Le département de la Seine-Saint-Denis est un département français situé au nord-est de l'agglomération parisienne, appartenant à la petite couronne de la région Île-de-France. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 93.
Les habitants de la Seine-Saint-Denis sont les Séquano-Dionysiens.
Le département de la Seine-Saint-Denis a été créé le 1er janvier 1968, en application de la loi du 10 juillet 1964, par le décret d'application du 25 février 1965, à partir de la partie nord-est de l'ancien département de la Seine (24 communes) et d'une petite portion de celui de Seine-et-Oise (16 communes).
Il hérite du code postal « 93 », autrefois dévolu au département de Constantine. Sa préfecture est Bobigny.
La création du département, qui répondait à l'origine à la disparition des anciens départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, et à la dissolution du District de Paris, a été motivée par le souhait plus ou moins implicite du pouvoir politique de l'époque de cantonner dans un espace déterminé ce qui pouvait constituer un obstacle majeur à la mise en œuvre de la politique gaulliste, c'est-à-dire la présence du Parti communiste français. En effet, celui-ci, grâce à son influence dans les communes de la ceinture rouge de la petite couronne où il s'était implanté dès les élections municipales de 1935, avait réussi à plusieurs reprises à exercer la présidence du Conseil général de la Seine.
La Seine-Saint-Denis était, quelque part, comme la concession tacite d'un territoire donné à la principale force politique d'opposition de l'époque.
Par voie de conséquence, elle permettait d'envisager que les deux autres départements constitués dans la proche banlieue (Hauts-de-Seine et Val-de-Marne) échapperaient à l'influence de cette même force d'opposition, tout en bénéficiant des programmes les plus déterminants d'aménagement urbain (La Défense pour les Hauts-de-Seine notamment, ou encore le secteur de la Ville Nouvelle de Créteil).
Cependant, comme pour les deux autres départements de la petite couronne, le subtil découpage territorial était organisé de telle sorte que ce qui avait constitué pour l'essentiel la ceinture rouge depuis l'époque du Front populaire (les anciennes communes du département de la Seine) soit « tempéré » par adjonction de communes issues de la Seine-et-Oise, réputées a priori moins portées à choisir des élus de gauche, et surtout communistes, pour les représenter.
Bobigny Pablo-Picasso, gare routière, au fond la préfecture.La Seine-Saint-Denis est située au nord-est de Paris. Sa superficie est de 236 km², ce qui en fait l'un des plus petits départements français. La Seine-Saint-Denis forme avec les deux autres petits départements touchant Paris (les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne) la petite couronne de la région parisienne.
Elle est située dans le Bassin parisien et comprend une part importante du Pays de France. Le département est essentiellement constitué par une plaine structurée par les larges vallées de la Seine et de la Marne et par un relief de buttes-témoins, avec le Plateau d'Avron et la colline de Belleville - Ménilmontant, culminant à 130 m. de hauteur, qui matérialisent l'extrémité du plateau de la Brie, ou l'extrémité du massif de l'Aulnoye. Ils sont séparés par les dépressions de Gagny et de Rosny-sous-Bois, qui matérialise un ancien lit de la Marne. Au nord du département se trouve la Butte-Pinson, qui annonce les premiers contreforts du plateau de Montmorency.
Le Département est limité à l'ouest par la Seine, à la hauteur de la Boucle de Gennevilliers, et, à l'est, par son affluent, la Marne. Deux canaux construits au début du XIXe siècle par la Ville de Paris, le Canal de l'Ourcq et le Canal Saint-Denis, et le canal de Chelles inauguré en 1865 pour faciliter la navigation de Vaires-sur-Marne à Neuilly-sur-Marne, l'irriguent également.
La géologie du département est celle, sédimentaire, du Bassin parisien. Une succession d'horizons argilo-marneux s'intercalent dans des formations gypseuses, qui ont lointemps été exploitées dans des carrières de pierre à plâtre à ciel ouvert ou en galerie.
Le département comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. Sa localisation au sein de l'urbanisation très dense de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France, en particulier par temps calme et anticyclonique. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4,7 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +20 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 43, dont 9 au-delà de 30 °C.
Le département fait partie de l'agglomération parisienne et bénéficie de son important réseau national d'infrastructures de transport routier, avec notamment les autoroutes A1 et A4, ainsi que le boulevard périphérique de Paris. S'y rajoutent les autoroutes urbaines maillant le territoire que sont les A3, A86, A103 et A104.
