Vénissieux est une commune française, dans la banlieue sud de Lyon, dans le département du Rhône et la région Rhône-Alpes. C'est la troisième commune du département du Rhône et la septième ville de la région Rhône-Alpes par le nombre d'habitants. Ses habitants sont appelés les Vénissians.
Vénissieux est une ville de France, dans la banlieue sud de Lyon.
Historiquement elle appartient à la province du Dauphiné jusqu'à ce que l'Isère cède, par décret du 2 mars 1852, la ville au département du Rhône. C'est une commune limitrophe avec celles de Lyon, Bron, Saint-Priest, Feyzin, Corbas et de Saint-Fons. Elle est considérée comme la « Porte sud de l'agglomération lyonnaise ».
La ville située sur la rive gauche du Rhône a un relief peu marqué, sauf la petite colline du Centre (Ancien Mas de la Roche) et celle de Parilly; le point le plus haut étant le plateau des Minguettes (229 m). On rencontre un dénivelé assez important en descendant à Saint-Fons et au « Vieux-Bourg » par le plateau des Minguettes.
Une des premières traces crédibles de Vénissieux se situe au testament, probablement apocryphe, attribué à Ennemond, évêque de Lyon, dont le décès remonte à 656. Ce document mentionne la « Villa Véniciès » qui se situerait dans le décor du prieuré, de l'abbaye royale de Saint-Pierre-de-Lyon, antérieur au Xe siècle. Tous ces lieux ne laissent, depuis le XVe siècle, aucune trace précise de nos jours.
Le nom de la commune évolue de Venicies en Venissieu puis en Vénissieux.
Vénissieux était un territoire longtemps dominé par l'agriculture où s'étendait des champs à perte de vue, la structure urbaine se concentrait essentiellement autour de l'Eglise Saint-Germain (la rue du Château est la plus ancienne rue de Vénissieux).
Dès l'ouverture du XIIe siècle, le château de Chandieu, aux mains des comtes de Savoie, étend ses prérogatives sur la Prévôté de Vénissieux. On rend la « justice » au château de Saint-Symphorien d'Ozon. Le Rhône sert de limite naturelle aux seigneurs de Chandieu jusqu'en 1310 quand Jean de Chandieu, ruiné, se défait de ses « droits » sur la Paroisse de Béchevelin qui enchâsse, Vénissieux, Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Amédée V de Savoie réunit, alors, ce territoire à Saint-Symphorien jusqu'en 1349.
Vénissieux, en 1355, se trouve dauphinoise grâce à un remaniement territorial savoyard où le Viennois est échangé contre le Faucigny.
L'alternat, au bénéfice ou au détriment du Dauphiné, est la règle des XVIe siècle et XVIIe siècle pour Vénissieux. Le Dauphiné perd Vénissieux en 1545, la recouvre en 1605 et, enfin, la cède à G. Dugue, trésorier de France au Bureau de Lyon en 1649.
Le château des Chandieu, implanté sur les lieux de l'actuelle Place Léon Sublet, est détruit à la fin du XVIIe siècle ; cinq siècles après son érection. Ses derniers vestiges ne voient pas se terminer le XIXe siècle, la dernière muraille est détruite car elle masquait la façade de l'ancienne mairie.
Quand le vent révolutionnaire secoue l'Hexagone Vénissieux devient chef lieu de canton en se détachant de Bron. Venissieux, en 1790, se trouve isérane et compte 2100 habitants. L'Isère cède, par décret du 2 mars 1852, Vénissieux, Bron, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne au département du Rhône. Aujourd'hui le canton vénissian est mono-cellulaire.
Vénissieux perd, après un débat, présumé houleux, le hameau de Saint-Fons qui, pris par son essor industriel, le 26 mars 1888, devint une commune à part entière.
En pleine guerre, en 1915, Marius Berliet qui travaille, en qualité de mécanicien, à Monplaisir depuis 1897, étend une cité de 400 hectares qui porte son nom. Soixante ans après sa firme compte vingt-et-un-mille emplois directs. Une vingtaine de pôles industriels complète le chantier Berliet.
En 1917, pendant la première guerre mondiale, trois bâtiments d'obus explosèrent détruisant une bonne partie de la ville (dont les vitraux médiévaux de l’église Saint-Germain), l'explosion se fit entendre jusqu'à Roanne.
En mai 1944, le potentiel industriel vénissian (notamment les Usines Berliet) sont endommagés par les bombardements. Le 2 septembre 1944, Vénissieux fut libéré des nazis.
L'explosion démographique de Vénissieux se poursuit entre 1963 et 1974, avec la construction des Minguettes.
En septembre 1981, des incidents, notamment dans le quartier des Minguettes, sont parmi les premiers signes français des limites et dérives des quartiers de banlieue.
