Tinqueux est une commune française de plus de 10 000 habitants, située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne. Elle fait partie de la communauté d'agglomération Reims Métropole. Ses habitants sont appelés les Aquatintiens (un Aquatintien, une Aquatintienne).
Les villes environnantes sont : Reims, Saint-Brice-Courcelles, Bezannes, Ormes et Thillois.
Croix de guerre 1914-1918 : 30 mai 1921
Le lieu aurait été nommé aquaticum durant l'Antiquité, ce qui signifie littéralement « lieu humide », en raison de ses sols marécageux. D’autres historiens supposent les dénominations stans aquosa (demeure humide) ou tinta aqua (eaux colorées, teintureries). De nos jours, seule la dénomination des habitants reste encore proche du terme d’origine, le temps et les dialectes ayant progressivement transformé le nom de la ville en Taincol (1198), Tainqueue (1225), Taincqueulx (1570) et finalement Tinqueux.
De nos jours, on utilise également l'abréviation TQX pour désigner la ville, mais uniquement pour l'écrit. De plus, en raison d'un certain manque d'activité, les habitants surnomment ironiquement la ville : Tinqueux City Plage ou Tinqueux City Beach. La proximité avec la ville de Reims, largement plus importante en termes de population et de taille, amène à considérer Tinqueux comme un quartier de Reims. Ainsi, certaines entreprises et organisations se désignent comme étant situées à Reims - Tinqueux.
Les archives publiques font mention de Tinqueux pour la première fois en 975, la commune appartenait au seigneur Manasses.
Les premières traces d’occupation humaine à Tinqueux remontent à l’âge Néolithique, le site servait alors de cimetière. Ceci fut découvert lors de fouilles préventives durant la construction du quartier Champ Paveau dans les années 80.
Durant l’époque Gallo-Romaine, la ville n’est qu’un petit regroupement de fermes sur la voie romaine prolongeant l’axe Est-Ouest (decumanus) de la grande cité voisine de Durocortorum (Reims).
Au XIIe siècle Tinqueux appartient au comte de Champagne, puis en 1789, à l'abbaye Saint-Denis de Reims. Après la Révolution française, la ville dépend du canton de Saint-Brice, dans le département de la Marne. Situé en bordure de Reims, la ville profite des effets de la Révolution industrielle de la deuxième moitié du XIXe siècle avec l'installation d'industries.
La Première Guerre mondiale (1914-1918) réduit la ville en ruines. Durant l'entre-deux-guerres (1918-1939), la reconstruction permet une modernisation des infrastructures : réseau d'eau potable, assainissement, alignement, construction de la mairie, de l'église Saint-Pierre et de quatre lotissements. Après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Tinqueux bénéficiera de l’élan d'une seconde reconstruction, se développant rapidement autour de ses nouveaux quartiers résidentiels. Actuellement, Tinqueux est la 5e plus grande ville de la Marne.
Même s'il n'est plus utilisé par les services municipaux , il s'agit de l’emblème historique de la ville. Ces armoiries sont encore visibles par endroits, notamment sur les anciennes plaques de rues. Les cannelures encadrant le nom de la commune symbolisent l'appartenance au département de la Marne. Le végétal à gauche est une branche d’orme, un arbre autrefois très présent dans le paysage aquatintien. Les clefs à droite symbolise celles de l’église Saint-Pierre de Tinqueux, l'un des plus anciens bâtiments de la ville. Les trois flèches centrales ainsi que les deux zones aqueuses stylisées rappellent la fondation de la cité, bâtis sur des sols marécageux.
Le logotype actuel est un ensemble géométrique abstrait ayant pour objectif de valoriser les atouts de la ville. Malgré les efforts de la municipalité pour l'imposer, les habitants lui préfèrent toujours les anciennes armoiries de la ville.
▼ Évolution démographique sans doubles comptes (source : Insee).