Le département est également desservi par les anciennes routes nationales RN1, RN2 et RN3.
La gare RER B de la Plaine-Stade de France à Saint-DenisLe département de la Seine-Saint-Denis est traversé par d'importants faisceaux ferroviaires, avec notamment les lignes Paris - Lille, La Plaine - Hirson, Paris - Strasbourg et Paris - Mulhouse, ainsi que par la Ligne de Grande Ceinture. Sauf cette dernière, dévolue au trafic de marchandises, les autres lignes accueillent des services TGV, grandes lignes, Transilien et RER. Le département accueille la première ligne de tramway moderne en Île-de-France, le , ouvert en 1992, et plusieurs projets sont actuellement en cours d'étude. Certaines extrémités du Métro de Paris desservent également des communes de la Seine-Saint-Denis. En tout, il y a :
Le département est traversé par cinq voies d'eau : le canal de l'Ourcq, le canal Saint-Denis, le canal de Chelles, la Seine et la Marne. Il n'existe toutefois pas de port important en Seine-Saint-Denis, le port de Gennevilliers étant situé dans les Hauts-de-Seine, sur la rive opposée d'Épinay sur Seine.
Le département dispose du système aéroportuaire parisien géré par aéroports de Paris, et accueille l'aéroport du Bourget, réservé à l'aviation d'affaire, ainsi qu'une partie de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Ces deux aéroports internationaux génèrent 93 000 emplois directs.
Malgré un taux de chômage élevé (10,7 en août 2007 ), dû en partie à un niveau d'éducation plus faible que dans les départements voisins, à la crise industrielle des années 1970, le « 93 » est un département dynamique, bien que ses domaines d'excellence soient parfois méconnus. Chaque année, plus de 8 000 entreprises sont créées dans le département (source: APCE 2006).
Le département est l'un de ceux qui ont, ces dernières années, vu s'accroître de manière plus sensible qu'ailleurs le nombre des entreprises implantées ou créées et celui des emplois du secteur marchand.
De ce fait, le département, qui reste sensiblement plus marqué par le chômage (9,8 % au 4e trimestre 2007 - 64 385 demandeurs d'emploi rencensés par l'ANPE en mai 2008) que les autres départements franciliens (6,9 % au 4e trimestre 2007), voit celui-ci baisser de 10,6 % en un an.
Chambre de Commerce et d'Industrie de Bobigny Le département compte de nombreuses zones d'activité, tertiaires, où à destination de PME-PMI sur l'ensemble du département. La logistique est également très présente. Ici zone industrielle des Pavillons-sous-Bois Le département a été un haut lieu de l'industrie lourde française avant sa désindustrialisation, à partir des années 1970Ici, un site industriel à Aubervilliers au début du XXe siècleLe PIB de la Seine-Saint-Denis s'élève en 2000 à 32,350 milliards d'euros, ce qui fait du Département le 6e département français pour la richesse produite, même si le PIB par habitant ( 23 305 € par tête ) situe la Seine St Denis à la 14e place de ce point de vue (cf. Liste des départements français classés par produit intérieur brut par habitant). De même, en rapportant ce PIB à chaque emploi, on constate que le département se situe au 6e rang national, avec une productivité moyenne d'ailleurs supérieure à la moyenne nationale.
Le département dispose de cinq grands pôles économiques :
La première implantation industrielle du département est l'usine Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-bois, mais le premier employeur sera dès 2009 la BNP, signe de l'évolution du territoire.
La Seine-Saint-Denis est aussi en position de force dans le domaine du commerce textile, des services à l'industrie aéronautique et aéroportuaire, des biotechnologies, des matériels de transport , des éco-industries et des industries de l'image, du cinéma et la télévision.
C'est également un territoire qui concentre beaucoup d'entreprises du secteur du multimédia : Ubisoft, HEOPS atelier, Moviken, Neko Entertainment... La Seine-Saint-Denis est implantée sur Second Life.
Cet essor de la filière est accompagné depuis juillet 2005 par la mise en place du pôle de compétitivité Cap Digital qui comprend les domaines de l’Image, du Multimédia et Vie Numérique. Il associe les pouvoirs publics, les laboratoires de recherche et les entreprises afin de développer des zones d’excellence. Actuellement, 30 entreprises internationales (EADS, Thales, Siemens, Thomson, UbiSoft, Alcatel, INA, Fujitsu…), 200 PME, 30 universités et écoles d’ingénieurs, 50 laboratoires de recherche sont impliqués dans ce projet.
