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Sorgues est une commune française, située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Ses habitants sont appelés les Sorguais et les Sorguaises
Commune située au confluent de l'Ouvèze et du Rhône et constituée essentiellement d'une large plaine bénéficiant d'une bonne irrigation.
Elle est bordée à l'Est par deux collines : la Montagne (113 m) et la Sève (90 m). Les côteaux sont largement occupés par des vignobles (AOC Châteauneuf-du-pape), cultures fruitières et maraîchères.
La ville est bordée à l'Est par l'autoroute A7 avec un échangeur au niveau du centre commercial Avignon Nord. Elle bénéficie également de la desserte par les routes départementales D6 et D17, prolongée par la D907 (rocade Ouest).
Voie ferrée (faisceau Avignon - Orange).
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments.
Le climat est de type méditerranéen et se caractérise par des étés plutôt chauds et secs et des hivers doux.
Les températures moyennes oscillent entre 0 et 30° selon la saison. Le record de température depuis l'existence de la station de l'INRA est de 40,5°C lors de la canicule européenne de 2003 le 5 août et -12,8°C le 5 janvier 1985. Les météorologiques ont lieu à l'agroparc d'Avignon.
Les fouilles de sauvetages, lors des travaux sur le territoire de la commune, ont permis de vérifier que ce site fut occupé dès le Néolithique. Les stations des Ferrailles et de Saint-Martin ont livré traces de foyers, poteries, outils lithiques, lames, perçoirs, pointes de flèches.
Mais le plus important site préhistorique se trouve au Mourre de Sève, sur la route d'Entraigues, et date de l'époque d'Hallstatt, au premier Âge du Fer. Son occupation eut lieu entre le VIe et le IIe siècle avant notre ère. Les fouilles ont mis au jour des vestiges prouvant des relations commerciales avec les Phocéens de Massalia, en particulier des amphores massaliotes à pâte micassée, une coupe attique et des pièces de céramiques décorées.
La cause de l'abandon de ce site fut la bataille de Vindalium, qui en 122 av. J.-C. opposa le consul Domitius Ahenobarbus, et ses légions, aux Arvernes de Bituit et aux Allobroges de Teutomalius. Les Celtes furent vaincus et la petite cité de Vindalion détruite.
L'Itinéraire d'Antonin note sur la Via Agrippa, entre Avignon et Orange, un relais désigné sous le vocable de Cypresseta, qui vient de Cypris: "la Chypriote", surnom d'Aphrodrite (Vénus romaine), port Ionien sur le Rhône, son emplacement se trouvait au lieu-dit « La Traille » , au confluent du Rhône et de l' Ouvèze, où ont été dégagées, lors de fouilles, des substructions, des urnes et des amphores.
Dans le seconde moitié du XIe siècle, un pont de pierre fut construit en remplacement d'un vétuste pont de bois. Désormais la cité, dè 1063, prit le nom de Pons Sorgie, Pons-de-Sorgo en provençal et Pont-de-Sorgue en français. Le comte de Toulouse, suzerain du comté de Provence, fit ériger un castrum pour défendre ce passage. Lors de la transaction de 1125, entres Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et de Provence et Raimond Bérenger Ier, fils du comte de Barcelone et comte de Forcalquier, pour le partage de la Provence, le castrum fut laissé dans l'indivision.
Du Xe à la fin du XIIe siècle, l'église Saint-Martin-de-Gigognan (détruite dans les années 1990) appartenait à l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus.
Raymond V de Toulouse y créa un Hôtel des monnaies
Au mois d'avril 1212, Raymond VI convint que le consulat de Sorgues serait désormais sous la dépendance de celui d'Avignon qui devrait désigner trois consuls parmi les co-seigneurs et notables de la cité. Les fortifications défendant la ville furent abattues sur ordre de Louis IX, en 1226. Et cette même année, avant d'essayer de contraindre Avignon, cité fidèle au comte de Toulouse, le légat pontifical ordonna aux Sorguais et à Nicolas de Corbie, l'évêque d'Avignon de mettre à bas la forteresse du comte de Toulouse.
Passé, en 1274 sous le contrôle de la papauté, les papes se réservèrent le droit de nommer gouverneur, capitaine et viguier. Seule la communauté sorguaise nommait ses consuls chaque année. La cité, compte tenu de son importance stratégique qui en faisait l'avant-poste d'Avignon, ne fut jamais inféodée.
Jean XXII fit édifier, en 1317 le premier palais pontifical sur les bases de l'ancien castrum. Ce fut en 1322, que l'abbé de Cluny rétrocéda à la papauté ses droits sur l'église paroissiale. Et en 1354, l'Hôtel des monnaies, installé à l'intérieur du palais pontifical, cessa d'émettre pour être tranféré à Avignon. Urbain V, en 1364, fit apporter plus de commodités au palais et en fit sa résidence d'été.
Le 2 août 1562, le palais pontifical, défendu par une garnison italienne, fut brûlé par le baron des Adrets, baron des Adrets qui ruina aussi le couvent des célestins à Gentilly. Nouvelle catastrophe en décembre 1570, quand les eaux de l'Ouvèze refoulées par une crue du Rhône envahirent la ville causant de nombreuses victimes. Si la peste de 1580 ne fit que quelques dizaines de morts, la suivante en 1587 fut beaucoup plus meurtrière. De même que celle d'avril 1640 à juillet 1641 qui fit 161 victimes.
