Vern-sur-Seiche (en gallo Vèrn et en breton Gwern ar Sec’h) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Ses habitants sont les Vernois et les Vernoises.
Vern-sur-Seiche est située à 9 kilomètres au sud-est de Rennes. Appartenant à l'agglomération de Rennes métropole, la commune a su néanmoins garder sa personnalité de commune rurale. Le territoire de Vern, d'une superficie de 1 970 hectares, est limité par sept communes appartenant à trois cantons : Chantepie, Domloup, Nouvoitou, Saint-Armel, Bourgbarré, Saint-Erblon et Noyal-Châtillon-sur-Seiche. La commune est traversée au sud par la Seiche.
Le relief est très peu accentué, le point le plus élevé de la commune 80m se situe au Nord-Est, au lieu-dit Le Domaine. Les altitudes s'abaissent ensuite progressivement du Nord-Est au Sud-Ouest en direction de la Seiche qui se situe à une altitude moyenne de 24m pour remonter sur le versant Sud où l'altitude est de 53m. De ce fait les points de vue dégagés sur la commune sont à peu près inexistants.
La commune de Vern s'étend à peu près uniquement sur les schistes de Rennes et, en conséquence son sol est sensiblement uniforme. Au point de vue minéralogique, la commune est donc assez mal partagée et parait pauvre surtout dans la partie nord avoisinant Chantepie à cause du dépôt limoneux qui s'étend de l'est à l'ouest. De ce fait, on ne disposera que de très peu de gisements de pierre de bonne qualité. Quelques carrières vont néanmoins être ouverte : La Touche qui fournira un grès ferrugineux, la carrière de La Vallée du sable et des graviers.
L'habitat urbain concentré autour de l'église et le long des voies principales (Rue de l'Église, Rue Nationale, Rue du Boël) date en grande partie de la fin du XVIIIe siècle. Son intérêt est plus dans son homogénéité que dans la qualité architecturale de chacune des habitations. La maison dite Du Pavillon est la plus ancienne (XVIIe) du bourg et présente les caractéristiques de l'habitat urbain ancien.
L'habitat rural est beaucoup moins homogène que le bourg, plusieurs périodes de constructions sont représentées, correspondant partiellement à des techniques de constructions différentes avec des matériaux différents. Les maisons les plus anciennes datent du XVIIe siècle, ces maisons (telles La Haute Folie, Le Hil) sont construites avec de petits moellons de schiste de piètre qualité mélangés à un mortier de terre. Vern fait partie de la zone de transition entre la maison de terre et la maison de pierre que l'on trouve au sud du Bassin Rennais.
Un PLU est en cours de réalisation.
La commune a reçu le « Prix Architecture Bretagne 2008 » pour des logements groupés en bardage bois, réalisés par les architectes françaises Maryvonne Rigourd et Isabelle Hiault.
Vern (de même que Gwern, son équivalent breton) est un nom d'origine celtique que l'on trouve un peu partout dans l'ancienne Gaule et qui veut dire aulne, arbre présent sur les rives de la commune.
La commune a connu différentes appellations :
Vern appartint en 1790 au canton de Rennes, puis en 1795 au canton de Rennes extra-muros. La commune fit ensuite partie du Canton de Rennes Sud-Est dont les limites restent inchangées jusqu'en 1973 où pour cause de surpopulation on transforma les quatre cantons rennais en dix nouveaux cantons.La population passa alors de 70678 habitants à 20964 . Regroupant les communes de Vern, de Chantepie et une fraction de Rennes, le canton de Rennes Sud-Est est aujourd'hui avec ses 35250 habitants le plus peuplé de la première circonscription législative d'Ille et Vilaine.
Vern est depuis 1989 jumelée avec Schwalbach, petite ville allemande de la Hesse près de la montagne de Taunus.
La commune compte 351 commerçants et entreprises.
Deux écoles publiques et une école privée sont ouvertes sur la commune, ainsi qu'un halte-garderie « Berlingot », un centre de loisir, une maison des jeunes. La commune dispose également de 5 salles de sport et de 5 terrains de sports en herbe ou stabilisés. Des médecins, dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes et vétérinaires sont présents sur la commune.
•Un marché animé s'y tient tous les samedis depuis trente ans.
•Vern abrite également la seule station de ski de Bretagne, à savoir Breizh ski-roues, une des seules associations de ski à roulettes de l'héxagone.
•La commune fait partie des lauréats 2009 récompensés par le label Pavillon Bleu pour sa plage des Paturiaux. De ce fait, elle est la seule commune non-littorale de Bretagne à être récompensée et la deuxième d'Ille et Vilaine avec Saint-Lunaire récompensé en 2008.
L'église actuelle placée sous le vocable de Saint Martin de Tours repose à l'emplacement de l'ancienne édifice qui remontait dit-on au VIIIe siècle mais il n'en reste aucune trace. Une nouvelle église fut reconstruite au XVIIe siècle (date 1646 sur une sablière de la nef). Le chœur et le transept ont été reconstruits en 1834 sur les plans de l'architecte Jean-Baptiste Leroux. Le mur nord de la nef et la tour sont reconstruits entre 1850 et 1857. Le clocher a été restauré après l'incendie de 1911.
Le pont de Vaugon, qui enjambe la Seiche, marque la limite entre la commune de Vern-sur-Seiche et celle de Saint-Armel. Il est construit sur ordre du d'Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis duc d'Aiguillon gouverneur de Bretagne en 1757 comme l'indique la borne érigée sur la chaussée. Il remplace un ancien pont à octroi attesté dès le XIVe siècle qui appartenait aux seigneurs de Chateauloger en Saint-Erblon.
A deux kilomètres au nord du bourg, le Bois de Soeuvres s'étend sur plus de 170 ha. Il jouxte le château du Plessis, ancienne demeure de La Chalotais et faisait partie de sa propriété. Sa superficie, un peu plus importante à l'époque, a été réduite à la suite de défrichements réalisés au XIXe siècle. Ses descendants l'exploiteront jusqu'au début du XXe siècle, époque où le domaine sera morcelé entre divers propriétaires. Le département va en acquérir près de 85 ha à partir de 1987 et en faire un des sites naturels de Bretagne.
Le lavoir s'inscrit à l'emplacement d'une source sur le site d'un manoir détruit : Le Grand Boyle présent sur le cadastre de 1819. L'édifice actuel date de 1946 et remplace celui construit en 1855.
Le Volume, récent complexe culturel inauguré les 4, 5 et 6 mai 2007, comprend :
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