Pour autant, les évolutions les plus récentes affectent d'autres champs d'activité que les activités industrielles historiques du département.
Ainsi en est-il de l'implantation du groupe d'assurances Generali, comptant plus de 4 000 salariés sur son nouveau site de la Plaine Saint-Denis, de celle des services d'EDF dans le quartier Pleyel ou encore le projet de Cité du cinéma de Luc Besson. Malgré la crise financière de 2008, plusieurs programmes immobiliers ont continué de trouver preneur vers Saint-Denis, Villepinte et à proximité du Bourget, le territoire proposant des immeubles neufs et de qualité à un coût moindre que l'ouest parisien.
Dans un autre ordre d'idées, le Ministère de l'Economie et des Finances entend implanter des services plus importants sur le site de Noisy le Grand, tandis que le groupe Air France a choisi de s'implanter à Tremblay en France.
En décembre 2008, le département se dote d'une unique agence pour le développement économique, Seine-Saint-Denis Avenir, dont Claude Bartolone préside le Conseil d'orientation et de surveillance, et fusionne ses deux sociétés d'économie mixte pour renforcer et rationaliser son action dans le développement économique, alors que le département, déjà au 5erang des départements par le PNB, a l'avantage d'une population jeune et multilingue et propose un immobilier d'entreprise abordable et moderne.
La population : 1 502 340 habitants en 2007 (1 382 861 en 1999) ; densité de 6 366 habitants au km² ; 27,7 % de la population a moins de 20 ans. Parmi les 40 communes, les plus peuplées sont Montreuil (102 097 habitants), Saint-Denis (100 800 habitants), Aulnay-sous-Bois (82 513 habitants), Aubervilliers (73 699 habitants), Drancy (65 843 habitants) et Noisy-le-Grand (62 529 habitants).
La seine-Saint-Denis a accueilli de nombreux habitants, à la suite de l'exode rural, de l'indépendance des anciennes colonies, des besoins en main-d'œuvre de l'industrie.Les besoins en logement ont souvent été assumés par les grands ensembles qui ponctuent le territoire départementalLes tours de la rue de la Capsulerie à Bagnolet Le département a d'ailleurs été l'un des premiers territoires du logement social, avec la réalisation de Cités-jardins dès les années 1920La cité de l'Eguillez à Dugny De très nombreux projets de rénovation urbaine ont lieu ou sont programmés en Seine-Saint-Denis pour transformer les quartiers en profondeur. L'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) en est un financeur majeur.Ici, l'inauguration des nouveaux espaces publics de la Cité Allende à Villetaneuse en 2007La Seine-Saint-Denis est l'un des départements français comptant le plus d'immigrés, ou de personnes issues de l'immigration. La mortalité infantile y est la plus élevée de France métropolitaine (5,4 pour 1 000) (taux moyen 2001-2003).Pour comparaison en Ile de France elle est de 4,2. Cette immigration est d'ailleurs particulièrement ancienne et participe à l'identité départementale. En effet, dès le développement industriel de la seconde moitié du XIXe siècle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs issus de l'immigration.
L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment après chacune des guerres mondiales, s'est manifesté en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940 ; Nord Africains après la Seconde Guerre Mondiale, Portugais et encore plus récemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situés au Sud du Sahara. Ce mouvement accompagne, faut il le souligner, l'arrivée massive d'immigrés intérieur au pays (Bretons, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes.
Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.
Les données du recensement général de la population 1999 sont les suivantes : le département compte un peu moins de 1 383 000 habitants, dont près de 260 000 sont de nationalité étrangère (dont plus de 40 000 nés en France ) et plus de 126 000 des Français par acquisition, représentatifs de ce qu'il est convenu d'appeler la seconde génération.
D'ailleurs, le département compte, entre autres spécificités, près de 40 000 habitants nés Français à l'étranger ainsi que plus de 42 000 Domiens d'origine, chiffre sans équivalent en France métropolitaine. En effet, Paris ne compte par exemple qu'un peu plus de 27 000 Domiens et les Hauts de Seine, département de population comparable, moins de 22 000.
Les données du recensement de 2006 indiquent un accroissement du nombre et de la proportion d'étrangers (317 000 personnes, soit 21,24 % de la population du département).
