avenue de verdun au sud) jusqu'au rond-point avec la D60 au niveau de l'église de Sceaux située à prioximité.
Sceaux possède des pistes cyclables surtout dans sa partie Ouest dont la réalisation a été vraisemblablement motivée par la Coulée verte (zone piétonne et cycliste). La partie Est en revanche n'en possède pas, probablement dû au manque de place .
Sceaux est reliée au réseau RER par l'intermédiaire de 2 stations du RER B : Sceaux et Robinson, terminus de la ligne. La station Parc de Sceaux est toute proche de Sceaux, mais se trouve à l'intérieur de la commune d'Antony.
15 lignes de bus relient Sceaux à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :
Sceaux est une ville assez chic. Les habitations se tiennent principalement autour du centre ville et du parc de Sceaux, ainsi que la coulée verte. Sceaux ne contient pas assez de HLM par rapport à la moyenne. Mais ils sont principalement situés sur le quartier des Blagis.
Sceaux est en train de réaménager sa piscine, pour en faire une beaucoup plus écologique et accessible aux personnes handicapées. Elle est aussi bien sûr en pleine construction de HLM, de maison et d'appartements, par exemple au niveau du magnifique collège-lycée Marie-Curie(monument historique).
L'existence de la paroisse de Sceaux est attestée pour la première fois par un acte de 1203, qui indique que la paroisse de Ceaux a été détachée de celle de Châtenay dont elle dépendait auparavant, cette dernière relevant elle-même du chapitre de Notre-Dame de Paris. La première église de Sceaux fut bâtie en 1214.
Plusieurs fiefs constituaient le territoire de Sceaux, et ce jusqu'au XVe siècle où ils ont été réunis entre les mains de la famille Baillet : Sceaux-le-Petit (le petit Ceaux), au voisinage de l'église ; Sceaux-le-Grand (le grand Ceaux), autour de l'hôtel des Baillet, dans le parc actuel ; l'Infirmerie de Saint-Germain des Prés (l'Enffermerie), à proximité de l'église mais dont la situation n'est pas connue avec précision. Alix de Vaubouillon, veuve de Bérault Buisson, conseiller du roi vend sa seigneurie de Sceaux à Pierre Baillet, maître des requêtes ordinaire de l'Hôtel des rois Charles VI de France et Charles VII et à son épouse Marie de Vitry.
En 1470, son fils, Jean II Baillet, Conseiller au Parlement de Paris, maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du roi sous Charles VII et Louis XI, Conseiller de Louis XI, rapporteur de la Chancellerie et époux de Nicole de Fresnes (alias Gillette ou Colette) de Fresnes reçut à dîner le roi Louis XI en son hôtel de Seaulx le Grand, au cours d'un voyage d'Amboise à Paris que celui-ci effectuait en compagnie de la reine et de sa suite.
C'est de cette époque que date l'église actuelle, construite en 1476 en remplacement de celle du XIIIe siècle à l'initiative de René Baillet . Parmi les arrières-fiefs de Sceaux le Grand figure, avec ses dépendances celui appartenant en 1540 à Charles de Joussier, écuyer seigneur de Carneaux auquel il était rattaché et qui le tenait de sa bisaïeul Catherine de Neufville.
La seigneurie de Sceaux passa ensuite au fils de Jean II : Thibault Baillet, dit " Le Bon Président " et au fils de ce dernier René Baillet, (?-1579)époux de Isabeau Guillard et à leur unique fils André Baillet, qui sans héritier de Catherine L(h)uillier son épouse, la seigneurie passa par succession, à ses soeurs Renée Baillet épouse de Jean de Thou, Isabeau Baillet épouse de Nicolas III Potier et Charlotte Baillet épouse de Louis Potier; ce dernier racheta l'ensemble de domaine en 1597. Louis Potier était marquis de Gesvres comte de Tresviers, baron de Montjay et du Fresnoy, seigneur deBourg-la-Reine, du Plessis-Picquet (Plessis-Robinson) et de Sceaux ou il fit construire vers 1597 une grande maison à l'emplacement de l'ancien hôtel des Baillet ; c'est cette maison qui fut achetée et transformée plus tard par Colbert. Sur les terres que René Potier ajouta vers 1640 au domaine, se situait l'étang appelé la mer morte qui, avec le vallon où il se trouvait, servit à André Le Nôtre pour établir le bassin de l'octogone et le grand canal du domaine de Colbert.
