Tarascon (Tarascoun en provençal de norme mistralienne) est une commune française, située à l'extrémité Ouest du département des Bouches-du-Rhône et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tarasconnais.
Située sur la rive gauche du Rhône, en face la ville de Beaucaire dans le Gard avec qui elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants.
Situé en bordure du Rhône, à la croisée des chemins entre Avignon, la Camargue et le Luberon, Tarascon est encore aujourd'hui associée aux contes et légendes remontant au début de notre ère.
La tradition raconte que Marthe de Béthanie, venant de Palestine, débarqua à Tarascon où sévissait alors la Tarasque, un terrible monstre amphibien. La sainte dompta courageusement et miraculeusement le monstre. Depuis, de nombreux pèlerins visitent la Collégiale Royale Sainte-Marthe, construite en son honneur non loin du château du roi René. Ce sanctuaire, principal monument de la ville, renferme les reliques et le tombeau de Sainte Marthe, dans la crypte qui fut bâtie sur l'emplacement exact de sa maison. Notons l'exceptionnelle richesse artistique, architecturale, historique qui contribue à faire de la Collégiale Royale Sainte-Marthe une des plus belles églises de Provence.
Le château est exceptionnellement bien conservé. Commencé en 1400 par Louis II d'Anjou et terminé par son fils le roi René. Doté d'un impressionnant système défensif, il abrite également une résidence princière.
Tarascon inspira d'autres contes, en particulier celui de Tartarin de Tarascon, illustre personnage né sous la plume d'Alphonse Daudet en 1872. Une maison, située dans le centre-ville, lui est dédiée.
À Tarascon se trouve aussi le musée des tissus Souleïado, installé dans un hôtel du XIVe siècle dans le centre-ville. La manufacture Charles Demery continue à maintenir cette tradition ancestrale inspirée du folklore provençal.
Tarascon fut également chef-lieu du district de Tarascon et sous-préfecture jusqu'en 1816.
Au XVIIe siècle, les villes comme Tarascon qui se trouvaient sur le passage des troupes avaient pour obligation de loger et nourrir les régiments qui se déplaçaient. À la suite de requêtes réitérées sur plusieurs décennies, la ville reçoit, le 20 septembre 1695 de l’intendant de Provence l’autorisation de construire ces casernes. La construction ne commencera qu’en 1718 sur les plans de Desfour, architecte montpelliérain. Appliquant les préceptes de son maître Daviller qui construisait des casernes selon un modèle de bâtiments regroupés autour de trois cours spécialisées, il applique à Tarascon le même concept mais avec des variantes et des dimensions plus modestes.
La construction du quartier ancien commence par l’Est et s’échelonne jusqu’en 1757. Le grand quartier autour d’une grande cour est réservé à la cavalerie, le petit quartier est divisé en deux cours, l’une pour l’infanterie, l’autre pour les magasins d’étape. Les bâtiments sont sur deux niveaux, flanqués aux angles de pavillons. Le rez-de-chaussée est constitué de pièces voûtées en berceau surbaissé, réservées aux écuries, l’étage étant réservé aux chambrées des soldats. L’administration occupe l’aile entre les deux quartiers. Des passages sont aménagés pour accéder aux différentes cours. Au XVIIIe siècle, ces bâtiments avaient la capacité d’héberger jusqu’à 1 275 hommes et 500 chevaux environ. Le quartier prend alors le nom de Kilmaine en hommage à Charles Édouard Saül Jennings de Kilmaine, général de la Révolution française et baron, né à Dublin en 1751 et mort en 1799.
C’est en 1846 qu’est prise la décision de construire le grand manège dans l’enceinte du quartier Kilmaine. Cet espace de 67 x 27 m est couvert d’une vaste charpente d’assemblage en bois de forme arrondie. Ses plans s’inspirent d’un manège construit à Pont-à-Mousson par le capitaine du Génie Desgrange. Pour créer un tel ouvrage, il est fait appel à des charpentiers de marine qui avaient l’habitude de construire des coques de bateaux. Il n’existe d’ailleurs plus que trois exemplaires en France : Saumur, Fontainebleau et Tarascon. De 1818 jusqu’au début du XXe siècle, le quartier fut occupé par les Dragons, puis remplacé par le 11e régiment de Hussards jusqu’en 1914.
Dès les années 1950, le quartier Kilmaine est occupé par le Centre mobilisateur n° 27 et le Centre de sélection n° 9. Le 30 juin 2006, le quartier Kilmaine ferme définitivement ses portes, mettant fin à l’histoire militaire de Tarascon.
Se référent à un décret signé par Napoléon en date du 5 août 1810, la ville de Tarascon souhaite se réapproprier le quartier Kilmaine. Après de nombreuses péripéties administratives, et trois années passées, un véritable projet de reconversion est mis en place : création de la Cité du Cheval, extension du Lycée Daudet, déplacement de la Cité judiciaire, création de la maison des Associations et d’un pôle culturel, réalisation d’une résidence pour étudiants et d’une résidence « grand standing ».
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Chaque année à la fin du mois de juin, au cours des fêtes de la Tarasque, on voit défiler des processions d'empégadures (femmes avec coiffures et tenues traditionnellement arlésiennes et provençales) et de gardians (gardiens de taureaux) issus de la culture camarguaise.
Les Médiévales de Tarascon se déroulent tous les ans à la mi-août, principalement autour du Château royal de Provence (Roi René). Les autres emplacements animés sont la rue des Halles, la place de la Mairie et la rue du Château.
TarasCountry est un événement créé en 2003 par le Festival des Alpilles et l'actuel maire de Tarascon Charles Fabre. TarasCountry présente la musique country comme une musique identitaire et profonde des États-Unis, où TarasCountry commence également à être connu
Au-delà de Tartarin, la culture présente à Tarascon est un mélange entre culture camarguaise (proximité avec la ville de Beaucaire dans le Gard)[mais cela n'a aucun rapport], et culture provençale, reliée aux villes d'Avignon et de Marseille. La culture provençale/camarguaise est toujours présente dans les mentalités, un cours de provençal étant offert au lycée Alphonse Daudet de Tarascon et comptant pour le baccalauréat. La culture provençale s'exporte aussi à l'étranger, avec les tissus Souleiado qui sont présents dans plusieurs magasins du monde entier, notamment la boutique Souleiado à New York et Tokyo. Le siège de l'entreprise provençale demeurant historiquement à Tarascon.
Héros du roman d'Alphonse Daudet, ce personnage haut en couleurs, chasseur de casquettes de son état, s'en va chasser le lion en Afrique où il lui arrive de nombreuses aventures. Celles-ci seront autant d'occasions de se ridiculiser. Il est incarné durant les fêtes de la Tarasque par Daniel Souliers et sa suite.
Pas encore aussi célèbre que Tartarin ou le Roy René, Tarascon compte parmi ses administrés la 19e reine d'Arles. Nathalie Chay est aujourd'hui la représentante officielle de la langue, des coutumes et des traditions du peuple provençal.
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