Le revenu moyen des ménages s'élève selon l'INSEE en 2004 à 15 175 €/an, alors que la moyenne nationale s'élève à 15 027 €/an. Cependant il existe des disparités criantes de niveaux de vie en Seine-Saint-Denis selon les villes habitées. Ainsi l'arrondissement de Saint-Denis est le plus défavorisé, la quasi totalité des villes s'y trouvant cumulant des obstacles en matière sociale (chômage, taux de logements sociaux très élevés, revenus des ménages faibles...). Ainsi, en 2006, alors que le taux de chômage était de 11,1 % en moyenne pour les communes françaises, l'arrondissement de Saint-Denis affichait 20,3 %, l'arrondissement de Bobigny 16,7 % et celui du Raincy 13,7 %. Le revenu moyen annuel des ménages variait alors entre les arrondissements de Saint-Denis et du Raincy, en 2004, respectivement de 11 500 € à 17 820 €.
Les inégalités sont également visibles entre les villes. De fait, la ville de Clichy-sous-Bois, où le revenu moyen des ménages était de 11 589 € en 2004, est limitrophe de la ville du Raincy alors que ces communes sont particulièrement opposées ; les ménages du Raincy avaient, avec 27 897 € en moyenne en 2004, des revenus plus élevés que ceux de Levallois-Perret ou de Saint-Maur-des-Fossés.
D'une manière générale, le département reste légèrement moins favorisé que la moyenne française mais tend à s'en rapprocher.
Selon le recensement de 2006, le département compte 604 065 logements, soit 11,4 % du parc francilien sur 2 % du territoire régional. Le logement social, dont les premières HBM datent de la fin du XIXe siècle est fortement représenté dans le département, avec 200 000 HLM, soit 18 % du parc régional. Ce parc est principalement regroupé dans les communes limitrophes de Paris.
Le patrimoine de logement social appartient à une centaine d'organismes, dont une soixantaine d'entreprises sociales pour l'habitat (ESH, ex SA HLM) et 18 offices publics de l'habitat (OPH, ex OP HLM). Les principaux sont l'OPH départemental (20000 logements) et l'OPH Plaine commune habitat
Malgré ce parc important, et compte tenu de l'insuffisance de l'offre dans d'autres départements franciliens, 57 000 demandes de logement social sont enregistrées dans le département, ce qui implique de grandes difficultés d'attribution. D'autre part, le logement privé ancien est parfois fort dégradé: 140 arrêtés d'insalubrité ont pris en 2007; pour les seules six villes de Romainville, Saint-Denis, Aubervilliers, Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, 1 255 logements sont considérés comme à démolir et 2 921 à réhabiliter. En 2005, le nombre d'immeubles insalubres était estimé à 1 500 et le nombre de logements concernés entre 4 000 et 10 000. En 1999, la seule Plaine commune recensait 6 700 logements indécents dont 2 500 insalubres. Malgré les efforts entrepris, en particulier par les six villes citées qui ont passé un contrat en ce sens avec l'État, leur éradication est relativement lente en raison de la complexité juridique des opérations et du nombre important (54 000) de demandeurs de logement social qui complique parfois le relogement des occupants.
Le parc HLM, pourtant relativement récent, est également marqué par d'importants dysfonctionnements, ce qui fait de la Seine-Saint-Denis le département français où l'ANRU finance le plus d'opération de « renouvellement urbain ». Plaine Commune a ainsi signé un contrat territorial de renouvellement urbain qui concerne le tiers de ses logements, qu'il s'agisse d'HLM dégradées, de copropriétés en difficulté où d’« habitat indigne ». Globalement, 40 % du département est concerné par la géographie prioritaire de la politique de la ville. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bidonvilles parsemaient le département. Suite à l'appel de l'Abbé Pierre en 1954 et la relance du logement, ceux-ci ont été globalement éradiqués vers 1974.
Le SDRIF, révisé en 1994 sous la responsabilité de l'Etat, est le schéma directeur de la Région d' Île-de-France. Ce document planifie l'évolution de l'organisation urbaine dans les vingt prochaines années, et prévoit les équipements publics nécessaires pendant cette durée. C'est dans le cadre du SDRIF que le nord et l'est de la région ont été développés : l'édification du Stade de France, le renouveau de la Plaine Saint-Denis, le développement de la zone de Roissy et de Marne-la-Vallée.
Le SDRIF a été révisé. En effet, un nouveau SDRIF a été adopté par la région Ile de France le 25 septembre 2008. Le fil directeur de ce document stratégique d'aménagement est de faire de l'Ile de France une éco région à l'horizon 2030. Les 3 défis à relever sont : - Favoriser l’égalité sociale et territoriale - Anticiper et répondre aux mutations ou crises majeures, liées notamment au changement climatique et au renchérissement des énergies fossiles - Développer une Île-de-France dynamique et maintenant son rayonnement mondial.