Colbert fit l'acquisition du domaine le 11 avril 1670, fit rebâtir l'ancienne église en ruine datant de 1476, puis l'agrandit par l'achat d'autres terres voisines, réunissant ainsi un vaste territoire dépassant largement les limites du parc actuel. Il fit agrandir l'hôtel existant et chargea Le Nôtre de dessiner un parc à la française. Jusqu'à la Révolution et à la confiscation du domaine comme bien national en 1793, l'histoire du village de Sceaux demeura indissociable de celle du domaine et de ses propriétaires successifs : après Colbert son fils aîné le marquis de Seignelay, puis le duc et la duchesse du Maine, et le duc de Penthièvre, pour les plus notables.
Article détaillé : Parc de Sceaux.L'élection du premier maire de Sceaux s'est tenue le 7 février 1790 dans l'église paroissiale. Les 125 « citoyens actifs » qui y prirent part élurent le maire, le procureur et les cinq membres de la municipalité. Richard Glot, entrepreneur et propriétaire de la manufacture de faïence et de porcelaine de Sceaux, fut élu maire au premier tour de scrutin.
En 1793, Sceaux, qui s'appelait alors Sceaux-Penthièvre, prit, à l'initiative de la Société populaire de Sceaux et par décret de la Convention nationale, le nom de Sceaux-l'Unité. Les noms des rues furent également modifiés, et l'église transformée en Temple de la Raison.
Le domaine de Sceaux, transformé quelque temps en école d'agriculture, fut acheté en 1798 par un négociant de Saint-Malo, Jean François Hippolyte Lecomte. Le mauvais état du château amena bientôt ce dernier à le détruire ; il assura cependant la conservation de divers bâtiments, dont le Pavillon de l'Aurore et l'Orangerie. Le parc fut transformé en terres agricoles, sort que l'annexe de la Ménagerie se vit épargner grâce à son rachat par une association d'habitants de Sceaux. C'est dans ce jardin public que se tiendra pendant des décennies le célèbre Bal de Sceaux, où Honoré de Balzac situe certaines scènes de son roman Le Bal de Sceaux et qu'il décrit comme : « une fête hebdomadaire, qui, par son importance, menaçait alors de devenir une institution ».
D'abord recouvert d'une tente à la manière des pavillons chinois et éclairé par des lanternes à la quinque, le bal s'ouvrit le 20 mai 1799 (prairial, an VII). Mais en l'an X de la république, la Société du jardin et des eaux dut reconnaître que la tente était ruinée et l'on décida à l'unanimité de construire une immense rotonde de bois, un toit léger recouvert d'ardoises, porté par quatre piliers, avec un pilier central autour duquel l'orchestre devait prendre place. Ce qui fut fait. Le public accourut toujours plus nombreux car la rotonde pouvait abriter deux mille danseurs.
Sceaux devint chef-lieu d'arrondissement du département de la Seine en 1800.
Le premier chemin de fer reliant la gare parisienne de Denfert-Rochereau au centre de Sceaux (à proximité de l'église) a été inauguré en 1846.
Article détaillé : Ligne de Sceaux.Le château actuel a été édifié de 1856 à 1858 par le 2e duc de Trévise, à l'emplacement du corps central du château de Colbert, détruit pendant la Révolution.
Le lycée Lakanal, dont l'emplacement a été choisi par Jules Ferry lui-même, a été ouvert en 1885.
Le XXe siècle voit simultanément l'arrivée d'une nouvelle population plus aisée dans la ville ancienne et au voisinage du parc, racheté en 1923 par le département de la Seine et partiellement loti sur son pourtour, et la création de lotissements plus populaires.
Au 1er janvier 2010, Sceaux est jumelée avec :
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Sceaux depuis cette date.
Sceaux est située dans l'académie de Versailles.
La ville administre 4 écoles maternelles et 4 écoles élémentaires communales.
Le département gère deux collèges et la région Île-de-France trois lycées :
Sceaux abrite deux pôles d'enseignement de l'Université de Paris XI (Orsay) :
ainsi que l'EPF, école d'ingénieurs.
