Vierzon est une commune française, située dans le département du Cher et la région Centre.
On peut y noter la gare ferroviaire (gare de Vierzon-Ville) et la proximité des forêts domaniales de Sologne. Ville d'eau, à la croisée de cinq rivières dont l'Yèvre et le Cher, traversée par le canal de Berry et ceinturée d'une forêt domaniale de 7 500 hectares, Vierzon est situé à la frontière entre la Sologne et le Berry.
Aujourd'hui, Vierzon est un nœud autoroutier situé sur l'axe des A71, A20 et A85.
La commune est desservie par la ligne Ter Centre : Vierzon ↔ Issoudun.
Ancienne station préhistorique à Bellon (quartier situé au Sud du Cher), avec atelier de taille du silex, Vierzon fut probablement une des vingt villes détruites par Vercingétorix lors du siège d'Avaricum par César. Après la conquête, elle fut probablement un oppidum gallo-romain, point de défense à l'entrée ouest du Berry, établi sur une butte (cette fois sur l'autre rive du Cher), exposé au midi, surveillant le confluent de l'Yèvre et du Cher et protégé par la forêt et la Sologne au nord. Un château mérovingien s'y installa.
Châsse de sainte Perpétue en l'église Notre-Dame de Vierzon.Selon la tradition berrichonne,, en 926 y fut bâti par les moines bénédictines une abbaye, sur le lieu de l'actuel Hôtel-de-Ville. Les moines vinrent de l'abbaye de Dèvres (ou Deuvre), à Saint-Georges-sur-la-Prée, après que cette abbaye eut été saccagée par les Normands en 903. Eux transférérent dans l'église de leur abbaye de Vierzon les reliques de sainte Perpétue, auparavant gardées à Dèvres. Ces reliques furent à nouveau transférée dans l'église Notre-Dame de Vierzon en 1807, où elles sont conservées aujourd'hui. En 1632 Vierzon fut extrêmement affligée de la peste, les habitants eurent recours à cette Sainte, comme à leur singulière protectrice, et firent porter sa châsse en une procession générale, avec voeu que si Dieu les délivrait de ce fléau, ils feraient enchâsser son chef dans un reliquaire d'argent. La peste cessa immédiatement. Perpétue est la sainte patronne de Vierzon.
Dans le Xe siècle, les Normands s'y fortifièrent sur la motte féodale. Ils devinrent seigneurs de Vierzon et la ville se développa à l'intérieur de remparts à l'ouest du château.
Les Anglais (Richard Cœur de Lion en 1196, puis le Prince Noir) incendièrent et prirent la ville et le château. Du Guesclin en chassa les Anglais en 1370 et redonna Vierzon à la couronne de France. Elle devint alors un des centres de ravitaillement des armées de Jeanne d'Arc.
Vierzon subit les guerres de religion, mais resta catholique. La révolution de 1789 n'apporta pas de grandes secousses. A la Révolution, la paroisse de Vierzon est découpée en deux communes : Vierzon-Ville et Vierzon-Villages, ceci à la demande des habitants ruraux de la paroisse. En 1887, la rive Sud du Cher de la commune de Vierzon-Villages fait scission sous le nom de Vierzon-Bourgneuf. Enfin, en 1908, c'est la partie Est de Vierzon-Villages qui prend son indépendance sous le nom de Vierzon-Forges. En 1937, suite à une enquête publique et à une décision préfectorale, les quatre communes sont réunies. Vierzon paya largement son tribut aux guerres modernes. En 1870-1871, l'avant-garde des uhlans traversa la ville mais se replia rapidement.
Si Vierzon fut épargnée par la guerre de 1914-1918, elle fut durement éprouvée par celle de 1939-1945. La ligne de démarcation coupait la ville en deux ; le sud de la ville étant dans la zone libre tandis que le nord dans la zone occupée. En juillet 1944, un violent bombardement détruisit le septième de la ville.