La Seine-Saint-Denis constitue le seul site Natura 2000 français en milieu urbain.
Le parc départemental du Sausset à Aulnay-sous-Bois et à Villepinte.La Seine-Saint-Denis fait partie, avec le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne de l'Académie de Créteil.
L'entrée de l'Université de Paris VIII à Saint-Denis Le forum du campus de l'Université Paris-Nord à VilletaneuseLe département possède :
Ce mouvement trouve par ailleurs une illustration nouvelle dans le cadre du développement de l'agglomération de Plaine Commune avec l'installation du CNAM, et celle à venir de la Maison des sciences de l'homme et de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Par ailleurs, par restructuration de l'établissement public qui les gère, les Archives Nationales vont bientôt s'installer dans de nouveaux locaux situés à proximité de l'Université Paris VIII. Le développement des formations supérieures touche également les établissements secondaires où croissent le nombre des classes préparatoires aux grandes écoles et le nombre des étudiants les fréquentant.
On notera aussi que l'IEP de Paris a signé une convention de formation avec plusieurs lycées du département en vue de permettre l'inscription dans cet établissement des élèves issus de ces lycées.
Toutefois,compte tenu de la situation sociale de nombre de familles, une part importante de ses écoles, collèges et lycées sont classés en Zone d'éducation prioritaire.
La population de la Seine-Saint-Denis est de plus en plus formée, prolongeant de plus en plus ses études, ce qui constitue l'un des potentiels de développement futur du département, et du pays en général. En effet, sur les 213 090 jeunes âgés de 15 à 24 ans résidant en 2006 dans le département, 135 568 étaient encore scolarisés tandis que 20 924 avaient terminé leur scolarité en obtenant un diplôme au moins équivalent au baccalauréat de l'enseignement secondaire.
A contrario, le département comptait également 12 167 jeunes n'ayant pas effectué de scolarité ou dépourvus de diplôme de niveau certificat d'études primaires, soit 5,7 % de la tranche d'âge. Cette situation est cependant en évolution sensible puisque cette absence ou ces faibles niveaux de formation initiale touchaient, en 2006, le 17,3 % des Séquano-Dionysiens âgés de 25 à 39 ans et près du quart de ceux âgés de 40 à 54 ans.
Mais ces jeunes sans qualification sont particulièrement soumis aux aléas de la vie professionnelle et rencontrent des difficultés grandissantes d'insertion sociale et professionnelle.
D'un point de vue sanitaire, six structures sanitaires publiques y sont implantées (hors AP-HP) :
L'Hôpital Jean-Verdier à BondyA ces établissements de soin public, il faut rajouter les cliniques privées, telles que le Centre cardiologique du nord, à Saint-Denis, l' Hôpital privé du Vert-Galant à Tremblay-en-France, l' Hôpital privé du Blanc-Mesnil au Blanc-Mesnil et à Drancy la Clinique des Presles, à Épinay-sur-Seine ou la Clinique de l'Estrée, à Stains et l' Hôpital européen de la ROSERAIE à Aubervilliers.
De même, le pôle de santé publique de la Plaine Saint-Denis regroupe des agences majeures du Ministère de la Santé.
Néanmoins, il faut remarquer un sous-équipement global du département en termes d'offre de soins, notamment libérale : un nombre de médecins spécialistes ou généralistes, de professionnels paramédicaux sensiblement inférieur à la moyenne régionale, sans doute lié à la forte précarité d'une part importante de la population séquano-dionysienne, et à son faible pouvoir d'achat.
De ce fait, un nombre significatif de communes ont fait le choix ancien de proposer une offre publique de soins de proximité, avec des dispensaires et des centres de santé fortement fréquentés par les habitants.
La Croix-Rouge française a décidé en 2006 de fermer trois de ses équipements, les dispensaires de Drancy, du Blanc-Mesnil et du centre Blumenthal d'Épinay-sur-Seine. Dans le cas du Blanc-Mesnil, cette annonce a été fortement critiquée, car le dispensaire se situait au nord de la ville, au cœur du grand ensemble des Tilleuls, qui fait parties des 100 Zones Franches du pays. De plus, selon une étude de la D.R.E.S.S, le nord du Blanc-Mesnil, qui comporte un bassin de près de 20.000 Habitants, essentiellement locataire H.L.M, est la zones la moins médicalisés, et la moins bien loties en spécialistes de la région.
