Le département de la Vendée est un département français traversé par la rivière éponyme, affluent de la Sèvre niortaise et situé dans la région des Pays de la Loire. L'INSEE et la Poste lui attribuent le code 85. Le département a pour préfecture l'unique ville napoléonienne au monde qu'est La Roche-sur-Yon
Le territoire de la Vendée était probablement occupé dans l'Antiquité par le peuple gaulois des Ambilatres ou Ambiliates. Il fut rattaché au territoire des Pictons par Auguste vers 16 av. J.-C.
Partie nord de l'Aquitaine, ce territoire devint ensuite la partie basse du Poitou (Bas-Poitou). Richelieu, évêque de Luçon évoque l'évêché « le plus crotté de France ». Le Bas-Poitou se trouve au cœur des conflits des guerres de religion aux XVIe siècle et XVIIe siècles en raison d'une forte présence protestante dans la moitié Est du département. Une répression forte contraint les protestants à la conversion ou l'exil. Cette influence a souvent été sous-estimée par la suite. La carte de la Vendée contre-révolutionnaire catholique recouvre en partie celle du Bas-Poitou huguenot.
Le département a été créé au début de la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Poitou (Bas-Poitou), de l’Île de Noirmoutier et de 16 communes des Marches de Bretagne (et de l'évêché de Nantes moins la paroisse poitevine de Remouillé, rattachée au tout nouveau département de la Loire-Inférieure).
Son chef-lieu fut d'abord fixé à Fontenay-le-Comte.
La Vendée est célèbre dans l'Histoire de France pour les guerres qui portèrent son nom durant la Révolution. Elle vit en effet s'affronter paysans insurgés (les Blancs) et armées révolutionnaires (les Bleus) pendant plusieurs années, en un conflit qui fut la cause de centaines de milliers de morts et qui marqua durablement l'imaginaire vendéen. Il faut toutefois dissocier pour partie le territoire de la Vendée militaire (guerre de Vendée) qui s'étend dans les bocages (cf Massif armoricain) du Sud de la Loire (Sud de la Bretagne, Sud de l'Anjou et un grand quart Nord-Ouest du Poitou avec Cholet pour épicentre), du département de la Vendée basé et conçu à partir du Bas-Poitou.Il faut aussi dissocier les Vendéens des Chouans, la Chouannerie étant au Nord de la Loire.
Le décret impérial du 25 mai 1804 (5 prairial de l'an XII) pris par Napoléon Ier, alors premier consul de France, stipule le transfert de la préfecture de la Vendée de Fontenay-le-Comte à La Roche-sur-Yon. Naît alors une ville moderne dessinée par les ingénieurs Cormier et Valot sous la forme d'un pentagone possédant un plan en damier organisé autour d'une vaste place civique.
Le 8 août 1808, face à la lenteur des travaux de construction de « sa » ville, Napoléon Ier s'y rend et devant les travaux dira : « J'ai répandu l'or à pleines mains pour édifier des palais, vous avez construit une ville de boue » (car Emmanuel Crétet, son ministre de l'intérieur et directeur des Ponts et Chaussées, avait décidé sans son avis de la faire reconstruire par François Cointeraux premier spécialiste du pisé).
Certains travaux seront finis après la chute du premier Empire, comme l'Église Saint-Louis, commandée en 1804 et terminée en 1829.
La ville s'est développée petit à petit, jusqu'à atteindre les limites du territoire de la commune.
Cas unique en Europe, La Roche-sur-Yon a changé 8 fois de nom en moins de 70 ans :
La ville fête en 2004 le bicentenaire de sa fondation par Napoléon Bonaparte.
La ville a célébré tout au long de l'année 2004 le bicentenaire de sa création par Napoléon 1er, le 5 prairial an XII, soit le 25 mai 1804. La singularité première de la ville nouvelle décrétée par Napoléon réside en son tracé géométrique en forme de pentagone, son maillage en forme de grille (ou damier) et sa division en quatre quartiers organisés autour d'une grande place centrale.
La création de cette ville nouvelle résulte du transfert du chef-lieu initialement choisi : Fontenay-le-Comte, ancienne capitale du Bas-Poitou.
Outre les nombreuses manifestations organisées à cette occasion, ont été commandées plusieurs œuvres pour laisser une trace significative de cet événement : une tapisserie monumentale réalisée par Jacques Brachet, une sculpture de Jean-Pierre Viot, et une médaille créée par Thérèse Dufresne.
Une Fédération des cités napoléoniennes d'Europe a été constituée, parmi lesquelles Ajaccio, Iéna, Pontivy, Pultusk, Waterloo… et bien sûr La Roche-sur-Yon.
Le passé de la Vendée est interprété chaque été au Puy du Fou.
L'« Historial » de la Vendée, musée situé aux Lucs-sur-Boulogne, bourg qui fut dévasté par les colonnes infernales du général Turreau sous la Terreur, a ouvert en juin 2006 et retrace l'Histoire de la Vendée de la Préhistoire à nos jours et accueille des expositions temporaires.. Sur le même site, le Mémorial de la Vendée rend hommage aux victimes des Guerres de Vendée.
La Vendée fait partie de la région administrative des Pays de la Loire.
Elle est limitrophe des départements de la Loire-Atlantique au nord, de Maine-et-Loire au nord-est, des Deux-Sèvres à l'est et de la Charente-Maritime au sud. Elle est bordée par l'océan Atlantique à l'ouest.