Lors de la fusion des quatre communes en 1937, un maire communiste, Georges Rousseau, est élu. En octobre 1939, au début de la guerre, la municipalité communiste (comme toutes celles de France) est suspendue et remplacée par une délégation spéciale. Cette décision du gouvernement est motivée par le fait que le Parti communiste français refuse la guerre par fidélité à l’URSS de Staline qui a signé un pacte de non-agression avec l’Allemagne nazie. En 1941, le gouvernement de Vichy nomme un conseil municipal composé de personnalités fidèles au régime.
À la Libération, un nouveau conseil municipal est nommé, il reprend un bon nombre des élus de 1937 en y ajoutant des résistants. Les élections municipales de 1945 donnent la majorité à une liste d'union de la gauche (PCF-SFIO) à forte domination communiste.
En 1947, dans le contexte de la guerre froide, c'est la rupture entre socialistes et communistes ; les conseillers municipaux socialistes s'allient à ceux du MRP (démocrate-chrétien) et à ceux du RPF (droite gaulliste), le socialiste Maurice Caron devient maire.
En 1959, la liste communiste est élue avec à sa tête le docteur Léo Mérigot (1902-1982) qui sera réélu en 1965 et 1971. En 1977, son premier adjoint Fernand Micouraud (né en 1924) lui succède, il est réélu en 1983 et 1989. Dès 1959, la majorité municipale comprend des socialistes, leur place devient plus importante dans les années 80, notamment avec Jean Rousseau (né en 1943) qui est député socialiste de 1981 à 1986.
En 1990, Fernand Micouraud démissionne en cours de mandat, les élus socialistes emmenés par Jean Rousseau s'allient avec l'opposition de centre-droit et créent la surprise en mettant les communistes en minorité. Les élus socialistes sont exclus du PS par les instances nationales. L'élection municipale qui suit donne la majorité aux ex-socialistes alliés au centre-droit, Jean Rousseau devient maire. Il est un temps membre de Génération écologie, le parti créé par Brice Lalonde ; puis se rapproche de plus en plus de la majorité présidentielle de Jacques Chirac notamment au niveau départemental, lorsque conseiller général il siège au sein de la majorité RPR-UDF-DVD.
Le 9 mars 2008, la liste de l'Union de la gauche conduite par Nicolas Sansu, conseiller général communiste du canton de Vierzon-1 et vice-président du conseil général, est élue dès le 1er tour avec plus de 57 % des voix, laissant Jean Rousseau soutenu par l'UMP à moins de 32 % et une liste de droite dissidente à 11 %.
À partir 926 le transfert à Vierzon des reliques de la célèbre martyre africaine sainte Perpétue en fait un lieu de pèlerinage.
Jusqu'en 1779 Vierzon vivait du commerce et de l'artisanat, puis vint le temps de l'industrialisation.
Le travail du fer marque le début de l’industrialisation de Vierzon. En 1779, le comte d'Artois, futur Charles X, crée en bordure de l’Yèvre une forge avec fonderie et hauts fourneaux. Elle bénéficie du savoir-faire sidérurgique ancien du Berry et du minerai acheminé par le Cher et le Canal de Berry (1830).
La présence d’argile réfractaire favorise la naissance d’une activité porcelainière à partir de 1816. Elle emploiera plus de 1500 personnes à la fin du XIXe siècle. Cette activité va décroître après la Seconde Guerre mondiale, le dernier atelier fermant en 1997.
La tradition des arts du feu se perpétue avec la création de deux verreries en 1860 et 1874, qui existeront jusqu'en 1957. C’est en 1847 que Célestin Gérard arrive à Vierzon. Son petit atelier en face de la gare deviendra la « Société française de matériel agricole et industriel » après le rachat par Lucien Arbel;Célestin Gérard n'ayant pas de descendance. Une synergie se met en place ; la réputation de la «Française» attire les capitaines d’industrie.
Au début du XXe siècle, la capitale du machinisme agricole compte plusieurs firmes de batteuses et de locomobiles dont Brouhot, Merlin, La Vierzonnaise et la Française. Ces machines se vendent partout dans le monde.
Trois villes satellites se développèrent autour du centre ville et, en 1937, la fusion des quatre communes permit à Vierzon de prendre un nouvel essor.