Le département accueille depuis 1998 le Stade de France à la Plaine Saint-Denis à Saint-Denis.
La Seine-Saint-Denis compte également plusieurs clubs sportifs de haut-niveau comme Tremblay en France Handball qui évolue en première division de handball mais également le Hockey Club de Neuilly sur Marne, qui évolue en Ligue Magnus depuis septembre 2008.
Elle abrite également plusieurs clubs de football au niveau amateur (CFA) comme le Red Star, la Jeanne d'Arc de Drancy Noisy-le-Sec et Villemonble. Le premier club vainqueur de la Coupe de France fut l'Olympique de Pantin en 1918. La Seine-Saint-Denis a également des équipes echiquéennes dans le haut-niveau National comme le Cavalier Bleu de Drancy ou Noisy le Grand qui évoluent respectivement dans le Top 16 et la Nationale I. Le club de Villepinte évolue en deuxième division jeunes.
Le quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France, dont le siège est d'ailleurs situé à Saint-Ouen, a parmi ses éditions départementales une édition de 8 pages consacrée à la Seine-Saint-Denis qui est le principal média consacré à la vie du département. En l'absence d'un média comparable à la presse de province, les 8 pages de l'édition départementale du Parisien ne permettent pas de donner écho à l'information de proximité. Aussi certaines villes comme Saint-Denis ont promu des médias locaux comme ""Le Journal de Saint-Denis" qui se veut un média pluraliste et non une presse municipale.
L'actualité départementale a également droit de cité dans les jounaux "Île-de-France" de France 3, dont l'édition régionale du 19/20 à 19 h 05 du lundi ou vendredi.
En 2005, le Bondy Blog a été lancé par le magazine suisse L'Hebdo pour suivre les émeutes dans les banlieues françaises. Depuis mars 2006, la direction a été confiée à une équipe locale et le blog constitue désormais un média très lu, représentant la diversité ethnique et sociologique de la Seine-Saint-Denis, couvrant l'actualité du département.
Le quotidien national L'Humanité a son siège à Saint-Denis.
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis édite un mensuel « Seine-Saint-Denis Magazine » et les collectivités locales disposent toutes d'un journal de plus en plus souvent couplé à un site internet.
Compagnie indépendante de théâtre installée à Drancy depuis 1991 et dirigée par Mohamed Rouabhi, acteur, auteur, metteur en scène et personnalité de la Seine-Saint-Denis engagée tant dans le choix de ses thèmes (la Palestine, le 17 octobre 1961, le combat des Noirs Américains dans les années 1960) que dans ses prises de positions personnelles (conflit des intermittents, défense des travailleurs étrangers, des sans-papiers). Avec à son actif une quinzaine de créations théâtrales dans le département, en France et à l'étranger (Brésil, Palestine, Italie, Sénégal, Nouvelle-Calédonie...), la compagnie développe parallèlement des ateliers d'écriture en direction de populations en grande difficulté, en milieu carcéral, etc.
Le studios et laboratoires Éclair à Épinay-sur-Seine au début du XXe siècleLa moitié des studios de cinéma français est implantée dans le département, souvent de longue date. Il s'agit des Studios d'Aubervilliers, de Transpaset à Saint-Ouen, de BUF Compagnie et d'Avalanche production à Pantin, des Studios Sets à Stains, des studios et laboratoires Éclair à Épinay-sur-Seine, des studios Pathé-Albatros à Montreuil-sous-Bois et, très bientôt, la Cité du cinéma de Luc Besson à Saint-Denis. S'y ajoutent des activités de doublage et d'animation, avec Média Dub et Attitude Studio à Aubervilliers, Titra film et Auditorium Jackson à Saint-Ouen, Dubbing Brothers à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)
Le département est riche d'une vie culturelle et associative importante. Associations artistiques, collectifs cityens mais aussi réseaux de solidarités du secteur de l'Economie social, le département compte quatre Systèmes d'Echanges Locaux, un grand nombre d'associations de quartiers... Les liens ci-dessous offrent quelques exemples.
Génération Nouvelles Technologies Multimédia milite pour la liberté d'expression écrite, vidéo, sonore et lutte contre l'exclusion numérique. L'association permet aux habitants de s'initier aux outils informatiques et multimédias par le biais d'ateliers, de formations et à l'accès au web.
