Seynod est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie et la région Rhône-Alpes. La commune de Seynod absorbe celle de Vieugy en 1965 et celle de Balmont en 1972.
La commune de Seynod est située dans la banlieue sud-ouest d'Annecy. Son point le plus bas étant situé à 450m, dans le quartier de Croix-Rouge, la commune culmine à 1020m dans le Semnoz.
Son territoire s'étale le long du RD5, de la RN 201 et de l'autoroute A41 et ses seules limites naturelles sont les contreforts du massif du Semnoz situés au sud-est. Seynod appartient au cadre géologique du lac d'Annecy et fait partie de l'avant-pays savoyard au pied des Préalpes.Les principales caractéristiques sont les suivantes. À l'est, la montagne du Semnoz, anticlinal orienté nord sud, qui constitue l'extrémité nord du massif des Bauges. Sa structure est essentiellement formée de calcaire durs appartenant à l'Urgonien. Au nord-est la plaine d'Annecy, au débouché de la cluse du même nom, constituée d'alluvions fluvioglaciaires. Puis immédiatement au sud de la plaine d'Annecy, une mince bande de molasses grises (Aquitanien), à l'est de Loverchy. Couvrant la majeure partie de la commune, un plateau de moraines montant régulièrement vers le sud-ouest est sillonné de vallons, au relief très doux. En bordure occidentale, des plaques longilignes de molasses vertes (Burdigalien), à l'aplomb de Chavanod, Saint-Sylvestre et Montagny.
Le système hydrologique de Seynod comprend: un ruisseau dit des Trois Fontaines, coulant du sud vers le nord, au pied du massif du semnoz ainsi que divers ruisseaux, dont le Marais de l'Ale, se jettent dans le Fier, et le Ru de la Jatte dans celui des Eparis.
Concernant la nature des sols, cultures et végétations, en fond de vallon ou dans les dépressions, les terrains riches en glaise imperméable, vont être marécageux; sur les sommets et les pentes, l'eau pourra s'écouler et les terrains seront d'autant plus facilement cultivables qu'ils seront moins argileux et la présence d'eau faible; et enfin sur les terrains les plus favorables, se développeront des cultures céréalières ainsi que l'élevage.
Le climat y est de type montagnard en raison de la présence du Massif alpin.
Voici un aperçu dans le tableau ci-dessous pour l'année 2007 :
Seynod, est une ville facile d'accès. En effet, cette ville est traversée par la nationale 201, et desservie par l'autoroute grâce à la sortie Annecy sud. La vile de Seynod comporte deux avenues principales : L'avenue Jean Clerc, situé dans le vieux Seynod, qui rejoint le centre-ville, et l'avenue de Champs-fleuris, qui part du centre-ville pour se terminer à la limite de Cran-Gevrier, devant le lycée des Bressis.
La ville de Seynod est équipée de plusieurs pistes cyclables qui la relient aux villes et bourgs environnants: Annecy, Cran-Gevrier, et Vieugy.
La gare la plus proche se trouve à Annecy.
La ville de Seynod est desservie par les bus de la SIBRA, avec deux lignes (4 et 5) et une ligne de cars Annecy-Aix.
L'aéroport le plus proche se trouve à Meythet et les aéroports internationaux les plus proches se trouvent à Genève et à Lyon.
Seynod viendrait du latin Sagenodum (ou Sugenadum) dont Sagina signifiant la graisse et le suffixe "atum" un lieu ou l'on engraisse les porcs et les volailles. Seynod en patois se dit Sinnu ou Sênu (Sinne pouvant signaler une chênaie). Selon Monsieur Ducis, Seynod pourrait venir des deux mots latins Sinus (Golfe ou baie), et Dunum (château du golfe).
Datant du Néolithique, une hache en pierre verte a été trouvée à Seynod, en 1897, par Charles Marteaux, dans un champ aux confins du mas de Brezi (Bressis) et de la Brunaz (Brône), datée du néolithique final (3000-2000 av. J.-C.) et est conservée au musée-château d'Annecy, ce qui en fait un témoignage précis de cette période.
L'époque de la Tène, à Balmont, on a signalé l'existence d'une enceinte constituée d'une "doline" (petite cuvette circulaire à fond plat) ovale de 60m x 100m dans le bois de Varvets (ou des Vervets), surplombant le ruisseau des Esparris. Le pourtour de cette doline a été relevé par des accumulations de galets formant une enceinte située à environ 500m au nord nord-est de Balmont dont elle est séparée par une dépression marécageuse appelée "le Marais". Monsieur B. Ruffet classe cette enceinte de l'époque de la Tène.