Vénissieux est une cité qui revendique une assise populaire de son exécutif municipal, emmené par André Gerin, député-maire, réélu lors des échéances de 2001 et 2002, puis aux élections législatives de juin 2007 et aux municipales de mars 2008.
La place Léon-Sublet est le cœur ancien du bourg de Vénissieux, au Moyen Âge, la place était défendue par un château fort, il concentre aujourd'hui :
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Vénissieux a hérité son nom d'une ferme gallo-romaine se nommant Vénicies. Jusqu'aux premières révolutions industrielles Vénissieux fut un village agricole (aujourd'hui le « Vieux- Bourg » autour de la place Léon-Sublet), des vignes étaient principalement présentes sur le plateau des Minguettes.
La ville connut un accroissement très rapide de sa population : d'un peu plus de 20 000 habitants dans les années 1950, elle atteignit plus de 75 000 habitants dans les années 1970, grâce à la construction de grands ensembles, notamment la cité des Minguettes. Ce quartier est symbolique d'une forme d'urbanisation encouragée dans les années 1960 qui a donné, une vingtaine d'années plus tard, des quartiers défavorisés qui avaient perdu leur attrait d'origine. Dès les années 1980, d'importants programmes de rénovation urbaine ont transformé les Minguettes, réduisant la densité de population trop forte au profit d'un meilleur cadre de vie. Cette rénovation explique la forte baisse du nombre d'habitants à Vénissieux depuis lors. Ternie par sa mauvaise image de « ville chaude de banlieue », Vénissieux est devenue néanmoins une ville attractive et agréable.
Une médiathèque moderne a été construite au début des années 2000 par Dominique Perrault.
En 2009, le premier tronçon de la nouvelle ligne de tramway, la ligne T4, relie le jet d'eau de la place Mendès France (Lyon 8e) aux Minguettes en 25 minutes. A terme, elle sera prolongée jusqu'à la Part Dieu. Les 10 kilomètres de voies et les 18 stations permettront à 33000 habitants d'être desservis et créeront 6200 emplois. Ligne verte, le T4 a pour but l'embellissement de la ville et une circulation des piétons et des cyclistes plus aisée.
La ville affiche haut les couleurs dans son logo, illustrant sa population très diversifiée, résultat de plusieurs vagues d'immigrations succesives. On compte une importante communauté d'origine maghrébine, africaine, italienne, portugaise, espagnole ou encore asiatique.
Vénissieux est l'une des villes les plus fleuries du département avec trois fleurs au Concours des Villes et des Villages fleuris de France et l'une des plus vertes avec ses espaces verts qui représentent une surface totale de 617 hectares soit 40 % de la superficie totale de la commune. Elle possède 60 % du parc de Parilly sur son territoire. Une rose est née à Vénissieux : la Vénissiane.
La ville est bien située entre des axes routiers très fréquentés, du sud de la ville on peut rejoindre le boulevard urbain sud et du nord on peut rejoindre le périphérique lyonnais par trois portes qui donnent sur la commune: les portes de Parilly, de Vénissieux-centre et du Moulin à Vent.
La ville est aussi très bien desservie par les différents moyens de transports en commun, avec de nombreuses lignes de bus régulières (notamment les lignes 12, 35 et 93). Les deux dernières stations de la ligne D du métro lyonnais sont situées sur son territoire: les stations de Parilly et le terminus qu'est le pôle multimodal de la Gare de Vénissieux (connexion entre les lignes de bus, du REAL et la ligne T4 du tramway de Lyon)
De nombreux footballeurs ont grandi à Vénissieux où ils ont fréquenté le club de l'AS Minguettes :
La ville propose un projet socio-éducatif fort avec près de 60 établissements. Elle propose un enseignement scolaire favorable avec une forte densité d'établissements scolaires à travers l'ensemble de la ville; la culture vénissiane s'exprime à travers l'action de ses 5 grands équipements culturels, des événements et des projets qui s'adressent à tous les publics et tous les quartiers autour des objectifs suivants: diffusion de la culture, formation éducative, animation culturelle et festive, soutien de la ville aux associations socio-culturelles (près de 500 en nombre). Enfin la direction des sports a pour mission de prendre en compte l'ensemble de la diversité sportive et de favoriser l'accès au plus grand nombre en travaillant en relation avec les secteurs associatif, scolaires, périscolaires et de loisirs.
De nombreux évènements culturels et sportifs ponctuent la vie des Vénissians :
Le climat à Vénissieux est comme le reste de la région de type continental, mais souvent avec des influences méditerranéennes (présences de pins parasols ou de cyprès); en hiver il peut beaucoup neiger (15 cm en moyenne), les étés sont chauds (jusqu'à 41,2°C le 6 août 2003 durant la canicule) et ensoleillés. Dans cette même saison il y a aussi beaucoup d'orages parfois violents (dont un épisode de gros grêlons en 2003) et le vent y souffle souvent en raison de la situation de la ville aux portes de la vallée du Rhône.
Services de mobilité locale :