Plaine Page a été mis en œuvre par les habitants du quartier et avec le soutien de l'association « Les conteurs de la plaine » et l'association GNTM.
Mise à disposition d'un espace internet pour susciter un débat entre les associations dionysiennes. La culture dionysienne Faire de Saint-Denis un pôle artistique et culturel qui rayonne largement au-delà de ses murs.
Plaine Evolution est un projet global, un portail d'informations des NTIC sur la Plaine. Il est ouvert aux débats et permet une gestion de projets entre les membres.
Pour autant, le Département trouve d'autres traductions de la diversité de son activité culturelle.
Le patrimoine muséal et monumental du département est loin d'être négligeable et particulièrement varié
Église Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers, façade de style baroque de type jésuite, XVIIe siècle.
Église Notre-Dame du Raincy, style moderne, première église de France construite en béton armé, par les frères Gustave et Auguste Perret.
Église Saint-Germain l'Auxerrois, style néo-classique.
Et bien d'autres encore... En plus des églises la Seine-Saint-Denis accueille une synagogue à Aulnay-sous-Bois, et plusieurs mosquées à Bondy, Drancy et Gagny.
La Seine-Saint-Denis est l'un des départements constituant la Ceinture Rouge historique de Paris. C'est un fief historique de la gauche, et en particulier du parti communiste, qui contrôle encore la préfecture et plusieurs grandes mairies du département (Saint-Denis, Bobigny, Tremblay-en-France, Le Blanc-Mesnil, La Courneuve...). Après y avoir disposé de la majorité absolue de 1967 à 2001, le PCF a détenu la présidence du Conseil général de la Seine-Saint-Denis jusqu'en mars 2008, avec des personnalités comme Georges Valbon.
La Seine-Saint-Denis vote très majoritairement à gauche depuis fort longtemps, avec, cependant, quelques différences de comportements électoraux entre les communes issues de l'ancien département de la Seine et celles issues de l'ancienne Seine-et-Oise. La droite dispose de quelques bastions anciens dans l'est du département comme Le Raincy ou Montfermeil. Le PS a longtemps dû se contenter de quelques bastions comme Bondy, Le Pré-Saint-Gervais et Épinay-sur-Seine, ville qui vit François Mitterrand prendre la tête du parti en 1971.
En 1968, année où le parti gaulliste UNR avait obtenu la majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il n'avait pu obtenir que 2 des 9 sièges de député du département, les 7 autres restant acquis au PCF.
En 1977, la stratégie d'union de la gauche lui permet de conquérir six municipalités (Neuilly-sur-Marne et Villemomble au profit du PS, Gagny, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand et Villepinte au profit du PCF), tandis que Sevran passait du PS au PCF. En 1979, la gauche disposait de l'ensemble des parlementaires du département, celui-ci comptant neuf députés communistes, quatre sénateurs communistes et deux sénateurs socialistes.
Il aura fallu attendre 1981 pour que les premiers députés socialistes soient élus sur le département, étant dominés uniquement que par les communistes sous la précédente législature.
Aux élections municipales de 1983, la droite a pu conquérir un certain nombre de municipalités comme Montfermeil et Rosny-sous-Bois et, allié au Front National lors d'une partielle, Aulnay-sous-Bois ou reconquérir une partie de celles qu'elle avait perdues en 1977, comme Gagny, Neuilly-Plaisance, Villemomble et Villepinte. Sa faiblesse organisationnelle (en termes de militants entre autres) a toutefois permis au Front National de se positionner en force pendant une certaine période et damer le pion à la droite parlementaire lors des consultations tenues dans les années 1990. Le PCF voit émerger une nouvelle génération communiste autour notamment du nouveau maire de Saint-Denis Patrick Braouezec.
Les sénatoriales de 1986 marquent également l'arrivée de premiers sénateurs de droite du département après les pertes des municipalités de gauche en 1983, alors que le PCF perd Dugny aux élections municipales de 1989.
Aux élections municipales de 1995, le PS a gagné quelques positions notables comme Noisy-le-Grand.
Aux élections municipales de 2001, le centre-droit a conquis Épinay-sur-Seine et Drancy, respectivement sur le PS et le PCF, alors que le PS gagnait Pantin sur le PCF et Les Lilas sur l'UDF, les Verts l'Île-Saint-Denis sur le PCF.
