Vauvert est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants s'appellent les Vauverdois et les Vauverdoises.
On les appelle également « li roula code » soit les pierres qui roulent car à Vauvert lors des grosses pluies, les galets plus ou moins gros étaient entraînés par le ruissellement dans les rues de l'agglomération, Cette appellation vient des sobriquets collectifs utilisé dans les villages méridionaux .
Vauvert est située au sud-est de la France, en région Languedoc-Roussillon, dans le département du Gard, entre la Petite Camargue et le plateau des Costières. À 20 km de Nîmes, à 35 km de Montpellier, villes dotées de gares TGV et d'aéroports, à 20 min d'Arles, 1 h d'Avignon et une 1 h 30 de Marseille, à 20 min de la mer, Vauvert est au cœur d'une région riche de sa culture et animée tout l'été de festivals. La ville a le caractère typique des bourgs agricoles du siècle dernier. Le vieux centre a gardé un aspect pittoresque avec ses ruelles étroites.
Vauvert est situé sur la ligne Nîmes - Le Grau-du-Roi.
Vauvert concentre les hameaux de Gallician (environ 1 000 hab.), Montcalm, La Laune, Sylvéréal, Les Iscles.
Les communes de Vestric-et-Candiac, Beauvoisin, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze et Le Cailar sont limitrophes à la commune de Vauvert.
Vauvert est l'une des 75 communes membres du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud du Gard.
La ville actuelle, située au cœur du vignoble de l'AOC Costières de Nîmes, a le caractère typique des bourgs agricoles du siècle dernier.
De grande superficie, le territoire communal englobe une grande partie de la Petite Camargue.
90 % du territoire communal est rural. Au nord, la vigne, au sud une immense nature sauvage bordée d'étangs et de roselières (étendues de roseaux), véritable réserve naturelle d'oiseaux et d'animaux sauvages (taureaux et chevaux camarguais) visibles depuis les fenêtres de la résidence, non loin des hameaux de Gallician et de Montcalm. Dès le printemps et jusqu'à l'automne, le village résonne du bruit des lachers de taureaux camarguais dans l'arène ou dans les rues. Avec 2 661 heures d'ensoleillement par an, le climat est exceptionnel. La température moyenne est de 5,9 °C en hiver, de 24,1 °C en été.
Vauvert est un des fiefs de "l'Aficion" taurine. Les traditions taurines camarguaises y sont très vivantes. Dès le printemps et jusqu'aux mauvais jours, les arènes résonnent du bruit des courses camarguaises et les rues des abrivados et bandidos, au cours desquelles taureaux et chevaux traversent la ville. Les traditions tauromachiques espagnoles y sont également à l'honneur. Outre les manifestations taurines, de nombreuses animations occupent les loisirs des Vauverdois : spectacles musicaux, théâtraux, animations sportives... De nombreux équipements sportifs permettent la pratique de diverses activités : tennis, natation, pétanque, promenades en bateau, cyclotourisme, randonnées pédestres, pêche...
Les hommes s'installèrent à Vauvert dès la préhistoire.
Appelée Posquières au Moyen Âge, la cité connut un grand renom.
Elle était le siège de l'un des plus notables lieux de pèlerinage de France, tout juste après celui de Notre Dame de Boulogne. Les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle s'y arrêtaient. L'église Notre Dame était alors reconnue dans tout le royaume de France. Située au creux d'un vallon nommé Vallis viridis (c'est-à-dire vallée verdoyante, qui donnera ensuite Vauvert), l'église de Notre Dame de la Vallée verte était le lieu de ce pèlerinage. Saint-Louis s'y est rendu alors qu'il allait à Aigues-Mortes s'embarquer pour une croisade. Il dormit dans l'hôpital qu'il avait fait construire, hôpital situé entre les actuelles rues Carnot, des Juifs et Pleignol. La petite place formée par le carrefour des actuelles rues Voltaires, Carnot et des Juifs s’appelait autrefois place St Louis en souvenir de la visite du roi. La porte à l’angle de la rue Voltaire et de la rue Carnot appelée « Porte St Louis » est une porte de style Louis XIII, elle ne date donc pas du 13e siècle, et n’est pas la porte de l’ancienne maladrerie ou hôpital, qui se situait de l’autre côté du carrefour.
Rabad de Posquières et Isaac l'Aveugle développèrent dans leur académie rabbinique leurs connaissances et commentaires quant à la kabbale juive. Plusieurs noms de rue attestent de cette présence de la communauté juive de Posquières devenue Vauvert : la rue des Juifs, la rue des Bonnets carrés, notamment. Un fragment d'un des piliers de la synagogue a été trouvé dans la cour de la maison où se trouvait l'édifice religieux.
