Segré est une commune française, sous-préfecture du département de Maine-et-Loire dans la région Pays de la Loire.
La commune est située dans le Haut-Anjou, et s'organise autour de l'Oudon, l'Argos et la Verzée.
Elle se situe au carrefour des axes Angers-Rennes et Nantes-Laval.
Le nom de Segré vient du latin Secretum qui signifie « isolé ». Dès la plus haute antiquité, des habitations existent à Segré. Dans un site de rivières et de collines, les tribus se fixent.
Au Xesiècle, le premier comte d'Anjou Foulques le Roux y fait construire un premier château sur l'éperon schisteux qui domine les deux rivières. Ce n'est alors qu'un donjon en bois élevé sur une butte de terre : une motte féodale que l'on peut voir encore aujourd'hui.
Au XIesiècle, la pierre remplace progressivement le bois. A Segré, un nouveau château, doté d'une enceinte fortifiée est édifié sous Foulques le Noir (Foulque Nerra). Il sera pris en 1066 par les troupes de Conan II de Bretagne.
En 1191, Richard Cœur de Lion, comte d'Anjou et roi d'Angleterre, confisque les terres de Segré à Geoffroy de la Guerche pour constituer le domaine de sa femme, Bérangère de Navarre.
En 1490, la ville est une nouvelle fois détruite par des bandes de pillards qui ravagent tout le Haut-Anjou.
En 1589, le comte de La Rochepot, gouverneur d'Anjou, au nom du roi Henri III, s'empare de Segré qui était jusque-là aux mains des ligueurs. Après avoir pillé la cité, il fait démanteler le château et les murs d'enceinte ainsi que tous les manoirs fortifiés de la contrée.
En 1635, la terre de Segré est érigée en baronnie au profit d'un protégé de Richelieu, Guillaume II de Bautru, seigneur de Louvaines.
En 1795, 2 000 chouans envahissent la cité défendue par 200 soldats républicains. Après 4 heures de combat, les Bleus capitulent. La ville est saccagée et 33 prisonniers républicains sont égorgés.
Au XIXe siècle et début du XXe, Segré connaît un net accroissement démographique puisque le nombre d'habitants passe de 700 en 1841 à 2 894 en 1878, à 3 551 en 1891 et à 4 874 en 1939. Cette augmentation est due, entre autres, au rattachement de la commune de Saint Aubin du Pavoil, au développement du réseau ferroviaire, à l'expansion industrielle : mine de fer et ardoisières.
Les 5 et 6 août 1944, les Allemands, devant l'avancée américaine, incendient la ville et prennent une soixantaine de personnes en otage. Sans l'intervention du Sous Préfet et de l'Archiprêtre, ces derniers étaient condamnés.
Segré compte aujourd'hui 7 155 habitants. Cette cité industrielle au passé minier, fer et ardoise, a dû faire face à d'importante mutations. En 30 ans, Segré s'est dotée d'une industrie diversifiée, de services répondant aux besoins administratifs, économiques, scolaires, sanitaires et sociaux, d'un commerce actif et d'un équipement sportif et culturel de qualité.
Segré est une ville fleurie ayant obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006. 2008,la petite ville est le theatre d'actes homophobes à l'encontre de deux lesbiennes qui doivent leur tranquilité à la fuite dans une autre commune
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Ecartelé, au premier et au quatrième d'argent à la bande d'azur, au deuxième et au troisième du même au pal aussi d'argent
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie du Maine-et-Loire
Elle dispose de 4 écoles primaires, 2 collèges (le Collège Public Georges Gironde et le Collège Privé Saint-Joseph), 2 lycées (le Lycée Public Blaise Pascal et le Lycée Privé Bourg-Chevreau) et une maison familiale rurale.
Une école de musique (située au groupe Milon) propose une formation musicale (initiation, solfège) et instrumentale (voix, cordes, vents et percussions, instruments polyphoniques) mais aussi une pratique collective (chant choral, musique de chambre, orchestres, big band, ateliers, ensembles vocaux). Elle fait partie de l'Ecole de Musique du Pays Segréen.
Elle dispose également d'un centre de formation pour adultes du ministère de l'agriculture et de la pêche sur les métiers de l'agriculture élevage, l'industrie agroalimentaire et les nouvelles technologies (CFPPA de Segré). On y trouve aussi une médiathèque, un centre culturel, un parc exposition, un cinéma, un skate-park et une piscine.
Segré possède un port de plaisance, d'une capacité de 30 bateaux environ, sur l'Oudon dont elle est l'origine navigable.
Services de mobilité locale :