La situation au sein de la gauche a également évolué, avec un renforcement de l'influence du Parti Socialiste, prenant notamment appui sur les divisions et divergences d'approche des élus et organisations communistes dans le département, comme sur son évolution sociologique et l'aggravation de la situation sociale de nombreuses cités. Ce processus s'est concrétisé avec le gain de la présidence du Conseil général par le socialiste Claude Bartolone en mars 2008.
Les municipales et cantonales de 2008 ont confirmé cet ancrage à gauche, principalement au profit du PS et des Verts, les premiers faisant basculer Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Noisy-le-Sec et Pierrefitte-sur-Seine et les seconds Montreuil.
Sur le plan de la représentation parlementaire, le département compte, depuis 2007, 4 députés communistes, 5 députés socialistes, 1 député Nouveau Centre et 3 députés UMP ; il compte également 2 sénateurs communistes, 1 sénateur socialiste, 1 sénatrice Verte, 2 sénateurs UMP.
Un grand nombre d'hommes politiques d'envergure nationale sont des élus de Seine Saint-Denis.
Parmi ceux-ci, on peut ainsi citer, dans la liste des élus séquano-dionysiens ayant exercé des responsabilités ministérielles :
Notons toutefois qu'Alain Calmat, comme Élisabeth Guigou et Dominique Voynet ont exercé des responsabilités ministérielles avant d'être élus en Seine-Saint-Denis.
La préfecture de la Seine-Saint-Denis se situe à Bobigny. Le département se subdivise en deux sous-préfectures, l'une à Saint-Denis l'autre à Raincy.
Le département est composé de 3 arrondissements (Bobigny, Saint-Denis et Le Raincy), 40 cantons et 13 circonscriptions législatives.
Voir également:
Le département Français de la Seine-Saint-Denis comprend, début 2010, 3 communautés d'agglomération regroupant 14 communes sur les 40 du département.
Le tableau suivant donne la liste des communes de la Seine-Saint-Denis, en précisant leur code INSEE, leur code postal principal, leur appartenance aux principales structures intercommunales en 2009, leur superficie et leur population.
Tout comme pour Paris, mais aussi pour les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, la sécurité et la police ne dépendent pas en Seine-Saint-Denis des maires ou du préfet, mais de la Préfecture de police de Paris.
Le département de la Seine-Saint-Denis a un taux de criminalité certes élevé, 95,67 crimes et délits pour 1 000, mais inférieure à celui de Paris qui est de 124,7. La moyenne nationale est d'environ 83 pour 1 000, taux toutefois à nuancer puisque la criminalité est généralement plus élevée dans les grandes villes et leur banlieue. Cependant les taux pour les départements voisins tels que les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise sont respectivement de 70,9‰, de 78,7‰ et de 88‰.
Au sein même du département il y a de nombreuses disparités, alors que le taux de criminalité de la circonscription de Saint-Ouen est de 153,39 pour 1 000, celui de la circonscription de Gagny est de 62,53 pour 1 000. En passant par celle de Bobigny et celle d'Aulnay-sous-Bois ayant un taux d'environ 105 pour 1 000, puis celle de Drancy et de Livry-Gargan avec un taux moyen de 84,5‰.
À Paris, les cas de violences sexuelles sont au nombre de 1 413 en 2008 soit 0,6‰, la ville se place en 2nde position du plus fort taux. En Seine-Saint-Denis, les cas sont de 730 soit 0,5‰ et se place en 16ème position. Quant aux violences physiques crapuleuses ou non, on dénote 23 128 cas en Seine-Saint-Denis contre 27 857 à Paris., Et pour les menaces de violences en 2008, 3 839 cas sont constatés en Seine-Saint-Denis, contre 5 165 à Paris. De la même manière, en 2008, pour les atteintes aux biens (vols sans violence, dégradations et destructions) la Seine-Saint-Denis est le troisième département le plus touché, après les Bouches-du-Rhône et Paris. Cependant Paris étant l'une si ce n'est la ville la plus touristique du monde, ses taux sont à nuancer. On peut en dire de même de Saint-Ouen qui voit sa population multiplier par 4 lors du marché aux puces.
Entre 2007 et 2008, on distingue en Seine-Saint-Denis une diminution des cas de violences physiques et des menaces, alors qu'à Paris sur la même période on aperçoit une hausse des cas. Les atteintes aux biens sont aussi en baisse.
Malgré une légère augmentation du nombre des accidents corporels et des blessés, on constate une diminution significative des tués.
Maison d'arrêt de Villepinte
48°54′N 02°29′E / 48.9, 2.483
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