Touchée par les guerres de religion au XVIe siècle, la cité fut violemment marquée. L'église Notre Dame et ses dépendances qui se situaient sur l'actuelle colline du Castellas furent détruites pendant le conflit. Le château fut gravement dévasté et il ne reste aujourd'hui que l'école du château. Il fallait imaginer que toute la colline du Castellas était recouverte d'édifices religieux, églises, chapelles et monastères. Avec la révocation de l'Édit de Nantes, les protestants se cachèrent. Ils se réunissaient alors dans les bois des alentours pour célébrer leur culte. Commencée en 1812, la construction du temple protestant fut achevée en 1816. L'édifice contenant près de 2 000 places, fut inauguré par le préfet en 1819. En 1868, une scission divisa la communauté protestante de Vauvert et une partie d'entre elle se rattacha à l'église réformée évangélique professant une théologie plus "orthodoxe". Elle fit construire un temple, inauguré en 1869, qu'on désigna à Vauvert comme le Petit Temple. Jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, le cimetière resta divisé par un mur séparant les sépultures catholiques et protestantes.
Le Marquis de Montcalm, célébrité française à Québec, fut baptisé en l'église de cette ville. Vauvert donna son nom, pour une raison encore inconnue, à un lieu-dit sur la commune de Dolbeau-Mistassini au bord du Lac Saint-Jean au Québec.
Sur l'histoire de Vauvert on peut lire les deux ouvrages d'Emile Guigou, ancien maire de la ville et historien de Vauvert :
On peut également consulter les 5 numéros du Bulletin de la Société d'histoire de Vauvert-Posquières publiés par cette Société entre 1994 et 1999.
Valencina de la Concepción (Espagne)
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Elle est due à Henri Revoil ou Auguste Véran et fut commandée par l'ancien châtelain du tout proche hameau de Montcalm.
Elle est située non loin des ruines très pittoresques du château "néo-renaissance" du XIXe siècle édifié dans les années 1880 par le célèbre industriel marseillais Louis Prat ( 1845-1932 ) à l'origine du fameux Noilly Prat. Le château est situé au sein de l'ancien riche domaine viticole des sables de Montcalm en Petite Camargue comprenant de vastes chais, des maisons ordonnées autour de cours pavées pour les ouvriers, des écuries, un château d'eau et la chapelle évoquée dans le paragraphe précédent ; le tout au niveau du carrefour des routes en direction d' Aigues-Mortes, de Sylvéréal d'Arles et de Gallician. À noter que Louis Prat Noilly fit l'acquisition en 1893 du château d'Avignon non loin d'Albaron sur la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue, qu'il fit entièrement réaménager dans le style de celui de Montcalm . Au décès de Louis Prat en 1932 , le château de Montcalm parait représenter une trop lourde charge pour les héritiers qui finissent par déposer les toitures ... Débute alors une longue période de dégradation à laquelle aucun des propiétaires s'étant succédé à ce jour n'a pu mettre un terme malheureusement.
Il a lieu en général fin mai début juin dans la ville. Depuis 2007 il se déroule sur une semaine (du mardi au samedi) avec danse hip hop, graf, ateliers ouverts à la population, émissions radiophoniques sur la radio locale Système. La semaine se termine en général le samedi soir dans les arènes de la commune avec un spectacle hip hop (danse et/ou chant selon les années). L'idée de ce festival est de faire connaitre cette culture au plus grand nombre et d'impliquer la jeunesse vauverdoise dans l'organisation de cette manifestation. La structure porteuse de cet évènement est le centre social de la commune (Association RIVES). En 2010 le festival fêtera son dixième anniversaire.
Organisé conjointement par le centre social (association RIVES) et le centre culturel Robert Gourdon de la commune, ce festival, certainement unique en son genre, accueille durant tout un week-end près de 400 jeunes comédiens âgés entre 6 et 22 ans venus du département et de la région. Près de 45 spectacles répartis dans 4 salles sont proposés aux publics (1 200 personnes en 2007).
Ce proverbe est certainement très réputé mais on se demande parfois où il prend ses sources.
Il y a trois légendes :
À sa mort, le château est rapidement abandonné et devient très vite un lieu inquiétant. Ses murs tombent en ruine et servent de refuge à toute une population de brigands et de mendiants, ce qui fait du château de Vauvert une véritable cour des miracles. Les témoignages de l'époque évoquent des cris et des hurlements en provenant. On en conclut vite que c'est un lieu maléfique, ce qui donnera naissance à l'expression populaire aller au diable Vauvert.
À cette époque et ce depuis les écrits de Ovide pendant l'Antiquité, on pensait que les marécages étaient les entrailles de l'enfer. Ainsi on disait va au diable Vauvert en voulant dire "va en Enfer", ce qui était à cette époque un proverbe très maléfique et horrible. Mais le seul problème avec cette version c'est qu'à cette époque Vauvert s'appelait Posquières. Donc la ville se serait-elle appropriée le proverbe ou disait-on "va au diable Posquières" ?
En 1326 le roi Charles IV le Bel, après avoir battu les Flamands, oblige, avec l’aide de l’autorité ecclésiastique, 300 d’entre eux à effectuer des pèlerinages. 100 de ces pèlerins sont dirigés vers St Gilles et Vauvert. Impressionnées par les représentations théâtrales données sur le parvis de la cathédrale, des « diableries », ils parleront longtemps, à leur retour, du diable de Vauvert, comme d’une chose fantastique mais située loin, très loin, « au diable Vauvert ».
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