De nombreux sites gallo-romains nous rappellent que l'activité de Saginatum fut intense. Plusieurs sépultures, ainsi que des objets de céramiques IIIe et IVe siècles, ont été découverts au hameau de Branchy. Seynod est situé sur le tracé de la voie romaine, construite au IIIe siècle, reliant les vicus de Boutae (Annecy) à Lemencum (Chambéry) en passant par Aquae (Aix-les-Bains). Elle traversait les villas de Saginatum (Seynod), Coesiacus (Cesy), Bissunacus (Bessonnex), Veratiacus (Vraisy). A Seynod, sur les contreforts de l'église, une inscription romaine a fait l'objet d'une inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1995.
Au chef-lieu, des fondations d'un vaste bâtiment, des tuiles, des poteries et fragments de marbre ont été découverts à l'extrémité est du cimetière. Des décombres furent retirés un couteau, des gonds en fer, du verre et une plaque de molasse attribués aux burgondes. La dotation de Lothaire à sa femme Thietberge, en 867, mentionne les domaines de Sagenodum (Seynod) et Viriglium (Vergloz), comme appartenant au domaine royal. Dans l'état actuel des recherches, c'est le plus vieux document attestant d'une façon formelle l'existence des trois anciennes communes. Une charte de donation par Guillaume II de Genéve en faveur des Dames de Sainte Catherine, datée du 10 juin 1227, mentionne "Seymeno"
En 1944, 40 résistants ont été fusillés à Vieugy, en quatre épisodes, entre le 15 juin et le 16 juillet.
La ville de Seynod est le chef-lieu du canton de Seynod, dépendant de l'arrondissement d'Annecy et qui regroupe douze communes. Seynod est membre de la communauté de l'agglomération d'Annecy (C2A).
La commune de Seynod est une ville dont la tendance politique se place à droite depuis près de vingt cinq ans. En 1983, après Max DECARRE et Mme MENTHON, Jacques Besson fut élu pour la première fois sous l'étiquette de (DVD). Ensuite le siège de maire sera pourvu par l'actuel maire, qui occupe ce poste depuis 2001 et qui a été réélu en 2008, il s'agit de Mme Françoise Camusso.
Le conseil municipal de Seynod est composé d'un maire et de 32 conseillers municipaux. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre 8 maires-adjoints. Il y a un seul groupe majoritaire contre deux groupes minoritaires (Divers Gauche / PS) qui constituent l'opposition.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Seynod :
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Seynod :
Liste des maires successifs de 1860 à nos jours Liste des maires ou syndics avant 1860La ville de Seynod est jumelée à la ville de Ineu (Roumanie)Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent, et ce de façon formelle depuis le 26 septembre 1999. Un parrainage existait depuis 1989.
Depuis 2002, la municipalité souhaitait être jumelée à la ville de Malgrat de Mar (Espagne). Ce souhait est devenu réalité en 2005/2006 avec la signature d'une charte de jumelage à Malgrat de Mar en mai 2005, une cérémonie analogue ayant été organisée en juin 2006 à Seynod.
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Seynod classée par date de recensement de 1793 à 2006.
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Seynod classé par date de recensement.
En 1561, le recensement, fait à la demande du duc Emmanuel-Philibert, donne pour la paroisse de Seynod, 407 habitants répartis en 82 feux. Seules huit familles sont aisées. Le reste de la population est composé de métayers et de petits paysans. En 1755, une enquête de l'intendant du Genevois, dénombre 216 Seynodiens. En 1776, ils sont 229. En 1832, la population de Seynod, comprend 556 habitants répartis en 19 hameaux. Parmi ceux-ci, 9 seulement ont plus de 20 habitants et 4 plus de 60 habitants. Cette population est essentiellement agricole.
L'expansion territoriale et démographique de Seynod a été favorisée par la fusion de Vieugy en 1965 et la fusion association avec Balmont en 1973. Cette fusion association s'est transformée en fusion pleine le 1er juillet 1999.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Seynod, comparaison entre l'année 1999 et 1982 :
Chaque premier dimanche de septembre, l'association Les Amis du Vieux Seynod organise la fête du Vieux Seynod qui a pour but de rappeler les traditions rurales et artisanales aux habitants.
Le Club TELI organise également un grand Forum des Voyageurs tous les ans fin novembre sur Seynod, qui réunit plusieurs milliers de voyageurs venus de l'Europe entière.
La ville est dotée d'un auditorium et d'un complexe nautique été-hiver « l'île bleue », avec de nombreuses activités dont des matchs de water-polo. Il y a également un skate-park, d'une conception très avancée, réalisée dans le cadre d'une réflexion du Conseil municipal Jeunes.