En 1959, la société américaine CASE rachète la SFMAI et la production de matériel de travaux publics remplace progressivement celle du matériel agricole.
Dans les années 1990, Vierzon subit la forte hausse de chômage qui règne en France. De nombreuses usines délocalisent comme Fulmen (fabrication de batteries), les fabriques de porcelaines ou l'industrie du textile. D'autres comme CASE changent de site. La ville a alors un des taux de chômage les plus élevés de France. S'engage alors une longue période de reconversion basée sur la position géographique et le nœud routier.
Lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 30 743 habitants.
Vierzon-Village comptait, vers 1882, 6 731 habitants.
L'économie de Vierzon est principalement industrielle par son histoire. Aujourd'hui encore on trouve de nombreuses usines de métallurgie, comme la fabrication de roulements à aiguilles ou de matériel oléohydraulique. Cependant, plusieurs usines ont fermé par le passé- notamment dans le quartier des Forges. Encore de nos jours, une entreprise importante dans la région comme Timken a eu recourt à un plan social. On trouve aussi de l'industrie chimique comme la fabrication de charbon actif. Du fait de sa position géographique, on trouve également un grand nombre de centres logistiques ou de transport.
Au nord, une zone commerciale s'est développée et son extension est déjà prévue.
De par sa position, Vierzon est aussi un carrefour ferroviaire important entre l'axe Lyon-Nantes et l'axe Paris-Limoges-Toulouse, d'où l'importance de la surface ferroviaire et de sa gare comparés à la taille de la ville.
La ville possède trois collèges : Édouard Vaillant, Fernand Léger, Albert Camus. Les élèves peuvent ensuite poursuivre leur scolarité soit dans les lycées professionnels (lycée René Cassin, lycée Henri Brisson abritant le seul BTS Céramique de France) ; soit dans les lycées d'enseignement général et technologique (lycée Édouard-Vaillant et lycée Henri-Brisson). Au total, la ville possède 3 lycées. On note également un collège privé, l'école Notre-Dame et un lycée professionnel privée de grande renommée, le LPP Saint-Joseph, qui propose depuis peu une section « Esthétique » (CAP, BP, BAC PRO). Pour ceux souhaitant poursuivre des études longues, le lycée Henri-Brisson propose une classe de licence IDF (Ingénierie des formes) sous la tutelle de l'université d'Orléans et de l'IUT de Bourges.
La ville est équipée d'une piscine permanente, d'un dojo, de nombreux gymnases et stades. On note de bonnes performances en football avec le niveau CFA2 atteint par l'équipe Vierzon Foot 18 lors des saisons 2005 - 2006 et 2006 - 2007. Le club de rugby de la ville, les SAV, se remarque également par sa présence en fédérale 2. Au niveau Basketball, Les filles du CAJO Vierzon Basket ont évolué durant la saison 2004 - 2005 en Nationale 3.
Cependant, le résultat le plus important est à mettre au crédit de Serge Bec, triple médaillé d'or paralympique en escrime à Tokyo en 1964.
Actuellement, le meilleur sportif représentant la ville, est William Bonnet, coureur cycliste professionnel au sein de l'équipe Crédit Agricole puis Bbox, il s'est illustré notamment sur le Tour de France 2007 et lors de différentes classiques comme Milan - San Remo ou la classique de Hambourg.
Voici le nom des principaux clubs par sport :
ASVB (Association sportive Vierzonnaise de Badminton) / Vierzon foot 18 / Eglantine Vierzonnaise / SL Chaillot Football / SAV Rugby / CAJO Vierzon basket / US Vierzon basket / Eglantine Handball / Vierzon Natation / SAV Tennis / Vierzon Ping / CAV Athlétisme / Vierzon Shotokan karate / Les prédateurs de vierzon (roller-hockey)/Berry Plongée.
Vierzon apparaît dans les paroles de la chanson Vesoul, écrite, composée et interprétée par Jacques Brel en 1968 :
« T'as voulu voir VierzonEt on a vu Vierzon[…]T'as plus aimé VierzonEt on a quitté Vierzon »Services de mobilité locale :