Tonneins est une commune française, située dans le département de Lot-et-Garonne et la région Aquitaine.
Située entre Agen et Marmande sur la rive droite de la Garonne, sur un rocher élevé qui domine l'autre rive.
Traversée par la route départementale 813, ancienne route nationale 113, et au début de la route nationale 111. Desservie par la SNCF gare de Tonneins sur la ligne de chemin de fer Bordeaux-Toulouse.
Attesté sous les formes Tonnencs en 1197 et Tonninge en 1253, toponyme germanique en -ing-os, formé avec le nom de personne Tunno que l'on retrouve dans Tonnencourt (Calvados). Homonymie probable avec Tonnens.
Le nom de Tonneins en gascon est Tonens (prononcer "Tounén" ou "Tounéns").
Comme l'Agenais, Tonneins a appartenu à la Gaule celtique, puis au Duché de Gascogne. Elle a souffert de la guerre de Cent Ans entre le roi d'Angleterre et le roi de France, et des guerres de religion.
Tonneins, comme nombre de villes et bourgades voisines (Clairac, Lafitte, Monheurt, Casteljaloux, Nérac…) se convertit massivement au protestantisme.
Elle a été très disputée entre les protestants et l'armée royale, maintes fois envahie, pillée…
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.
Les consuls de Tonneins refusent leur demande de rétablir le culte catholique.
L'édit de Nantes (1598) fait de Tonneins une "place de mariage" puis, en 1606, une "place de sûreté" des protestants.
Tonneins, devenue un centre du protestantisme français, va souffrir des accrocs de plus en plus graves à la paix organisée par cet Edit. En 1622 et 1623, elle est, deux fois de suite, rasée par l'armée royale, puis reconstruite par les tonneinquais.
La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, force les protestants à se convertir au catholicisme.
Ceux qui refusent tentent, risquant l'exécution ou l'emprisonnement, de s'exiler, principalement en Europe du Nord. Cet exil d'environ 10 % de la population affaiblit l'économie locale. Pendant un siècle, jusqu'à ce que l'esprit des Lumières et la Révolution française instaurent la liberté religieuse, les protestants tentent de maintenir en secret leur pratique religieuse, malgré les persécutions royales.
Elle fut le chef-lieu de district de 1790 à 1795.
En l'an 2000, on comptait environ 300 familles protestantes à Tonneins.
Au même moment, une nouvelle communauté religieuse arrive : les musulmans, d'origine marocaine pour la plupart.
Comme La Réole, Marmande, Aiguillon, le Port Sainte Marie, Tonneins a parlé jusqu'au début du XXe siècle le gascon garonnais.
La culture du chanvre, puis du tabac, dans la campagne avoisinante, ont permis le développement d'une corderie et d'une manufacture de tabac. Cette dernière a duré jusqu'à la fin du XXe siècle.
Le port sur la Garonne a été un moteur pour l'activité économique de Tonneins, jusqu'à ce qu'il soit concurrencé par le Canal latéral à la Garonne, puis mis hors service par le chemin de fer.
Tonneins reste le lieu d'activités industrielles (menuiserie, outillage de levage) et un centre commercial actif, mais qui s'est largement délocalisé hors du centre ville.
En 1699, le Roi Soleil, Louis XIV, inventa un nouvel impôt sur les armoiries pour financer les nouvelles constructions du Château de Versailles. Les Tonneinquais ne pensaient pas payer cet impôt car ils n’avaient pas d’armoiries. Mais on leur en attribua d’office. Tonneins- Dessous reçut un Blason d’azur à trois tours d’or rangées sur une terrasse de couleur verte et Tonneins Dessus reçu un autre blason de couleur sable et à trois coquilles d’or. Mais les consuls des deux cités n’en voulurent point et en choisirent d’autres. Tonneins-Dessous en choisit un de couleur azur à deux tours crénelées et ajourées surmontées d’une Fleur de lys. Tonneins Dessus choisit un blason de couleur verte au croissant d’argent surmonté de trois étoiles. Le blason actuel est donc composé des deux blasons choisis par les Tonneinquais : 1 étoile pour le bourg de Fauillet, 1 pour celui d’Ayet et 1 pour Tonneins. Le croissant désigne la forme qu’affecte la Garonne devant Tonneins-dessus. Une tour pour Tonneins-dessous et l’autre pour Tonneins-dessus et,entre les deux, un Lys symbole de la paix entre les deux cités.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Les fermes d'exploitations agricoles sont au nombre de soixante cinq sur cette commune.
Les églises :
Les quais sur le bord de Garonne, La maison de Passeur en bord de Garonne.
Centre hospitalier Intercommunal Marmande-Tonneins.
Équipe de rugby à XIII le Tonneins XIII évoluant en championnat de France de rugby à XIII Nationale 1 pour la saison 2008/2009.
- Nouvelle France et La Contre-Révolution : anciennes revues.
- Centre culturel Paul Dumail : médiathèque municipale, Ecole des Arts (musique, théâtre, danse).
- Cinéma Rex.
- Musée A Garonna.
- Ecole de musique des Pompons Bleus.
- Complexe culturel La Manoque.
Services de mobilité locale :