Les habitants de la Vendée sont les Vendéens. On les surnomme souvent les « Ventres à Choux » :
Certains expliquent ce surnom par de prétendues anecdotes rapportées des guerres de Vendée. À cette époque, lorsque les Vendéens en embuscade apercevaient un groupe de soldats républicains, le cri de « Ventre à choux » faisait coucher les combattants dans les sillons de choux qui les dissimulaient jusqu'au moment de l'attaque.
D'autres assurent que les troupes républicaines ont été fort surprises en s'emparant des bébés vendéens pour les exterminer de constater qu'ils avaient sur le ventre une sorte de pansement constituée de feuilles de choux. Les feuilles de choux étaient utilisées par les mères pour la cicatrisation du nombril. Le chou est astringent.
On peut aussi y voir une expression de dédain ("l'identité du citadin nantais s'élabore entre autres en regard du « ventre-à-choux » vendéen, du campagnard") envers une population rurale ayant l'habitude de consommer le chou à une époque où ce végétal était destiné essentiellement aux bétails.
Une explication plus plausible est proposée par le site troospeanet.com, elle est la suivante : Au début du XXe siècle, beaucoup de vendéens du bocage émigrèrent vers la Charente. Les fermes de Charente manquaient en effet de main d'œuvre. Les vendéens apportaient avec eux leur bétail et leurs modes de cultures. Et parmi celles-ci, le fameux "choux fourrager", dont ils plantaient de grandes quantités pour leurs bovins. Les Charentais supputèrent que ce devait être là une de leurs principales sources d’alimentation... " des ventres à choux, ces gens-là."
Il existe plusieurs groupes de musique traditionnelle comme Arbadétorne, le Duo Bertrand ou Ecclerzie, formés de sonneurs de veuze (cornemuse du Sud de la Bretagne et du Marais Breton-vendéen) de vielle à roue et autres instruments.
Les guerres de Vendée est le sujet de Quatrevingt-treize, la dernière nouvelle de Victor Hugo.
Dans les écrits de Karl Marx portant sur les luttes révolutionnaires dans divers pays, l'auteur utilise le terme "une Vendée" pour désigner "un foyer d'activités contre-révolutionnaires persistantes".
S'il est difficile de parler de gastronomie vendéenne, il existe cependant plusieurs plats traditionnels. Le plus célèbre est composé de jambon de pays et de mogettes (haricots blancs). Ce jambon cru est servi en tranches épaisses, grillées. On trouve aussi les "caillebottes" (lait caillé) ou bien encore le "préfou", un pain baguette garni de beurre aillé et servi chaud. En bord de mer, les poissons et fruits de mer sont assez nombreux : moules, crevettes, anchois, bar, sole, maquereau... La station balnéaire de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est notamment connue pour ses fameuses sardines. Quelques plats mijotés sont typiques de la région comme le ragoût de Margates (seiches).
La langue est le poitevin ou patois vendéen ou encore parlange dont le premier dictionnaire est celui de Charles Mourain de Sourdeval publié en 1847. Le parlange est encore vivace, surtout dans les campagnes. Cependant, de nos jours il se limite surtout à de simple expressions et est souvent dérivé du français courant. Des cours de patois traditionnel sont dispensés par Michel Gautier à l'association La Soulère.
La Vendée accueille près de trois millions de touristes chaque année, ce qui en fait le premier département touristique de la façade atlantique et le deuxième de France. Cette activité s'est développée principalement sur la côte mais également dans le Bocage (Cinéscénie et Grand Parc du Puy du Fou) et dans le Sud-Vendée ( Venise verte )ou encore la ville de La Roche-sur-Yon
Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 29.4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes de la Vendée dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.
Communes ayant plus de 10% de résidences secondairesSources :
Philippe de Villiers préside le conseil général depuis 1988. Il est également parlementaire européen, et président du Mouvement pour la France. Il a soutenu un grand nombre d'initiatives locales en Vendée, dont notamment la création du Puy du Fou et la participation du conseil général au Vendée Globe, ainsi que le désenclavement routier.
L'ancien maire de la La Roche-sur-Yon, Jacques Auxiette, membre du Parti socialiste est devenu président du Conseil régional des Pays de la Loire. Actuellement, le maire de La Roche-sur-Yon est Pierre Regnault, également socialiste.
En Vendée, le clivage gauche/droite s'enracine dans l'histoire : lors des guerres de Vendée, la plaine et le marais poitevin étaient bien plus favorables à la Convention que le Bocage. La transformation de La Roche sur Yon en ville-préfecture par Napoléon Ier a nécessité l'installation de personnes venues de l'extérieur du département, probablement plus favorables aux idées de la Révolution. Il subsiste toujours une rivalité entre les deux écoles (publique et privée) qui surprend et étonne les nouveaux arrivants non-vendéens (à noter que les les écoles privées représentent 50% des éléves vendéens).
La Vendée est traversée par deux autoroutes ASF, l'A83 (dite "la Vendéenne") et l'A87. Depuis décembre 2008, il est possible de se rendre aux Sables-d'Olonne et à la Roche-sur-Yon depuis Paris-Montparnasse grâce au TGV.
46°40′14″N 1°25′36″O / 46.67056, -1.42667
Services de mobilité locale :