▼ Records de températures en degré centigrade (source : Météo France / mesuré à Reims-Courcy).
▼ Évolution de la qualité de l'air (source : ATMO / mesuré à Tinqueux-Barbusse).
(M = moyenne mensuelle)
Les zones pavillonnaires de la ville forment un ensemble de micro-quartiers, une sorte de patchwork d'architectures des années 80 à nos jours, qui fait de Tinqueux une cité musée de l'architecture résidentielle moderne, s'il en fût. Il s'agit d'un patrimoine, peut être, encore trop contemporain pour susciter l'intérêt qui lui est dû.
La ville participe au Concours des villes et villages fleuris : en 2000, en 2001, en 2003. Tinqueux compte 54 hectares d'espaces verts, soit plus de 10 % de sa superficie totale. Il s'agit de parcs, de jardins, de grands espaces aménagés, d'îlots de verdure disséminés dans les lotissements. Il existe 5 parcs : le parc André Bridoux (0,25 ha, 1975), le parc de la Croix Cordier, le parc de la Muire (14 ha), le parc du Champ Paveau (5 ha, 1986) et le parc de la Cure d'Air.
▼ Réseau d'autobus de Reims Métropole (source : TUR).
▼ Accès par route, autoroute.
Dans la seconde partie du XXe siècle, l'urbanisation et la construction de l'autoroute A4 permirent un développement économique majeur. L'activité maraîchère, qui était historiquement dominante, subit un déclin au profit des activités industrielles, commerciales et hôtelières. Il existe quatre zones industrielles : Moulin-de-l'Ecaille, route de Soissons, Mont-Saint-Pierre et Champ Paveau.
Taux de chômage : 10,2% (Insee 1999)Revenus moyens par ménages : 19 181 €/an (Insee 1999)
◄ Répartition des catégories socio-professionnelle de la population active (source : Insee 1999).
Les monuments intéressants de la ville sont : les églises Sainte-Bernadette et Saint-Pierre, une statue de bronze (rue Bonaparte, Comperot 1964).◄ ci-contre : carte postale les mal lotis de Tinqueux (Tinqueux, 1900).
La ville a été sélectionnée par le Comité départemental du tourisme de la Marne pour faire partie de deux des Routes touristiques du Champagne : circuit Massif de Saint-Thierry, circuit Montagne de Reims. Tinqueux est également traversée par la Voie de la Liberté depuis la libération de la ville, le 30 août 1944. Un circuit fleuri a aussi été mis en place par la municipalité pour les promeneurs.
Équipements pour la petite enfance : La maison de la petite enfance, la crèche, la halte garderie.
Maternelles : école Jean-Moulin, école Beauséjour, école Diderot, école Marcel-Pagnol,école Leïmen (fermée et bientôt détruite).Primaires : école Jean-Moulin, école Beauséjour, école Pont de Muire (première école de la ville, bâtie en 1933).Collège : Collège Paulette-Billa (cycle générale, SEGPA, UPI) (ex collège Paul-Éluard).Lycée : LP Croix-Cordier:
Prépa. Marine Nationale(Pour les BAC PRO.). Lycée créateur de la formation continue en 1977.Site du lycée
6 terrains et un stade de football (1 terrain synthétique), 4 gymnases, 14 courts de tennis, un boulodrome, un centre équestre, un stand de tir (arc, pistolet, fusil).
Bibliothèque municipale (38 400 ouvrages, 1 900 compacts disques et 770 CD-roms).
Culte catholique : église Sainte-Bernadette.Culte Protestant adventiste : église-Saint Pierre.
▼ Liste des hotspots WiFi (source : JDN).
▼ Associations basées et actant à Tinqueux (liste non exhaustive).
▼ Le conseil municipal.
Source: Ville de Tinqueux
Article détaillé : Liste des maires de Tinqueux.▼ Manifestations aquatintiennes récurrentes (liste non exhaustive).
Services de mobilité locale :