Toutes les semaines, un magazine télévisuel de 13 minutes retrace les évènements forts de la Ville de Seynod. SeynodMag est diffusé sur la télévision locale (TV8 Mont-blanc), sur le web (www.gd-angle.net/seynodmag/seynodmag_rm.html), et sur plus de huit bornes à travers la ville (actualisées toutes les semaines). Noms des réalisateurs : Julie Daubié, Marie Limentour, Raphaël Chiantello.
Dans les zones marécageuses, on récoltait autrefois de la "blache" pour la litière du bétail et des "foins" de deuxième qualité pour les chèvres et les génisses. L'enquête de 1755, dénombre 53 familles d'agriculteurs cultivant le froment, notamment. Plusieurs moulins, bâtis sur le ruisseau des Trois Fontaines (moulin de l'Enfer, moulin Gaillard, moulin les Derniers), travaillent le grain. En 1889, on construit la fruitière un an après celle de Vieugy et vingt-cinq ans après celle de Chaux. En 1901, des artisans et des commerçants s'installent dans la commune. En 1936 on compte alors 9 commerçants, 22 artisans et une grosse usine (Métrix -que devient-elle ?). En 1932, l'édification d'un nouveau bâtiment à la fruitière de Vieugy atteste de l'importance de l'élevage laitier sur les flancs du Semnoz. Jusqu'au milieu du XXe siècle, Seynod ne subit pas de changement profond. Dans les années soixante, la commune favorise l'implantation d'entreprises dans la zone industrielle de Vovray dont elle est partiellement propriétaire. Ainsi, le déclin de l'agriculture et la croissance d'Annecy ne condamnent pas Seynod au destin de ville-dortoir et de zone commerciale péri-urbaine. L'annexion de Vieugy réintroduit un peu de campagne dans le territoire de la commune mais elle ouvre aussi la voie à l'urbanisation des contreforts du Semnoz. Il y a alors 80 exploitations agricoles sur 800 hectares. En 1966, la S.N.R. bâtit une unité de production sur la commune. À peu près à la même époque (à préciser), l'usine Millet s'installe au-dessus de la RN 201, rue de la Taillée (l'usine a fermé dans les années 1990 et des immeubles d'habitation ont pris sa place en 2005). Quatre ans plus tard, la municipalité ouvre une nouvelle zone industrielle le long de la RN 201. À partir de 1975, de nouvelles zones d'activités apparaissent : Césardes, Val-vert-Sainte-Catherine. Le nombre d'exploitations agricoles diminue: 73 en 1979, 51 en 1988, moins de 45 en 1995. Parallèlement à l'industrie et aux services, Seynod met en place une infrastructure d'accueil, avec 5 hôtels soit 175 chambres.
Le château est implanté sur une butte naturelle qui culmine à six cents mètres d'altitude. Au levant, il surveillait la route de Chambèry à Annecy par Vieugy et Loverchy; au couchant, il contrôlait l'embranchement qui quittait cette route à Vieugy pour se diriger vers Seynod et qui passait juste devant son entrée.Une haute tour ronde, domine l'ensemble. Par la cour on pénètre, à droite sous des arcades donnant accès à un petit jardin d'où un escalier monte à l'étage. Deux tours tronquées dressent leurs ruines aux extrémités intérieures de Châteauvieux, devenu le centre d'une exploitation rurale. Une tour carrée aujourd'hui isolé, se dresse au point culminant de la butte.Amédée III de Genève, en 1375 et 1385, inféode Châteauvieux à Pierre de Genève-Lullin. En 1545, Angélique de Genève apporte en dot, lors de son mariage avec Henri Pelard, sa part dans la seigneuries de Châteauvieux. Ce dernier acquiert les autres parts de la seigneuries et devint seigneur de Seynod le 16 juin 1576. Il reconstruit alors le château de Seynod et lui tranfère le nom du Châteauvieux d'Alby. Par un Édit du 22 novembre 1698, Châteauvieux passe par acquisition à Charles Joseph Lucas, seigneur d'Aléry, qui en reçoit inféodation avec les paroisses de Vieugy, Meythet, Gevrier, Loverchy. En 1699, il est de nouveau aux mains de la famille Pelard, puis en 1759, il est vendu à Claude Antoine de Maréschal de Luciane. En 1769, Paul Joseph Biord acquiert Châteauvieux; arrêté sous la Terreur, ses biens sont confisqués et les tours de Châteauvieux découronnées. Depuis de nombreux propriétaires se sont succédé.
Depuis le 1er décembre 2006, dans le cadre du réaménagement du centre ville, la bibliothèque municipale de Seynod, deuxième de l'agglomération annécienne est devenue La Médiathèque à la suite d'un important programme de rénovation et d'extension du complexe administratif ouvert en 1983, abritant l'Hôtel de Ville, l'Auditorium et cette nouvelle médiathèque.
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