La peste de 1720, dernière en date des grandes pandémies, fit, quant à elle, plusieurs centaines de décès. La Révolution chassa les ordres religieux de la ville, et en particulier les célestins de Gentilly. Le couvent qu'ils occupaient depuis le XIVe siècle fut vendu comme bien national au conventionnel Stanislas Rovère dont le frère Siméon fut l'évêque constitutionnel d'Avignon.
Alors qu'il était encore l'objet de restauration en 1786, les restes du palais pontifical furent eux aussi vendus à des entrepreneurs qui utilisèrent les pierres comme matériaux de construction.
En 1840, au cours du mois de novembre, des pluies diluviennes firent monter les eaux jusqu'à 1, 25 m., quant à la crue de 1856, elle atteignit 1, 87 mètre.
Une nouvelle crue de l'Ouvèze, en 1936, provoqua une importante inondation. Elle envahit l'église paroissiale et noya le maître-autel. Alors que le débarquement se préparait en Provence, un dernier train de déportation passa à Sorgues le 18 août 1944 et des résistants aidèrent des prisonniers à s'évader. Cet évènement avait été précédé, le 2 août 1944, par des raids aériens alliés qui bombardèrent la ville.
Semper valentior surgo (Toujours plus forte je jaillis).
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Sorgues :
Sorgues fait partie de la Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze avec 5 autres communes : Bédarrides, Caderousse, Châteauneuf-du-Pape, Courthézon et Jonquières. Elle a été créée le 30 décembre 1993.
La communauté de commune fait partie de plusieurs syndicats mixtes :
L'importante évolution de la population dans les 50 dernières années s'est accompagnée par la création de barres d'immeuble.
Taux de propriétaires : 48,8 %
avec Wettenberg Allemagne.
Population en 1789 : 1478 habitants.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Les principales entreprises du secteur sont : Valerian (107 M€ de CA), Idyl (64 M€ de CA) et RPDA (30 M€ de CA)
Une partie du terroir de la commune fait partie de l'AOC châteauneuf-du-pape, appellation locale ou cru des côtes-du-rhône méridionales. En plus de Sorgues, l'appellation, la seconde en importance après celle de Saint-Émilion, couvre la commune de Châteauneuf-du-Pape et une partie de celles d'Orange, Bédarrides et Courthézon. Les vendanges y sont obligatoirement faites à la main (pas de mécanisation). La syrah introduite plus tardivement sur l'appellation est conduite sur fils et en taille Guyot. Pour tous les autres cépages de l'appellation, c'est la taille en gobelet à deux yeux par courson avec un maximum quinze yeux francs par cep en plus du bourillon. Le rendement a été fixé à 35 hl/ha. De plus la vendange subit la rapée qui élimine nécessairement 5 % des grappes avant vinification.
L'on note aussi diverses cultures fruitières et maraîchères.
Zone Industrielle du Fournalet
Pour l'accueil des gens de passages, que ce soit pour affaires ou pour tourisme, la commune dispose de 3 hôtels pour 184 chambres au total, d'un camping et de divers autres logements ( Chambres d'Hôtes, location vacances, gites ruraux).
De par sa position dans le Vaucluse, la commune est proche d'Avignon, ville au riche patrimoine (palais des Papes, etc.) dont le centre historique est classé par l'UNESCO, mais aussi du Mont Ventoux et des vignobles du nord ouest du département.
Sorgues est une ville et dispose donc de tous commerces sur place. Elle utilise les services d'une police municipale.
Structure multi-accueil ("La Coquille") et centre d'animation socio-éducatif (CASEVS)
Les différents établissements d'éducation de la commune sont les suivant :
C'est à Sorgues que se trouve la plus ancienne société savante du Vaucluse : la Société Littéraire de Sorgues.
La commune dispose d'une bibliothèque municipale (la bibliothèque municipale Jean Tortel), d'une école de musique, etc.
La commune dispose de diverses installations et divers équipements (Stade, piscine, tennis, école de danse, etc.) ayant permis l'apparition de nombreux clubs de sport (basket, rugby, volley ball, football, athlétisme, tennis, natation,handball, etc.).
Le 9 juin 2010, Sorgues est ville d'arrivée d'une étape du Critérium du Dauphiné 2010.
La commune dispose des services de plusieurs pharmacies, de médecins généralistes et spécialistes, d'infirmiers, etc. L'hopital important le plus proche est sur Avignon.
Plusieurs cultes se pratiquent sur la commune. Les deux principaux (avec locaux dédiés) sont le culte catholique et le culte musulman.
La commune dispose d'une station d'épuration. De plus, la Communauté de communes des Pays du Rhône et Ouvèze a pour compétence la collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement.
Il existe sur le territoire de la commune plusieurs bâtiments historiques ou dignes d'intérêt.
© Auteur(s) de Wikipédia / Source : Sorgues (Vaucluse) / Cet article est sous CC-BY-SA
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