Les Scéens disposent d'un lieu de culte catholique : l'église Saint-Jean-Baptiste. Cette église est la seule église de Sceaux qui, par conséquent, ne possède qu'une seule paroisse, recouvrant la partie ancienne de la ville. Depuis le 1er janvier 2010, cette paroisse est rattachée au doyenné « La pointe sud » du diocèse de Nanterre. Le quartier plus récent des Blagis, à la limite de Fontenay-aux-Roses et de Bagneux, est rattaché pour partie à l'une des deux paroisses environnantes : paroisse Sainte-Bathilde à Châtenay-Malabry ou paroisse Saint-Stanislas des Blagis à Fontenay-aux-Roses.
Sceaux ne dispose pas de lieu de culte protestant, musulman, israélite.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 32 793 €, ce qui plaçait Sceaux au 40e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole.
Sceaux est célèbre pour son immense parc (parc départemental de Sceaux, dessiné par André Le Nôtre, comptant 181 ha dont 120 sur la commune de Sceaux), vestige du domaine personnel de Colbert dont l'imposant château fut détruit sous le Consulat.
Ce château fut la résidence de la duchesse du Maine, bru de Louis XIV.
Le château de Sceaux actuel, beaucoup plus petit, édifié par le deuxième duc de Trévise, fils du maréchal Mortier, sous le Second Empire, est de style néo - Louis XIII.
Le Musée
Le château actuel abrite le musée de la région Île-de-France. Ce musée possède l'une des plus importantes collections d'œuvres de peintres français figuratifs de l'Ecole de Paris et notamment de Maurice Boitel (quatre œuvres) et de Charles Forget.
Le musée est complété par un centre de documentation spécialisé sur l'histoire, l'architecture et le patrimoine de la région.
Située au 1 de la rue du Docteur Berger, c'est l'évêque de Paris, Eudes de Sully, qui en assure la fondation sous le vocable de saint Mammès, en 1203. Brulée en 1530, elle a été reconstruite très rapidement après, au XVIe siècle. Agrandie en 1738 sous le nouveau vocable de saint Jean Baptiste, elle a été considérablement remaniée en 1897. Le clocher est du XIIIe siècle, avec une flèche due à Lassus (XIXe siècle) payée par le Duc de Trévise. À l'intérieur se trouve le buffet d'orgues Louis XIV. Le chœur est du XVIe siècle, la deuxième clef de voûte porte la couleuvre héraldique de Colbert, la nef et les bas-côtés sont du XVIIIe siècle. Le maître-autel en marbre blanc a été donné par le duc de Penthièvre en 1788. Derrière, se trouve un groupe de marbre réalisé par Jean-Baptiste Tuby, La Baptême du Christ, (1680), qui provient de la chapelle du château . Près de la chaire, il y a la dalle funéraire du duc et de la duchesse du Maine. La façade conserve une Gloire entourée de rayons du XVIIIe siècle. Cette église est sans transept, à chevet plat. Sur le flanc nord de l'église, à l'emplacement de l'ancien cimetière, subsiste la tombe du fabuliste Florian, qui était attaché au duc de Penthièvre et qui mourut à Sceaux en 1794.
Le buffet d'orgues Louis XIV était précédemment à l'église Sainte-Catherine du Val des Écoliers à Paris et démolie à la fin du XVIIIe siècle. René Bürg, organiste Lauréat de la Schola Cantorum en fut le titulaire, ainsi que de St-Gilles de Bourg-la-Reine, dans les années 1950.
Le jardin des Félibres s'élève non loin de la demeure du fabuliste occitan Florian. Le jardin possède la statue de Frédéric Mistral et de neuf autres félibres. Le jardin a été réaménagé en 2004. Florian est enterré dans le jardin et sa tombe a été érigée en sanctuaire des Félibres, association culturelle et littéraire occitane initiée par Frédéric Mistral au milieu du XIXe siècle. Chaque année, à la fin du printemps s'y déroule une manifestation commémorative : les Fêtes Félibréennes de Sceaux. Tous les sept ans, Sceaux accueille des Jeux floraux. L'influence méridionale, dérivée de la présence de Florian à Sceaux, est toujours sensible à travers ces manifestations auxquelles s'ajoutent le Marché Provençal et la Foire aux Santons de Sceaux (début décembre).
Sceaux accueille depuis 1994 une importante Scène nationale avec Les Gémeaux, une salle de 600 places dédiée aux créations théâtrales, chorégraphiques, et musicales.
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